Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2919755129
Éditeur : Scrineo (2012)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La photo diffusée à la télévision d’un vieillard assassiné replonge Nathalie dans le drame de son enfance…
Elle le reconnait, c’est lui, le mystérieux individu, le dernier homme qu’ait vu sa mère avant de se suicider trente ans auparavant. Que lui a-t-il chuchoté... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (8)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Satine, le 13 juin 2012

    Satine
    C'est ce titre particulièrement accrocheur qui avait orienté mon choix dans le masse critique de Babelio. La photo sur la première de couverture est aussi peu rassurante, cette petite fille au regard sombre qui vous glace, bref cela promettait d'être un bon thriller tout comme la quatrième de couverture. Ce fut le cas même si l'on n'est pas transcendé par la peur ou l'angoisse. Il y a quelques passages effrayants et c'est suffisant.
    Quatrième de couverture : Marseille, vendredi 20 juin 1986.
    Nathalie alluma la télévision. Les informations commençaient.
    - Torturé et brûlé vif pour lui dérober ses économies. Maurice Picon, un paisible retraité, a été assassiné sauvagement dans sa maison de Cassis, dans les Bouches du Rhône.
    A ce moment, le visage de la victime apparut à l'écran. Une simple photo d'identité qui montrait un homme âgé, aux traits fins et au regard félin. Nathalie porta ses mains à sa bouche.
    - Oh, mon Dieu !
    Elle aurait voulu crier, mais aucun son ne sortit. Ses yeux étaient rivés sur la télévision. Ce visage, même trente ans plus tard, elle ne pouvait l'oublier. Cet homme avait marqué sa vie de façon irréversible. Un fantôme du passé resurgissait devant elle !
    Trente ans plus tôt presque jour pour jour, Maurice Picon a été la dernière personne à parler à la mère de Nathalie. Deux heures plus tard, celle-ci se suicidait. Pour comprendre et renouer avec ses souvenirs enfouis, Nathalie va retourner sur les traces de son enfance en Touraine.
    Une enquête haletante, une histoire émouvante inspirée de faits réels qui ont défrayé la chronique de l'après-guerre.
    Le cahier documentaire en fin d'ouvrage revient sur ces dossiers, l'affaire Finaly et l'affaire Lecoz.
    L'auteur Vincent Desombre est reporter pour la télévision. Après avoir travaillé comme journaliste pour les grandes chaînes françaises, il est aujourd'hui auteur-réalisateur de films. Par ce livre, il nous montre qu'il peut aussi être écrivain. En effet, il a su utiliser deux faits réels, les imbriquer, pour en faire une histoire intéressante et plus que plausible. le cahier documentaire en fin d'ouvrage est d'ailleurs une excellente idée, il donne encore plus de sens et de vie au roman.
    Nathalie est une jeune femme divorcée et mère d'une ado un peu déjantée Cloé. Son ex-mari Paul est un journaliste coureur de jupons. La photo de Maurice Picon, ce retraité assassiné, va complètement ravager Nathalie, déjà au bord de la déprime. Elle va devoir fouiller dans ses souvenirs et revivre un passé lourd et difficile afin de comprendre pourquoi cet homme a tellement traumatisé sa mère. Fervente catholique, elle s'était suicidée, geste qui lui avait définitivement fermé les portes du Paradis.
    Seule, Nathalie retourne dans sa région natale, interroge les voisins, sa tante et les membres du couvent qui l'ont vu grandir. La vérité est d'autant plus difficile à découvrir que trente années se sont écoulées. Durant ce laps de temps, des témoins ont péri, des preuves ont été perdues ou volontairement détruites et plusieurs personnes veillent à ce que le secret soit bien gardé. Ce mystère est suffisamment important pour que nul ne veuille l'éventer. L'enquête de Nathalie sera donc longue, pénible et périlleuse. Mais elle aura tout de même des points positifs, Paul et Cloé finiront par être auprès d'elle pour l'aider et de nouveaux liens se formeront.
    Le roman se lit très vite, les chapitres sont courts, les pages se tournent rapidement tant le style d'écriture est fluide et agréable. L'auteur nous offre quelques descriptions non tapageuses, juste ce qu'il faut pour nous placer le décor et nous faire partager les émotions des personnages. L'auteur laisse beaucoup de places aux dialogues pour mettre en valeur l'enquête, les interrogatoires, les témoignages, ainsi on a l'impression d'être un spectateur à part entière. le mystère, une fois éclairci, nous offre des informations sur notre Histoire tout comme le faisait déjà le roman « Ainsi finissent les salauds » précédemment lu lors d'un autre masse critique. Décidément, il y a encore des horreurs insoupçonnées qui ont été commises durant la Seconde Guerre Mondiale.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Eskalion, le 15 mai 2012

