ISBN : 1447665228
Éditeur : lulu.com (2011)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
"Il était temps de partir. L'homme appuya sur le bouton dissimulé au bord inférieur de l'appareil. Un « bip » discret se fit entendre. Sans plus attendre, il ramassa son sac à dos et descendit en contrebas du col. En marchant d'un bon pas, il serait de retour au village... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Paco, le 24 avril 2012

    Paco
    Je tiens à remercier Eric Descamps pour m'avoir remis son premier roman. Merci pour cette histoire à grande vitesse!
    Vous vous souvenez de la série 24 heures chrono avec l'agent spécial Jack Bauer? Au terme de l'épisode, aviez-vous aussi ce besoin méchamment viscéral de connaître la suite à tout prix? C'est précisément cette sensation que j'ai eue en évoluant dans ce roman d'Eric Descamps. L'auteur, tel un chimiste particulièrement habile, a trouvé le dosage parfait pour activer nos molécules déclenchant cette sensation de dépendance!
    L'utilisation de courts chapitres - ce fameux cliffhanger que vous apercevez dans certaines séries - permet de maintenir un rythme soutenu et persistant, une tension quasi permanente. A la fin de chaque partie, l'auteur place ses personnages dans des situations peu agréables - (cliffhanger = suspendu à une falaise, c'est assez explicite) - et je dois reconnaître qu'il a réussi à utiliser ce procédé avec beaucoup d'adresse. La multitude de situations se produisant simultanément dans cette histoire permet de passer d'un plan à un autre, respectivement d'un groupe de personnages à un autre - avec une tension allant crescendo. L'intrigue progresse, les divers plans se regroupent, pour ensuite se chevaucher et finalement se fondre entre eux. Une culture du suspense assez prodigieuse je dois dire!
    Je ne sais pas trop comment classer ce roman. Peut-être dans le genre thriller de conspiration, d'espionnage? Il y a la tension, j'en ai parlé avant. Également une sorte de crainte, d'angoisse relatives aux personnages qui sont continuellement pourchassés et talonnés de près! Ou alors encore mieux; je le définirais comme un techno-thriller! Et oui car vous allez être servi en technologie de pointe et piratage informatique. Eric Descamps doit certainement posséder un sacré bagage dans ce domaine. Ou alors il s'est extrêmement bien documenté pour écrire son livre, mais je ne le crois pas. Lors de la lecture, nous percevons clairement une puissante maîtrise en la matière. Mais je vous rassure, même si vous êtes un vrai manche au niveau informatique, vous allez largement vous en sortir. L'auteur utilise toutes les opportunités, toutes les occasions favorables pour nous rendre la lecture limpide.
    L'auteur, par ce techno-thriller, nous rend attentif sur la problématique des réseaux informatiques, leurs limites, leurs dangers mais surtout leurs possibilités qui semblent presque illimitées. Il place également dans son intrigue une autre sorte de réseau bien structuré, composé d'éléments extrêmement bien reliés les uns aux autres, celui des abeilles et des frelons d'Asie, qui prendront une importance capitale dans cette intrigue, durant laquelle souffle un vent chargé de menaces. Un bruit sourd émis en continu va déranger le lecteur du début à la fin, un bourdonnement qui représente certainement une haute tension qui se déplace dans les veines, ou alors tout simplement le grondement régulier des hyménoptères qui tournent autour de vous telles des vautours.
    En quelques mots, je vais vous présenter les divers plans qui forment cette intrigue qui démarre, je dois dire, relativement fort. Je ne vais pas m'engouffrer dans les détails, cela ne servirait à rien. Je ne veux justement pas aller trop loin afin que ce livre conserve l'entier de son suspense et de son rythme, ce qui est à mon sens son point fort.
