ISBN : 2715228244
Éditeur : Mercure de France (2009)


Note moyenne : 3.06/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
www.antiaction.com est pris d’assaut. Beaucoup de compliments, qu’Arnold a d’abord trouvé outranciers, mais on s’habitue vite. Ces enthousiasmes suivis d’épanchements sont souvent signés d’un prénom féminin accompagné d’une adresse e-mail, mais Monsieur Spitzweg s’est p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 06 janvier 2010

    Stemilou
    Quatrième de couverture
    www.antiaction.com est pris d'assaut. Beaucoup de compliments, qu'Arnold a d'abord trouvés outranciers, mais on s'habitue vite. Ces enthousiasmes suivis d'épanchements sont souvent signés d'un prénom féminin accompagné d'une adresse e-mail, mais M. Spitzweg s'est promis de ne pas répondre. Certaines correspondantes comprennent cette attitude : « Ne perdez pas votre temps. Continuez seulement à cueillir le meilleur des jours. » Cueillir le meilleur des jours pour des Stéphanie, des Valérie, des Sophie ou des Leila, voilà qui n'est pas sans flatter l'ego d'Arnold, même s'il cueille davantage encore pour des Huguette ou des Denise.
    Le jour où Arnold Spitzweg crée son blog, une petite révolution est en marche : l'employé de bureau discret jusqu'à l'effacement cède donc à la modernité mais sans renier ses principes. Sur la toile, à contre-courant du discours ambiant prônant l'activité outrancière, il fait l'éloge de la lenteur et décrit l'inclination naturelle à la paresse. Contre toute attente, les écrits intimes d'Arnold Spitzweg résonnent avec force chez des milliers d'internautes : on le félicite, on le sollicite, on parle de lui à la radio... L'homme anonyme fait l'événement. Comment vivra-t-il cette subite notoriété ?

    Commentaire
    Arnold Spitzweg, employé de la Poste, il vit seul rue Marcadet, près du square Carpeaux mais est natif de Kintzheim en Alsace. Il ne Voyage pas il préfère visiter New York avec Woody Allen ou en feuilletant l'album New York de Sempé, et lit L'usage du monde de Nicolas Bouvier. Il travail rue des Saint-Pères dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, dans ce monde de riches et de bobos.
    Admirateur du héros de Melville, Bartleby, il se sent lui-même "complètement Bartleby, par une répugnance à se livrer, une tendance à dire non, une satisfaction morbide à exercer un travail dénué de réelle implication".
    Malgré cette répugnance à se livrer il crée contre toute attente un blog, un mot qui sonne "comme une espèce de borborygme scandinave, moitié blizzard et moitié grog" d'abord intitulé de ses propres nom et prénom, Arnold Spitzweg, puis www.antiaction.com, tenu comme un journal.
    On suit ses flâneries sur les Traces du Paris de Simenon - du canal de l'Ourcq au café le Pont tournant, où l'on filma un Maigret, d'un pique-nique quai de la Tournelle à une piste de tango au bord de la Seine. Il décrit avec finesse et amour ces petits riens que l'on ne voit pas, des scènes de vie qui lui procure du plaisir : un regard porté sur des enfants jouant dans le square, un cours de Tai-Chi, la mode du vélo dans Paris. Ses écrits rencontrent alors un réel succès: commentaires d'internautes, citation à la radio, propositions d'éditeurs pour en faire un livre.
    Une popularité inattendue, pas vraiment recherché, Arnold Spitzweg a du mal à suivre, un changement trop brutal dans sa routine, dans sa simplicité l'expose finalement au « poison de la notoriété ».
    Totalement conquise par ce roman dans lequel je me retrouve un peu, il est donc question de plaisirs simples, de bouts de vie qui nous rendent heureux. C'est si joliment exprimé que ça donne envie de suivre ses pas dans ce Paris silencieux. Petite réflexion également sur le monde du virtuel et de la surexposition de nos sentiments, de nos envies et espérances. 150 pages qui se lisent très rapidement tant les mots glissent de pages en pages. Un grand conseil lecture.


