"Comme d'une passerelle de navire, Blaise Cendrars surveille la vie. Nez de cap-hornier, lèvres crevassées par les embruns, une trogne qui relève de la légende, il est l'ogre universel, trimardeur, érudit, marin, reporter, soldat, po... > voir plus
Ce n'est pas une simple biographie, bien classique au service à la fois de l'auteur et de la clarté de lecture mais une étude de poète écrite sur un autre poète. C'est ce qui m'a le plus rebutée: le manque de simplicité du style. Pour moi, je le sais maintenant, trop d'effets de style dans une biographie, tue le style en l'alourdissant et finit par m'épuiser! On ne va pas assez directement à l'essentiel que sont les informations.
Je n'ai pas aimé du tout cette biographie que je n'ai même pas eu envie de terminer trop « fanatique », trop aveuglée, trop écrite, trop brouillonne, trop bruyante... trop Delbourg quoi...
Le nez de Cendrars, son blase, son pif, son tarbouif, fut son principal sismographe. Un groin de fantaisie.
ou encore à propos des engagements politiques:
Cendrars s'en moque, il s'en tamponne dans les grandes largeurs, il est déjà dans les nuées. C'est-à-dire nulle part. Il ne s'attarde ni ne pèse, il vole, survole les péripéties de la vie des pouvoirs publics, plus léger que l'hélium dans l'aérostat.