    Daniel, père de famille à la recherche de travail, est mandaté par un service de Météo France pour un petit boulot. Sa mission consiste à aller placer au sommet d'une colline un appareil permettant de prendre quelques mesures. Mais voilà, au terme de cette tâche, Daniel tombe malade, direction les urgences. le diagnostique est sans appel, notre homme est atteint du virus de la grippe H1N1 et la transmet par la même occasion à sa petite fille Valérie. Nous apprendrons par la suite que de nombreuses autres personnes ont également été embauchés aux quatre coins de la France pour cette même mission, et ainsi déposer ces fameuses stations météorologiques dans des lieux bien précis. Enfin... stations météorologiques, pas vraiment ça!
    Dominique et Judith, jeune mariés, partent en voyage de noce dans le Vaucluse, afin de prendre un peu de bon temps et profiter pleinement dans leur nouveau statut conjugal dans une petite maison isolée. La belle vie! Alors qu'elle se trouve dans la chambre en attendant son mari qui fait quelques longueurs dans la piscine, Judith est attaquée par un essaim d'abeilles particulièrement agressives. Allergique au venin, Judith termine à l'hôpital dans un profond coma.
    Milos, pirate informatique particulièrement doué, vient de créer un virus, ou plutôt une technique nommée "la chute des dominos", qui permettrait de s'infiltrer dans les réseaux les mieux protégés, en prendre le contrôle et disparaître sans laisser de trace. Évidemment, cette brillante méthode suscite bien des convoitises, peut-être même dans des secteurs proches de l'OTAN, comme le Centre Interallié de Lutte contre le Terrorisme Informatique (CILTI). Notre hacker est très surveillé - vous vous en doutez bien - et le développement de son virus est pour lui le point de départ d'une aventure qui va s'avérer plutôt agitée. Sa méthode hautement performante placée entre des mains mal intentionnées peut s'avérer catastrophique.
    Et finalement, que vient faire une puissante entreprise agro-alimentaire ayant pignon sur rue dans cette histoire? Cette organisation, MeyerLintz, dirigée par les trois frères Kettenmeyer, va s'avérer être très proche de ce que je viens de vous expliquer. A présent, à vous d'essayer de faire le lien entre tout ces tableaux qui vont finir par fondre les uns dans les autres, petit à petit. Terrorisme? Manipulation génétique? Drame écologique? Peut-on maîtriser et contrôler des prédateurs naturels afin de les utiliser pour un acte de terrorisme, pour créer le chaos, l'angoisse et la confusion totale en Europe.
    Eric Descamps met tout cela en place avec beaucoup de dextérité et de précision. Il met en scène des personnages tout à fait ordinaires, pas de super héros. Des gens qui se retrouvent dans une situation menaçante et qui vont devenir, à force d'être persécutés et pris pour cibles, méchamment perspicace et déterminés! A l'image de Dominique, ex-flic, qui sent son épouse partir toujours plus loin dans son coma et qui va mettre tout en oeuvre pour comprendre ce qui l'a mise dans un tel état - et surtout qui!
    L'auteur nous réserve également un moment assez fort - quelque peu surnaturel - entre une petite fille et une femme dans le coma. Un clin d'œil très humain, très profond, qui prend une place intéressante dans cette intrigue, et surtout dans son dénouement.
    Filatures, surveillances, courses-poursuite mémorables entre la Suisse, la France et la Belgique! le rythme sera constant et soutenu jusqu'à la dernière page. Les personnages, que l'auteur maltraite sans ménagement, vont devenir de plus en plus attachants et le lecteur aura envie de prendre sur lui quelques unes de leurs douleurs afin de rendre leur souffrance un peu plus supportable. de méchants tueurs de deux mètres de haut se déplaçant en Audi A3, des gentils, des dirigeants qui veulent s'accaparer du monde entier et peut-être même de ses alentours, de méchants virus informatiques...; c'est clair, ce sont des clichés, des idées toutes faites, mais par la plume d'Eric Descamps, ça passe plutôt bien et franchement ça déménage! En plus, cela se passe près de chez nous... ;-)
    A présent, si vous voulez savoir jusqu'où sont prêts à aller certaines personnes pour se profiler, pour tenter de prendre le pouvoir au dépend de ses concitoyens en souhaitant créer le chaos total, montez dans le TGV manoeuvré par Eric Descamps, car c'est vraiment à grande allure qu'il va vous emmener jusqu'au dénouement. Bonne lecture.

