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ISBN : 2752907346
Éditeur : Libretto (2012)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pardonnez à ces sept hommes victimes d'étranges maléfices, venus chercher dans le confessionnal une oreille attentive au récit de leur infortune et implorer le salut de leur âme souillée par la curiosité et la faiblesse de la chair. Pardonnez aussi à cette femme calomni... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Sesheta, le 07 novembre 2012

    Sesheta
    Les apparences sont trompeuses, ce livre commence par un avertissement au lecteur, qui bien entendu fait partie intégrante de l'œuvre, nous tenons entre nos mains « un livre si dangereux qu'il avait été emmuré au fond d'une alcôve » et « Quiconque aurait la témérité de l'exhumer de ses oubliettes serait excommunié sur-le-champ sans espoir de pardon ». Nous sommes alors en conditions, prêts à souffrir les émanations sulfureuses que dégagent ce livre, prêts à en subir les conséquences, prêts à recevoir les foudres de Dieu, ou du moins de ses représentants sur terre.
    Les apparences sont trompeuses, malgré sa forme en huit confessions, huit récits apparemment indépendants, cet ouvrage est bel est bien un roman, il forme un tout cohérent aux parties finalement indissociables si l'on souhaite en saisir toutes les saveurs, en connaître tous les parfums, en explorer toutes les facettes, en effleurer le moindre relief... C'est au huitième récit que notre lecture des confessions précédentes bénéficie d'un nouvel éclairage, les liens se retissent pour former un nouveau motif, tout est bouleversé… le doute, le doute s'insinue… Aussi, est-il important de lire jusqu'au bout. Mais pour préserver tout le piquant de cet œuvre, je ne dévoilerais aucun passage de cette dernière parole confessée à l'oreille du prêtre. Non, je ne déflorerais pas l'ultime secret… car, s'il y a bien une chose à retenir de cette lecture, c'est qu'il faut savoir rester sobre et se contenter de peu. Alors, chut !
    Je commencerais donc moi aussi par un avertissement :
    Si vous ouvrez ce livre, lisez-le impérativement jusqu'au bout.
    Oui, lire jusqu'au bout. Si je le précise, je vous le confesse, c'est que j'ai bien failli m'arrêter au milieu du chemin, lassée, dès le quatrième, par la structure répétitive des sept premiers récits :
    Confession faite à un prêtre par un homme infirme, mutilé. Il raconte que cela s'est produit lors d'un voyage en Orient ou en Afrique, en quête de richesses et de gloire,…
    " Avant ce moment, je n'avais pas pleinement mesuré mon espoir d'atteindre un jour les villes verticales du désert. Et voilà que je commençais à imaginer les conséquences que leur découverte aurait sur ma propre vie. Je me voyais rentrer au pays couronné de gloire, devenir le maître d'œuvre des plus imposants édifices jamais érigés, et inscrire mon nom en lettres d'or dans le grand livre de l'architecture. " (4- INCENSUM NEFARIUM, p.85)
    … généralement parti à la recherche d'un bien précieux et des plus rares, il a rencontré une femme étrange à la lèvre fendue…
    " J'avais parlé trop vite. Car des profondeurs du sépulcre me répondit presque aussitôt une voix qui me glaça les sangs tant sa manifestation était soudaine et inattendue. Comment vous décrirais-je cette voix ? Elle était susurrante, suspicieuse, avec des inflexions sinistres qui me firent l'associer à un sifflement de serpent. " (1- STIGMA DIABOLICUM, p.22)
    … qui a porté à sa connaissance l'existence d'un bien encore plus rare, plus noble, plus parfait…
    " « Pourquoi l'odeur du safran n'aurait-elle qu'une seule source ? La mienne ne provient pas du crocus et si vous désirez la connaître, il faudra m'accompagner aux jardins flottants. »
    […] elle avait piqué ma curiosité. Si une autre plante possédait les mêmes principes aromatiques que le Crocus sativus, n'était-il pas dans mon intérêt de m'en assurer ? " (1- STIGMA DIABOLICUM, p.26-27)
    … sous le charme duquel il est tombé en admiration totale,…
    " Comment en étais-je venu à mépriser ce que j'admirais tant quelques heures auparavant ? J'imagine que la valeur que nous attachons à un objet s'établit par comparaison, et que l'arrivée d'une curiosité encore plus rare suffit à le déprécier à nos yeux irrémédiablement. " (5- OCULUS MALIGNUS, p.102)
    … et qu'il a alors désiré posséder plus que tout, et ce malgré toute l'étrangeté de sa provenance, jusqu'à oublier tout le reste, jusqu'à en perdre tout bon sens, …
