Antoine, écologue jadis renommé, mène une existence recluse dans la Brenne, pays d'étangs et de forêts. Il parcourt les routes à la recherche de cadavres d'animaux lui confirmant les dégâts de la " civilisation " sur la... > voir plus
Pas facile de s'y retrouver avec ses différents personnages et les retours en arrière mais finalement c'est ce qui tient en halène avec les paysages de la Brenne et ses animaux
Une tortue cistude sur la route
De quel étang venait elle ? Combien d’années avait-elle attendu avant d’accomplir ce périple ? Quelle distance avait-elle déjà parcouru ? Vers quelle prairie ensoleillée se dirigeait-elle ? La dernière chose à faire serrait de l’aider à traverser la route. Elle prendrait peur. Le stress lui ferait perdre l’eau qu’elle avait emmagasinée dans sa carapace en vue d’ameublir la terre, de creuser un trou et d’y pondre ses oeufs. Il lui faudrait alors revenir à son étang d’origine, reprendre de l’eau et repartir à nouveau. Elle s’épuiserait, perdrait un temps précieux, des jours peut-être, et multiplierait les risques de mourir.
Certains regretteront que j’aie donné une vision très noire du Nord. Il est un fait que les gens y sont chaleureux, que la lumière y est très belle, mais qu’on n’y rigole pas tous les jours. (p. 222).
« Tu sais ma chérie, tu as déjà des ailes mais ça ne suffit pas. Un oiseau qui n’a pas encore de plumes ne vole pas. Et des fois, il tombe du nid et se fait manger ! »