    Lien : http://passion-romans.over-blog.com/article-alveoles-d-eric-descamps..
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    • Livres 5.00/5
    Par dgcourrier, le 17 mai 2012

    dgcourrier
    Une merveilleuse surprise, voilà comment je peux qualifier Alvéoles. Tout débute avec un couple de jeunes mariés, douceur de vivre, joie au coeur...
    Puis l'intrigue qui se noue et les personnages qui se croisent.
    Les chapitres sont courts, dynamiques et prenants. Par petites touches le suspense monte crescendo jusqu'à nous entraîner dans les dédales d'un complot international, (je ne dirai rien, mais les abeilles ont un grand rôle) les courses poursuites, et l'urgence.
    Le coeur bat plus fort, les pages se tournent toutes seules, on ne peut plus lâcher le roman sans avoir la frustration d'avoir laissé les personnages dans une situation haletante. Vraiment un grand bon moment de lecture.
    A ne pas manquer !
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    • Livres 4.00/5
    Par Atine, le 17 mars 2012

    Atine
    Format Kindle disponible sur amazon à 50% de prix de l'ouvrage papier

    Lien : http://www.amazon.fr/Alvéoles-ebook/dp/B007EUSLNM
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    • Livres 4.00/5
    Par Atine, le 05 mars 2012

    Atine
    Je relaie un billet positif de Nathalie sur son blog:

    Lien : http://nath-pageapage.blogspot.com/2012/03/alveoles-de-eric-descamps..
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    • Livres 4.00/5
    Par Atine, le 12 mars 2012

    Atine
    Je relaie une critique de Mars 2012 via livraddict

    Lien : http://autourdeslivres.blogspot.com/2012/03/alveoles-deric-descamps...
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Citations et extraits

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  • Par Atine, le 30 novembre 2011

    Je m'appelle Dominique.
     
    Mimmo pour mes amis.
     
    C'est une histoire à dormir debout qui m'amène à prendre contact.
     
    Il y a deux jours, un essaim d'abeilles s'est attaqué à ma femme. Nous étions au début de notre voyage de noces. Tout s'est passé en quelques minutes. 
     
    Elle est aujourd'hui entre la vie et la mort.
     
    Pourtant, ce n'est pas pour vous parler d'elle que je vous transmets ce message. Je veux vous avertir d'une menace. 
     
    Tout à commencé lorsque les médecins m'ont parlé. Ce qui est arrivé à ma femme est loin d'être un phénomène isolé. C'est même tout le contraire: on assiste à une véritable explosion de ces agressions, partout en Europe.
     
    Je me suis renseigné. Les abeilles sont agressives parce qu'elles sont désorganisées, désorientées, et surtout menacées. Et pour cause: elles sont elles-mêmes victimes d'un nouvel agresseur: Vespa Velutina, que l'on appelle aussi le "Frelon Asiatique". Ce frelon relativement discret vis-à-vis de l'homme extermine des ruches entières, et les pousse à déserter leur foyer, rendant l'essaim fou furieux. 
     
    C'est un essaim en perdition qui s'est jeté sur ma femme.
     
    Mais il y a plus grave. Depuis des années, on parle ici et là de la progression de Vespa Velutina en Europe: apparemment quelques nids seraient arrivés dans le sous-ouest de la France en 2004, transportés dans le fret de bateaux. La vérité est bien plus effrayante: les frelons sont élevés, puis disséminés de manière systématique partout en Europe. 
     
    Je sais depuis deux heures à peine qui est derrière cette opération. Même si j'ignore encore quelles sont ses motivations ultimes, il est évident que c'est la survie de nos abeilles qui est visée, et donc l'équilibre de notre chaîne alimentaire. Sans abeilles, c'est tout le monde végétal qui bascule, puis le monde animal. Je vous laisse imaginer les conséquences. Face à cela, la crise des dettes souveraines de nos états européens passe pour une petite fièvre.
    Ce que je sais constitue désormais une menace pour ma femme, pour moi, et les quelques personnes qui me côtoient depuis le début de cette affaire. Ce matin même, on a tenté de me réduire au silence. 
     
    Je refuse de me cacher. Je refuse de fuir. Je refuse de laisser ces gens menacer ma famille, de les laisser pousser notre monde au bord de la famine.
     
    Le temps presse. Je me rends  ce soir à la rencontre de ceux qui tentent de programmer notre faim, ou notre fin, j'ignore quelle orthographe convient le mieux. J'ai en ma possession assez de preuves matérielles pour confondre l'organisateur de cet holocauste. 
     
    Ce que j'attends de vous est très simple. J'ai illustré sur une page web la description des objets qui sont utilisés pour disséminer les frelons prédateurs d'abeilles. J'ai décrit leurs méthodes, noté ce que j'ai appris sur leur organisation. Je vous invite à visiter cette page, et à prendre connaissance de son contenu. Le lien est à votre disposition à la fin de ce texte.
     