    " Ne soyez pas rebuté par les vapeurs astringentes qui s'en émanent, humez-le comme si vous cherchiez à vous en repaître… Voilà. Vous êtes déjà impuissant à vous en détourner, vous titubez, vous avez l'impression que vos sens vont bientôt vous abandonner. […] L'arôme de ce brin cramoisi, en s'insinuant en vous, n'éveille-t-il pas des pensées vénéneuses où la douloureuse douceur de la dépravation se mêle à la joyeuse amertume de la corruption ? " (1- STIGMA DIABOLICUM, p.14)
    " […] je me laissai subjuguer par le parfum vénéneux qui s'en dégageait. J'en gavai mes narines, ma gorge et mes poumons, je me perdis dans ce que je ne pourrais décrire autrement que comme une contemplation olfactive – un état qui gagna bientôt mes autres sens. En proie aux plus brûlantes extases, j'avais des visions exaltées, je goûtais des saveurs interdites, j'entendais des musiques profanes. " (1- STIGMA DIABOLICUM, p.30)
    … jusqu'à être puni par où il a péché, à en être marqué définitivement jusque dans sa chair.
    " En enlevant mes vêtements, je constatai que ma peau était couverte de marques rouges partout où le fouet l'avait léchée. Je ne m'en inquiétai pas et m'enduisis généreusement de pommade avant d'aller me coucher. le lendemain, à mon réveil, les marques ne s'étaient pas estompées. Elles étaient devenues au contraire plus foncées, presque cramoisies. Elles ne sont jamais disparues. Elles ont peint la honte sur mon visage à l'encre indélébile. " (2- FLAGELLUM FASCINORUM, p.53)
    Certains récits sortent un peu, mais si peu, de ce schéma par de légers détails… Insuffisamment pour empêcher la lassitude, malheureusement. Sept fois quasiment la même histoire, il y a de quoi s'ennuyer ! J'en ai même lâché le bouquin pendant au moins une semaine avant de m'y remettre. Par contre, au sixième récit, quelque chose change, la créature se rapproche… Méfiance, mon père, « Refusez-lui votre bénédiction ». Non, « Fuyez, mon père » car à la septième confession, le danger a d'ores et déjà pris place en votre église, la créature « a déjà commencé à transformer votre église en pandémonium de l'Enfer ».
    Et nous voici à la huitième confession, bien différente, celle qui donne tout son sens à l'histoire et nous propose une autre vision des autres confessions, celle qui unit tous ces destins, celle qui est la plus intéressante mais qui serait quelque peu dépourvue d'une partie de son sens sans les autres, cette dernière confession sur laquelle je garderai le silence, je vous ai promis le secret, je m'y tiendrai… du mieux que je peux !
    Personnellement, je ne suis pas tombée en pamoison devant l'écriture soit disant « somptueuse » de cette œuvre (cf 4e de couv.). Oui, ces pages dégagent un léger parfum de souffre, elles possèdent certes aussi un charme suranné, deux arguments auxquels je n'ai pas été totalement insensible. Cela me rappelle même les histoires du folklore autour des rencontres avec le diable ou d'autres créatures étranges, telles que j'ai pu en lire dans ma jeunesse dans des ouvrages comme « Les evangiles du diable » (documents rassemblés par Claude Seignolle aux éditions G.-P. Maisonneuve et Larose) ou plus récemment dans les anthologies de Claude Lecouteux (collection Merveilleux des éditions J.Corti : « Elle mangeait son linceul », « Elle courait le garou »). Ici, les récits sont à peine mieux écrits que dans les documents précités qui, eux au moins, n'ont pas de prétention littéraire. Non, là j'exagère. Disons que cette œuvre se trouve quelque part entre le récit fantastique du 19e siècle (Maupassant, Théophile Gautier, Villiers de L'Isle-Adam…) et le document, froid mais intéressant. Effectivement, j'ai trouvé ces récits très surfaits, voire scolaires, sans doute à cause du schéma répété à chaque confession, mais aussi parce que les éléments posés sur cette trame semblent tout droit sortis d'une encyclopédie ou d'un guide touristique (ce qui peut s'expliquer à la lecture du dernier récit... mais c'est un peu facile !). de plus les différents personnages paraissent totalement inexistants. Résultat, je suis restée à distance de l'histoire, et même si j'ai apprécié certaines descriptions et l'emploi d'un vocabulaire plus soutenu que d'ordinaire, je me suis vite ennuyée. le dernier chapitre, renversant si je peux dire, ne peut pas tout sauver à lui tout seul, malheureusement. Je m'attendais à mieux après la lecture de la quatrième de couverture et de divers avis lus sur la Toile... Donc, forcément, assez déçue...
    http://chaosdecritures.over-blog.com/article-Maleficium-martine-desjardins-112069822.html

    Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/article-maleficium-martine-desj..
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 02 février 2014

    Luniver
    Présenté comme un livre interdit sous peine d'excommunication, Maleficium comporte sept nouvelles à classer entre fantastique et horreur. Ces sept nouvelles sont en fait sept confessions d'hommes qui ont été mis en présence du but de leur vie, sans se rendre compte sur le moment que le prix à payer pour l'obtenir était terriblement lourd. L'Enfer s'est bien renouvelé, troquant le soufre pour le safran le plus raffiné, les écailles de tortue les plus rares ou les précieux tapis de cheveux.
    L'auteure nous balade dans les coins les plus exotiques de la planète : au cœur de l'Afrique, en Inde, au Moyen-Orient, … L'ambiance de fin du XIXe siècle contribue aussi au dépaysement. Les nouvelles présente toutes la même structure de récit. Les ayant lues à plusieurs jours d'intervalle, ça ne m'a pas particulièrement gêné, mais les lire toutes à la suite n'est sans doute pas une bonne idée.
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  • Par ERICANSE, le 14 novembre 2012

    ERICANSE
    Mon avis (Novembre 2012) : Commençons par remercier le site Babelio, grâce auquel nous avons découvert cet ouvrage, qui serait autrement passé inaperçu. Maleficium, voilà le traité de l'hérétique abbé Savoie (1877-1913) que nous livre la journaliste Martine Desjardins. Cette dernière nous relate alors les confessions de 7 Hommes, qui se sont lancés dans une quête aventureuse, qu'il s'agisse d'encens ou d'insectes rares notamment. Ce sera alors autant d'occasions que de rencontrer des bizarreries et autres malformations de ces personnages. Bien évidemment, la 8ème confession révèle une surprise, réunissant, à sa manière, toutes les autres.
    Martine Desjardins nous livre donc une description, comme on en voyait à la grande époque de ces cabinets de curiosité. Il faut réussir à pénétrer chacune de ces histoires, empreintes de religion, de mystères et d'imaginaire. Celui de l'auteur est à la hauteur de nos espérances et on se force à parvenir au bout de chacune de ces confessions pour comprendre, si besoin en était, la morale de ce récit.
    Pour écrire son roman, car il s'agit bien d'un roman, Martine Desjardins s'est documentée et les multiples récits attestent de cette érudition, même si pour le plaisir de la lecture, certaines libertés ont été prises avec certains personnages.
    Le pari est réussi pour ce Maleficium, pour lequel nous avons pris un plaisir certain à explorer ces personnalités en apparence si différentes et pourtant toutes réunies dans une recherche effrénée de « sens » à leur quête. L'écriture est fluide et donne envie de poursuivre encore et encore, même si certaines longueurs peuvent néanmoins se faire sentir, notamment lorsqu'il s'agit de décrire difformités et autres anomalies.
    Un ouvrage à découvrir et à lire en 8 épisodes bien évidemment.

