ISBN : 2848761857
Éditeur : Philippe Rey (2011)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Si vous poussez la porte de la librairie de Monsieur H., vous le trouverez, derrière son comptoir, cachant sa frustration sous un sourire affable. Car Monsieur H., grand amateur de littérature, se désespère de ne pouvoir lui-même écrire une œuvre. Après quarante années ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Heureuse, le 11 mai 2011

    Heureuse
    Quelle bonne surprise que ce Roman! Je l'ai lu à l'occasion d'une opération masse critique de Babélio. L'histoire m'avait alléchée mais ça n'aurait pas été la première fois que la vitrine aurait plus belle que la marchandise.
    J'ai eu un petit mal avec l'écriture au début. C'est tellement riche, foisonnant, une peu comme une forêt vierge dan laquelle on sent que chaque fleur, chaque fruit a une vraie valeur qui accroche le regard. Au début ça m'a gênée car le récit en était moins fluide mais c'est passé très vite car je me suis faite embraquer dans cette histoire.
    J'ai vraiment aimé chacun de ces personnages qui tournent tous dans une ronde autour de la littérature et de ce fameux stylo plume. la chute, évidemment, on croit la deviner. Elle semble évidente. Si évidente qu'elle est là. Mais pas toute seule, une autre surprise vous attend!
    J'ai trouvé que tout était juste, bien mené, léger mais pas trop. En le fermant j'ai eu ce petit pincement qui me fait dire que j'ai eu un petit coup de coeur.
    J'ai eu la sensation en lisant ce Roman que son auteur avait pris du plaisir à l'écrire, à pouvoir enfin mettre tous ces mots qui devaient s'agiter quelque part dans sa tête. J'espère en tous cas, parce qu'à moi, elle m'a donné des moments de plaisir.

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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Hebephrenie, le 08 mai 2011

    Hebephrenie
    Ce Roman commence de façon anecdotique, mais touchante. le désarroi d'un libraire, monsieur H., écrivain raté, qui ne trouve consolation que dans des paris personnello-sociologiques sur ses clients. Monsieur H. se voit dérobé par une jeune cliente son stylo-plume. le stylo-plume que sa femme lui avait offert en guise de porte-chance pour sa future grande carrière littéraire. Ce stylo passant de main en main, on découvre des personnages qui ont tous en commun, bien sûr, la littérature et les mots. Les maux également. Tous se nourrissent et se guérissent ainsi. Surtout Sybille, qui a décidé de manger jusqu'à ne plus pouvoir se mouvoir, jusqu'à remplir son appartement, pour pouvoir lire toute la journée, parce que sa liberté s'est envolée trop vite.
    On trouve dans Tour de Plume quelques bons mots de ci de là, quelques belles situations éparpillées. Malheureusement, les métaphores (enfin la métaphore finale surtout) sont bien trop explicitées. Un Roman sur l'amour du livre, la différence entre lecture et écriture, qui, pour un Tour de Plume, tourne un peu court.
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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 10 mai 2011

    claracambry
    J'aime les premiers romans et quand ils sont bons, c'est un réel plaisir de découvrir un auteur ! Et ici, il s'agit d'une bonne surprise ! Tour de Plume, le titre est on ne peut plus adéquat avec cette histoire. Tour de Plume et un tour d'écriture rondement mené mettant en scène des personnages se retrouvant reliés par un stylo plume. L'objet passe de main en main et les dés sont jetés ! Relais volontaire ou subterfuge qui permet tour à tour de découvrir les personnages.
    Tout commence à la librairie de Monsieur H., amoureux des lettres mais qui souffre de n‘avoir jamais pu écrire lui-même. Isis s'y arrête pour demander son chemin et subtilise le stylo. Isis, jeune femme fragile, aux allures d'adolescente et qui sème sur des petits bouts de papier les mots comme bouée de sauvetage. le stylo continue son parcours. L'objet se retrouve en possession de Paul qui l'offre en cadeau d'anniversaire à sa mère Sybille. Elle s'est laissée grossir volontairement jusqu'à devenir obèse.
    La suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2011/05/caroline-deyns-tour-de-plume.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/05/caroline-deyns-tour-de-plume...
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    • Livres 3.00/5
    Par Elea291, le 23 mai 2011

    Elea291
    Dès qu'il est question de l'univers des livres (bibliothèques, librairies...) dans un résumé de quatrième de couverture, je suis irrésistiblement attirée par le Roman en question. D'où mon envie de découvrir ce premier Roman dans le cadre de Masse critique sur Babelio.
    Le début m'a beaucoup plu. J'ai apprécié le style travaillé de l'auteur, l'histoire singulière de ce libraire solitaire et la poésie qui se dégage des chapitres sur le joli personnage d'Isis. Ensuite, j'ai moins accroché aux autres histoires (même si Sybille est un protagoniste intéressant) et j'ai trouvé que l'écriture se faisait moins exigeante. L'histoire d'amour contrariée entre Roman et Emma me laisse un goût amer : ce n'est certes pas désagréable à lire, mais c'est décevant par rapport au début. J'ai trouvé cela assez banal et je me suis souvent dit que ça ressemblait un peu trop à du Marc Levy.
    Globalement, c'est tout de même un livre plutôt agréable, qui se lit rapidement et avec plaisir grâce à la plume de l'auteur. L'histoire est plutôt originale, et l'idée de ce stylo voyageur, qui nous permet de rentrer brièvement dans la vie de différentes personnes, m'a plu. La fin est hélas un peu prévisible.

    Lien : http://libros-y-palabritas.over-blog.com/article-tour-de-plume-carol..
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Citations et extraits

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  • Par Hebephrenie, le 07 mai 2011

    Dans sa prime jeunesse, il avait été atteint de la maladie du livre, sous l'une de ses formes les plus virulentes. Les docteurs avaient d'abord peiné à établir leur diagnostic, inspectant les larges poches brunissant sous les yeux hagards (deux petites valises où entasser le nécessaire pour partir la nuit en voyage immobile, à la lueur de la lampe de poche), le galet rose et poli des genoux jamais écorchés (pupitre si commode!), la propreté alarmante des mains (lent métronome battant la mesure des pages), et cela divaguant autour d'un corps chétif. La maman était soucieuse, la grippe, pensez-vous? Non, plus grave car incurable. En plus de poli, hagard et chétif, le petit resterait à jamais difforme, promenant l'excroissance d'un livre sur une main, sous un bras ou sur une cuisse.
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  • Par Hebephrenie, le 07 mai 2011

    A dix-sept ans, l'angoisse l'avait alors étreint : s'il faut être sans cesse précédé par les mots, des mots terriblement beaux et profonds dans leurs agrégats choisis, à quoi bon vivre alors ?
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  • Par claracambry, le 10 mai 2011

    Les visites hebdomadaires d’Emma et celles, plus espacées de Paul, lui donnent l’illusion que sa solitude est heureusement imparfaite. Et puis elle a ses livres. Ses chers livres. Qui peuplent son esprit, colonisent son corps, juste après lui avoir fait oublier qu’elle en avait un. C’est très bien ainsi.
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