ISBN : 2253112445
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.77/5 (sur 96 notes) Ajouter à mes livres
Gloria est convaincue qu'à chaque fois qu'elle s'approche trop près du bord, elle saura faire pirouette arrière. Seulement, plus le temps passe, plus elle devient championne dans l'art de souffrir... Il pleut sur Nancy, sa ville natale, et Gloria, à trente-cinq ans pass... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Gloria, la trentaine, rmiste, est sujette à des accès de colère lors desquels elle est capable du pire. Suite à une nouvelle crise avec Lucas, elle le quitte, elle sait qu'il sera inutile d'implorer son pardon. Errant dans les rues, les cafés, elle retrouve Eric, devenu présentateur vedette d'un jeu télévisé. C'est l'occasion pour elle de se projeter vingt années en arrière, lorsqu'elle avait quinze ans. Ses parents, débordés par ses excès, l'avaient fait interner en hôpital psychiatrique. C'est là qu'elle a rencontré Eric, ils se sont aimés de manière fusionnelle...
    Voici un roman captivant, sensible et parfois éprouvant, puisqu'on y visite la contestation adolescente, le milieu psychiatrique froid et déshumanisant, ainsi que l'univers punk des années 80, avec son lot d'alcool, de drogue, de violence, de haine de soi et des autres. Une telle expression de rébellion juvénile m'aurait sûrement défoulée par procuration à l'adolescence. Désormais mère, je suis plutôt effrayée par la liberté laissée si jeune à Gloria et sa façon d'en user... La suite est tout aussi bouleversante puisqu'il y est question des graves troubles du comportement de Gloria qui affectent profondément ses relations aux autres... J'ai savouré l'écriture à la fois familière, percutante et élégante de Virginie Despentes dans cette histoire d'amour douloureuse entre deux écorchés.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bretzelbooks, le 10 avril 2012

    Bretzelbooks
    Mon premier livre de Virginie Despentes. Je l'ai lu rapidement car on est vite intéressée par l'histoire entre Gloria et Eric.
    Le style est fluide, cela se lit bien mais il ne faut pas être dérangé par le cru et les vociférations en tout genre si je puis dire.
    Je suis assez mitigée sur ce livre car au final, on ne sait pas vraiment de quoi souffrent les 2 personnages. Un profond mal être, mal de vivre mais au final rien d'approfondi, juste beaucoup de crises, d'insultes et d'écorchés vifs.
    Gloria passe son temps à maudire les autres, sa vie mais ne fait strictement rien pour changer les choses, au moins essayer... Il est facile de dire mais beaucoup moins d'agir. Cela convient bien à Gloria, de mon point de vue.
    Ce roman malgré tout se laisse bien lire, et je vais surement me laisser tenter par un autre livre de V. Despentes.
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    • Livres 2.00/5
    Par BVIALLET, le 05 avril 2012

    BVIALLET
    Gloria est une vieille gamine caractérielle et capricieuse qui retrouve par hasard un ancien amour rencontré vingt ans plus tôt , lors d'un séjour en asile psychiatrique . Tout les sépare , le milieu d'origine , il est plein aux as et vient d'une famille bourgeoise , elle est prolo et érémiste , la vie , il a réussi à la télé , elle zone dans les bars , se cuite et se came . Et pourtant , ils s'aiment ... et feront à nouveau un bout de chemin ensemble . Intrigue rebattue , la bluette romantique cucul , l'historiette à la Delly revue Harlequin ou Nous Deux ...
    Despentes pourtant a l'air de connaître la recette , elle a beau pétrir allègrement en se torturant des neurones passablement fatigués , délayer pendant 330 pages sur ses états d'âme de femelle indécrottablement romantique , carburer au scotch et à la Kro , pimenter au bedo et à la coke et nous assourdir de musiques aussi snobs qu'improbables , à l'arrivée le lecteur n'a droit qu'à un brouet bien insipide .
    Et pourtant , elle fait des efforts , elle n'oublie pas les gros mots , les abus de langage "caillera" qui amusent tant nos bobos décadents des beaux quartiers . Et rien n'en sort , rien ne vibre vraiment . "La story d'une taspé keuponne qui s'retrouve chez des bourges qui la calculent pas ..."
    N'importe qui peut déblatérer dans un français approximatif et ça ne donnera pas forcément un style . N'est pas Bukowsky , Miller ou Céline qui veut ! Melle Despentes n'est au plus que la nouvelle Sagan , c'est à dire pas grand chose . le bouquin est sans grand intérêt , sorte de littérature kleenex , aussitôt lu , aussitôt oublié . On regrette le temps qu'on y a passé et on se dit qu'une nouvelle de 30 pages bien tournées aurait largement suffi . On se demande pourquoi et comment Grasset publie ça en le présentant comme " le livre le plus émouvant de Virginie Despentes " . Désolé , mais je n'ai pas été ému .

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par LOgresse, le 23 octobre 2011

    LOgresse
    Histoire pas très Charlotte aux Fraises d'une fille pommée avec un passé psy, de grosses envies de justice sociale et un goût prononcé pour le jus de fruits fermentés et les cigarettes qui font glousser.
    Fabulette contemporaine d'une Cendrillon punk, totalement givrée et très en colère et d'un gosse de riches, animateur vedette qui contre toute attente va l'aimer, l'abandonner et la retrouver vingt ans après.
    Dans Bye Bye Blondie, Despentes plante le décor sur quarante pages, à grands coups de tatane dans les reins.
    La suite ? On souffre avec Gloria, on est à fleur de peau, on visite des coins sombres de sa mémoire, de son inconscient et on en redemande. Blessures de l'âme et des corps laissées béantes tant l'inadéquation des personnages est grande.
    Style coup de poing dans la tronche qui ne sera pas du goût de tout le monde...
    Depuis quelques années que ça va tout le temps mal, elle pleure souvent en ville et elle a cru remarquer que les gens adoraient ça. Ils viennent tout de suite parler, consoler, discuter. Elle aimerait bien se faire foudroyer, mais son fantasme numéro un reste qu'on lui mette une balle dans la nuque, qu'on l'achève comme un animal.


    Lien : http://logresse.blogspot.com/2010/11/bye-bye-blondie-de-virginie-des..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lauraa, le 11 mai 2012

    Lauraa
    Je l'ai lu parce que la médiatisation et les auteurs dont on entend toujours parler sans savoir si c'est justifié ou pas. Parfois je les prend en grippe, directement, parce que je trouve qu'on parle trop d'eux sans savoir si j'ai raison ou si je suis juste une imbécile. Parfois je me laisse tenter.
    Là, je me suis laissée tenter. On parle de ce livre et c'est mérité. Il est bon et il accroche le lecteur.
    Mon bémol : la fin qui ne finit pas. Chose dont j'ai horreur habituellement, qui m'a donc gâché le plaisir, mais qui ne m'a pas fait jeter le livre aux oubliettes. Parce que le reste est très, très bon.
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Citations et extraits

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  • Par kolibri, le 28 juillet 2010



    Elle l'ignorait encore, mais il faut aux événement cruciaux un peu de temps pour s'épanouir, comme une plante dans l'âme, porter leurs fruits et se déclarer dans la réalité. Produire du symptôme, comme ils auraient dit à l'hosto. Gloria, quant à elle appellerait ça "le temps que ça prend pour ramasser".
    Plus jamais rien comme avant. Et, en bruit de font, toujours se demander : "qui aurais-je été si ça ne m'était pas arrivé".
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  • Par izadav, le 29 janvier 2012

    Ca pourrait être l'histoire d'une petite provinciale qui retrouverait un grand 'amour d'adolescence devenu une star de la télévision, si Virginie Despentes faisait dans le roman à l'eau de rose. Heureusement, les clichés nous sont épargnés dans les retrouvailles d'Eric ( vedette médiatique) et Gloria ( Blondie), femme blessée, "éremiste "révoltée, guerrière combative mais usée. La chronique désenchantée des années sex drug and punk est juste, sans glorification ni misérabilisme. Quand Gloria recroise le chemin d'Eric, tout les sépare, et l'amour réussira t il à les rapprocher? .Ils s'étaient croisés et aimés à 16 ans dans un endroit improbable" Une fille qu'on rencontre en HP n'est pas une fille qui rend heureux". Pourront ils dépasser les contraintes sociales, les démons personnels? Un livre plus émouvant que ceux que j'ai lu de Despentes, une belle , simple et lucide description d'un amour hors norme, mais pas sur le plan sexuel. Une question donc:pourquoi en avoir fait, dans le film, une relation homosexuelle? Le thème en lui même ne me dérange pas , au contraire, mais je voudrais bien voir le film pour comprendre la pertinence de ce changement.En tout cas, je recommande cette lecture, à qui aime ce style, bien sur.
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  • Par tif-touf59, le 28 mars 2012

    " Tant que la bulle est close, le monde extérieur bloqué à la porte, tout se passe bien. Elle est blottie contre la paume de ses mains, la pulpe de ses lèvres, toute angoisse est laissée dehors.
    Cependant, régulièrement, il faut s'aventurer dehors. Alors la peur revient, roues métalliques tranchantes qui jonchent tous les parcours et travaillent dans la chair, pour attaquer les os.
    Dans les couloirs du métro, c'est joyeux comme un vestibule d'abattoir. Découragement, inquiétude et misère, ça se lit sur les visages, une masse immonde et noire qui recouvrirait tout. Qui éteint les regards, remplit les bouches que ça tire vers le bas. Cendres et rancœurs, braises travaillées par les charognards, bouches de mort excitées par les odeurs de la peur. Dans l'attente palpable et mystique du châtiment anonyme, à Paris plus qu'ailleurs en France, la foule attend la bombe. Ou tout autre chose d'explosif, en fait. Cette menace imminente est quasiment tangible, répercutée le long des corps. Les regards des gens, pourtant, résistent, s'efforcent de rester droits." p185-186
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  • Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    Gloria s'arrête net, au milieu de la route. Parfaitement dans son tort ? Elle s'en tape. Est-ce que quelqu'un dans cette caisse a la moindre envie d'en découdre ? C'est remonté, intact, elle est à bloc. Elle sait qu'en plus d'être pénible, son attitude est nulle, qu'elle le prenne d'un point de vue éthique, pragmatique ou logique, cette manie de vouloir se cogner avec tout le monde n'engendreraz rien de bon, bien au contraire : que des emmerdes. Mais, comme souvent, le savoir ne change rien à sa réaction. Comme d'autres gens sont dans la came, et sachant qu'ils ne doivent pas le faire continuent un jour après l'autre, Gloria est dans l'énervement débile. Et heure après heure, elle s'enterre.
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  • Par cheminvert7, le 11 août 2011

    Elle l'attend devant chez Ladurée, pendant qu'il se fade des heures de queue. Elle allume une clope et fait des réflexions à voix haute:

    - Ca, bande de connards, quand il faut attendre cinq minutes à la poste, là on vous entend, tous... mais à cinquante euros la boîte de gâteaux, là trente minutes de queue sans l'ouvrir... Vous êtes d'une bêtise intolérable... vous êtes des pauvres, dans l'âme, vous êtes des connards de pauvres, entendu?
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Bye bye Blondie (2012), réalisé par Virginie Despentes, avec Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle









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