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    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 16 octobre 2012

    yv1
    Au départ, j'ai cru avoir affaire à un recueil de nouvelles ayant des personnages et des lieux en commun. Mais c'est bien plus que cela. C'est un roman baroque construit et huit chapitres et un prologue m'avertissant que je lisais un livre dangereux, soit-disant caché par l'évêché de Montréal, un livre écrit par l'abbé Jérome Savoie.
    Ma réserve viendrait d'une répétition certaine dans la construction des huit chapitres. Lorsqu'on aborde le cinquième ou le sixième, on sent une pointe de lassitude, mais finalement largement compensée par une écriture magnifique. Martine Desjardins travaille son écriture, sans que l'on sente la sueur que ça lui a sans doute coûté. Elle use d'un langue recherchée, qui sent le XIXe, le voyage, l'exotisme, la sensualité.
    Un -gros-soupçon de fantastique qui fleure bon l'époque également est le bienvenu. Immédiatement, j'ai pensé à Edgar Allan Poe (mais peut-être me trompé-je, mes références littéraires XIXe étant assez limitées ?). le décor est planté, oriental. Les odeurs sont présentes, les épices dont le safran, les fleurs, les effluves humaines. Les lieux et les corps sont décrits admirablement : on se promène dans les uns et on admire ou regarde avec curiosité les autres (chacun choisira l'ordre de la phrase). Tout concourt à la fascination du lecteur pour ce livre et ce qu'il décrit et raconte. Et quelle érudition -ou documentation- de l'auteure qui sait parler du safran, des écailles de tortues et de la reproduction de celles-ci, d'espèces animales peu connues, d'insectes ou encore de fabrication de tapis et qui sait nous emmener dans les rues, les palais et les jardins des villes que ses personnages visitent !
    Il y a sûrement des significations intellectuelles, scientifiques, philosophiques, des interprétations de mêmes ordres de ce texte de Martine Desjardins. Son héroïne, troublante, est sans doute la personnification de croyances, doctrines, ... Mais de tout cela, je n'en ai cure ni n'ai les capacités à les expliquer. Un seul conseil demeurera de mon billet : laissez-vous faire ! Découvrez Maleficium, son monde imaginaire, fantastique -comme le fantastique du début XIXe- et son écriture superbe qui vous envoûtera.

    Lien : http://www.lyvres.over-blog.com
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    • Livres 3.00/5
    Par Arale, le 02 janvier 2013

    Arale
    Maléficium est l'un des livres que j'ai pu lire dans le cadre de la rentrée littéraire 2012. J'avoue l'avoir acheté un peu par hasard. La couverture m'a beaucoup plu et laissait supposer un coté très sombre et dépravée à l'histoire. Et la quatrième de couverture n'a que conforté mon envie (et m'a accessoirement fait flipper).
    Maléficium est un livre très court qui se lit donc très vite. On y retrouve les courtes (voire très courtes vu la taille du bouquin) confessions de sept hommes. Leur point commun ? Ils ont tous rencontré un jour une curieuse jeune femme.
    Tous ces récits sont teintés d'un exotisme qui dépayse et qui est très agréable à lire. On voyage sur différents lieux du globe (à vitesse supersonique…).
    Contrairement à ce que je pensais, il ne s'agit pas d'un bouquin sur la corruption des corps à proprement dit. Je n'ai pas trouvé que c'était si noir, si érotique. Pour parler clairement j'ai été déçu dans mes attentes. Je voulais avoir peur. Je voulais de la religion, de la possession, du démoniaque, le tout ayant une allure cauchemardesque. Je n'ai rien retrouvé.
    La succession des courtes histoires mettant en scène ces hommes est trop rapide. Les récits sont trop courts, trop répétitifs. J'ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dedans. Les personnages disparaissent trop rapidement au profit d'autres, qui eux-mêmes s'éteignent… trop vite, toujours trop vite. Je n'ai même pas eu le temps de m'attacher à eux.
    Tous ces « petits contes noirs » ne se renouvellent pas dans leur construction : Un incipit, l'apparition démoniaque, la victoire apparente du personnage, la chute finale. du coup, dès la troisième histoire, le suspense n'était plus vraiment là. Je ne m'attendais plus à rien, et j'ai été un peu lasse.
    Bref, on m'avait vendu du rêve. J'ai été déçue… Une redondance dans toutes ces histoires qui est devenue lassante. Un exotisme qui était agréable mais qui a malheureusement trop pris le pas sur le coté noir que je recherchais.
    Heureusement, ce livre était court, et j'ai donc réussi à le terminer. Mais je n'en garderai pas un souvenir impérissable…

