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ISBN : 2879299985
Éditeur : Editions de l'Olivier (2012)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Ce court roman, d’une intensité et d’une audace formelle rares, raconte l’histoire de quatre chasseurs dont l’équipée tourne mal. Il y a Farnèse,
Peretti, Dumestre, et surtout Tristan, un jeune homme qui est le principal protagoniste et narrateur de cet é... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 05 octobre 2012

    canel
    N'ayez crainte ! La partie de chasse ne monopolise pas - et le lapin non plus - les cent cinquante pages de ce livre déroutant, triste... et superbe.
    Quatre hommes à la chasse, oui, un incident, des intempéries... Pour passer le temps en attendant les secours, on parle, on se raconte des histoires, inventées ou réelles. Celles d'une mère malade, d'un jeune garçon mûri trop tôt et à l'écart, d'une petite marchande d'allumettes, de corps de femmes, de drames, de morts d'enfants...
    Ni la couverture (un lièvre réaliste), ni le titre (la chasse), ni l'auteur ne me tentaient a priori. Seul 'Mangez-moi' m'avait séduite, parmi les quelques ouvrages d'Agnès Desarthe que j'ai lus.
    Et pourtant, ce court roman fut une très belle découverte, une lecture riche en surprises. le récit est doux et cruel à la fois, et le personnage central, d'abord insignifiant, se révèle grand dans sa candeur, sa différence, ses cicatrices...
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    • Livres 3.00/5
    Par sylvaine, le 28 septembre 2012

    sylvaine
    Agnès Desarthe sait raconter des histoires , cela se confirme.
    Ici, nous suivons Tristan, ce grand dadais un peu timide , 27 ans , en ménage avec sa compagne Emma , qui , poussé par elle, va se décider à accompagner à la chasse Peretti,Dumestre et Farnèse .La chasse ce n'est vraiment pas la tasse de thé de Tristan à tel point qu'ayant raté un lapin, il n'a qu'une hâte. le planquer dans sa gibecière et le sauver des griffes de ses compagnons .
    Mais voilà ,Dame nature se fâche un accident survient, les secours n'arrivent pas et il faudra que Tristan se débrouille avec Dumestre.,....
    Tristan va alors se retrouver face à lui-même , à son passé, à sa jeunesse , il va devoir grandir et passer le cap de l'âge adulte..Monsieur lapin lui est d'ailleurs de très bon conseil...
    Malgré une écriture fluide , agréable, une approche fine de l'adolescence ,ce court roman ne m'a pas enthousiasmé loin de là .Je suis restée simple spectatrice. Roman vite lu, vite oublié .Dommage!
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    • Livres 1.00/5
    Par spleen, le 27 mai 2013

    spleen
    Agréable surprise avec ce court roman, alors que ma première incursion dans les oeuvres d'Agnés Desarthe s'était soldée par un abandon rapide n'ayant même pas fait l'objet d'une critique.
    L'osmose s'est faite d'emblée, c'est difficile à exprimer comme parfois dès les premières lignes d'un roman on sent que cela va être un moment fort.
    J'ai bien aimé le dialogue muet avec le lapin de garenne, car qui n'a jamais assisté comme spectateur impuissant et avec des yeux d'enfant à une battue aux lapins ne peut guère comprendre ce que cela a de dérisoire cette course en zigzag de ces petits derrières blancs face aux fusils des chasseurs et sa ressemblance avec les aléas de la vie.
    Loin d'être un réquisitoire contre la chasse , ce n'est pas l'objet du livre, c'est la vision illusoire des choses de la vie qui transparait dans cette partie de chasse: réunion de plusieurs individus pour ce qui doit être une partie de plaisir, au moins pour trois d'entre eux et pour Tristan, jeune adulte timide et solitaire, une tentative d'intégration , un adoubement dans un milieu d'hommes qui lui est étranger à tout point de vue.
    Mais les choses ne sont pas ce qu'elles ont l'air d'être et les événements climatiques imprévus , soudains et dramatiques font apparaitre les réalités bien loin des apparences superficielles, chacun a ses blessures profondes, des deuils difficiles à faire .
    Le récit est entrecoupé des fragments de vie de notre jeune Tristan, balloté par les autres, impuissant à diriger lui-même sa vie jusqu'à la pirouette finale drôle en soi mais infiniment triste.
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 14 juillet 2015

