ISBN : 2211203175
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2010)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres

A l'école, personne n'aime Nejma. Elle est nulle, méchante, moche et mal habillée. En plus, elle crache par terre. Mais on ne lui dit jamais rien, parce que tout le monde sait qu'il ne faut pas pousser à bout une personne qui n'a rien ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par zazy, le 24 novembre 2011

    zazy
    Dure d'être une ado alors que l'on est toujours seule chez soi, grosse, moche, mal embouchée.
    Nejma fait tout pour coller au plus près de son personnage et en rajoute, histoire de se faire détester par tout le monde y compris ses enseignants. « C'est celui qui dit qui y est », ce leitmotiv très connu des enfants va bouleverser la vie de cette jeune personne.
    En effet, un jour par comme les autres, un écolier est tabassé par ses copains est laissé pour mort et….. Nejma se retrouve accusée parce qu'on l'a trouvé près de Jonathan.
    Impossible de faire comprendre aux adultes qu'elle n'est pas coupable, son comportement, ses gestes, tout font croire que… et puis, c'est plus facile de la croire coupable, tan pis si elle est innocente. Heureusement, elle peut compter sur son ami de toujours Freddy-Rajaqui qui la soutient contre vents et marées et sur le vigile du supermarché Isidore avec qui elle a fait copain-copain et qui sait….
    A cela s'ajoute un chiot qu'elle va sauver d'une mort certaine. de plus, Isidore, en lui disant : tu n'es pas grosse, tu es puissante, va la pousser à faire du sport et se spécialiser dans le lancer.
    Tout ceci parait très primaire, mais, en y regardant de plus près, il y a d'abord cette passerelle au-dessus de l'autoroute qu'elle peine à franchir chaque matin pour aller à l'école, tut un symbole. Ensuite, que l'on est beaucoup plus fort lorsque quelqu'un croit en vous et vous le prouve. Marie Desplechin montre aux ados que seul on est rien. La solidarité, l'amour, la responsabilité d'un plus faible (ici le chiot)sont des moteurs cruciaux. En s'ouvrant aux autres, on s'enrichit et que, au lieu de survivre, on vit pleinement.
    En préface, Marie Desplechin nous donne l'explication du titre. Babyface : se dit d'un catcheur qui joue le rôle du gentil et que la foule aime. Sa conclusion : que la danse orientale vaut bien mieux que le catch !!! et qu'une petite fille ne peut vivre sans considération ni amour.
    Un joli livre pour un enfant, pardon, un pré-ado de 9/10 ans qui, si on le lit à 2 voix, n'en sera que meilleur.


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-marie-desplechin-babyfaces-8973..
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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 13 avril 2012

    canel
    Les gens qui ne détestent pas Nejma se comptent sur les doigts d'une main. Son camarade Raja/Freddy est de ceux-là, le vigile du supermarché également, s'occupant d'elle discrètement, sans ostentation. La fillette est malheureuse, en manque d'affection ; sa mère n'a guère le temps d'être avec elle, prise par son travail aux horaires décalés et les trajets qu'il occasionne. Mais Nejma est suffisamment orgueilleuse pour camoufler son mal-être et sa différence sous de la fierté, de l'insolence, de la méchanceté. Lorsqu'un élève est grièvement blessé dans la cour lors d'une bagarre, tout semble la désigner comme coupable.
    Un petit roman intéressant au vocabulaire riche, parfait pour montrer que les apparences sont souvent trompeuses, que les personnes hostiles cachent souvent des faiblesses qui méritent qu'on s'y attarde, mais que la pitié et les bonnes intentions sont parfois plus blessantes que bienfaitrices. Une jolie leçon d'espoir.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 28 juillet 2011

