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ISBN : 2253191116
Éditeur : Le Livre de Poche (07/01/2015)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 222 notes)
Résumé :
« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j’ai fait la gueule. Mais j’ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l’odeur de sa première clope. J’ai dit “ouais”, j’ai dit “super”, la mort dans l’âme, même si j’avais compris que la GTS pour la GTX, c’était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur prof... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (127) Voir plus Ajouter une critique
carre
28 août 2015
Ces instantanés de vie tour à tour drôle ou touchant sont une des bien belles surprises de mon été. Avec une jolie plume, Nicolas Delesalle ( par ailleurs journaliste) se dévoile, parle d'enfance, d'adolescence, ces moments qui nous font grandir, changer, devenir l'adulte que nous sommes. Ces souvenirs sont autant d'échos aux nôtres : Les joies, les peines, les questionnements, les humiliations, les premières palpitations amoureuses etc... Constamment sur le fil de l'émotion, de l'humour, de la poésie, le livre de Nicolas Delesalle va droit au coeur, il m'a en tout cas profondément touché. « Un parfum d'herbe coupée » un joli titre pour un très beau livre.
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fanfanouche24
02 février 2015
Je remercie abondamment la Librairie Générale Française ainsi que Pierre Krause, et Babelio, pour l'envoi de ce premier roman de Nicolas Delesalle, qui est un vrai bain de fraîcheur et de bonne humeur… des souvenirs d'enfance, de famille… des instantanés, des souvenirs heureux , nostalgiques…
L'ensemble est chaleureux, coloré. Des moments irrésistibles avec la narration de notre héros racontant son véritable déclic avec la lecture, en découvrant Boris Vian et « L'Automne à Pékin »…S'ensuivent des moments jubilatoires sur la lecture mais aussi des descriptifs chaleureux, amusants, ironiques, toujours tendres de professeurs, qui ont marqué notre narrateur, chacun à leur façon…
« On quitte l'école pour la fac, la fac pour un boulot et l'ère des profs prend fin et le temps détricote ce qui a été cousu. Mais un jour, en vieillissant, on s'aperçoit qu'au fond, le canevas est intact, et on se demande quel professeur en est responsable, qui a le plus compté, qui a été décisif. Un piton émerge des limbes, un relief pointu où raccrocher son enfance, son parcours, sa vie. Pourtant, ce n'est pas un homme seul mais une équipe de saltimbanques, une vraie troupe de théâtre, à l'affiche pendant plusieurs années, qui fabrique un adolescent et, parfois, façonne un homme. « (p.102-103)
Un texte qui égrène par courts chapitres tous les souvenirs, les images qui ont compté : la famille, les vacances, les filles, la découverte magique des mots et des livres, les réminiscences touchantes de tel ou tel professeur, telle Madame Ducerf, à qui « notre écrivain » doit la meilleure punition qui soit, « celle de lire »… pendant les heures de colle attribuées !
Déjà de fort nombreuses critiques de ce premier roman…qui dans leur ensemble sont positives et élogieuses. Je ferais « chorus »… j'ai beaucoup souri par rapport au ton et au style de cette évocation de l'enfance, du temps qui passe…Un premier roman qui possède une musique toute spéciale…Une préférence pour les passages concernant les premiers rapports aux Livres, à la Littérature, et la touchante reconnaissance exprimée, adressée aux enseignants, dont certains que l'auteur reconnaît ne pas avoir appréciés à leur juste valeur dans l'instant présent…
Un choix très succinct d'extraits qui ont retenu un peu plus mon attention , qui offrent un modeste aperçu du ton caractéristique et assez atypique de l'auteur !