    LiliGalipette
    Ce lapin est persuadé de pouvoir échapper aux chasseurs. « La menace est gravée en chacun de nous. La menace est notre destin. » (p. 9) Mais un bond trop tard et le voilà dans la gibecière de Tristan. Tristan qui n'a pas pu échapper à cette partie de chasse à laquelle sa femme Emma l'a convaincu de participer. Pour s'intégrer. Mais avec Dumestre, Farnèse et Peretti, Tristan n'est pas à l'aise. Il ne comprend pas les blagues et il s'en veut d'avoir blessé le lapin. Quand Dumestre tombe dans une faille et se blesse, Tristan reste et raconte son histoire pour distraire le chasseur de sa douleur. Alors que le lapin ne connaît que l'immédiat, Tristan est doué d'une mémoire qui pèse, de souvenirs qui blessent. Il y a la mère disparue si jeune, la solitude, la rencontre avec Emma, la tristesse du couple au quotidien. Sous l'orage qui ravage la région, Tristan s'enterre dans un terrier avec Dumestre : revenir dans la tiédeur de la terre, comme une tentative désespérée d'oublier et de ne plus souffrir. « Qu'est-ce que c'est, cette chose qui file, qui nous échappe et qui s'en va ? […] Disons que c'est votre jeunesse, fait le lapin, avant de disparaître. » (p. 162)
    Ce court roman est un conte cruel qui malmène les hommes. Il y a des ogres invisibles venus du passé, des secrets trop lourds pour les frêles épaules d'un jeune homme trop amoureux de l'amour. Dans son dialogue muet avec le lapin, Tristan perd sa supériorité : l'humain est-il vraiment plus fort que l'animal ? « J'ai trouvé ce qui nous sépare, toi et moi. Vous et nous. La conscience de votre propre finitude, vous l'avez, je l'accepte, je le constate, mais ce qui vous manque, c'est la conscience de la finitude de l'autre. L'amour naît de là. » (p. 130)
    Alors que la première moitié du texte m'a enchantée, j'ai terminé le roman en soufflant d'impatience. Tout commençait si bien avec la relation intime et secrète du lapin et du jeune homme, mais l'auteure a ajouté des histoires parallèles si tristes et si pesantes qu'elles ont fait ployer le délicat équilibre initial jusqu'à noyer le tout dans un pathos de mauvais aloi. In extremis, un dernier bond du lapin offre une fulgurance bienvenue dans cette masse étouffante de 160 pages.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 12 janvier 2013

    kathy
    Imaginez une partie de chasse pas tout à fait comme les autres !
    Trois chasseurs passionnés et cruels, un jeune homme, Tristan - à l'existence chahutée et qui espère que cette partie de chasse fera de lui un Homme et l'aidera à s'intégrer, - et un lapin qui a son mot à dire…
    L'aube monte. Alors que la gelée fond peu à peu, Tristan, Peretti, Dumestre et Frarnèse, s'enfoncent dans la forêt. Brusquement un accident survient et la tempête fait rage. Il faut aller chercher du secours. Tristan se retrouve en tête à tête avec Dumestre et le lapin...
    Dans ce roman initiatique, Agnès Desarthe nous parle de l'enfance, s'interroge sur la trajectoire de la vie à la mort, la maternité, le passage de l'enfance à l'âge adulte. Pour ce faire, elle met en scène Tristan figurant l'abandon, la souffrance, la solitude, la fragilité, la maladie, la mort, la perte de l'enfance, la bêtise des hommes ; et, le lapin, en contrepoint, - doté de parole, de sagesse, de conscience, de la GRACE - qui, peu à peu, au fil des pages, gagne du terrain dans l'esprit de l'Homme, et de Tristan, l'aidant ainsi à se défaire d'un passé embarrassant…
    Une partie de chasse ou un conte philosophique sur les blessures de la vie. Un roman à l'écriture charmante et rayonnante.
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Critiques presse (2)


  • Bibliobs , le 05 octobre 2012
    Agnès Desarthe mène ce conte philosophique avec une maîtrise quasi surnaturelle. […] Sombre allégorie, lumineux roman.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lhumanite , le 01 octobre 2012
    C’est un roman loin d’être conventionnel [...]. Le mérite de l’écriture d’Agnès Desarthe est de se situer sur plusieurs registres subjectifs en même temps. L’auteur permet ainsi de nouvelles virtualités de lecture dans un texte prolixe en virgules et qui, surtout, sous-entend beaucoup dans une époque qui se pique de tout dire.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite

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Citations et extraits

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  • Par FRANGA, le 01 décembre 2012

    C'est bien ce que je disais, bougonne le lapin, excédé. Vous séparez. Vous divisez. Vous vous croyez supérieurs pour cette raison, mais vous êtes vos propres dupes. J'ai beaucoup de tendresse pour toi, jeune homme, mais j'ai honte quand je t'écoute. J'ai honte de l'existence morcelée que tu mènes.
    Absence de continuité. Classification stérilisante. En catégorisant, tu assassines. Cette femme, Emma, si tout est raté avec elle, quitte-la. Et ne me parle pas d'amour. Comme si je ne savais pas ce que c'est. Votre passion guindée, votre distance, le respect qu'elle t'inspire. Foutaises.
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  • Par FRANGA, le 01 décembre 2012

