ISBN : 2290350125
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 3.49/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
L'une chante, l'autre pas. Claudine est montée à Paris pour tenter sa chance. Mais c'est sa soeur, Pauline qui a de la voix. Comme elles sont jumelles ça peut peut-être s'arranger. À deux, elles pourraient faire de jolies choses. Claudine incarn... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ahasverus, le 03 juin 2011

    ahasverus
    C'est l'histoire de deux jumelles que tout oppose et dont le père dit qu'elles se ressemblent, mais il y en a une qui est moche.
    Et l'autre qui meurt.
    Claudine (? je les confonds) prendra la place de sa soeur. D'abord dans le coeur du père, puis dans la vie dissolue de Pauline.
    C''est aussi les rapports du Trou et du Machin. La femme utilise son trou, un peu comme un piège. L'homme est fasciné par son machin qui se dresse. le mot sexe n'est presque jamais dit - l'amour n'existe pas.
    Un univers trash, une vision en biais, une peur, et des formules qui me touchent (L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus -- Ne penser qu'à son regard qui se pose et pas penser à la réciproque.).
    Au delà de l'histoire,une fenêtre sur le monde de Virginie Despentes. Pour qui aime regarder les étoiles.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 02 juin 2008

    Lune
    Après avoir passé le choc d'un langage qui me hérisse, le dégoût de situations dégradantes et la tristesse devant l'avilissement humain, j'ai ressenti de la commisération pour Pauline. Cette citation m'a frappée :"Quelle sacrée revanche! Je croyais là un mode de vie ce n'était qu'une vie à la mode?" Cela interpelle de penser qu'un être puisse perdre tout respect de lui-même. Dès l'enfance, Pauline côtoie la laideur (Claudine aussi, sa jumelle). Destins liés et séparés qui se déchirent à tour de rôle jusqu'au moment où n'en restera plus qu'une qui usurpera l'identité de l'autre. La descente aux enfers commencera, tantôt déroutante (pour se "sauver" avec son premier amour), tantôt consentie (pour exister et non survivre, du moins le croit-elle). Une société bâtie sur "sex and money" l'entoure. Aguichée par ce monde factice, elle s'y coule et en adopte les agissements. Description impitoyable d'un certain monde du show-bizz, l'écoeurement y est à son comble. Une petite lumière dans le personnage de Nicolas, gentil "parasite", éclaire ce livre étouffant de pourriture. Et les deux grands enfants qu'ils sont nous émeuvent en fin de livre pour avoir retrouvé l'amour et la dignité.
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    • Livres 1.00/5
    Par tif-touf59, le 29 novembre 2011

    tif-touf59
    Moi qui avait aimé le film ... J'ai voulu découvrir le livre et j'ai été bien déçue. Non pas que je sois facilement choquée par un vocabulaire cru. Non, je trouve que c'est utilisé à tord et à travers et c'est bien dommage. On n'a pas besoin de violence dans les mots et dans les scènes pour comprendre l'envers du décor, pour comprendre que pour réussir des filles sont prêtes à se perdre pour un peu de "soleil". Je ne le recommande pas. Je ne sais pas ce qu'il en est des autres livres de Despentes mais ça me refroidi un peu ....
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    • Livres 3.00/5
    Par Scara, le 01 juin 2011

    Scara
    Le langage de l'histoire est daté, on reconnaît vaguement une jeunesse passée et cela pèse sur la capacité à entrer dans le livre.
    La trame n'est pas inintéressante, même si le sujet n'est pas nouveau : une jeune femme se fait passer pour sa soeur jumelle, si différente d'elle, et la nécessité d'endosser son rôle, de coller à son personnage, modifie les frontières de sa propre personnalité. Cette aventure lui permet d'évoluer, et une nouvelle personne en ressort, transformée et revenue à la cohérence.
    Beaucoup de scènes attristantes cependant, pénibles pour cette femme qui doit s'humilier à devenir un objet sexuel, avant de rejeter cette partie de la vie de sa soeur. C'est peut-être racoleur, ça alourdit sûrement l'histoire.
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    • Livres 2.00/5
    Par ptitemandine, le 17 juin 2011

    ptitemandine
    Paulien et Claudine sont jumelles. Et aussi l'exact contraire l'une de l'autre. Claudine meurt; Pauline prend sa place. Devient ce contraire d'elle-même. Commence alors une longue descente aux enfers.
    Ce livre m'a bousculé. La langue, bien sûr, dérangeante, crue...Mais le contexte aussi : cette toile malsaine du show-business dans ce qu'il a de pire. Les hommes dans ce qu'ils ont de moins humains. Dur...
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 04 avril 2011

    [Incipit.]