« Soudain esseulé, je m'en remettais à tous les autres, les adultes, les amis, les rencontres, quels sont les dix livres qui ont été les plus importants pour vous, quels sont ceux qui ont vraiment compté, je posais la question sans hésiter, en déposant un bout de papier et un stylo devant eux, et je repartais avec ma feuille griffonnée dans la poche. Ce n'était plus un bout de papier, c'était un parchemin secret avec un plan pour dix trésors. (p.97-98) »
« Que reste-t-il d'une idée puisée voilà vingt-trois ans dans un livre lu d'une traite un soir d'adolescence ? C'est une page de -Siddharta- de Hermann Hesse, un bouquin lu la première fois à l'âge de dix-sept ans sur les conseils d'un professeur de français dont il faudrait parler un jour, on ne rend jamais assez hommage à ceux qui donnent. L'histoire d'un jeune homme qui se cherche, se perd et se retrouve, l'histoire d'une quête qui s'achève au bord d'un fleuve. le héros écoute couler le fleuve et le fleuve lui raconte que le passé n'existe pas. (p.88-89) »
Un premier roman fort allègre, rempli de poésie , écrit sur un ton facétieux, qui exprime magnifiquement l'enfance , et toutes les « premières fois »… comme celle inénarrable de l'épreuve suprême du « premier baiser » !!
« Quand l'homme bouffait l'homme, je suis sûr que personne n'embrassait personne. Et puis un jour les temps se sont apaisés, quelqu'un a inventé l'agriculture et la vache, et le lait, l'oeuf et l'abondance et un type plus malin que les autres a dû dire à ses copains préhistoriques que ce n'était pas possible de continuer comme ça, comme des bêtes, qu'il fallait trouver autre chose pour, sous les étoiles, se montrer qu'on s'aimait. (p.208) »
Encore Mille mercis à l'éditeur, et à l'opération Masse Critique de Babelio pour cette très plaisante lecture, pleine de poésie et de charme....
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livrevie
23 décembre 2014
La mémoire est une petite chose étrange et fragile. Un fil ténu qui vous lie à votre histoire. le temps est son pire ennemi, mais aussi, parfois, son meilleur allié. Un petit rien, un bruit, une odeur, une couleur, un geste, un mot, peut ouvrir le tiroir dans lequel nous pensions avoir remisés nos souvenirs. Ce tiroir dont la clé avait disparu. Un sourire, un parfum, un texte peut libérer autant d'instantanés que nous croyions oubliés à jamais.
Bouleversante, émouvante... et même terrifiante mémoire.
Nicolas Delesalle suit le vol de sa mémoire, et nous offre ces clichés de vie qu'une autoroute ou un vieux saule vont réveiller. Un voyage scolaire, un premier baiser, un chien auquel on dit au-revoir... Une véritable plongée dans son histoire, portée par une langue simple et efficace.
Une véritable plongée dans mon histoire, portée par ma mémoire alanguie qui s'étire lentement, et s'envole enfin.
L'orgueil de mon père devant l'arrivée de la R25 nouvellement acquise. D'occasion, bien sûr. Maman ne voulait pas de voitures neuves, même si c'était une voiture française. Mon père rêvait de voitures allemandes, mais jamais il ne céda à cette tentation. « C'est ta mère tu comprends, elle va rouspéter ». Et le vendeur au physique flou de me dire le jour où la R25 se gara dans la cour, « Dans celle-ci tu ne seras pas malade ». Ma confiance d'enfant en ces mots. Je bus littéralement ses paroles. Finis les maux de coeur, j'allais enfin pouvoir compter le nombre de voitures rouges qui nous croiseraient. La R18, bourreau de mes trajets était derrière nous, bienvenue à cette R25 qui faisait la fierté de mon père. Bleu marine, comme la voiture du président. Non, je n'ai plus jamais été malade en voiture. Merci belle R25 de m'avoir libérée. Et merci Papa d'avoir arrêté de fumer pendant les trajets.