    C'est votre prise de connaissance qui constitue mon assurance-vie: plus nombreux sont les internautes qui liront ce message et mes notes, plus fortes sont mes chances de tenir ces terroristes écologiques en échec. Lisez, et transmettez ce message à vos connaissances. 
     
    Si je réussis, la presse en fera sa une.
     
    Si j'échoue, il restera votre mémoire. J'ai confiance en votre réaction. 
     
    Ceux qui dirigent cette opération croient que je ne peux rien contre eux. À leur place, je serais du même avis: ils disposent de moyens considérables. Ils ont des yeux partout, des pièges prêts à se refermer sur toute personne qui leur opposera sa résistance. Tôt ou tard, leurs hommes me trouveront.
     
    Avec votre aide, la peur peut changer de camp. 
     
    Et même si vous ne pouvez rien pour moi, si vous n'avez jamais entendu parler de frelons tueurs d'abeilles, ou si leur sort vous est indifférent, pensez à ma femme. Elle s'appelle Judith. Priez la Madone pour elle. Je suis sûr qu'elle vous entendra.
     
    A bientôt j'espère,
     
    Mimmo
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  • Par Atine, le 25 juillet 2011

    Comment réagiraient-ils, ces danseurs shootés à l'opium des réseaux sociaux, en apprenant par le Net ce qui se dit dans leur dos, au bureau ou à l'issue d'une soirée chez des amis ? En goûtant aux parfums sucrés du plaisir volé que leur conjoint avait pris la veille, avec un partenaire rencontré dans l'anonymat d'un site favorisant les rencontres sans lendemain ? Étaient-ils conscients que des vies pouvaient être menacées, des citoyens incarcérés, torturés, par la simple apparition d'un nom sur un Forum ? Connaissaient-ils les dissidents iraniens exécutés parce que leur rencontre avec un journaliste occidental avait laissé une trace sur le Net ?

    Non, ils ne savaient rien de tout cela. Pire : cela les laissait totalement indifférents. La vie, la mort, tout cela était devenu relatif. Sur la blogosphère, Mickael Jackson était toujours vivant, mais nombre de présentateurs vedettes étaient morts à plusieurs reprises, pour aussitôt ressusciter au prix de démentis officiels, relayés à leur tour par les mêmes autoroutes de l'information. Le nouveau Graal des masses populaires, cette transparence si séduisante gagnait du terrain chaque jour. Elle allait et venait au pied des falaises de la démocratie, prête à mordre dans la paroi meuble du suffrage universel.

    La démocratie. Le pire des régimes après tous les autres, avait dit Churchill. Franz n'était pas loin de penser qu'en l'absence d'électrochoc, elle aurait bien du souci à se faire.

    Il devait réussir, quel qu'en soit le prix.
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  • Par Atine, le 04 juillet 2011

    Alors c'était cela qui se passait lorsque l'on prenait le temps de mourir ? On perdait peu à peu ses mots comme un vieillard ses cheveux, jusqu'à ce que l'âme, dépouillée des ultimes notions terrestres, en revienne à sa virginité ? Les mots que l'on avait mis dans notre tête, que l'on avait laborieusement babillés, répétés, appris à écrire, étaient-ils là juste pour nous maintenir conscients ?

    Judith trouvait l'idée séduisante, mais à présent que ses pensées s'effilochaient avec lenteur, en faire sa conviction était bien au-dessus de ses capacités.

    Elle se demanda si quelqu'un l'accompagnerait, au dernier moment, et en y pensant, se rendit compte qu'elle n'aurait peut-être pas le temps de faire le tour de la question.
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  • Par Atine, le 01 août 2011

    — Tu racontes n'importe quoi, Dieter. Tu sais bien que nous n'avons pas prévu d'affamer la terre entière. Nous allons agiter une menace et en tirer profit.
    Dieter soupira longuement avant de continuer :
    — C'est ce que disaient les deux blocs lors de la guerre froide.
    — À moins que ma mémoire me fasse défaut, aucun d'entre eux n'a pressé le bouton.
    — Aucun d'entre eux n'en est ressorti vainqueur non plus.
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  • Par Atine, le 19 janvier 2012

    — L'air est froid.
    — Tu sens encore la chaleur qui nous entoure ?
    — Oui. Elle est dans mon dos, mais devant moi c'est glacé.
    — Comme en hiver ?
    — Non.
    — Comme à la montagne ?
    — Non. À la montagne, le froid pince la peau. Ici il pince loin.
    — Loin ?
    — Profond. Le ventre.
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