Je lis peu de littérature contemporaine « pure », et c'est donc par curiosité et après avoir lu beaucoup de bien de cet auteur, que j'ai eu envie de découvrir Philippe Delerm. J'avoue avoir opté pour ce titre, plus au moins au hasard, parce que je le connaissais de nom, sans même en lire la quatrième de couverture. Pour tout dire, j'ai découvert cette dernière en rédigeant mon billet. Je dois dire aussi, que j'ai un peu de mal à rédiger mon avis sur cet ouvrage, alors il sera très court et pas vraiment approfondi.
Au final, beaucoup de choses m'ont dérangée dans cet ouvrage et pourtant il m'a beaucoup plu, me laissant comme flottant sur un petit nuage, remplie d'un mélange de mélancolie inexpliquée, de tendresse pour M. Spitzweg et d'une furieuse envie de revoir Paris .
J'ai d'abord eu beaucoup de mal à entrer dans cet ouvrage, à la langue un peu surfaite, un peu prétentieuse, où tous les verbes sont au présent. Je trouvais cela plat, monotone, sans relief, un poil artificiel. Mais je me suis finalement laissée prendre par ce rythme qui résume bien la vie parfaitement ordonnée et sans vague de M. Spitzweg. de même, j'ai été assez déboussolée, par ces chapitres s'enchainant sans lien logique, nous brossant à chaque fois de petits portraits, instants de vie et instants parisiens. J'ai l'habitude qu'un livre me raconte une histoire, ici c'est au lecteur de la reconstruire au moyen des éléments donnés par l'auteur. Mais, là encore, j'ai fini par m'habituer à cet ensemble décousu.
J'ai finalement, bien vite, oublié tous ces petits désagréments, pour me laisser porter par la poésie des phrases et émouvoir par la vie simple et solitaire de M. Spitzweg. J'ai aussi souvent eu le sourire en découvrant ces évocations de traits si typiquement parisiens, c'est tellement bien observé. On sent que l'auteur connait et aime profondément cette ville et qu'il veut en partager tous les petits trésors avec le lecteur.
Au final, c'est un tout petit ouvrage qui m'a bien plu, mais ne me laissera pas forcément un souvenir impérissable. Je lirais peut-être un peu plus souvent ce type de littérature, mais ce ne fut pas une grande révélation non plus, et j'ai bien hâte de retrouver mes bon vieux romans.
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