    PRINTEMPS

    METRO CHÂTEAU-ROUGE
    Terrasse, sur un trottoir, au milieu des travaux.
    - Putain comme il fait beau...
    - Ouais, ça fait mal aux yeux.
    Claudine a oublié ses lunettes à l'appart, elle se fait éblouir, grimace en ajoutant :
    - Je me sens chelou, c'est grave, ça fait déjà plusieurs jours.
    Elle touche sa gorge et déglutit :
    - Carrément, là, ça me brûle.
    Magnanime, Nicolas hausse à peine les épaules :
    - Si tu bouffais pas des antidépresseurs comme si c'était des carensacs, c'est probable que ça irait mieux.
    Elle soupire longuement, en haussant les sourcils :
    - Je me sens pas soutenue avec toi.
    - Et moi je me sens mis dans la merde, avec tes idées à la con.
    Il allume sa clope puis lance le briquet sur la table, en faisant le nerveux. Il doit l'être un peu. Claudine tourne la tête vers lui, soi-disant intriguée :
    - Quelque chose cloche ?
    Le serveur arrive, lance deux cartons sur lesquels il pose les demis. Gestes impeccables. Les bulles montent dans le doré, en lignes droites et rapides. Ils trinquent machinalement, en se lançant un coup d'œil. Table d'à côté, une gamine fait du bruit en raclant le fond de sa grenadine à la paille. Nicolas prend un air dégoûté, s'explique :
    - Elle est complètement tarée, ta sœur, je me rappelle pas que tu m'aies prévenu.
    - Elle est grunge, quoi... Vu ce que Paris trimbale comme phénomènes, moi, je la trouve plutôt calme...
    Nicolas se masse le front avec deux doigts, regarde dans le vide comme s'il y contemplait le problème :
    - Vous ne vous ressemblez pas du tout. C'est impossible de vous confondre.
    - T'en as de bonnes, chouqui, on est jamais que des sœurs jumelles.
    Tout à l'heure, Nicolas est allé chercher la sœur à la gare. A l'arrivée du train, il a guetté la copie conforme de Claudine. Elle lui est passée devant sans qu'il la reconnaisse. Il a poireauté cinq minutes à côté d'elle, dévisageant toutes les autres filles, avant de penser à s'approcher : " Est-ce que vous êtes Pauline ? " Tu parles, qu'elles sont pareilles...
    Ensuite, ils sont rentrés ensemble, la fille lui a pas décroché un mot, même pas relevé les yeux sur lui. Elle fixait le sol en avançant, le visage parfaitement fermé.
    Entre chaque gorgée, Claudine repose son verre sur la table. Un peu de sueur lui perle au front et sur les tempes. Elle sent que sa bouche est sèche à peine la bière passée. C'est le petit peu de speed contenu dans les cachets qui l'agace en surface. Elle cherche une respiration calme, en vain. Le serveur passe à côté de leur table, elle lui fait signe de remettre la même.
    Comme chaque printemps, le soleil éclate le blond de ses cheveux, lui met un coup de brillance. Elle porte une chemise sage et laisse voir un peu sa poitrine, du coup ça semble involontaire et ça donne envie d'y regarder.
    Il y a du monde autour d'eux, une foule comme un jour de marché. Un type, djellaba blanche, est là toute la journée. Attend, sur son trottoir, surveille et serre des mains. Des filles passent, incroyables, avec des coiffures pas possibles, genre tresses violettes entourant le crâne, elles portent des trucs drôlement serrés sur des corps qu'on croirait retouchés, et des chaussures énormes qui font des silhouettes mutantes. Il y a aussi des madames, avec des robes de reines, couleurs d'été. Certaines ont de gros sacs, d'autres des gamins sur le ventre ou dans le dos, calés-noués dans des tissus qu'on se demande bien comment ça tient. Toujours le dos est droit, et le menton bien relevé.
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  • Par x-Kah-mi, le 20 décembre 2010

    Métro Château-rouge

    Terrasse, sur un trottoir, au milieu des travaux.
    - Putain comme il fait beau...
    - Ouais, ça fait mal aux yeux.
    Claudine a oublié ses lunettes à l'appart, elle se fait éblouir, grimace en ajoutant :
    - Je me sens chelou, c'est grave, ça fait déjà plusieurs jours.
    Elle touche sa gorge et déglutit :
    - Carrément, là, ça me brûle.
    Magnanime, Nicolas hausse à peine les épaules :
    - Si tu bouffais pas des antidépresseurs comme si c'était des carensacs, c'est probable que ça irait mieux.
    Elle soupire longuement, en haussant les sourcils :
    - Je me sens pas soutenue avec toi.
    - Et moi je me sens mis dans la merde, avec tes idées à la con.
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  • Par She_Night, le 02 octobre 2010

    Consternation. Sur un ton de connivence amusée, foison de petits conseils pour être une putain à la page. Et se mêlant de tout, que tout rentre dans des cases, et comment il faut jouir , et comment il faut rompre, et comment se tailler, se teindre jusqu'aux poils de la chatte, et comment on doit être du dedans au dehors. Ton faussement débonnaire, propagande imbécile pour être comme il faut.

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  • Par ahasverus, le 29 mai 2011

    Ne me laisse plus jamais seule, faire comme j'ai fait : n'importe quoi, ne me laisse plus jamais libre d'aller voir comment c'est dehors. Elle pense aux héroïnes de contes quand elle était gamine, qui suivaient des loups à bonne tête, c'est comme si elle revenait du bois, elle a risqué quelque chose de grave, qu'elle cerne mal, qu'elle pressent bien, des choses hideuses qui lui font des sourires.
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  • Par kolibri, le 19 juillet 2010

    C'est marrant comme une seule nouvelle peut tout faire valdinguer d'un seul coup. C'est deux trois mots mal assemblés et tout qui gicle, est démoli.
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