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ISBN : 2080703285
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 163 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Mettre en question, une fois dans sa vie, tout ce que l'on croyait savoir, afin d'atteindre une certitude entière et définitive : un tel programme ne mérite-t-il pas qu'on lui consacre quelques heures de lecture ? L'itinéraire de Descartes ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Colinvian, le 21 juillet 2013

    Colinvian
    Classique de la philosophie, cet ouvrage m'a paru tantôt brillant, tantôt immensément décevant.
    Il faut dire que Descartes commence fort : dès son prologue, il affirme que le lecteur est sur le point de découvrir, en lisant ces quelques dizaines de pages, les preuves de l'immortalité de l'âme et de l'existence de Dieu. Rien que ça ! La déception est encore plus prévisible que dans "Lost", c'est dire.
    Après un abrégé des méditations à suivre qui est loin d'être inutile, on est plongé tout de suite dans la première méditation. Et celle ci est à mon sens la plus intéressante : réalisant que l'essentiel de ses repères se fonde sur des préjugés acquis généralement dès l'enfance, Descartes entreprend de tout remettre en doute pour voir si, au final, il n'y aurait pas quelque chose qui soit indubitable, donc vrai. La démarche est soigneusement expliquée (le "mauvais génie" imaginé est une idée très forte, à laquelle, je pense, nous avons tous déjà songé sans la mettre précisément en forme) et l'expérience se révèle productive : A la seconde méditation, Descartes aboutit au fameux cogito, génialement démontré, qui parait presque impossible à contester dans son ensemble et auquel chaque individu semble pouvoir aboutir à la suite d'une méditation similaire.
    Mais les choses se corsent. Tout échauffé par ses premières conclusions, Descartes s'approche vite du soleil en souhaitant démontrer l'existence de Dieu. On rit doucement, mais le livre inclut d'exclure tout préjugé pendant sa lecture. Alors l'on suit le raisonnement cartésien, on se laisse bercer tranquillement, attendant de voir ou il pourrait mener.
    Réponse : A pas grand chose. Les "preuves" de l'existence de Dieu (car il y en aurait plusieurs !) sont assez faibles, très contestables et mêmes réfutables, sont donc tout sauf des preuves, sinon des syllogismes imparfaits. Et l'ennui de l'ouvrage, c'est qu'il se fonde entièrement, à partir de cette troisième méditation, sur le principe que Dieu existe (puisque Descartes pense l'avoir prouvé). Immortalité de l'âme et sa distinction avec le corps, réflexion sur le vrai et le faux... Tout cela n'est absolument pas convaincant, presque complétement inintéressant pour qui n'est pas un fervent croyant et n'a pas été convaincu par les raisonnements précédents : là est l'immense faiblesse de ces méditations, et l'explication évidente de l'ennui qui s'empare de beaucoup à la lecture de celles ci.
    Je retiendrais donc surtout de cet ouvrage la fameuse expérience du doute, génialement présentée, avec une humanité des plus sincères qui vient affronter parfois cette philosophie (ce passage touchant où Descartes exprime son envie de retomber dans l'illusion qui parait bien plus facile à vivre) et l'aboutissement au très intéressant cogito.
    Dommage que la suite ne soit pas aussi bonne, mais au moins aura-t-il essayé, et même dans ce que je considère comme des erreurs ou des passages très faibles dans l'argumentation, la volonté et l'intelligence de certains propos sauvent cette fin d'ouvrage.
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    • Livres 4.00/5
    Par Shakespeare, le 16 janvier 2015

    Shakespeare
    Pour critiquer Descartes, Kant devait avoir un sacré bagage intellectuel et un sacré esprit analytique.
    En effet, pour se permettre de critiquer une oeuvre, il faut avant tout la comprendre. Or, je dois le reconnaître n'avoir pas tout compris des méditations métaphysiques. A défaut de critiquer l'oeuvre, je partage donc mon ressenti.
    Si les premières méditations sont plutôt claires et amènent le lecteur à réfléchir sur la réalité de son propre savoir, Descartes devient plutôt complexe lorsqu'il commence à démontrer l'existence de Dieu. Il démontre cela de trois manières différentes. A mon sens, l'argument ontologique n'est pas convaincant (Dieu existe parce qu'il est parfait et sans l'existence, il ne le serait pas).Le premier prémisse n'est pas prouvé et est un postulat (Dieu est parfait).
    La seconde preuve de l'existence de Dieu consiste à dire que l'idée de perfection n'a pu être mise dans nos esprits finis que par Dieu car nous n'avons pas les capacités innés de penser la perfection divine. L'argument me convainc peu car on pourrait dire de même du Père Noël finalement.
    Enfin, la dernière preuve est celle qui consiste à dire que "l'existence propre à chaque homme ne tient pas de l'homme lui-même puisqu'il se serait créé parfait et ainsi, il serait Dieu. Elle ne peut donc être attribuée qu'à Dieu, être parfait." Même si elle ne me convainc pas non plus, je dois admettre ne pas la comprendre suffisamment une fois contextualisée dans le livre pour me permettre quelque réfutation.
    Mais Descartes ne cherche pas seulement à démontrer l'existence de Dieu. Non, au fil des méditations, on y découvre la distinction cartésienne entre le corps et l'esprit, le doute méthodique, les notions métaphysiques de base, la nature du vrai et du faux... Les Méditations Métaphysiques reste un ouvrage intéressant et utile à soi-même bien que par moment difficile à comprendre.
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    • Livres 5.00/5
    Par _BNFA, le 26 mars 2014