La mort d'Uno, petit spitz de 7 ans, dans mes bras. J'avais le même âge, nous avions grandi ensemble. Maman me racontait que bébé, il rongeait le filet de mon parc pour venir me rejoindre et me dérober mes jouets. Mon premier contact avec la Faucheuse. Ma mère qui se précipite pour me décharger de ce petit corps. Ainsi va la vie. L'inquiétude sur son visage. "Mais pourquoi maman ?" C'est la vie... Quelques jours après, la porte de ma chambre s'est ouverte, la même que j'occupais juste en face de celle de mes parents. Ma mère a soulevé doucement le drap de mon lit pour y déposer cette petite plume si douce. "Aisane". Caniche Abricot. Toy, s'il vous plait. Maman y tenait. Aisane pleura, pleura, et pleura à n'en plus finir, pendant cette première nuit. Je la libérai de son calvaire en l'envoyant dormir avec mes parents. J'avais sonné le glas de notre relation, elle ne quitta plus ma mère.
Mon frère et nos cousins. Les rares parties de cache-cache. L'idée géniale de mon frère: m'enfermer dans un sac de sport. Pas si géniale que ça. Je suis claustrophobe, mais c'était mon grand frère, celui que j'adorais. Celui qui me fit pleurer de joie en venant me chercher, pour une journée, à la station de ski qui abritait ma classe pour un voyage scolaire. Je lui cachais mes larmes dans la voiture pendant le trajet en faisait mine de dormir. Il n'a jamais su le bonheur que j'avais ressenti. Je l'idolâtrais. Il est venu me chercher, lui, mon grand-frère qui vivait en Haute Savoie. Mes amis étaient tellement envieux. Mon frère que j'aime toujours autant malgré la distance.
Oui, pas une super idée que ce sac quand on est claustrophobe. Cette même claustrophobie qui se réveilla pendant un autre séjour à la montagne, avec mes parents cette fois. Ma joie de dormir sur le lit superposé du haut. Et mon incapacité à respirer. L'envie de repousser le plafond. le besoin de pousser ce fichu plafond. Mes mains contre ce blanc jaunâtre. Sa résistance. Victoire par KO. A partir de ce moment là, je fis le deuil des espace restreints.
La mémoire est décidément une petite chose bien étrange, et tous les récits de Nicolas Delesalle, sa plume simple, mais travaillée ont conversé avec la mienne. Moi aussi, j'ai cherché des cèpes, avec mon père. Ainsi que des girolles. Je continue de le faire, seule la plupart du temps. Mon père n'est plus là, mais il m'accompagne encore. le sol est plus humide, là, c'est un sol à champignons. Il y a des fougères, allons-y, les girolles aiment les fougères. Oh, des marronniers et des chênes. Ouvre bien les yeux, ce cèpe a forcément son petit frère pas loin.
Mon père, cet homme avare de mots. Je voulais tellement l'impressionner. J'aimais ma mère. Oh oui, j'aimais ma mère. Mais mon père, c'était différent. Je voulais qu'il soit fier de moi. Une maman ça l'est forcément. Et mon père avait tellement l'air sévère. Il devait être fier de moi. Et il l'a été. Ses larmes lors des résultats du bac. Mais aussi sa colère parce que je ne le fêtai pas avec eux. Mon père, cet homme de peu de mots. Si entier et si généreux. Ce fils de Boche marqué par L Histoire. Cet homme fort, aussi fragile qu'un enfant.
Et ce défi que je lui lançais. Je devais avoir huit ans. Il me semblait si vieux. Quand on a moins de huit ans, tous ceux qui ont plus de trente ans semblent décatis. "Je cours plus vite que toi". J'ai couru, vite, très vite dans ce chemin de terre. J'ai couru à en perdre haleine. J'ai couru à m'en arracher le coeur. Mais j'ai perdu. Ce jour-là, mon regard changea. Mon père n'était pas si vieux finalement. Mon regard changea, mais je ne lui dis rien. Nous avions le même orgueil.
