ISBN : 2715228244
Éditeur : Mercure de Fran (2009)


Note moyenne : 3.08/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
www.antiaction.com est pris d’assaut. Beaucoup de compliments, qu’Arnold a d’abord trouvé outranciers, mais on s’habitue vite. Ces enthousiasmes suivis d’épanchements sont souvent signés d’un prénom féminin accompagné d’une adresse e-mail, mais Monsieur Spitzweg s’est p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 06 janvier 2010

    Stemilou
    Quatrième de couverture
    www.antiaction.com est pris d'assaut. Beaucoup de compliments, qu'Arnold a d'abord trouvés outranciers, mais on s'habitue vite. Ces enthousiasmes suivis d'épanchements sont souvent signés d'un prénom féminin accompagné d'une adresse e-mail, mais M. Spitzweg s'est promis de ne pas répondre. Certaines correspondantes comprennent cette attitude : « Ne perdez pas votre temps. Continuez seulement à cueillir le meilleur des jours. » Cueillir le meilleur des jours pour des Stéphanie, des Valérie, des Sophie ou des Leila, voilà qui n'est pas sans flatter l'ego d'Arnold, même s'il cueille davantage encore pour des Huguette ou des Denise.
    Le jour où Arnold Spitzweg crée son blog, une petite révolution est en marche : l'employé de bureau discret jusqu'à l'effacement cède donc à la modernité mais sans renier ses principes. Sur la toile, à contre-courant du discours ambiant prônant l'activité outrancière, il fait l'éloge de la lenteur et décrit l'inclination naturelle à la paresse. Contre toute attente, les écrits intimes d'Arnold Spitzweg résonnent avec force chez des milliers d'internautes : on le félicite, on le sollicite, on parle de lui à la radio... L'homme anonyme fait l'événement. Comment vivra-t-il cette subite notoriété ?

    Commentaire
    Arnold Spitzweg, employé de la Poste, il vit seul rue Marcadet, près du square Carpeaux mais est natif de Kintzheim en Alsace. Il ne Voyage pas il préfère visiter New York avec Woody Allen ou en feuilletant l'album New York de Sempé, et lit L'usage du monde de Nicolas Bouvier. Il travail rue des Saint-Pères dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, dans ce monde de riches et de bobos.
    Admirateur du héros de Melville, Bartleby, il se sent lui-même "complètement Bartleby, par une répugnance à se livrer, une tendance à dire non, une satisfaction morbide à exercer un travail dénué de réelle implication".
    Malgré cette répugnance à se livrer il crée contre toute attente un blog, un mot qui sonne "comme une espèce de borborygme scandinave, moitié blizzard et moitié grog" d'abord intitulé de ses propres nom et prénom, Arnold Spitzweg, puis www.antiaction.com, tenu comme un journal.
    On suit ses flâneries sur les Traces du Paris de Simenon - du canal de l'Ourcq au café le Pont tournant, où l'on filma un Maigret, d'un pique-nique quai de la Tournelle à une piste de tango au bord de la Seine. Il décrit avec finesse et amour ces petits riens que l'on ne voit pas, des scènes de vie qui lui procure du plaisir : un regard porté sur des enfants jouant dans le square, un cours de Tai-Chi, la mode du vélo dans Paris. Ses écrits rencontrent alors un réel succès: commentaires d'internautes, citation à la radio, propositions d'éditeurs pour en faire un livre.
    Une popularité inattendue, pas vraiment recherché, Arnold Spitzweg a du mal à suivre, un changement trop brutal dans sa routine, dans sa simplicité l'expose finalement au « poison de la notoriété ».
    Totalement conquise par ce roman dans lequel je me retrouve un peu, il est donc question de plaisirs simples, de bouts de vie qui nous rendent heureux. C'est si joliment exprimé que ça donne envie de suivre ses pas dans ce Paris silencieux. Petite réflexion également sur le monde du virtuel et de la surexposition de nos sentiments, de nos envies et espérances. 150 pages qui se lisent très rapidement tant les mots glissent de pages en pages. Un grand conseil lecture.