    _BNFA
    « Je pense, donc je suis » : cet aphorisme de Descartes parachève une étape cruciale de sa pensée. le philosophe détaille sa théorie en latin dans les Méditations métaphysiques, rédigées à l'intention des lettrés, et en français dans le Discours de la méthode, une version destinée au peuple.
    Descartes part d'un constat simple : nous ne pouvons rien tenir de ce qui nous entoure pour assuré. Il en prend pour preuves les mirages, les illusions d'optique et toutes les interprétations fausses de la nature. Afin d'atteindre une connaissance certaine, il doit d'abord détruire toutes ses idées, au moyen du procédé cognitif du doute méthodique.
    Alors que plus aucun savoir n'existe en lui, il trouve cependant une évidence : l'activité de pensée ne peut se faire dans le vide. Elle suppose un sujet qui réfléchit.
    « Je pense, donc je suis » affirme donc l'existence de deux choses : un « moi » et des idées qui l'habitent. À partir de là, et aussi de la foi en l'existence d'un Dieu que Descartes ne peut laisser de côté – Inquisition oblige peut-être –, le philosophe reconstruira tout l'édifice du savoir.
    La théorie de Descartes fonde l'idéalisme, un des grands courants de la philosophie de la connaissance. Au contraire du matérialisme, pour qui l'objet existe vraiment hors de nous, pour l'idéalisme, la seule réalité sûre est celle de nos pensées. Pour mener ce raisonnement aussi loin que l'idéaliste absolu George Berkeley, peut-être rien, hors de moi, n'existe-t-il – hormis Dieu, complétait toutefois lui aussi cet évêque irlandais du dix-huitième siècle.
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    • Livres 4.00/5
    Par GuillaumeTM, le 29 mars 2013

    GuillaumeTM
    Après nous avoir raconté un peu son parcours et expliqué sa méthode pour philosopher dans le "Discours de la méthode", Descartes, à présent, la met en pratique dans cet ouvrage-ci, et va donc bien plus loin. Là où "l'homme est une chose pensante" se substitue au fameux "je pense donc je suis".
    Descartes s'enferme dans un solipsisme angoissant et avance à tâtons au sein des obscurs méandres de sa conscience, ne négligeant aucune question essentielle au bon déroulement de sa pensée avec une rigueur intellectuelle qui ferait rougir plus d'un sophiste. il y découvre, au bout du compte, de l'or que seuls ses successeurs sauront davantage faire briller à la surface de la terre.
    Pour démontrer l'existence de Dieu, il se base sur le fait qu'un effet est toujours précédé par une cause, comme des dominos placés debout en ligne et, où il ne suffit plus que de donner une petite poussée pour qu'ils tombent les uns sur les autres.
    Cet ouvrage est l'un des plus importants et de la philosophie moderne qui inspira Husserl pour ses "Méditations cartésiennes", pour ne citer qu'un exemple.
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    • Livres 2.00/5
    Par lucioler, le 09 juin 2011

    lucioler
    Livre que j'avoue n'avoir pas su apprécier dans son ensemble. Ces démonstrations ne m'ont pas réellement convaincues, l'introduction me semble un résumé bien suffisant et je me suis arrête à la quatrième méditation. Mais les théories qu'ils posent ont eu une réelle portée sur toute la fondation de notre société, vision qui doit à présent être dépassée ? Merci Merleau Ponthy ! En tout cas c'est un livre que je ne conseille pas pour une entrée dans la philosophie qui aurait plutôt tendance à un dégoût pour cet matière dont on a tellement à apprendre !
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Citations et extraits

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  • Par GuillaumeTM, le 25 septembre 2013

    Ainsi, lorsque vous parlez ici d'un être corporel très parfait, si vous prenez le nom de très parfait absolument, en sorte que vous entendiez que le corps est un être dans lequel se rencontrent toutes les perfections, vous dites des choses qui se contrarient : d'autant que la nature du corps enferme plusieurs imperfections : par exemple, que le corps soit divisible en parties, que chacune de ses parties ne soit pas l'autre, et autres semblables; car c'est une chose de soi manifeste que c'est une plus grande perfection de ne pouvoir être divisé que de le pouvoir être, etc. Que si vous entendez seulement ce qui est très parfait dans le genre du corps, cela n'est point le vrai Dieu.

    Extrait des réponses aux secondes Objections.
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  • Par grisette, le 08 juin 2010

    Mais qu’est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est-ce donc qu’une chose qui pense ? C’est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent. Certes ce n’est pas peu si toutes choses appartiennent à ma nature(...)

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  • Par Zabou, le 18 juillet 2010

    Et tout de même qu'un esclave qui jouissait dans le sommeil d'une liberté imaginaire, lorsqu'il commence à soupçonner que sa liberté n'est qu'un songe, craint d'être réveillé, et conspire avec ces illusions agréables pour en être plus longuement abusé, ainsi, je retombe insensiblement de moi-même dans mes anciennes opinions.

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  • Par GuillaumeTM, le 21 juillet 2013

    Je fermerai maintenant les yeux, je boucherai mes oreilles, je détournerai tous mes sens, j'effacerai même de ma pensée toutes les images des choses corporelles, ou du moins, parce qu'à peine cela se peut-il faire, je les réputerai comme vaines et comme fausses; et ainsi m'entretenant seulement moi-même, et considérant mon intérieur, je tâcherai de me rendre peu à peu plus connu et plus familier à moi-même.
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  • Par GuillaumeTM, le 21 juillet 2013

    Si par hasard je ne regardais d'une fenêtre des hommes qui passent dans la rue, à la vue desquels je ne manque pas de dire que je vois des hommes (...); et cependant que je vois de cette fenêtre, sinon des chapeaux et des manteaux, qui peuvent couvrir des spectres ou des hommes feints qui ne remuent que par ressorts ? Mais je juge que ce sont de vrais hommes; et ainsi je comprends, par la seule puissance de juger qui réside en mon esprit, ce que je croyais voir de mes yeux.
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