    Sharon
    Babyfaces est le deuxième roman de littérature jeunesse que je lis de Marie Desplechin, et je dois dire que je suis conquise par son style rafraîchissant. L'action se situe à Amiens, ville que je connais assez bien (surtout le journal, le courrier picard) mais l'histoire pourrait prendre place dans n'importe quelle ville nouvelle, n'importe quelle cité.
    Le narrateur a de la chance : sa mère est généreuse, aimante, et ses parents forment un couple uni. Sa voisine n'a pas autant de chance. Sa mère est mère célibataire, et travaille dur pour élever sa fille seule. Aussi est-elle déjà partie le matin, et pas encore rentrée le soir quand sa fille se lève puis s'endort. Nejma est souvent livrée à elle-même, aussi traîne-t-elle dans les supermarchés de la ville, non pour voler mais pour être au chaud. En classe, ce n'est pas mieux : Nejma est placée au fond de la classe, non pour ne pas déranger les autres, mais pour qu'elle y soit mieux - si vous trouvez ce prétexte caricatural et hypocrite, vous avez parfaitement raison.
    La caricature ne s'arrête pas là car quand un jeune garçon est retrouvé inconscient, avec de nombreuses fractures dans la cour, c'est Nejma qui est immédiatement accusée. Les professeurs des écoles et la directrice montrent ainsi l'étendue de leur idées reçues, et leur paresse à mener de vraies recherches. de même, l'école de catch qui devait ouvrir juste à côoté de l'école est judicieusement transofrmé en école de danse orientale, par la grâce d'une entrevue entre les deux heureux propriétaires (anciens cancres notoires) et la directrice.
    Et pourtant, le récit passe, par la magie du style et de l'humour déployés par Marie Desplechin. Comme le récit est rétrospectif, Freddy peut se comporter parfois comme un narrateur omniscient, donnant ainsi des informations nécessaires aux lecteurs sans alourdir le récit. J'ai tourné les pages avec une facilité déconcertante, ayant réellement envie de savoir ce qu'allait devenir Nejma. Sa chance est sa rencontre avec Isidore, un vigile, ancien sportif de haut niveau, qui ne voit pas une grosse fille, mais une fille puissante, spéciale, aux capacités physiques hors normes. Il est le seul à lui donner une image positive d'elle-même, et donc à lui rendre un peu d'estime de soi.
    Et si la rédemption par le sport vous semble une idée peu originale, essayez donc la rédemption par la danse orientale...

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-babyfaces-de-marie-de..
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    • Livres 5.00/5
    Par zembla, le 12 mars 2012

    zembla
    Nejma est en CM2, et (presque) personne ne l'aime car elle est méchante, grosse, moche et mal habillée mais personne ne lui cherche des noises car elle peut être violente si on l'embête. Son existence s'écoule lentement entre l'école où elle est toléré mais rejeté et le supermarché qui lui sert de distraction. Sa vie bascule quand elle est accusée quand un élève, grand amateur de catch, est retrouvé inconscient derrière la porte de la cantine. Elle va se rendre compte quelle n'est pas aussi seule qu'elle veut bien le croire.

    Un livre jeunesse qui traite plusieurs sujets (la banlieue, la dangerosité du catch, l'amitié, le suicide,etc...) avec bonheur. Un vrai petit bijou de tendresse où des sujets graves sont traités avec humour et une certaine grâce. Les personnages sont attachants et ils nous transportent dans un monde où la légèreté de ton n'empêche pas une réflexion profonde.
    Un livre qui donne beaucoup de plaisir et qui permet d'aborder beaucoup de sujet avec son enfant.
    A lire a partir de 9 ans (140 pages).

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par krol-franca, le 17 janvier 2011

    krol-franca
    C'est un petit roman sympathique sur la différence, la tolérance, la violence. C'est un roman généreux mais qui verse parfois aussi dans la caricature. le personnage de la directrice est un peu gros, un peu exagéré et pas très intéressant, notamment lorsqu'elle va voir ses deux anciens élèves qui veulent ouvrir une école de catch.
    Je pense que c'est un roman qui peut plaire aux enfants de CM mais qui n'est pas non plus extraordinaire. Une phrase cependant retient l'attention : "Tu n'es pas grosse, tu es puissante."

    Lien : http://francastel.free.fr/bibliographie.htm
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Citations et extraits

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  • Par Sharon, le 28 juillet 2011

    Mais qu'est-ce que vous voulez la spécialiser ? Vous la trouvez pas assez spéciale comme ça ?
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Vidéo de Marie Desplechin

Marie Desplechin : Ecrire à quatre mains .
La romancière Marie Desplechin a co-signé avec Aya Cissoko, un livre qui raconte la vie de cette ex-championne du monde de boxe. Marie Desplechin évoque la façon dont elle a travaillé avec Aya Cissoko pour écrire à quatre mains ce roman biographique : Danbé (Calmann-Levy, 2011).








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