    Eskalion
    Le lecteur se demande souvent où les auteurs vont il puiser leurs idées pour échafauder un scénario et écrire leur roman. Parfois , à lecture d'interviews ou de rencontres à l'occasion d'un salon littéraire celui-ci parvient il à satisfaire sa curiosité.
    Les éditions Scrineo ont la particularité d'offrir à la fin de chacun des romans qu'elles publient un dossier documentaire sur les affaires qui ont pu inspirer l'auteur, où traiter un thème en lien direct avec celui abordé dans le roman publié.
    Dans celui-ci, l'auteur nous présente dans un style journalistique deux affaires qui avaient défrayé la chronique au sortir de la guerre et qui l'ont directement inspiré pour écrire son livre. Intéressant dès lors de voir comment celui-ci peut s'approprier un fait divers pour le retranscrire dans son œuvre, même si le lecteur serait fort mal inspiré de commencer par la lecture de ce dossier avant celle du livre, s'il ne veut pas se gâcher le plaisir de la découverte.
    Journaliste de formation ayant travaillé pour les principales chaînes françaises, Vincent Désombre, devenu entre temps auteur-réalisateur de films, signe là son tout premier roman.
    Quand elle apprend que Maurice Picon, un retraité, a été sauvagement assassiné chez lui pour se faire dérober ses économies, Nathalie n'y voit là qu'un fait divers de plus qui vient se rajouter à la longue liste de ceux qui quotidiennement défrayent la chronique à la une des journaux.
    Pourtant, quand le visage de la victime s'affiche sur son écran télé, c'est le choc. Tétanisée, le souffle coupé, ses yeux ne peuvent quitter ce portrait qui s'affiche et qui la ramène des dizaines d'années en arrière.
    Un passé douloureux, personnifié par ce visage, celui de cet inconnu qui trente ans plus tôt s'était présenté chez ses parents.
    C'est une petite fille qui à l'époque avait ouvert la porte, avait suivi l'homme jusqu'à sa maman et l'avait vu lui murmurer quelque chose à l'oreille. C'est elle seule qui avait vu sa mère devenir hystérique et supplier à genou l'homme qui, indifférent, était reparti comme il était venu. Quelques minutes plus tard, une détonation avait retenti. Un suicide maternel et une vie en devenir marquée à jamais par le drame.
    Ce passé réveillé, Nathalie décide de l'affronter en remontant le cours de ses souvenirs et de son histoire personnelle en enquêtant sur cet homme qui a fait voler sa famille en éclat et anéanti l'insouciance de sa jeunesse. Dans cette enquête tortueuse elle finira par y entrainer son ex-mari, journaliste survivant d'un cancer, et sa fille, jeune ado délurée qui s'invente détective pour l'occasion.
    Cette enquête les mènera à une vieille tante encore vivante ( plus pour longtemps !), à une confrérie dont il ne reste que peu de survivants et qui semble avoir gardé un sombre et lourd secret. Pendant ce temps là le Lynx épie, et tue en silence. Car dans ce roman le chasseur n'est pas forcément celui qu'on croit.
    « Maudite soit elle » est un thriller de facture classique, bien maîtrisé. Des chapitres courts pour imprimer le rythme, des dialogues nombreux mais brefs pour inscrire l'action dans le présent alors que l'histoire enchaine des flashbacks pour poser au fil des pages les éléments constitutifs du drame, et parfois, une approche cinématographique originale de l'histoire. La plume de l'auteur se fait par moment caméra et opère des travelings ou des plans zoomés sur des détails que ne voit pas l'héroïne, sur des scènes qu'elle ne vit pas.
    Voilà donc un roman respectueux des codes du genre. A aucun moment celui ci ne compte de temps mort, le scénario plutôt équilibré ne souffre pas de faiblesse, et le lecteur n'arrivera pas à déduire lui-même le pêché originel qui conduit à ces morts.
    Pour autant, je n'ai pas été totalement conquis par ce roman. Je trouve qu'il lui manque une âme, une saveur, ce petit quelque chose qui fait que l'on adhère et qu'on se laisse capturer par l'auteur, et amener où bon lui semble.
    J'ai eu du mal à m'attacher au personnage de Nathalie, et encore plus à son mari et à sa fille, dont la présence n'apporte finalement pas grand chose au roman si ce n'est de disperser l'intérêt que l'on pourrait porter au personnage principal.
    A ce manque d'empathie pour l'héroïne s'ajoute le déroulement de l'histoire, fait d'une succession de visites de lieux et de personnages, de passage en revue de points de vue, qui n'arrivent pas à entretenir un suspens angoissant que je n'ai d'ailleurs pas vraiment ressenti au fil des pages. Pourtant l'histoire du tueur et son parcours elle, est intéressante.
    Enfin, le final aurait peut être gagné en efficacité s'il avait été dispensé de l'apparition soudaine d'un élément qui, sans doute visait à rajouter du spectaculaire et de l'angoisse mais qui n'aura fait qu'altérer la crédibilité d'un dénouement pourtant bien amené jusque là.
    Ces réserves formulées, n'oublions pas qu'il s'agit d'un premier roman, et que celui-ci témoigne malgré tout d'une imagination créative évidente chez cet auteur.
    La lecture de ce roman n'a d'ailleurs pas été sans me rappeler un autre écrivain, que j'avais lu et apprécié il y a quelques années, Laurent Botti, dont je trouve l'univers assez proche.
    Vincent Desombre a des choses à dire et il sait raconter une histoire, c'est évident.Sortir un premier roman oblige sans doute à respecter les codes avant de pouvoir s'en affranchir, et user aussi de petites recettes qui ont assuré le succès d'autres avant lui.
    Ce premier roman s'il souffre des quelques défauts évoqués, reste malgré tout agréable à lire. Nul doute qu'avec le temps son écriture se patinera d'expérience et qu'il sera un auteur à suivre dans les prochaines années.

