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ISBN : 2070712559
Éditeur : Gallimard (11/03/1988)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Jacmel (Haïti) en 1938, à l'époque des réjouissances du Carnaval, Patrick Altamont, le jeune narrateur, nous conte deux évènements qui se produisent en simultané : d'abord la fin de sa très chère marraine Germaine Villaret-Joyeuse, puis les noces de l'éblouissante Hadriana Siloé, laquelle tombe raide morte au pied de l'autel à la minute où elle prononce le oui sacramentel.
Mais nous sommes en pays vaudou où le rituel des métamorphoses permet de mêler les ho... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
excalibri
25 novembre 2014
★★★★★
★★★★★
J'avoue que dès les premières pages, je me suis demandé : « mais qu'est-ce que c'est que cette histoire à dormir debout ?? ». Pourtant, ma curiosité l'a tout de même emporté sur l'envie de fermer le livre et de passer à autre chose... et j'ai continué ma lecture.
C'est un récit bien surprenant que nous livre là René Depestre. Je ne connais pas très bien les croyances et traditions haïtiennes, et je me suis sentie un peu désorientée au début. Heureusement, il y a un petit glossaire des termes haïtiens à la fin du roman qui m'a permis de comprendre certains termes obscurs : connaissez-vous les noms des dieux vaudous ? Savez-vous ce qu'est une banda ? Une rabordaille ? Un loa ? Ce livre permet de le découvrir à travers ce récit de zombies loufoque. Je dirais donc que sur ce point-là, ce roman est intéressant, mais je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire, qui mêle exotisme, croyances et pratiques vaudou (notamment en ce qui concerne la mort), érotisme, coutumes haïtiennes et surréalisme. Je n'ai pas réussi non plus à m'attacher au personnage principal, le narrateur. de plus, j'ai trouvé certains passages un peu lourds et longs, surtout à la fin, mais je comprends que l'on puisse aimer l'écriture de l'auteur : c'est poétique, et certaines phrases m'ont fait sourire.
Lien : http://excalibri.blogspot.fr..
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5Arabella
08 août 2016
Hadriana meurt le jour de son mariage, à l'église, au moment de dire oui, mais elle ne meurt pas vraiment, elle est juste en train d'être transformée en zombie. L'incontestable atout du livre, est l'écriture de René Depestre, par ailleurs poète, et qui dans de bons moment du récit, trouve lyrisme et flamboyance. Des petits moments, des descriptions, des personnages, sont fort bien rendus, et on se prend à sourire à certains passages.
Ce qui m'a infiniment moins satisfait, est la structure du récit, la trame romanesque. On est plus en face de morceaux épars que d'un véritable récit. Un bout de carnaval, un personnage pittoresque, une description. Réussis en eux-mêmes mais l'articulation entre eux n'est pas très convaincante pour moi. le récit d'Hadriana dans la dernière partie est la partie la plus réussie à mon sens, même si par moment répétitive avec ce qui nous a déjà été raconté au début. Et puis le happy end final est peu convaincant, échapper à la zoombification semble étonnamment facile, on se demande même pourquoi personne ne semble y avoir pensé avant.
Donc impression mitigée à la fin de cette lecture, quelques bons moments, mais globalement en tant que roman, je trouve ce texte frustrant.
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MIOP
09 février 2012
L'auteur nous fait découvrir à travers un extraordinaire univers peuplé de personnages extravagants et fantasques, la culture haïtienne et les croyances vaudou. Ce roman est aussi un superbe chant d'amour coloré d'exotisme et d'érotisme, porté par une langue riche et truculente où se mêlent magnifiquement langue française et langue créole.
Ce livre a été couronné de nombreux prix et notamment le prix Renaudot en 1988.
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candydecanne
11 octobre 2010
Ce livre délicieux nous invite au voyage, au rêve et nous promène dans un univers où prose, exotisme et magie titillent nos sens...
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LydiaB
19 avril 2010
★★★★★
★★★★★
Les amateurs de zombies apprécieront ce roman empreint de magie: magie vaudou, magie des mots...
Lien : http://medieval-lydia.blogsp..
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB19 avril 2010
Maître Homaire posa le corps de la mariée sur un drap blanc tendu à même le parquet du salon. Dès lors, une lutte sans merci s'amorça entre les deux systèmes de croyances qui se disputent depuis toujours l'imaginaire des Haïtiens: la foi chrétienne et la foi vaudou. Les parents d'Hadriana commencèrent à perdre le contrôle de la veillée. L'aristocratique manoir qui dominait le golfe, en un clin d'œil, se transforma en une ruche fantastique: des essaims de personnes, pour la plupart inconnues des Siloé, s'affairaient librement autour de la mort de leur fille. Sans prendre leur avis, au milieu des lamentations et des sanglots, elles enroulèrent les tapis persans, déplacèrent le mobilier d'époque et les vases de Sèvres, aveuglèrent avec un colorant blanc les miroirs et le verre de la pendule en bronze doré, mirent à l'envers les housses des fauteuils et des canapés Louis XV. Quelqu'un s'avisa de placer tête en bas une superbe table à thé anglaise à marqueterie en mosaïque.
Ces apprêts terminés, Madame Brévica Losange, une voisine des Siloé qui avait une réputation de Mambo *, invita les demoiselles d'honneur en larmes à intervertir culottes et soutiens-gorge, et à tourner sens devant derrière jupes et corsages. Elle affirma ensuite tout haut que le décès d'Hadriana n'était pas dû à une cause naturelle.
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luocineluocine27 mars 2010
Il imprégnait l'atmosphère d'effluves aphrodisiaques. Quelques minutes après, les seins faisaient sauter les boutons des chemises de nuit, les fesses rompaient l'élastique des culottes, les cuisses en flammes s'écartaient à souhait, les vagins, fascinés, réclamaient le boire et surtout le manger : Balthasar n'avait plus qu'à entrer en campagne.
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OrpheaOrphea12 juin 2010
Incipit

Cette année-là, à la fin de mon enfance, je vivais à Jacmel, localité du littoral caraïbéen d'Haïti. A la mort de mon père, nous avions, ma mère et moi, déménagé de l'avenue La Gosseline pour aller habiter chez mon oncle maternel.
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OrpheaOrphea12 juin 2010
Je guettais l'incident qui mettrait mon imagination sur quelque piste du surréalisme quotidien.
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