Éditeur : Denoël (2007)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

«Lorsque à Grenoble, vers dix ans, ma petite copine me dit : "Je te montre mes seins si tu m'avoues que tu es juif", le ciel me tombe sur la tête. Comment pouvait-elle savoir une chose pareille alors que je l'ignorais moi-même ? Ça v... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Tchippy, le 28 décembre 2011

    Tchippy
    Un livre sur la recherche d'identité qui sort de l'ordinaire, clairement en deux parties : la première, où l'auteur décrit son enfance dans sa totale ignorance de sa judéité ; et la deuxième, où il part à la recherche de ses racines.
    Ma critique sera donc en deux parties, puisque mis à part le style d'écriture, tout les sépare.
    Donc, Derec décrit son enfance, le jour où il a appris qu'il était juif, de façon assez brutale, puisque ses parents, rescapés de la Shoah, ont décidé d'effacer la Pologne et leur passé de leur mémoire, d'être plus français que les Français et de s'intégrer au maximum.
    Beaucoup d'humour dans ces constats d'enfants, de nombreux éclats de rire m'ont échappé, les blagues et l'innocence de l'enfance sont omniprésents. Et que dire de gaffes commises vis-à-vis de sa mère (mère juive par excellence, avec de hauts cris dès que ses enfants se rebellent un peu, mais les stéréotypes ont la vie dure ^^), de ses amis juifs (Que faire si ma kippa tombe par terre à la synagogue ? Et si on me demande de réciter une prière, moi qui ne sais pas lire l'hébreu ?) ou non juifs, des voisins, bref, un pur régal. Et puis on se met si facilement à sa place, qu'auriez-vous fait si vous aviez appris, comme ça, par hasard, qu'en fait vous avez des origines que tout le monde réprouve dans la ville ou vous vivez ? Car l'antisémitisme commence par les clichés : les juifs sont décrits par les copains comme des gens bizarres, pas comme les autres, « l'anti-grenoblois pas excellence »… de quoi se sentir marginal et dans la situation « du cul entre deux chaises ».
    Par contre, en deuxième partie, Derec écrit plus en adulte, et c'est là que son humour devient lourd. Il part dans des délires dans lesquels j'ai eu du mal à le suivre (okay, tout le monde a des délires, mais bon des fois on se demande ce qu'ils foutent là, aucun rapport avec la choucroute…), et puis on tombe dans le remake des Disparus : le principe de l'enquête en fratrie pour retrouver des membres de la famille dispersée, si famille il reste… Et je n'ai jamais fini Les disparus.
    Donc clair que sur la deuxième partie j'ai été beaucoup moins enthousiaste, même si sa lecture ne m'a pas été détestable.
    Mais au final, les deux parties s'équilibrent pour donner un petit livre rafraichissant sur l'identité et dont la lecture ne demande pas de grandes prises de tête.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    Sidou-69
    J'ai bien aimé ce livre. Ça m'a détendu, j'ai bien rigolé ! Il est à la fois drôle et émouvant. Puis ça change de ma dernière lecture qui était assez, il faut le dire, glauque. Tout est tourné en dérision. Puis à cette lecture, on ne se prend pas la tête et on sent bien que l'auteur aussi ne se la prend pas dans le style de son écriture . Je n'ai pas regretté cette lecture sympathique :)
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Tchippy, le 28 décembre 2011

    Résumons : le Juif était donc un être étrange. Pas très fréquentable. Avare. Sale, mal habillé, qui mangeait tout seul dans son coin, ne quittait pas ses pinces à vélo, n’allait pas à l’église et ne faisait pas de ski. Comme un vrai Grenoblois.
    Pourtant beaucoup de juifs avaient des noms qui finissaient en ski. Ils avaient des noms de skieurs et n’en faisaient pas ? Ce plus en plus curieux.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 28 décembre 2011

    Je suis un garçon moderne. Je suis pour que les Palestiniens aient un État. Affalé sur mon canapé devant un écran plasma, ça ne mange pas de pain de dire ça. Où ? Quand ? Comment ? Pas la moindre idée. Je suis aussi pour que la paix règne dans le monde. Et pour que le cancer disparaisse. Comme on peut le constater, je n’i pas peur de prendre des positions audacieuses.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 28 décembre 2011

    L’avantage de l’antisémitisme, sur d’autres variantes du racisme, c’est le côté pratique : même avec zéro juif dans son environnement, on peut être antisémite.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 28 décembre 2011

    Le devoir de mémoire (expression très en vogue dans les gazettes du début du XXIème siècle) si cher à nos pontifiants parleurs télévisuels ? Ah, ah, de la rigolade ! Inconnu au bataillon. Pour ma mère, c’était le devoir d’amnésie qui s’imposait.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 28 décembre 2011

    Et mes parents ? Savaient-ils qu’ils avaient mis au monde un enfant juif ? Est-ce que je devais les mettre au courant ? Non. Déjà, gaucher, pour ma mère, c’était lourd. Alors juif en plus…
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)









Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le jour où j'ai appris que j'étais juif par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz