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ISBN : 229030879X
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 3.34/5 (sur 246 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Prostitution, homosexualité, meurtres, vols... deux jeunes filles, Nadine et Manu, refusant de se résigner face à la vie, s'aventurent dans un monde immoral et sans loi. Prédatrices insatiables, elles nient défaites et frustrations, persuadées que ce qui ne les tuera pa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par la_fleur_des_mots, le 05 février 2013

    la_fleur_des_mots
    Quand ce livre est sorti, le titre m'a autant attirée pour son côté subversif et que rebutée pour sa facilité. C'est donc très curieuse que j'ai ouvert ce roman qui nous entraîne dans les vicissitudes de deux jeunes paumées. Prostitution, films X, petits casses, représailles sanglantes, elles traversent une vie dénuée de tout futur.
    Je voulais voir, j'ai vu... Ce roman, qui a au moins l'avantage de se lire facilement, est une succession de clichés neo punk sans réel propos, de la provocation gratuite. Comme dit très justement l'un des personnages : "Nous on est plus dans le mauvais goût pour le mauvais goût , tu vois...". Tout est dit. J'ai eu beaucoup de mal avec cette lecture sans but. Alcool, sexe, drogue, meurtre, d'accord, mais pourquoi ? Si l'intention était que ce livre soit le reflet parfait de la vacuité de la vie de ces personnages, alors c'est réussi.
    Un dernier mot sur un détail qui m'a agacée dès que j'ai ouvert le roman : la citation en tête du premier chapitre signée Fedor Mikhaïlovitch D. Euh... écrire Dostoïevski en entier, c'était trop long ?

    Lien : http://bloglavieestbelle.overblog.com/baise-moi,-de-virginie-despentes
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    • Livres 4.00/5
    Par Spleenlajeune, le 17 novembre 2011

    Spleenlajeune
    Bouleversée, révoltée mais surtout choquée ; c'est ainsi que je ferme le livre tant attendu : Baise-moi.
    Son sujet. Les femmes. Souvent considérées comme des êtres chétifs, fragiles et naïfs ; la littérature les a souvent peint de la sorte en oubliant que sommeille en elle une incroyable force. Virginie Despentes s'est chargée de mettre en lumière cette force à la fois brutale et poignante par sa fiction mais également et surtout par son style littéraire atypique. Moi-même étant une femme, je me suis jetée à cœur perdue dans ce roman qui nous bouscule, nous chahute et nous empêche parfois de refermer le livre.
    Je me souviens encore avoir frissonné en parcourant certaines lignes notamment cet acte – le viol physique ou moral – tournant fatal dans la vie des deux jeunes femmes prénommées Nadine et Manu. Un acte brutal qui vient heurter toute la grandeur, la féminité de l'être. Nous entrons dans le corps de ces jeunes femmes, nous vivons cet acte en leur compagnie. Gênée, je me souviens avoir essayé de sauter quelques lignes mais quelque chose nous en empêche. Quelque chose nous empêche de tourner la page, de passer cette avalanche de violence physique, verbale et littéraire. Qu'est ce donc ? La plume de Virginie Despentes nous retient. Elle fait de nous sa marionnette, s'amusant à nous faire sourire puis soudainement nous chutons.
    Habituée à la défense de toute la féminité par des propos aseptisés, nous sommes confrontés à une terrible vérité qui s'échappe des lèvres de Manu. Une vérité qui m'a choqué par tant de véracité. « Ma chatte, je peux empêcher personne d'y entrer, alors je mets rien de précieux à l'intérieur ». C'est cette phrase qui résonne encore aujourd'hui dans ma tête.
    Un nouveau féminisme. Celui de la révolte, de la vengeresse assoiffée de sang. Ces deux femmes deviennent sous la plume de Virginie deux figures emblématiques du féminisme moderne. Elles saluent Simone d'un geste de la main pour se hisser à la première place. Les femmes doivent se battre non plus avec des pancartes et des slogans. Non, elles doivent se battre chaque jour contre ceux qui les épient, qui les jugent dès qu'ils voient une paire de jambes … Elles luttent jusqu'à sombrer dans une violence sans nom.
    La vie a détruit ce qu'elles avaient de plus beau en elles : l'espoir. Les hommes ont détruit leur idéalisme plus ou moins assumé. Alors, elles décident de reprendre les rennes et nous les suivons. Compagnon de route de ces criminelles, nous les accompagnons dans leur égarement, durant leurs crimes sanglants. Nous ne sommes que témoins. Nous ne pouvons les empêcher, les raisonner … En avons-nous seulement envie ? Là est la question ! Leurs crimes ne sont-ils pas compréhensibles ? Avoir vécu de telles horreurs peut-il « justifier » leur transformation en meurtrières ?
    Perdue dans mes valeurs, perdue dans mes pensées, je suis en train de me surprendre à m'attacher à deux criminelles. Je me surprends à accélérer ma lecture pour connaître leur fin, la fin.
    J'ai sombré dans l'obscurité, je me suis laissée enlacer par leurs Ténèbres. J'ai assisté à un déferlement de cruauté et pourtant … je suis prête à y retourner.
    Virginie Despentes nous a peint l'humanité dans son côté le plus sombre. Certains diront que le langage châtier, les personnages avides de plaisir sous toutes ces formes sont caricaturés … je leur répondrais que Virginie Despentes ne fait que peindre son siècle, notre siècle. Elle pointe du doigt ce que nous ne voulons pas voir, elle pointe du doigt ce qui nous fait peur, ce qui se cache dans l'ombre : la noirceur de l'Homme.
    Un livre que je recommande aux femmes qui en ont marre des clichés de la femme parfaite, douce, sensible. Je le recommande à toutes celles qui ont eu, une fois dans leur vie, envie de se lever et de crier « STOP ». Je le recommande à ceux qui aiment se laisser porter par une plume acerbe, sarcastique et pourtant poétique.


