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ISBN : 2757835963
Éditeur : Points (2013)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 79 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Ce court roman, d’une intensité et d’une audace formelle rares, raconte l’histoire de quatre chasseurs dont l’équipée tourne mal. Il y a Farnèse,
Peretti, Dumestre, et surtout Tristan, un jeune homme qui est le principal protagoniste et narrateur de cet é... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par sylvaine, le 28 septembre 2012

    sylvaine
    Agnès Desarthe sait raconter des histoires , cela se confirme.
    Ici, nous suivons Tristan, ce grand dadais un peu timide , 27 ans , en ménage avec sa compagne Emma , qui , poussé par elle, va se décider à accompagner à la chasse Peretti,Dumestre et Farnèse .La chasse ce n'est vraiment pas la tasse de thé de Tristan à tel point qu'ayant raté un lapin, il n'a qu'une hâte. le planquer dans sa gibecière et le sauver des griffes de ses compagnons .
    Mais voilà ,Dame nature se fâche un accident survient, les secours n'arrivent pas et il faudra que Tristan se débrouille avec Dumestre.,....
    Tristan va alors se retrouver face à lui-même , à son passé, à sa jeunesse , il va devoir grandir et passer le cap de l'âge adulte..Monsieur lapin lui est d'ailleurs de très bon conseil...
    Malgré une écriture fluide , agréable, une approche fine de l'adolescence ,ce court roman ne m'a pas enthousiasmé loin de là .Je suis restée simple spectatrice. Roman vite lu, vite oublié .Dommage!
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    • Livres 5.00/5
    Par spleen, le 27 mai 2013

    spleen
    Agréable surprise avec ce court roman, alors que ma première incursion dans les œuvres d'Agnés Desarthe s'était soldée par un abandon rapide n'ayant même pas fait l'objet d'une critique.
    L'osmose s'est faite d'emblée, c'est difficile à exprimer comme parfois dès les premières lignes d'un roman on sent que cela va être un moment fort.
    J'ai bien aimé le dialogue muet avec le lapin de garenne, car qui n'a jamais assisté comme spectateur impuissant et avec des yeux d'enfant à une battue aux lapins ne peut guère comprendre ce que cela a de dérisoire cette course en zigzag de ces petits derrières blancs face aux fusils des chasseurs et sa ressemblance avec les aléas de la vie.
    Loin d'être un réquisitoire contre la chasse , ce n'est pas l'objet du livre, c'est la vision illusoire des choses de la vie qui transparait dans cette partie de chasse: réunion de plusieurs individus pour ce qui doit être une partie de plaisir, au moins pour trois d'entre eux et pour Tristan, jeune adulte timide et solitaire, une tentative d'intégration , un adoubement dans un milieu d'hommes qui lui est étranger à tout point de vue.
    Mais les choses ne sont pas ce qu'elles ont l'air d'être et les événements climatiques imprévus , soudains et dramatiques font apparaitre les réalités bien loin des apparences superficielles, chacun a ses blessures profondes, des deuils difficiles à faire .
    Le récit est entrecoupé des fragments de vie de notre jeune Tristan, balloté par les autres, impuissant à diriger lui-même sa vie jusqu'à la pirouette finale drôle en soi mais infiniment triste.
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 05 octobre 2012

    canel
    N'ayez crainte ! La partie de chasse ne monopolise pas - et le lapin non plus - les cent cinquante pages de ce livre déroutant, triste... et superbe.
    Quatre hommes à la chasse, oui, un incident, des intempéries... Pour passer le temps en attendant les secours, on parle, on se raconte des histoires, inventées ou réelles. Celles d'une mère malade, d'un jeune garçon mûri trop tôt et à l'écart, d'une petite marchande d'allumettes, de corps de femmes, de drames, de morts d'enfants...
    Ni la couverture (un lapin réaliste), ni le titre (la chasse), ni l'auteur ne me tentaient a priori. Seul 'Mangez-moi' m'avait séduite, parmi les quelques ouvrages d'Agnès Desarthe que j'ai lus.
    Et pourtant, ce court roman fut une très belle découverte, une lecture riche en surprises. le récit est doux et cruel à la fois, et le personnage central, d'abord insignifiant, se révèle grand dans sa candeur, sa différence, ses cicatrices...
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 12 janvier 2013