    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-quelque-chose-en-lui-de-bartle..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 28 mars 2012

    Corboland78
    Un dimanche maussade comme il y a quelques jours, une après-midi tranquille à la maison, un disque de Bach qui tourne en boucle sur la platine, le thé sur la table basse, le décor est planté. Unité de lieu. Ces heures heureuses ont suffi pour que je lise le dernier bouquin de Philippe Delerm. Unité de temps.
    L'écrivain n'est pas du genre à écrire de gros pavés ou des livres « prise de tête » mais sous des abords simples, voire simplistes, ils recèlent des trésors d'humanité. Sans donner de leçons, sans argumenter pour démontrer, Philippe Delerm de livre en livre, suit son bonhomme de chemin et ses petits textes révèlent à ceux qui veulent bien le suivre, que Le Bonheur n'est qu'une série de petites choses toutes à portée de main. Désirs et plaisirs simples, vies banales pour beaucoup, mais secret du bonheur pour Delerm. Libre à vous d'adhérer à cette philosophie et Delerm se fiche certainement de savoir si vous le suivrez dans cette voie. C'est vous qui voyez.
    Dans ce nouveau roman, le héros Arnold, employé des Postes, célibataire discret va se risquer – à son grand étonnement – à créer un blog. Pour dire quoi ? « Que précisément j‘utilise mon Mac pour dire que je ne fais rien ». Ses textes courts vantant les charmes de la vie toute simple et du bon sens trouvent un écho sur le Web et son blog connaît le succès. Un éditeur le contacte, il passe enfin la soirée qu'il a toujours rêvée avec son amour de jeunesse, une nouvelle vie s'offre à lui. Sans dévoiler la fin du roman, Arnold (Philippe ?) restera fidèle à lui-même comme on s'y attendait.
    Quelque chose de Bartleby emprunte à Herman Melville l'auteur de Moby Dick le nom d'un de ses héros, Bartleby, un obscur employé de bureau passant son temps à rêvasser. Des chapitres très courts, aucun gras dans les phrases, écriture concise, comme je l'écris dans l'introduction il ne m'a fallu que quelques heures pour lire ce roman, mais ces quelques heures furent heureuses. Que demander de plus à un livre ?
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    • Livres 3.00/5
    Par emeralda, le 27 mars 2012

    emeralda
    Une lecture agréable comme souvent avec la plume de Philippe Delerm.
    Ce n'est pas un roman à grand frisson, ni celui qui va vous tenir en haleine jusqu'à la dernière page. Cette lecture se fait simplement, délicatement, presque lentement.
    On va partir à la découverte d'Arnold Spitweg qui est un homme assez solitaire, mais qui aime cela. Il a ses petits plaisirs, sa petite vie bien rangée et son emploi qui ne lui plait guère, mais qui lui permet de pouvoir s'adonner ensuite à ce qui lui plait vraiment dans la vie.
    Ce réfractaire à la technologie et à l'informatique va un jour découvrir que l'univers des blogs, dont on parle tant dans les médias alors, n'est pas sans pouvoir lui offrir quelques satisfactions. Il se lance dans l'aventure et elle va le mener bien au-delà de toutes ses espérances.
    On a ici le récit d'une solitude et dit ainsi, c'est clair, cela ne va pas vraiment vous encourager à lire ce livre et pourtant avec l'écriture de Philippe Delerm, ce qui parait ennuyeux ou peu intéressant le devient assez vite. Certes, votre coeur ne va pas battre la chamade, mais on se prend à observer sans mauvaises intentions, ni curiosité malsaine ce qui se passe dans la vie de cet homme, Arnold Spitweg. Il change une ou deux petites choses et vlan, c'est limite la révolution. le voilà même un peu perdu et parfois contraint de faire machine arrière.
    Philippe Delerm est le spécialiste des petites choses, des détails qui passent souvent à la trappe dans nos vies contemporaines si pleines (de vide avouons-le quand même, on brasse pas mal d'air pour pas grand chose) d'occupations, de responsabilités, de devoirs, de contraintes…
    Cependant, malgré le plaisir de lire un roman signé Philippe Delerm, je sais déjà que ce livre n'est pas mon préféré de l'auteur. Je me suis sentie un peu moins happée par la vision du monde d'Arnold Spitweg que par les autres narrateurs rencontrés au fil de mes lectures.
    C'est un bon ouvrage, mais pas mon favoris, c'est tout. La rencontre ne fut pas totale et je ne sais même pas si l'on peut véritablement expliquer ou non ce phénomène.
    Le livre se lit rapidement, même si l'on prend son temps (ce que je recommande quand même). A vouloir aller trop vite, on passerai indéniablement à côté de quelque chose.
    Je ne sais pas si dans quelques mois, il m'en restera beaucoup de Traces en mémoire, mais c'est indéniablement le genre de roman qui laisse toujours une petite griffe dans un coin.