Ce dernier regard échangé avec lui, plus de vingt ans après. J'ai peur papa, je t'aime tellement. Je t'aime aussi ma fille. J'ai peur aussi... Mais nous n'avons rien dit. Ce dernier regard échangé, je savais que ça allait être le dernier. Il est gravé en moi.
Oui, le récit de Nicolas Delesalle m'a transportée. La justesse de ses mots, de ses émotions ont trouvé un écho en moi. Je suis nostalgique ce soir. La dernière page est tournée. le tiroir est ouvert. Les souvenirs ont jailli.
Vous me manquez tellement.

Merci M. Delesalle pour ce beau cadeau... Merci infiniment à Pierre Krause et à la Masse Critique Babelio qui m'ont permis de faire une belle rencontre. Une de mes plus belles lectures de l'année.
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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Sando
10 avril 2015
« Tout passe, tout casse, tout lasse ». Les dernières paroles de son grand-père malade tombent sur Kolia comme un couperet. Leur brutalité amère le laisse sonné, douloureusement conscient que la vie passe, emportant avec elle les bribes de ce que nous avons été. Alors, pour laisser une trace de son passage, Kolia décide d'adresser une lettre ouverte à Anna, son arrière-petite-fille fictive, dans laquelle il dresse une liste non exhaustive de tous les souvenirs qui lui viennent à l'esprit et qui ont marqué les différentes étapes de sa vie.
Se moquant de la chronologie, les réminiscences se mêlent et se succèdent, faisant se croiser l'enfant, l'adolescent et l'homme avec une même fraîcheur emprunte de nostalgie. Des vacances d'été dans la maison familiale aux cours d'école, de la première cigarette offerte par un inconnu au premier baiser, du premier deuil aux après-midi passées à errer dans les allées du cimetière du Père Lachaise, Kolia se rappelle de toutes ces rencontres, toutes ces premières fois, tous ces souvenirs qui n'ont l'air de rien mais qui comptent tellement. Tous ceux qui sont passés l'espace d'un instant où sur plusieurs années : Raspoutine, son berger allemand tant aimé, Totor, le paysan au grand coeur, la jolie Inès, Madame Durcef et ses punitions qui lui ont fait aimer la lecture… Autant de moments bénis où douloureux qui font de nous des êtres uniques et singuliers...
« Un parfum d'herbe coupée » est un premier roman plein de douceur et de fraîcheur qui fleure bon le printemps. Un bonbon que l'on suce lentement afin qu'il dure le plus longtemps possible. Les chapitres sont relativement courts, bien rythmés, donnant lieu chacun à une réminiscence et à la joie où à la tristesse qui lui est associée. Une compilation d'instants fugaces qui n'est pas sans rappeler « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm, mais qui va plus loin dans l'exploration de la mémoire.
Dans une langue simple mais agréable, où se mêlent humour, tendresse et nostalgie, Nicolas Delesalle nous plonge au coeur des souvenirs d'un quarantenaire et nous invite, nous aussi, à nous pencher sur notre propre passé et à nous rappeler les petites joies simples, a priori anodines, que l'on croyait oubliées à jamais… Un roman plein de légèreté et de tendresse qui parvient à saisir quelques instants de vie et à en rendre toute la beauté et l'innocence.

Merci à Babelio et aux organisateurs du Prix Relay des Voyageurs-Lecteurs pour cette jolie découverte !
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flottie
07 mai 2016
En ouvrant ce délicieux petit roman, on soulève aussi le couvercle de notre propre boite à souvenirs, et on replonge avec bonheur dans le passé. D'une écriture imagée, fluide et poétique, l'auteur nous parle de ces instants d'enfance déterminants qui façonnent la personne que nous allons devenir, ces petits riens qui ont fait sa vie, - et donc la nôtre. Il porte un regard juste, profond et sensible sur les années 80. C'est frais, émouvant, souvent drôle, évidemment nostalgique et ça nous touche en plein coeur. Premier roman chaleureux qui magnifie l'enfance et ses « premières fois », on se régale et on en redemande !