    kathy
    Imaginez Une partie de chasse pas tout à fait comme les autres !
    Trois chasseurs passionnés et cruels, un jeune homme, Tristan - à l'existence chahutée et qui espère que cette partie de chasse fera de lui un Homme et l'aidera à s'intégrer, - et un lapin qui a son mot à dire…
    L'aube monte. Alors que la gelée fond peu à peu, Tristan, Peretti, Dumestre et Frarnèse, s'enfoncent dans la forêt. Brusquement un accident survient et la tempête fait rage. Il faut aller chercher du secours. Tristan se retrouve en tête à tête avec Dumestre et le lapin...
    Dans ce roman initiatique, Agnès Desarthe nous parle de l'enfance, s'interroge sur la trajectoire de la vie à la mort, la maternité, le passage de l'enfance à l'âge adulte. Pour ce faire, elle met en scène Tristan figurant l'abandon, la souffrance, la solitude, la fragilité, la maladie, la mort, la perte de l'enfance, la bêtise des hommes ; et, le lapin, en contrepoint, - doté de parole, de sagesse, de conscience, de la GRACE - qui, peu à peu, au fil des pages, gagne du terrain dans l'esprit de l'Homme, et de Tristan, l'aidant ainsi à se défaire d'un passé embarrassant…
    Une partie de chasse ou un conte philosophique sur les blessures de la vie. Un roman à l'écriture charmante et rayonnante.
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    • Livres 3.00/5
    Par Readingintherain, le 03 septembre 2012

    Readingintherain
    Agnès Desarthe est de ces auteurs qui naviguent entre deux mondes, deux océans : la littérature jeunesse, et la littérature adulte. Deux rayons, deux facettes d'une même pièce qui se rejoignent parfois sur certains textes, certains auteurs. Pour ma part, enfant, je l'ai beaucoup aimée à l'École des Loisirs, mais je n'avais jamais lu ses romans « pour les grands ». C'est maintenant chose faite, et j'en suis à la fois heureuse et peu convaincue (oui, c'est un peu compliqué dans ma tête en ce moment). Une partie de chasse est un très court roman, un aller-retour en métro m'aura suffi pour en venir à bout et je ne suis en fait pas réellement rentrée dedans. Je suis restée en surface à regarder les personnages se débattre et j'ai ressenti un manque. Manque de psychologie, manque d'approfondissement des personnages ou simplement manque de pages, je ne sais pas trop le dire. Pourtant l'histoire me semble belle et la construction, toute de flashbacks et d'époques mélangées, m'a réellement séduite. Mais je n'en ai pas retiré grand chose à cause de ce manque de profondeur déjà évoqué.

    Je pense que j'ai également eu du mal à entrer dans ce texte par son côté quasi-exclusivement masculin. Les femmes m'y paraissent plutôt mal traitées, elles sont comme souvent mères ou putains et ne peuvent sortir de ce rôle. Est-ce la vision que le personnage central, Tristan, a d'elles? Un mécanisme d'auto-défense de l'auteur? Toujours est-il que les personnages féminin du roman font tous du mal aux hommes sauf une institutrice et une vieille logeuse, pendant que les hommes perpétuelles victimes, sont trompés, violés, infantilisés voire quasiment assassinés. Quelle vision charmante!
    Ce roman d'Agnès Desarthe ne m'a pas vraiment emballée. J'en garde d'ailleurs déjà fort peu de souvenirs, et les derniers s'estompent rapidement. Une prochaine fois, peut-être!

    Lien : http://www.readingintherain.com/2012/09/une-partie-de-chasse-a-desar..
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Critiques presse (2)


  • Bibliobs , le 05 octobre 2012
    Agnès Desarthe mène ce conte philosophique avec une maîtrise quasi surnaturelle. […] Sombre allégorie, lumineux roman.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lhumanite , le 01 octobre 2012
    C’est un roman loin d’être conventionnel [...]. Le mérite de l’écriture d’Agnès Desarthe est de se situer sur plusieurs registres subjectifs en même temps. L’auteur permet ainsi de nouvelles virtualités de lecture dans un texte prolixe en virgules et qui, surtout, sous-entend beaucoup dans une époque qui se pique de tout dire.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite

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Citations et extraits

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  • Par FRANGA, le 01 décembre 2012

    C'est bien ce que je disais, bougonne le lapin, excédé. Vous séparez. Vous divisez. Vous vous croyez supérieurs pour cette raison, mais vous êtes vos propres dupes. J'ai beaucoup de tendresse pour toi, jeune homme, mais j'ai honte quand je t'écoute. J'ai honte de l'existence morcelée que tu mènes.
    Absence de continuité. Classification stérilisante. En catégorisant, tu assassines. Cette femme, Emma, si tout est raté avec elle, quitte-la. Et ne me parle pas d'amour. Comme si je ne savais pas ce que c'est. Votre passion guindée, votre distance, le respect qu'elle t'inspire. Foutaises.
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  • Par FRANGA, le 01 décembre 2012