    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-quelque-chose-en-lui-de-bartle..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Ori, le 31 juillet 2009

    Ori
    Quelque Chose en Lui de Bartleby de Philippe Delerm, Mercure de France
    M. Spitzweg est un employé de la poste, un petit employé, par choix, M. Spitzweg n'aspire à rien, ou alors à passer inaperçu comme le personnage de Melville, Bartleby. Mais un jour, M. Spitzweg ouvre un blog comme toi derrière ton écran, antiaction.com connaît le succès, mais M. Spiztweg n'aspire toujours à rien.
    Delerm ce sont "des petits plaisirs minuscules" ou alors des bouts de vie comme les nôtres, la vie de M. Spitzweg c'est un peu la nôtre, quand il prend le métro, décrit les enfants qui jouent dans le parc, va au café lire le journal, on pourrait être avec lui.
    Ca se lit avec une sorte de plaisir, de bien-être, ça s'oublie vite, mais on peut s'y replonger tellement facilement, et puis dans ce Delerm il y a toujours ce Paris que j'aime.
    Un petit roman qui se lit bien vite, s'oublie tout aussi vite, mais nous laisse flotter un sourire sur les lèvres.
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  • Par Mapageblanche, le 22 juin 2011

    Mapageblanche
    Je découvre Philippe Delerm par ce livre et franchement je suis déçue. On m'a tant vanté la "poésie" de son style, la façon dont il décrit bien les choses. Oui, on sent qu'il maitrise sa plume mais je ne suis pas tombée en pâmoison. le fil du récit passe en second plan, alors que ce que j'aime c'est justement qu'on me raconte des histoires... Peut-être me faudra-t-il les fameuses gorgées de bière pour comprendre l'engouement général?
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    • Livres 3.00/5
    Par Lizouzou, le 07 juillet 2011

    Lizouzou
    Arnold Spitzweg est un homme seul, travaillant à la poste, plutôt simple. Par dessus tout, Arnold aime la routine et les petites choses de la vie, le quotidien quoi ... Amené à la technologie par son travail, il décide un jour, d'ouvrir un blog (www.antiaction.com) pour justement décrire ces petits moments magiques de la vie de tous les jours. Arnold ne s'attendait pas à ce que son blog suscite l'intérêt de plusieurs personnes et des médias...
    Philippe Delerm nous plonge dans un roman où il ne se passe pas grand chose... C'est un peu le but, il faut savoir se déconnecter du monde actuel où le temps et la compétition sont de mises, pour au contraire, prendre le temps de s'émerveiller de notre quotidien...
    Il s'agit d'un court roman qui je pense ne plaira pas à tout le monde. de mon côté, j'ai passé un agréable moment... mais sans plus ! J'ai noté quelques citations et pris plaisir à cette lecture. Cependant, les moments magiques d'Arnold ne sont pas forcément les mêmes que les miens.
    La suite sur mon blog ;)

    Lien : http://lespetitslivresdelizouzou.hautetfort.com/archive/2011/07/07/q..
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    • Livres 5.00/5
    Par Adraste, le 23 août 2011

    Adraste
    Un livre merveilleux et touchant, de par la vie fort simple (mais pas simpliste) du héros.
    Jusqu'où remontent mes souvenirs, Quelque Chose en Lui de Batleby est l'une des rares choses (livres; BD; Manga; Films) qui m'a tirée des larmes.
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Citations et extraits

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  • Par liberlibri, le 17 juillet 2010

    J’aime être seul, c’est vrai. J’aime surtout pouvoir accueillir les choses. Devenir les choses. Même une lézarde ou un bout de papier peint qui se décolle. Il me faut de la lenteur et du silence, le moins possible d’horaires programmés.
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  • Par PerdreUnePlume, le 28 mars 2010

    À Paris, on ne vous demande pas de droit de douane pour exister. Souvent, on a plaisir à vous rendre un service. Mais on vous laisse dans votre bulle, au café, au restaurant, dans le métro, dans le bus. Les regards n'ont pas d'efforts à faire pour s'éviter. C'est une mécanique de la pudeur -- d'autres diraient de l'indifférence, mais Arnold ne pense pas ainsi.
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  • Par Lizouzou, le 07 juillet 2011

    En fait, il s'en rend compte en épluchant ses patates, Arnold ne réfléchit jamais à son propre sujet. Il traverse les jours, à la surface. Il voudrait qu'on l'oublie, devenir transparent. Il voudrait s'oublier lui-même, traverser le temps et l'espace sans rien changer, sans déranger personne.
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  • Par Lizouzou, le 07 juillet 2011

    Monsieur Spitzweg se garda bien dans un premier temps d'évoquer sa seule motivation réelle. Elle portait l'étrange nom de blog. La première fois qu'il entendit ce mot, Arnold haussa les épaules. Cela sonnait comme une espèce de borborygme scandinave, moitié blizzard et moitié grog.
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  • Par Lizouzou, le 07 juillet 2011

    Dans la découverte de ces épanchements, parfois bien embarrassants, Monsieur Spitzweg étaya le désir qui naissait en lui d'un blog léger, baladeur, à la surface des choses, sans philosophie ni morale -celui qu'il eût aimé lire, assurément.
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