    Lien : http://leslescturesdespleenlajeune.wordpress.com
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    • Livres 3.00/5
    Par DarknessLolita, le 21 juin 2014

    DarknessLolita
    Baise-moi est le premier livre que je lis de Virginie Despentes. Comme l'indique le titre, je ne m'attendais pas à un livre qui parle de Bisounours et d'une histoire belle et rose. En effet, ce récit ce veut choquant, dérangeant ... Ceci est l'histoire de deux filles complètement paumées dans leur vie qui se rencontrent et décident ensemble de pimenter leur vie en tuant tout les gens qu'elles ne peuvent pas supporter et parfois même juste par plaisir de tuer en mélangeant avec cela beaucoup de sexe car pour elles, le sexe c'est le plus important. Et on sait déjà dés le début du roman que tout cela va mal finir mais on ne sait juste pas comment.
    Mon avis sur ce livre est mitigé, il n'est ni bon ni mauvais, l'écriture de Virginie Despentes est simple et direct , ce qui fait que ce roman se laisse facilement lire et ne traîne pas en longueur. Ma curiosité me pousse à lire d'autres livres de cette auteure...Affaire à suivre.
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    • Livres 3.00/5
    Par Leilana, le 20 novembre 2011

    Leilana
    Par ce roman, quelque peu désagréable à lire, Virginie Despentes bouscule, heurte. Elle dérange. Sexe, drogue, violence, assassinat, sang, alcool sont autant d'ingrédients qui rendent ce roman explosif. L'auteure glisse sur la pente raide et dégomme tout sur son passage tout comme ses deux personnages, Nadine et Manu, qui, n'ayant rien à perdre, et poussées par l'adrénaline, prennent plaisir à la destruction. de l'Autre et de Soi.
    Dans une grande insouciance et une pure indifférence, ces jeunes femmes, par goût de la violence et du pouvoir, vivent ce qu'il y a de plus abject chez l'être humain. Elles se perdent dans l'excès. Sans borne et sans limite, elles vivent dans ce que j'appelle la débauche et la dépravation. Ce sont des rebelles superficielles privées d'intelligences. Virginie Despentes ne leur attribue effectivement aucun talent réflexif. Manu et Nadine sont creuses. Elles sont résignées et c'est, sans doute, cette résignation qui finit par les conduire à la "folie".
    La lecture est fâcheuse, pénible au point qu'elle se fait rapide. La lectrice que je suis lisait rapidement pour tourner les pages et me débarrasser des passages déplaisants. Pourtant, le malaise ne suffit pas à interrompre la lecture. Il y a quelque chose - le talent de l'auteure ? - qui nous retient. On s'accroche à l'histoire. L'écriture est rebelle, révoltée, brutale. Virginie Despentes, féministe, ne prend aucun gant pour détruire les stéréotypes véhiculées sur les femmes. Elle attribue à ses personnages une violence gratuite comme pour montrer à tous que les femmes, comme les hommes, peuvent connaitre et exercer la violence. Manu et Nadine, sous la plume de Virginie Despentes, se masturbent; vivent librement leur sexualité, assumée; connaissent et apprécient la pornographie; se prostituent. Elles sont seules maîtresses de leurs corps et assument leurs désirs. Qui a lu King Kong Théorie et connait un peu Virginie Despentes comprend sans grande difficulté les motivations de l'auteure. Favorable à la pornographie et la prostitution, la romancière dessine deux portraits féminins qui détruisent, avec violence et brutalité, les poncifs habituels. Virginie Despentes aborde, par le biais de la fiction, un certain nombres de thèmes tels que la prostitution, la condition féminine, le sexe et le viol.
