ISBN : 2070411370
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.48/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Quand il arrive en Franceà la fin de sa vie, Léonard de Vinci est loin de jouir de la réputation qui est la sienne aujourd'hui. De son oeuvre de peintre, presque rien ne subsiste. Les fresques qui ont fait sa gloire ont déjà disparu de son vivant à cause d'une mauvaise ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par estrella_oscura, le 08 février 2012

    estrella_oscura
    Lui, l'artiste, quitte un beau jour l'Italie pour ne plus y revenir. Il sait qu'il mourra en France, dans ce château près d'Orléans, entouré de ses travaux pour le Roi et de sa solitude d'exilé. Elle, la servante dévouée et discrète, est auréolée de la lumière des jours banals et des travaux érintants du quotidien. On ne sait rien d'elle ; même sa parole est rare. Ils passent des mois côte à côte, s'effleurant, se parlant à peine, ne se connaissant pas et se comprenant pourtant, au-delà des mots. En filigrane de cette relation étrange, indicible et sensible, la mort tisse son nid et prépare La demande au terme de quelques saisons.
    Couronné par le Prix France Télévision, entre autres, cet ouvrage - deuxième de l'auteur - a été encensé sans exception par la critique. Pour ma part, je suis dans l'impossibilité d'émettre un avis aussi enthousiaste pour la raison suivante : J'ai découvert Michèle Desbordes il y a quelques années, peu de temps après la publication de son dernier ouvrage, Les Petites Terres, et suis littéralement tombée amoureuse de ce style au plus près de l'âme, ruisselant dans la demi-teinte de l'attente et du ressassement. Aussitôt, j'ai décidé qu'elle serait l'une des trois auteurs dont j'étudierai l'oeuvre pour mon mémoire de Littérature comparée. de ce fait, j'ai lu beaucoup de ces travaux et au final, je m'en suis lassée - le présent livre, d'ailleurs, avait été acheté à cette époque et laissé en jachère pour cette raison. le style et le propos de Michèle Desbordes sont captivants, envoûtants lorsqu'on lit un livre ou deux de la sorte. Trois peut-être. Mais au-delà, c'est perpétuellement la répétition du même livre. Alors bien sûr, tous les auteurs ont leur sujet de prédilection et leur manière de le dire mais à ce point là ?! Chez Desbordes, j'en viens à retrouver les mêmes phrases qui n'en finissent pas d'attendre on ne sait quoi, les mêmes paysages, le même déroulement du propos et c'est bien au-delà du simple tic d'écriture. Je ne sais pas... Trop de ressassement tue le ressassement.
    C'est quand même étrange comme on peut être passionnément touchée par un auteur et le trouver profondément ennuyeux par la suite...
    Cela étant dit, si vous n'avez jamais lu Michèle Desbordes, découvrez-là ! Son écriture est délicate et perçante et d'une grande beauté au premier abord !

    Lien : http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/archive/2012/02/08/la..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par crapette, le 11 juillet 2011

    crapette
    Quel bonheur de suivre, comme au cours des eaux calmes de La Loire, l'installation en France de Léonard de Vinci. Tout est lent et paisible dans ce roman, comme la tendresse qui va naître entre un immense Humaniste, Léonard, et son humble servante.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Norlane, le 23 novembre 2010

    Norlane
    Dans une langue fluide et déroutante à la fois, on suit le lien silencieux entre le vieux Léonard de Vinci venu d'Italie avec ses élèves jusqu'au bord de Loire pour y terminer sa vie de travaux et une vieille servante de la campagne française habituée au labeur.
    J'ai lu ce livre par petits morceaux et me suis laissée prendre.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par patacaisse, le 15 janvier 2009

    patacaisse
    Ce livre narre la relation entre une servante et un maître italien. Cette relation basée sur le respect, le silence, l'observation de l'autre. Ce livre décrit la façon dont ils s'apprivoisent.
    Un très beau livre.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par litolff, le 17 mai 2010

    Il la regardait comme on regarde ce que l’on découvre, sans faveur ni complaisance. Aux derniers jours du printemps elle dut prendre l’habitude du regard sur elle, se dire que le maître pouvait observer le serviteur comme il observait un arbre ou une couleur de ciel, un cadavre dans un fossé, parfois les choses les plus inattendues tranquillement et sans histoires devenaient si banales et ordinaires que si elles venaient à manquer la vie en était encore plus difficile, quand il se détournait elle le remarquait, puis l’air de rien se détournait à son tour. Il parlait des habitudes, de ce qui commençait et de ce qui finissait.
    Il dessinait un visage, ni homme ni femme ni enfant, cherchait dans les cartons d’anciens dessins, le regard clair sous la paupière transparente, l’amas de boucles, recommençait, comparait, en Italie ils avaient parlé de l’ange, des délicatesses de fleur meurtrie à peine éclose, du creux du cerne sur la joue, cette impression de chaleur, de peau brûlante, l’émotion, le plaisir, comment savoir, tout parfois avait été si magnifique.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par estrella_oscura, le 08 février 2012

    Plus que jamais elle se taisait, et le silence et le regard détourné parlaient mieux que n'auraient fait les paroles, ils disaient l'habitde et la résignation, en elle parlaient toutes celles qui s'asseyaient sans rien dire près des fenêtres et croisaient les mains dans leurs jupes, comme en lui qu'elle regardait d'un regard fatigué vivaient tous les idiots, ce qu'ils voyaient n'était qu'un infime, misérable fragment du temps, sans fin ni commencement, depuis longtemps et pendant longtemps encore des gens comme eux s'arrêteraient dans une rue ou un jardin pour regarder un vieil âme ou un idiot, les observeraient en se disant qu'ils regardaient un âne et un idiot de tous les temps, inchangés, éternels comme le ciel et le soleil, les profondeurs effrayantes de la terre, le malheur, le bonheur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par mandarine43, le 12 mars 2012

    [ Incipit ]

    Ils étaient arrivés par les coteaux, par la route qui après les derniers villages et les vignes rejoignait le fleuve, de loin ils avaient vu les toits gris et la crête des falaises et plus bas entre les saules des pêcheurs sur une barque. Par les sentiers et le petit bois ils avaient longé le fleuve, ils allaient lentement et menaient leurs chevaux au pas, ils regardaient les eaux claires, presque bleues dans le soleil et de l'autre côté du fleuve la plaine immense. C'était un dimanche matin et les cloches sonnaient, joyeuses dans le ciel d'avril, dans le vent frais qui chassait les nuages vers la mer. Des villageois menaient leurs bêtes sur la rive. Derrière, du côté de la Sologne, ils entendaient les aboiements d'une meute.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par crapette, le 11 juillet 2011

    Tout recommençait toujours des choses annoncées. Il n'y aurait jamais que la mort pour y mettre fin.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Video de Michèle Desbordes

>Ajouter une vidéo

Ecrits intimes : Michèle Desbordes : La Robe bleue
Olivier BARROT présente "La Robe bleue", de Michèle DESBORDES. Elle y relate l'ascension et la chute de Camille Claudel.Lecture d'un passage du livre par Jacques BONNAFFE.Musique classique en fonds sonore (non identifiée)Lieu de tournage : Cabourg, Calvados








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La demande par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (40)

> voir plus

Quiz