    Petit lapin, tu ne connaîtras jamais la victoire sur l'absurde, celle que nous accomplissons chaque jour, à chaque seconde de notre existence. Ce qui rend notre exaltation supérieure à la vôtre, c'est que, contrairement à vous, nous sommes désespérés. Je sais, j'ai compris, tu m'as convaincu : j'accepte que vous possédiez une conscience de la mort, je suis même prêt à m'en faire le héraut, à porter la nouvelle parmi les miens.
    Vous vous savez mortels, mais vous êtes sauvés par le sens.
    Chacun de vos actes est logique, utile, efficace. Appelons ça la loi de la nature. Quel repos, certes, mais quel ennui. Je vais te dire, moi, ce que vous n'aurez jamais, ce que tu devais nous envier, la pépite que tu devrais rapporter aux tiens : ce qui vous manque, c'est la possibilité de faire n'importe quoi, d'agir en dépit du bon sens, de tordre le cou au rendement, à la raison, à la causalité. Nous seuls avons le pouvoir d'agir contre notre bien, mais parfois, me croiras-tu, c'est ainsi, en nous dirigeant vers notre perte, que nous accédons à un bien suprême, une qualité d'être supérieure, une présence au monde plus intense que tout ce que tu pourras jamais entrevoir ou ressentir.
    Nous nous battons sans cesse, contre nous-mêmes, contre notre instinct, nous cherchons, nous errons, nous nous trompons et, grâce à ces détours, à ces refus, nous nous élevons, au sein même de notre chute, nous volons, nous transcendons.
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  • Par FRANGA, le 01 décembre 2012

    C'est bien ce que je disais, murmure le lapin, d'une voix lointaine, comme s'il s'exprimait à présent depuis un au-delà. Vous vivez dans la malédiction du sexe. Votre chute est constante. Elle ne vous mène nulle part, car il n'existe pas de fin à ce mouvement. Vous avez gardé l'instinct, mais vous l'avez vidé de son sens. C'est pourquoi vos existences sont vouées à la misère, vos cerveaux à la folie, vos corps à la déchéance. Jamais vous n'êtes apaisés, jamais vous n'êtes satisfaits. Plus je te côtoie et plus j'aime ma vie. Je suis plein de gaieté à l'idée d'être une bête. La simple pensée que j'ai échappé au pitoyable destin humain m'emplit de joie. Vous êtes l'exception ridicule. Vous naissez perdants. Jeune homme, tu me donnes tant en te livrant à moi. Tu me donnes envie d'être moi, de vivre et de mourir, que ce soit par balle ou sous la dent d'un renard, la roue d'une voiture, ou la pierre jetée par un enfant.
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  • Par ph_hugot, le 07 novembre 2012

    Vieux, vieille, vieillard, vieillarde, ces mots me font frissonner de douleur et de joie. Ce sont les mots les plus beaux, les plus effroyables et les plus doux de notre langue. J'ose les prononcer. Je sais le risque que je prends. Mon coeur pourrait lâcher par excès de volupté. Mais je parie sur l'excellence de mon coeur, je n'ai pas le choix. Je parie sur l'excellence de chacun de mes organes et de mes muscles. Je suis fait pour durer, pour endurer, pour survivre. Je vais y arriver. Je serai peut-être le seul, mais qui sait ? Une fois mûr et usé, quand les dents me manqueront et que mon sang voyagera moins prestement dans mes veines, je pourrai enseigner aux autres, prendre quelques jeunes sous ma protection et leur confier mes secrets, mes ruses, leur expliquer que c'est possible.
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  • Par Accalia, le 03 janvier 2013

    Chacun de vos actes est logique, utile, efficace. Appelons ça la loi de la nature. Quel repos, certes, mais quel ennui. Je vais te dire, moi, ce que vous n’aurez jamais, ce que tu devais nous envier, la pépite que tu devrais rapporter aux tiens: ce qui vous manque, c’est la possibilité de faire n’importe quoi, d’agir en dépit du bon sens, de tordre le cou au rendement, à la raison, à la causalité. Nous seuls avons le pouvoir d’agir contre notre bien, mais parfois, me croiras-tu, c’est ainsi, en nous dirigeant vers notre perte, que nous accédons à un bien suprême, une qualité d’être supérieure, une présence au monde plus intense que tout ce que tu pourras jamais entrevoir ou ressentir.
    Nous nous battons sans cesse, contre nous-mêmes, contre notre instinct, nous cherchons, nous errons, nous nous trompons et, grâce à ces détours, à ces refus, nous nous élevons, au sein même de notre chute, nous volons, nous transcendons.
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Agnès Desarthe nous présente son ouvrage "Ce qui est arrivé aux Kempinski" aux éditions de l?Olivier. Notes de musique : Borodin Butterfly" by Lanark ( HYPERLINK "http://lanark.com.ar/" http://lanark.com.ar/)








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