    A propos du viol, on retrouve dans Baise-moi les idées de quelques féministes américaines qui encouragent les femmes à dépasser le viol en le minimisant. La peur du viol privant les femmes du sentiment de sécurité nécessaire à l'épanouissement personnel, elle paralyse les femmes qui ne peuvent agir en toute liberté. Expression d'une domination, le viol empêche effectivement l'émancipation des femmes obligées de vivre dans une peur et une crainte permanente. Certaines féministes pensent, dès lors, que les femmes, pour se libérer, doivent relativiser le viol. Pour ces féministes, les femmes doivent effectivement dépasser la peur du viol en le considérant comme une simple pénétration. Percevoir, dans le viol, une atteinte à la personnalité et à l'intégrité c'est, pour elles, réduire les femmes - puisqu'il s'agit d'elles ici - à leur sexe et entrer dans la logique patriarcale. Or, il ne faut pas, disent-elles, situer l'honneur ou l'intégrité de la personne à l'entrée du vagin. Manu et Nadine, nos deux tueuses en séries, sont de cette veine. "Ma chatte, je peux empêcher personne d'y entrer, alors je mets rien de précieux à l'intérieur" dit Manu quand Nadine, elle, n'accorde aucune importance au viol collectif dont elle a été victime tant elle considère son vagin comme un simple trou. Considérer son vagin comme un simple trou et ne pas s'offusquer de l'entrée forcée d'un pénis, c'est, pour ces quelques féministes, se détacher de son vagin et exister indépendamment de lui. C'est ne pas résumer sa personne à la zone sexuelle. La théorie est bien fumeuse. Elle n'est, pour ma part, que négation et fuite en avant et ne peut, en rien, aider les femmes violées. le viol n'est pas un acte sexuel. Ce n'est pas qu'une simple pénétration. le viol est l'expression d'une violence et d'une domination. Il n'est que mépris pour l'Autre devenu objet. Violer, c'est anéantir l'Autre. C'est refuser son existence. C'est le réduire à un objet. C'est dominer, c'est assurer la soumission de la personne violée, c'est passer outre son consentement qui, d'ailleurs, n'existe plus. Admettre et donner raison aux théories fumeuses de ces quelques féministes, c'est ouvrir la porte aux plus grandes dérives. Par quel(s) argument(s) alors pourrait-on interdire la pédophilie par exemple? Dira-t-on à un enfant que la pénétration forcée dont il a été victime n'était pas si grave et qu'il suffit de relativiser et de s'en détacher pour vivre mieux ensuite? le viol est à bannir en ce qu'il est imposé et qu'il ne reconnait pas le principe du consentement libre et éclairé. Il est à considérer comme un crime. C'est une arme de destruction psychologique et physique. Rien que ça.
    Baise-moi est le roman d'une féministe qui bouillonne de l'intérieure et qui a des choses à dire. Une femme (Virginie Despentes) qui dénonce le système d'influence et qui, par son écriture, détruit ce qui a été construit. C'est un roman difficile à lire qui secoue et agite. Un livre qui impose son style et son rythme. On aime ou on n'aime pas. Naturellement. Pour ma part, je reste mitigée, n'étant pas une adepte de ce genre d'exercice littéraire.
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  • Par EvaBiblioNyctophile, le 07 juillet 2014