    Petit lapin, tu ne connaîtras jamais la victoire sur l'absurde, celle que nous accomplissons chaque jour, à chaque seconde de notre existence. Ce qui rend notre exaltation supérieure à la vôtre, c'est que, contrairement à vous, nous sommes désespérés. Je sais, j'ai compris, tu m'as convaincu : j'accepte que vous possédiez une conscience de la mort, je suis même prêt à m'en faire le héraut, à porter la nouvelle parmi les miens.
    Vous vous savez mortels, mais vous êtes sauvés par le sens.
    Chacun de vos actes est logique, utile, efficace. Appelons ça la loi de la nature. Quel repos, certes, mais quel ennui. Je vais te dire, moi, ce que vous n'aurez jamais, ce que tu devais nous envier, la pépite que tu devrais rapporter aux tiens : ce qui vous manque, c'est la possibilité de faire n'importe quoi, d'agir en dépit du bon sens, de tordre le cou au rendement, à la raison, à la causalité. Nous seuls avons le pouvoir d'agir contre notre bien, mais parfois, me croiras-tu, c'est ainsi, en nous dirigeant vers notre perte, que nous accédons à un bien suprême, une qualité d'être supérieure, une présence au monde plus intense que tout ce que tu pourras jamais entrevoir ou ressentir.
    Nous nous battons sans cesse, contre nous-mêmes, contre notre instinct, nous cherchons, nous errons, nous nous trompons et, grâce à ces détours, à ces refus, nous nous élevons, au sein même de notre chute, nous volons, nous transcendons.
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  • Par FRANGA, le 01 décembre 2012

    C'est bien ce que je disais, murmure le lapin, d'une voix lointaine, comme s'il s'exprimait à présent depuis un au-delà. Vous vivez dans la malédiction du sexe. Votre chute est constante. Elle ne vous mène nulle part, car il n'existe pas de fin à ce mouvement. Vous avez gardé l'instinct, mais vous l'avez vidé de son sens. C'est pourquoi vos existences sont vouées à la misère, vos cerveaux à la folie, vos corps à la déchéance. Jamais vous n'êtes apaisés, jamais vous n'êtes satisfaits. Plus je te côtoie et plus j'aime ma vie. Je suis plein de gaieté à l'idée d'être une bête. La simple pensée que j'ai échappé au pitoyable destin humain m'emplit de joie. Vous êtes l'exception ridicule. Vous naissez perdants. Jeune homme, tu me donnes tant en te livrant à moi. Tu me donnes envie d'être moi, de vivre et de mourir, que ce soit par balle ou sous la dent d'un renard, la roue d'une voiture, ou la pierre jetée par un enfant.
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  • Par Bazart, le 07 novembre 2012

    Vieux, vieille, vieillard, vieillarde, ces mots me font frissonner de douleur et de joie. Ce sont les mots les plus beaux, les plus effroyables et les plus doux de notre langue. J'ose les prononcer. Je sais le risque que je prends. Mon coeur pourrait lâcher par excès de volupté. Mais je parie sur l'excellence de mon coeur, je n'ai pas le choix. Je parie sur l'excellence de chacun de mes organes et de mes muscles. Je suis fait pour durer, pour endurer, pour survivre. Je vais y arriver. Je serai peut-être le seul, mais qui sait ? Une fois mûr et usé, quand les dents me manqueront et que mon sang voyagera moins prestement dans mes veines, je pourrai enseigner aux autres, prendre quelques jeunes sous ma protection et leur confier mes secrets, mes ruses, leur expliquer que c'est possible.
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  • Par Accalia, le 03 janvier 2013

    Chacun de vos actes est logique, utile, efficace. Appelons ça la loi de la nature. Quel repos, certes, mais quel ennui. Je vais te dire, moi, ce que vous n’aurez jamais, ce que tu devais nous envier, la pépite que tu devrais rapporter aux tiens: ce qui vous manque, c’est la possibilité de faire n’importe quoi, d’agir en dépit du bon sens, de tordre le cou au rendement, à la raison, à la causalité. Nous seuls avons le pouvoir d’agir contre notre bien, mais parfois, me croiras-tu, c’est ainsi, en nous dirigeant vers notre perte, que nous accédons à un bien suprême, une qualité d’être supérieure, une présence au monde plus intense que tout ce que tu pourras jamais entrevoir ou ressentir.
    Nous nous battons sans cesse, contre nous-mêmes, contre notre instinct, nous cherchons, nous errons, nous nous trompons et, grâce à ces détours, à ces refus, nous nous élevons, au sein même de notre chute, nous volons, nous transcendons.
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