> Claude Demanuelli (Traducteur)
> Jean Demanuelli (Traducteur)

ISBN : 2253125539
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 2.93/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Orpheline à seize ans, Sai, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes sœurs, se retrouve chez son grand-père, juge de district à la retraite, dans le nord de l'Inde. Elle vit les enchantements et désenchantements du premier amour, sous l'œil distrait du cui... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 22 juillet 2009

    kathel
    Le décor est tout de suite posé, les brumes et l'humidité des contreforts de l'Himalaya, qui semblent plus agréables entre les pages d'un livre qu'en réalité, d'ailleurs ! La situation politique, troublée en cette année 1986, est évoquée aussi dès les premières pages, qui voient apparaître les différents personnages : Sai, jeune fille de seize ans recueillie, à la mort de ses parents qu'elle a peu connus, par son grand-père, vieil homme misanthrope qui préfère la compagnie de sa chienne Mutt. Ils sont servis par un cuisinier ou homme à tout faire vivant dans une pauvre cahute au fond de leur propriété. Ce cuisinier se languit des courtes lettres qu'il reçoit de son fils Biju, immigré clandestin aux Etats-Unis. Quant à Sai, elle reçoit des cours particuliers de Gyan, jeune homme dont elle devient très proche… Par une succession de tableaux assez courts, leurs histoires communes ou individuelles se dessinent.
    Les chapitres alternent entre la vie de la communauté de la petite ville de Kalimpong et la solitude et les difficultés d'adaptation de Biju à New York. L'ambivalence est ressentie par les personnages, que ce soit en Inde ou aux Etats-Unis, entre l'envie de s'occidentaliser et une sorte de dégoût pour ceux qui renient leurs origines, même si les manières d'approcher la civilisation occidentale sont nombreuses, ce que le lecteur découvre au fur et à mesure que le roman se déroule.
    Ce roman qui oscille entre drame et dérision, entre histoire collective et histoire individuelle, se lit très aisément tout en posant des questions intéressantes : une lecture qui peut convenir tant aux amoureux de l'Inde qu'à ceux qui souhaitent une première approche de cette littérature.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-34094926.html
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Orpheline à seize ans, Sai, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes s?urs, se retrouve chez son grand-père, juge de district à la retraite, dans le Nord de l'Inde.
    Elle va connaître les enchantements et les désarrois du premier amour, sous l'?il distrait du cuisinier de son grand-père, le père de Biju. Biju, quant à lui, attiré par le mythe américain, s'est expatrié à New York mais la sordide réalité est loin du rêve : solitude, dénuement, exploitation seront son lot. Déçu par l'Occident, coupé de sa culture, il n'a plus qu'à rentrer au pays.
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    • Livres 1.00/5
    Par zembla, le 30 mars 2012

    zembla
    Orpheline à seize ans, Sai, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes soeurs, se retrouve chez son grand-père, juge de district à la retraite, dans le Nord de l'Inde. Elle va connaitre les enchantements et les désarrois du premier amour, sous l'oeil distrait du cuisinier de son grand père, le père de Biju. Biju, quant à lui, attiré par le mythe américain s'est expatrié à New-York mais la sordide réalité est loin du rêve:solitude, dénuement, exploitation seront sont lot. Déçu par l'Occident, coupé de sa culture, il n'a plus qu'a rentrer au pays.
    C'est un roman indigeste avec des personnages inintéressants. Je suis vraiment ennuyé (pour resté poli!!) et j'ai eu beaucoup de mal a finir les quelques 500 pages de ce livre. C'est écrit de manière décousue, c'est lent et on ne comprend pas la finalité de ce livre.
    Aucun plaisir de lecture , ma note sera de 3/10.
    A noter que ce livre a eu le Man Booker Prize 2006

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 22 juillet 2009

    Personne ne remarqua les garçons qui se faufilaient dans l'herbe, pas même Mutt, jusqu'à ce qu'ils soient pratiquement sur les marches. Non que cela eût changé grand-chose, puisqu'il n'y avait pas de loquets pour les arrêter ni personne à portée de voix, de l'autre côté du jhora, en dehors de l'oncle Potty qui, à l'heure qu'il était, devait déjà être ivre, allongé par terre sans bouger, avec l'impression pourtant de tanguer - «Ne fais pas attention, mon petit, disait-il toujours à Sai après une beuverie, ouvrant un seul oeil à la manière d'une chouette, je vais juste m'étendre là un moment et me reposer un peu...»
    Ils étaient venus à pied à travers la forêt, vêtus de blousons en cuir achetés au marché noir de Katmandou, de treillis et de foulards, l'uniforme standard du guérillero. L'un d'eux avait un fusil.
    Plus tard, on accusa la Chine, le Népal et le Pakistan, mais dans cette partie du monde, comme dans beaucoup d'autres, il y avait assez d'armes en circulation pour fournir un mouvement révolutionnaire de fortune et sans le sou. Ils prenaient ce qui leur tombait sous la main : poignards népalais, haches, couteaux de cuisine, bêches, armes à feu en tout genre.
    Ils étaient venus chercher les fusils de chasse du juge.
    En dépit de leur mission et de leur tenue, ils n'étaient guère crédibles. Le plus âgé n'avait sans doute pas vingt ans, et au premier aboiement de Mutt ils poussèrent des cris de gamines effarouchées et redescendirent précipitamment les marches pour aller se mettre à couvert derrière les buissons noyés dans la brume. «Elle mord vraiment, mon oncle ? Bon Dieu !» s'écrièrent-ils, frissonnant sous leur camouflage.
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  • Par lululifat, le 06 octobre 2010

    La plénitude se faisait-elle jamais sentir aussi profondément que le manque ? En jeune fille romantique, elle décida que l'amour devait se situer dans l'intervalle entre le désir et son accomplissement, dans le manque, et non dans la satisfaction. L'amour, c'était la souffrance, l'attente, le repli, tout ce qui l'entourait hormis l'émotion elle-même. (p. 14)
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