    EvaBiblioNyctophile
    Je me suis enfin remise de la lecture de ce livre, et c'est après avoir décanté quelques heures que je peux enfin rendre mes émotions.
    Contrairement aux autres, je n'ai pas commis l'erreur de lire le livre avant de regarder le film. le fait de regarder le film avant de lire ce livre m'a beaucoup aidée à percevoir que l'intrigue n'est pas autant dégoûtante que les actrices elles-mêmes.
    Son sujet. Les femmes. Souvent considérées comme des êtres chétifs, fragiles et naïfs ; la littérature les a souvent peint de la sorte en oubliant que sommeille en elle une incroyable force. Virginie Despentes s'est chargée de mettre en lumière cette force à la fois brutale et poignante par sa fiction mais également et surtout par son style littéraire atypique. Moi-même étant une femme, je me suis jetée à cœur perdue dans ce roman qui nous bouscule, nous chahute et nous empêche parfois de refermer le livre.
    Je me souviens encore avoir frissonné en parcourant certaines lignes notamment cet acte – le viol physique ou moral – tournant fatal dans la vie des deux jeunes femmes prénommées Nadine et Manu. Un acte brutal qui vient heurter toute la grandeur, la féminité de l'être. Nous entrons dans le corps de ces jeunes femmes, nous vivons cet acte en leur compagnie. Gênée, je me souviens avoir essayé de sauter quelques lignes mais quelque chose nous en empêche. Quelque chose nous empêche de tourner la page, de passer cette avalanche de violence physique, verbale et littéraire. Qu'est ce donc ? La plume de Virginie Despentes nous retient. Elle fait de nous sa marionnette, s'amusant à nous faire sourire puis soudainement nous chutons.
    Habituée à la défense de toute la féminité par des propos aseptisés, nous sommes confrontés à une terrible vérité qui s'échappe des lèvres de Manu. Une vérité qui m'a choqué par tant de véracité. « Ma chatte, je peux empêcher personne d'y entrer, alors je mets rien de précieux à l'intérieur ». C'est cette phrase qui résonne encore aujourd'hui dans ma tête.
    Un nouveau féminisme. Celui de la révolte, de la vengeresse assoiffée de sang. Ces deux femmes deviennent sous la plume de Virginie deux figures emblématiques du féminisme moderne. Elles saluent Simone d'un geste de la main pour se hisser à la première place. Les femmes doivent se battre non plus avec des pancartes et des slogans. Non, elles doivent se battre chaque jour contre ceux qui les épient, qui les jugent dès qu'ils voient une paire de jambes … Elles luttent jusqu'à sombrer dans une violence sans nom.
    La vie a détruit ce qu'elles avaient de plus beau en elles : l'espoir. Les hommes ont détruit leur idéalisme plus ou moins assumé. Alors, elles décident de reprendre les rennes et nous les suivons. Compagnon de route de ces criminelles, nous les accompagnons dans leur égarement, durant leurs crimes sanglants. Nous ne sommes que témoins. Nous ne pouvons les empêcher, les raisonner … En avons-nous seulement envie ? Là est la question ! Leurs crimes ne sont-ils pas compréhensibles ? Avoir vécu de telles horreurs peut-il « justifier » leur transformation en meurtrières ?
    Perdue dans mes valeurs, perdue dans mes pensées, je suis en train de me surprendre à m'attacher à deux criminelles. Je me surprends à accélérer ma lecture pour connaître leur fin, la fin.
    J'ai sombré dans l'obscurité, je me suis laissée enlacer par leurs Ténèbres. J'ai assisté à un déferlement de cruauté et pourtant … je suis prête à y retourner.
    Virginie Despentes nous a peint l'humanité dans son côté le plus sombre. Certains diront que le langage châtier, les personnages avides de plaisir sous toutes ces formes sont caricaturés … je leur répondrais que Virginie Despentes ne fait que peindre son siècle, notre siècle. Elle pointe du doigt ce que nous ne voulons pas voir, elle pointe du doigt ce qui nous fait peur, ce qui se cache dans l'ombre : la noirceur de l'Homme.
    Un livre que je recommande aux femmes qui en ont marre des clichés de la femme parfaite, douce, sensible. Je le recommande à toutes celles qui ont eu, une fois dans leur vie, envie de se lever et de crier « STOP ». Je le recommande à ceux qui aiment se laisser porter par une plume acerbe, sarcastique et pourtant poétique.
    PS: je vois des lecteurs discuter le style de Virginie Despentes concernant ce livre, et le traiter de lamentable. Je vous dis que discuter un style d'écrire est comme discuter un style vestimentaire ou une orientation sexuelle. Vous permettez-vous une telle injustice à l'égard d'un goût personnel ?
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Citations et extraits