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par vieuchamp, le 26 juin 2012

    vieuchamp
    Ce livre, je l'ai reçu chez moi grâce à l'opération masse critique, d'ailleurs je voudrai remercier d'entrée Babélio ainsi que l'éditeur Scrinéo, pour cette initiative.
    Au départ, je suis resté assez longtemps sur la réserve dans ma lecture, tant la mise en place de l'histoire traîne, certes il faut faire connaissance avec les différents protagonistes, mais l'ensemble reste long.
    Mais, c'est environ au milieu du roman, que, pour ma part, je suis vraiment entré dans l'histoire, pour ne plus en perdre une miette jusqu'à la fin.
    Si l'action se déroule dans les années 80, de nombreux flashbacks bien situés dans des paragraphes relativement courts, nous entraînent dans des périodes antérieures, comme les années soixante et surtout pendant la deuxième guerre mondiale, et les situations souvent révoltantes qui ont eu lieu à cette période, et dont on ne peut être fier.
    Bien sur, je ne m'étendrai pas sur le contenu pour éviter d'enfreindre le suspense pour les futurs lecteurs.
    Globalement, le roman de Vincent Desombre, qui est son premier, souffre certainement de quelques imperfections, comme les longueurs citées plus haut, mais je pense qu'on a affaire à un auteur qui n'a pas fini de surprendre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par tilly, le 12 juin 2012

    tilly
    Depuis les disparitions de Jean-Patrick Manchette, Thierry Jonquet et Frédéric H. Fajardie, je retâte de temps en temps au roman noir français, mais sans grand enthousiasme. Japp, Vargas ou Grangé me lassent par leur baroquisme et leurs exagérations grand-guignolesques. J'espère que Vincent Desombre qui signe son premier roman avec Maudite soit-elle ne versera pas à l'avenir dans ces excès qu'il frôle tout de même ici à deux trois reprises, mais bon...
    Car pour un coup d'essai, ce n'est pas loin du coup de maître : angoisse, suspense, rythme, horreur, compassion, et quelques touches d'humour pour décompresser.
    Bravo aussi à l'éditeur Scrineo pour sa formule “documentée” : quelques pages à la suite du roman dans lesquelles l'auteur expose lui-même les faits historiques qui l'ont inspiré. Bonus ou making of, le cahier documentaire est une bonne idée, réalisée avec sérieux.
    A partir de l'assassinat crapuleux d'un vieillard à Marseille en juin 86, l'auteur déroule le fil d'une intrigue complexe, semée d'autres morts violentes liées à un lourd secret de famille noué à l'été 44 dans la région de Tours. Vincent Desombre entremêle intelligemment les contextes sociaux (isolement provincial, religiosité, superstition, intolérance) et historiques (déportation, résistance, gangstérisme) pour faire naître le drame initial qui entraînera les autres, dans un jeu de dominos.
    L'écriture est simple et efficace, comme il faut pour ce style de roman. L'auteur privilégie l'action et met l'accent sur les comportements et les réactions de ses personnages. Il a l'habileté de créer un trio de personnages principaux (la mère, la fille adolescente, le père) qu'il livre à la folie mortifère d'un ennemi inconnu. Chacun interprète la situation et réagit avec sa propre sensibilité ce qui donne lieu à des variations psychologiques intéressantes. Quand il s'agit de la jeune fille, un peu fofolle, cela lui permet de faire retomber un peu la pression dramatique.
    Tout cela donne un thriller honnête et original, plaisant, bien construit sur une trame historique mal connue.

