> Rudy Chaulet (Traducteur)

ISBN : 2864323192
Éditeur : Verdier (2000)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Un émigrant revient au village après une très longue absence, et se rappelle la vie quotidienne en Vieille Castille au début du siècle.
Combinant distanciation ironique et sympathie profonde, Delibes évoque avec un art dépouillé et sensible ce monde où règnent l'... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 23 janvier 2012

    ivredelivres
    près des années d'absence un homme revient au pays.
    « Tout était comme je l'avais laissé, la poussière du dernier battage encore accrochée aux murs de pisé des maisons »

    Il est parti depuis 48 ans, dans ce temps là il était « l'étudiant », aujourd'hui il est de retour, les hommes ont changé mais « le village demeure, et il reste quelque chose de chacun, accroché aux collines, aux peupliers et aux champs de blé » toujours figé dans l'immobilité, toujours pauvre, toujours sec et caillouteux.
    Les hommes n'ont que peu changé même si le « progrès » a fait son apparition avec la fée électricité. Mais les rites, les superstitions sont toujours présents

    « Dans mon village, les saisons n'ont aucune ponctualité; le printemps, l'été, l'automne et l'hiver se croisent et se recroisent sans le moindre égard »
    Après tant d'année d'absence quel bonheur de revenir par la mémoire aux temps de l'enfance, le temps où « les familles du village se dispersaient au bord du ruisseau pour pêcher les écrevisses ».

    Dans ce temps là le village avait ses secrets, ses péchés inavouables comme ce viol de la jeune Sisinia même si on célèbre aujourd'hui le martyr de la jeune fille pour ne pas avoir à trop s'interroger sur l'auteur du viol.
    Les peurs ancestrales ne sont pas éteintes : la foudre, les intempéries, la brûlure du soleil ont toujours la même importance et s'opposent à l'harmonie supposée de la nature
    Un récit très court, très dépouillé, comme la Castille. Tout baigne dans un amour de la terre que Miguel Delibes nous communique avec son empathie pour les paysans de sa Castille natale.

    Son oeil d'observateur est fin, jamais sévère, mais sans complaisance pour les travers des hommes. Ce n'est pas l'apologie de la vie rurale, Miguel Delibes met dans ses récits suffisamment d'ironie pour qu'on ne fasse pas la confusion entre une nostalgie du passé qui touche tous les hommes et une complaisance pour un passé révolu.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2012/01/15/vielles-h..
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Citations et extraits

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  • Par ivredelivres, le 23 janvier 2012

    Le village demeure, et il reste quelque chose de chacun, accroché aux collines, aux peupliers et aux champs de blé
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  • Par ivredelivres, le 23 janvier 2012

    Dans mon village, les saisons n’ont aucune ponctualité; le printemps, l’été, l’automne et l’hiver se croisent et se recroisent sans le moindre égard
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  • Par ivredelivres, le 23 janvier 2012

    Aucun nuage n’apparaissait pendant quatre mois, puis quand la nuée arrivait, elle portait la grêle dans ses entrailles et elle couchait les récoltes
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  • Par ivredelivres, le 23 janvier 2012

    Tout était comme je l’avais laissé, la poussière du dernier battage encore accrochée aux murs de pisé des maisons
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