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  • Par x-Kah-mi, le 17 décembre 2010

    (après la scène du viol)
    Manu : Après ça, moi je trouve ça chouette de respirer. On est encore vivantes, j'adore ça. C'est rien à côté de ce qu'ils peuvent faire, c'est jamais qu'un coup de queue...
    Karla : Comment tu peux dire ça ?
    Manu : Je peux dire ça parce que j'en ai rien à foutre de leurs pauvres bites de branleurs et que j'en ai pris d'autres dans le ventre et que je les emmerde. C'est comme une voiture que tu gares dans une cité, tu laisses pas des trucs de valeur à l'intérieur parce que tu peux pas empêcher qu'elle soit forcée. Ma chatte, je peux pas empêcher les connards d'y rentrer et j'y ai rien laissé de précieux.
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  • Par x-Kah-mi, le 05 décembre 2010

    Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix.

    Commenter     J’apprécie          0 45         Page de la citation

  • Par DarknessLolita, le 21 juin 2014

    Elle n’a pas honte de ça. Il y’a de l’orgueil à se mettre aussi bas, un héroïsme dans la déchéance. Elle a du mépris pour les autres, ceux qui ne savent rien et la prennent de haut quand elle passe, parce qu’ils s’imaginent qu’ils ont plus de dignité.

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  • Par la_fleur_des_mots, le 03 février 2013

    : Il est ce qui ressemble le plus à un ami pour elle, bien qu'on soit encore très loin de la définition d'usage. Elle l'aime à bout portant et s'en prend plein la gueule. Contrairement aux lois d'usage, plus elle le connaît, plus il éblouit. Il est poète, au sens très mâle du terme. À l'étroit dans son époque, incapable de se résoudre à l'ennui et au tiède. Insupportable. Dissident systématique, paranoïaque et coléreux, veule, voleur, querelleur. Il provoque les récriminations partout où il passe. Supportable pour personne, surtout pas pour lui-même. Il aime la vie avec une exigence qui le coupe de la vie. Il affrontera les pires terreurs et endurera la mort de son vivant plutôt que de renoncer à sa quête. Il ne retient aucune leçon puisqu'elles sont contraires à ce en quoi il croit et, obstinément, refait les mêmes erreurs.
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  • Par epra, le 14 juin 2013

    - « Il a l’esprit borné et très peu inventif, la mémoire encyclopédique des gens privé d’émotion et de talent, persuadé que donner des noms et des dates exactes peut tenir lieu d’âme ». (p31)

    - « Elle l’aime à bout portant (…) ». (p34)

    - « Elle est surprise d’être aussi vulnérable, encore capable de douleur. Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d’honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s’habitue à endurer n’importe quoi et à survivre à tout prix. On se croit endurcie, souillée de bout en bout. L’âme en acier trempé.

    Elle observe la salle et l’émotion trouve en elle un endroit intact pour y pleuvoir de la boue ». (p37)

    - « Les gens ça gesticule, ça se frotte, mai c’est rien que du mouvement, ils sont vides. Tous défoncés par la trouille ». (p49)

    - En parlant de « sa chatte » : « C’est comme une voiture que tu gares dans une cité, tu laisses pas des trucs de valeur à l’intérieur parce que tu peux pas t’empêcher qu’elle soit forcée. Ma chatte, je peux pas empêcher les connards d’y rentrer et j’y ai rien laissé de précieux… ». (p57)

    - « Son corps est encombrant, elle est enterrée vive sous lui ». (p246)
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