ISBN : 2226229825
Éditeur : Albin Michel (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Pour la première fois, Philippe Delerm revient sur son parcours d'homme et d'écrivain, un long cheminement qui l'a mené de la découverte émerveillée d'Histoires pour Bel-Gazou de Colette au succès de La Première Gorg&#x... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par trust_me, le 11 décembre 2011

    trust_me
    En passant la soixantaine, Philippe Delerm a ressenti le besoin de jeter un œil dans le rétro. Un retour vers l'enfance pour traquer le pourquoi de son écriture en délaissant le plus possible le comment. Une plongée introspective dans les souvenirs d'un petit garçon paresseux, fils d'instituteurs, élève médiocre, nul en maths et en sciences. Sa rencontre avec les livres sera capitale : Colette, Crin-Blanc, la collection « Rouge et Or »… Suivront, bien plus tard, son basculement dans l'enseignement après des études littéraires, la rencontre de sa femme Martine, le difficile chemin vers la publication de son premier texte, les ventes médiocres jusqu'à l'explosion de « La première gorgée de bière ».
    Delerm se livre en toute franchise, sans retenue ni fausse modestie. Proust, la peinture, le cinéma ou encore la chanson française sont autant de passions qui ont balisé son parcours. Son refus de divorcer d'avec ses jeunes années est à la base de son succès : « C'est en passant par le désir de retrouver mon regard de dix ans que j'ai eu tout à coup accès à ce qui serait mon genre : le texte court, rédigé avec le pronom « on » et évoquant des éclats isolés, qui pouvaient être de petites madeleines, ou des épiphanies, la volonté de réenchanter le quotidien. »
    Delerm agace souvent. Ses détracteurs sont nombreux. Personnellement, j'aime beaucoup sa petite musique. Son écriture, d'un « minimalisme solaire », a quelque chose d'impressionniste. Sa recherche un peu naïve des petits bonheurs me touche et me parle.
    Un joli recueil, certes très personnel, mais dont nombre de réflexions sur la richesse de l'enfance gardent une portée universelle.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/12/ecrire-est-une-enfanc..
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 05 décembre 2011

    brigittelascombe
    Après avoir évoqué ses lectures et leur rapport à l'oralité dans Dickens Barbe à Papa, Philippe Delerm (auteur entre autres de Autumn prix Alain Fournier 1990 ; La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules prix Grangousier 1997 et Sundborn et les jours de lumière prix des Libraires 1997 et prix des Bibliothécaires) ose affirmer qu'il n'est pas "viscéralement enseignant" et que "l'écriture est toujours la traduction d'un manque,d'une félure, une façon de déplacer les atomes de la réalité".
    Pourquoi j'écris? s'interroge-t-il.
    Regard sur la vie à retranscrire sur "un cahier à petits carreaux"? Suis-je une "éponge à tout absorber"? Ai-je digéré moult influences éclectiques oscillant du Crin blanc des jeunes années au Swann de la maturité? Est-ce le monde d'instituteur dans lequel j'ai baigné écartelé entre morale chrétienne et laïque?
    L'écriture, confie-t-il est "une enfance à regagner", sans doute celle de l'enfant de remplacement qu'il a été suite à la perte accidentelle (avant sa naissance) d'une petite soeur ou celle d'une trop longue séparation à sept ans lors d'un séjour en sanatorium.
    L'écriture serait-elle "l'art d'accomoder les restes" comme Philippe Delerm nous le démontre avec brio?
    En tous cas la sienne a su colmater les manques d'une façon des plus harmonieuses!
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    • Livres 4.00/5
    Par Isaloredan, le 14 novembre 2011

    Isaloredan
    Avec un style qui n'appartient qu'à lui, Philippe Delerm nous emmène visiter sa vie, de son enfance à aujourd'hui, nous faisant découvrir au fil des pages tout ce qui l'a construit : en tant qu'homme-enfant (il revendique le fait de n'être jamais sorti de l'enfance), en tant que professeur de lettres (au travers de ses mots, j'ai reconnu certains de mes professeurs, qui ont su en leur temps me transmettre l'amour de la littérature et l'audace de découvrir des auteurs que je jugeais alors inaccessibles pour moi), en tant qu'auteur, même s'il se défend bien d'être écrivain.
    Un passage que j'ai beaucoup aimé parce qu'il me parle vraiment, il retranscrit ce que je ressens viscéralement :
    « L'écriture est toujours la traduction d'un manque, d'une fêlure, une façon de déplacer les atomes de la réalité »
    L'humilité dont je parlais ci-dessus éclate lorsqu'il parle de ses Maîtres : Proust, Le Clézio, Dickens… Tous ces auteurs lus sans lesquels il ne serait celui qu'il est aujourd'hui. «Il est impossible d'écrire sans lire» dit-il tout au long du livre, et ô combien il a raison, même si devant certains livres, il nous semble outrecuidant d'oser soi-même aligner quelques mots, comme ce fut le cas pour lui après avoir lu «A la recherche du temps perdu».
    J'ai aimé ce livre qui ne se veut pas pédant, mais décrit simplement le parcours d'un homme amoureux des lettres, humain et très attachant.

    Lien : http://lecturepassion.wordpress.com/2011/11/14/ecrire-est-une-enfanc..
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    • Livres 2.00/5
    Par zazimuth, le 17 avril 2012

    zazimuth
    J'ai été plutôt agacée par ce texte. L'auteur y raconte comment il est venu à l'écriture - j'ai bien aimé ses souvenirs d'enfance dans l'école de ses parents. Ensuite il auto-analyse ses influences, l'évolution de son style...
    Je n'y ai pas trouvé de réel intérêt. Peut-être parce que je ne connais pas assez l'oeuvre de cet auteur ?
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Critiques presse (2)


  • NonFiction , le 12 avril 2012
    L'auteur de "La Première Gorgée de bière" esquisse son parcours littéraire. Mélancolique et étouffant.
    Lire la critique sur le site : NonFiction
  • Lexpress , le 21 décembre 2011
    Une grande sincérité, sans fausse modestie ni impudeur, des anecdotes savoureuses et un style vif.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par mustango, le 20 décembre 2011

    Mais quand la pudeur se mêle à la sensibilité... Parler de la mort d'un père en écrivant :
    "Dix-huit ans que j'tai à l'oeil
    T'es à Bagneux, sous les feuilles
    J'vais pas t'voir j'aime pas ça
    Mais j'te joue de l'harmonica...."
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  • Par brigittelascombe, le 05 décembre 2011

    L'écriture est toujours la traduction d'un manque,d'une félure,une façon de déplacer les atomes de la réalité.
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  • Par brigittelascombe, le 05 décembre 2011

    Je suis écrivain, là,dans ces phrases que je n'ai pas su prononcer.
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  • Par mustango, le 20 décembre 2011

    (Lagarde et Michard) "Dans ces manuels, un tableau synoptique révélateur mettait en regard les événements historiques et les événements littéraires. Concernant les auteurs, le temps a déjà changé les perspectives : Gide avait droit a davantage de pages que Proust.
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  • Par brigittelascombe, le 05 décembre 2011

    L'amour silence.Je ne fais que découvrir le pays attirant et douloureux où je vais vivre longtemps.
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