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.fr/2012/03/quelque-chose-en-lui-d..
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  • Par Ori, le 31 juillet 2009

    Ori
    Quelque Chose en Lui de Bartleby de Philippe Delerm, Mercure de France
    M. Spitzweg est un employé de la poste, un petit employé, par choix, M. Spitzweg n'aspire à rien, ou alors à passer inaperçu comme le personnage de Melville, Bartleby. Mais un jour, M. Spitzweg ouvre un blog comme toi derrière ton écran, antiaction.com connaît le succès, mais M. Spiztweg n'aspire toujours à rien.
    Delerm ce sont "des petits plaisirs minuscules" ou alors des bouts de vie comme les nôtres, la vie de M. Spitzweg c'est un peu la nôtre, quand il prend le métro, décrit les enfants qui jouent dans le parc, va au café lire le journal, on pourrait être avec lui.
    Ca se lit avec une sorte de plaisir, de bien-être, ça s'oublie vite, mais on peut s'y replonger tellement facilement, et puis dans ce Delerm il y a toujours ce Paris que j'aime.
    Un petit roman qui se lit bien vite, s'oublie tout aussi vite, mais nous laisse flotter un sourire sur les lèvres.
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  • Par Mapageblanche, le 22 juin 2011

    Mapageblanche
    Je découvre Philippe Delerm par ce livre et franchement je suis déçue. On m'a tant vanté la "poésie" de son style, la façon dont il décrit bien les choses. Oui, on sent qu'il maitrise sa plume mais je ne suis pas tombée en pâmoison. le fil du récit passe en second plan, alors que ce que j'aime c'est justement qu'on me raconte des histoires... Peut-être me faudra-t-il les fameuses gorgées de bière pour comprendre l'engouement général?
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Citations et extraits

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  • Par TyJecyka, le 12 mars 2012

    Un temps déçu, il se sentit encouragé à rédiger un blog sans requête, sans exhibition, sans affectivité exacerbée. Sans partage? La question méritait d'être posée. Le blog de Monsieur Spitzweg commençait ainsi:

    Il pleut. Les enfants ont quitté le square Carpeaux. Accoudé au balcon, j'ai allumé un petit cigare. Difficile d'éprouver le même plaisir depuis que la boîte est balafrée de ce rectangle noir et blanc: fumer tue.
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  • Par Lizouzou, le 07 juillet 2011

    En fait, il s'en rend compte en épluchant ses patates, Arnold ne réfléchit jamais à son propre sujet. Il traverse les jours, à la surface. Il voudrait qu'on l'oublie, devenir transparent. Il voudrait s'oublier lui-même, traverser le temps et l'espace sans rien changer, sans déranger personne.
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  • Par liberlibri, le 17 juillet 2010

    J’aime être seul, c’est vrai. J’aime surtout pouvoir accueillir les choses. Devenir les choses. Même une lézarde ou un bout de papier peint qui se décolle. Il me faut de la lenteur et du silence, le moins possible d’horaires programmés.
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  • Par Corboland78, le 28 mars 2012

    Le journal. Pour Monsieur Spitzweg, on ne saurait lire les journaux. Encore moins les réduire aux nouvelles principales. Un journal ça s’achète, se touche, se déploie, ça prend l’odeur du café-crème à la terrasse du Rouquet, l’angle de la rue des Saints-Pères et du boulevard Saint-Germain. Arnold arrive tous les matins en avance pour déguster ce quart d’heure privilégié.
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  • Par PerdreUnePlume, le 28 mars 2010

    À Paris, on ne vous demande pas de droit de douane pour exister. Souvent, on a plaisir à vous rendre un service. Mais on vous laisse dans votre bulle, au café, au restaurant, dans le métro, dans le bus. Les regards n'ont pas d'efforts à faire pour s'éviter. C'est une mécanique de la pudeur -- d'autres diraient de l'indifférence, mais Arnold ne pense pas ainsi.
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Vidéo de Philippe Delerm

Le goût des mots : rencontre avec Philippe Delerm et Laurence Devillairs








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