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Citations & extraits (164) Voir plus Ajouter une citation
MargotLcrMargotLcr11 avril 2017
Je descends les escaliers, (...) les marches grincent comme à chaque fois qu'on essaie de ne pas les faire grincer. Tous les escaliers en bois du monde sont des cafteurs. Les parquets des collabos.
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canelcanel03 décembre 2013
[ souvenirs du narrateur, il avait 10 ans ]
(...) par où sort le sperme ? Cette question m'obsède et me rend fou. (...)
Un jour, mes parents ont laissé traîner une encyclopédie du sexe, éditée chez Larousse. J'ai fondu sur l'appât et j'ai commencé à compulser la somme. Tel un archéologue, je questionnais chaque image à la recherche du chaînon manquant. J'ai trouvé des réponses à des questions que je ne me posais pas, des questions que je ne pensais même pas possible d'être formulées. Tout était écrit, détaillé, schématisé, l'amour y était cartographié. Lire trois cents pages sur les différentes positions, du missionnaire à la levrette en passant par la pénétration latérale, la sodomie, la brouette japonaise, le tabouret à cinq pieds, le condor du Chili, la toupie rigolote, le 69, le 66, le 562, alors qu'on ne sait même pas par où sort le sperme, c'est comme parler du fonctionnement de l'océan à une goutte d'eau qui suinte au bout d'une stalactite. C’est effrayant.
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beatriceferonbeatriceferon28 décembre 2014
On ne rend jamais assez hommage à ceux qui donnent. (page 89)

Jusque là, je n'étais jamais entré dans une librairie. J'avais peur des librairies comme j'avais peur des livres. A mes yeux, les librairies étaient des temples austères, les libraires des moines érudits et effrayants, il était évident que les libraires avaient lu absolument tous les livres qu'ils vendaient et il m'arrivait de scruter discrètement leur front, que je jugeais toujours bombé, en imaginant combien d'histoires dansaient là-dessous. (pages 95-96)

Pendant des années j'y (à l'école) ai admiré le jeu d'acteurs qui méritaient des statuettes et qui ne disposaient que de craies. (page 101)

Eux (les profs) sont là, debout sur l'estrade, sous les feux d'une rampe invisible, pour toute une vie, et nous ne faisons que passer. Ils sont les Bill Murray d'un Jour sans fin scolaire: ils nous séduisent toute une année, mais nous disparaissons en juillet et il leur faut tout recommencer, encore et encore. Pourtant, ils savent bien qu'en partant, nous les emportons avec nous, un peu. (page 102)
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fanfanouche24fanfanouche2413 décembre 2014
Dans sa nouvelle -Funes ou la mémoire-, Borges raconte l'histoire tragique d'un jeune homme de dix-neuf ans hypermnésique; sa mémoire enregistre en permanence chaque détail de sa vie avec une précision horlogère, inutile, et ces souvenirs jaillissent en permanence, chaque jour, l'empêchant de vivre vraiment; il finit par s'enfermer dans une pièce vide pour être sûr de ne plus rien enregistrer. Il faut être capable d'oublier, nous dit Borges, sans ce tri, nous ne pouvons plus exister. La vie, c'est l'oubli, l'oubli, c'est la vie. quel a été mon tri ? Qu'ai-je choisi de sceller dans ce machin cabossé qui me sert de mémoire et qui me définit ? (p.32)
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BazartBazart12 avril 2015
Quand on a moins de huit ans, tous ceux qui ont plus de trente ans semblent décatis. "Je cours plus vite que toi". J'ai couru, vite, très vite dans ce chemin de terre. J'ai couru à en perdre haleine. J'ai couru à m'en arracher le cœur. Mais j'ai perdu. Ce jour-là, mon regard changea. Mon père n'était pas si vieux finalement. Mon regard changea, mais je ne lui dis rien. Nous avions le même orgueil.
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