    Lien : http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2012/06/mas..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Aniouchka, le 18 mai 2012

    Aniouchka
    Lorsque Nathalie allume la télévision, un soir de juin 1986, les informations font leur une sur le meurtre d'un retraité sauvagement assassiné à son domicile. Mais ce retraité n'est pas n'importe qui : il s'agit du dernier homme qui, trente ans plus tôt, a parlé à la mère de Nathalie avant que celle-ci ne mette fin à ses jours. Pour comprendre pourquoi sa mère s'est suicidée, Nathalie part sur les traces de son passé et mène l'enquête accompagnée de sa fille et de son journaliste d'ex-mari...
    Voilà un bon thriller comme je les aime ! L'action se passe en 1986 dans la campagne tourangelle, où Nathalie a passé toute son enfance. Pour les besoins de son enquête, elle revient sur les lieux qui ont marqué sa jeunesse et, au fur et à mesure de ses rencontres avec les proches de sa mère, le mystère qui entoure sa mort s'épaissit. Bientôt, l'héroïne est plongée dans les secrets d'après-guerre gardés par une fraternité religieuse bien spéciale... Et pour couronner le tout, Nathalie est poursuivie par un psychopathe qui élimine une à une les personnes dont elle a croisé la route. Moeurs rurales, secrets de bigotes et tueur en série, voilà un cocktail explosif que j'ai adoré !
    Le récit de l'enquête est entrecoupé de souvenirs remontant de 30 ou 40 ans. On a le point de vue de plusieurs personnages, à plusieurs époques, ce qui permet au lecteur de reconstituer peu à peu l'énigme. Et quelle énigme ! L'auteur délivre ici et là des éléments de réponse tout en gardant le suspense. L'intrigue est assez vraisemblable, et les scènes sont bien travaillées. L'enquête est haletante et les révélations si surprenantes qu'on ne veut pas en perdre une miette !
    Côté personnages, ils sont assez convaincants, même s'ils auraient pu avoir plus de relief. On ne sait pas grand chose d'eux, et cela ajoute peut-être une part de mystère à l'ensemble. J'ai aimé l'idée de confier l'enquête à un civil (on ne connaît d'ailleurs pas le métier de Nathalie) et à un journaliste, ça change des flics.
    Du point de vue du style, il n'y a rien à redire : c'est bien écrit, le récit est travaillé et lissé, et c'est un réel plaisir à la lecture. du coup, le roman se lit tout seul, sans la moindre difficulté. J'ai également aimé le fait que l'intrigue soit construite autour de deux faits réels qui avaient défrayé la chronique de l'après-guerre. On reconnaît bien là le style documentaire auquel Vincent Desombre est habitué (il est journaliste et réalisateur de documentaires et de magazines télé). Un dossier très intéressant sur ces deux affaires complète d'ailleurs le roman.
    En définitive, il s'agit pour moi d'un très bon premier roman. Je vous le conseille vivement si aimez les thrillers français sur fond de secrets de famille et parfois même un peu sanglants ! Je guetterai quant à moi le second roman de Vincent Desombre en préparation.

    Lien : http://aniouchka.blogspot.fr/2012/05/maudite-soit-elle-de-vincent-de..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par tilly, le 12 juin 2012

    C’était le cimetière miséreux d’un pays miséreux. Un pays de sépultures en ciment, noircies par les mousses et le temps qui passe. Un pays de croix rouillées, de noms effacés, de morts oubliés.

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
4,75 € (neuf)
3,52 € (occasion)

   

Faire découvrir Maudite soit-elle par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz