ISBN : 2211083277
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2006)
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Aïzan a aimé ce mot d'Ariane tout de suite. Sans doute à cause de ce A qui le relie à son propre prénom et à Argoun, cette ville tchétchène où elle est née avant d'arriver à Paris. Son père étai... > voir plus
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2007
    Lecture jeune, n°121 - Aïzan était toute petite quand elle quitta la Tchétchénie avec ses parents. Le temps de séjourner dans un hôtel miteux à Paris, son père disparaissait pour ne jamais revenir. « De la chambre d’hôtel très étroite elle se souvient, et de l’odeur de son père, l’odeur un peu brutale de son torse nu contre lequel elle s’était endormie un soir qu’il faisait tellement chaud. Mais quelquefois l’odeur de son père ne réapparaît pas, elle se souvient qu’elle se souvient, rien d’autre pour attester qu’un jour, ils furent trois, chiffre magique, il n’y en a pas de plus beau pour Aïzan. » Ensuite, elles ne sont plus que deux : l’enfant et sa mère s’installent dans une cité de Nice, l’Ariane, un nom qui plaît tout de suite à Aïzan. A cause du A initial qui la relie à son prénom et à la ville dont elle est originaire, Argoun. A cause de l’héroïne mythique abandonnée par Thésée. Ariane, c’est ainsi qu’Aïzan la solitaire appelle son amie imaginaire. Elle aimerait comprendre son histoire, mais sa mère travaille beaucoup et parle peu. Alors Aïzan se renferme, se réfugie dans son monde intérieur. Heureusement, il y a les cours de danse orientale et Kevin, ce garçon à l’école dont la vie familiale n’est pas simple non plus. Maryline Desbiolles livre un récit sensible et ténu qui ne manque pas de charme. En filant la métaphore d’Ariane, elle dresse un portrait tout en finesse d’une petite immigrée en manque de père et de repères. Il existe certes beaucoup de romans pour adolescents sur le sujet, celui-ci a le mérite d’éviter tout misérabilisme : Aïzan, petit pierrot lunaire, puise dans son imagination pour avancer et se construire. Ce roman est servi par une écriture aérienne, poétique et néanmoins très accessible. Gaëlle Glin
  • Lecturejeune , le 01 mars 2007
    Lecture jeune, n°121 - Maryline Desbiolles construit son récit autour de la figure d’Ariane. Ariane est le nom d’un quartier défavorisé de Nice dans lequel vivent la jeune Aïzan et sa mère, originaires de Tchétchénie, abandonnées par le père de la fillette. C’est également ainsi qu’Aïzan baptise sa sœur imaginaire, qu’elle fait apparaître « pour être à nouveau trois ». C’est évidemment le mythe qu’elle découvre à l’école et qui vainc son ennui. Alors son ami Kévin devient Thésée et Aïzan, peu à peu, prend plaisir à vivre. L’auteur aime les mots. Elle compose un univers poétique et délicat et livre quelques instants, des sensations. Cet ouvrage touchera des lecteurs sensibles. Peut-être seront-ils peu nombreux à rencontrer Aïzan, mais la fragilité et la douceur du personnage sauront les émouvoir et les transporter. Aïzan est le premier ouvrage pour la jeunesse écrit par Maryline Desbiolles, auteur d’Anchise (prix Fémina 1999). ndlr Hélène Sagnet

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Le Cercle littéraire de la BnF - Entretien du 15 fév. 2010 .
Le Cercle littéraire de la BnF, avec Maryline Desbiolles, Christophe Pradeau, Olivier Rolin.Entretien du 15 février 2010, présenté par Laure Adler et Bruno Racine.








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