    Lien : http://arale-books.over-blog.com/article-maleficium-_-martine-desjar..
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Citations et extraits

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  • Par Sesheta, le 25 novembre 2012

    J'ai ensuite passé et repassé la lame de bronze sur son dos et ses reins, j'ai épousé les contours de son ventre et de ses flancs, je me suis faufilé sous ses aisselles, je me suis attardé autour de sa poitrine. Le strigile m'accordait des libertés que mes mains ne se seraient jamais permises et j'en profitais sous prétexte de ne perdre aucune goutte de ce sébum sacré. J'étais le pressoir mystique récoltant l'essence même d'une femme - essence qu'elle m'offrait avec tout l'abandon d'une maîtresse.

    (7- OLEATUM PANDAEMONIUM, p.146-147)
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  • Par Sesheta, le 01 novembre 2012

    La perle s’enflamma par simple friction et se mit aussitôt à crachoter une fumée alanguissante, opaque et presque visqueuse, qui restait au sol comme un brouillard d’automne au lieu de s’élever dans les airs. Ses volutes noires s’immisçaient dans mes fosses nasales avec une vibration tellurique qui me chatouillait jusqu’au tréfonds des oreilles. Mon sens de l’équilibre s’en trouva affecté et je ressentis un vertige exquis que, dans mon égarement, je ne pensais qu’à prolonger.

    (4- INCENSUM NEFARIUM, p.87-88)
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  • Par Sesheta, le 15 novembre 2012

    Le révérend Baxter était accompagné d’une jeune femme qu’il me présenta comme son assistante et qui avait elle-même l’air d’un rosier tant il y avait de fleurs piquées en couronne autour de sa tête. Ses cheveux avaient d’ailleurs la couleur du bois de rose et lui tombaient jusqu’au bas du dos – pas en boucles souples et soyeuses, toutefois, mais en broussailles rêches, enchevêtrées, hirsutes ! On aurait dit une forêt de ronces gardant le château d’une belle endormie, prête à retenir dans ses rets toute main qui s’y serait égarée. Cette coiffure donnait à la dame un air revêche, qui n’était en rien adouci par un défaut qu’elle avait à la lèvre supérieure, une sorte de cicatrice en forme de dard.

    (6- CORONA SUPPLICIORUM, p.121)
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  • Par Sesheta, le 16 novembre 2012

    Ces aiguillons devaient avoir un pouvoir urticant, car dès que j’eus pris congé de la jeune femme, mes mains se mirent à enfler et furent bientôt si tuméfiées que j’y sentais battre mon pouls. Quand j’eus regagné ma chambre, je courus les faire tremper. Mais je n’éprouvai que des sensations dégoûtantes. […] J’attribuai ces hallucinations tactiles à l’œdème affectant mes mains […] l’inflammation se résorberait. Or, l’hypersensibilité ne faisait que s’aggraver […]. C’était comme si quelque sculpteur infernal s’était amusé à gouger des horreurs végétales à la surface du monde entier.

    (6- CORONA SUPPLICIORUM, p.129)
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  • Par Sesheta, le 31 octobre 2012

    Nous vîmes beaucoup de femmes dans les champs. Coiffées de hauts chapeau pointus et vêtues de jupes indigo très courtes qui dévoilaient leurs jambes teintes en jaune, elles plantaient du millet pendant que les hommes se la coulaient douce, affalés sur le pas des maisons, tuant les heures à mâcher les feuilles d’un arbuste qu’ils appellent qat. Si, tel qu’ils le prétendent, ces feuilles ont des propriétés stimulantes, je n’en vis certainement pas les effets sur ces fainéants.

    (4- INCENSUM NEFARIUM, p.84)
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