ISBN : 2917817054
Éditeur : La Contre All (2010)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

« Les gens dans la ville ne peuvent pas faire que s aimer. Ils doivent aussi manger. Une saine vie médiatique nous le rappelle : cinqfruitsetlégumesparjour. Et aussi qu il faut mangerbouger. Cette injonction me laisse songeuse : qu attend-on de moi exactemen... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par emeralda, le 25 novembre 2011

    emeralda
    Ce livre est un recueil de texte qui certainement passent très bien à l'oral (forme de communication privilégié tout d'abord par l'auteur), mais que pour ma part, je découvre à l'écrit. Je sais bien qu'il y a une version audio de l'ouvrage disponible et que l'on peut télécharger, mais je ne me précipite pas immédiatement dessus. Je vais prendre mon temps et je l'écouterai sans doute bien plus tard.
    Avec le tout premier texte intitulé : "La ville pousse", c'est le manque total de ponctuation qui me gène.
    Très franchement les premiers paragraphes sont presque incompréhensibles pour moi et je dois les reprendre une fois, deux fois, trois fois, pour enfin saisir toute la portée de cette écriture minimale, mais absolument pas minimaliste. Les mots s'enchainent et ce sont des flashs de l'enfance, d'une enfance (celle d'Amandine peut être, ce prénom est cité) qui m'apparaissent. La construction est donc chaotique, mais bien complète.
    Je m'y retrouve enfin, cette époque me parle, j'ai vécu à peu de chose près des expériences similaires. Cet écrit est court, mais riche. Pour être déroutée, je l'ai été. La surprise fut désagréable au tout début, puis, j'y ai pris goût. C'est comme s'il m'avait fallut réapprendre, réapprivoiser une certaine forme de communication.
    Dès le second texte, la ponctuation fait son retour. Ouf car même si j'ai fini par apprécier le premier texte, ce n'est pas de tout repos.
    "Dessous la ville", il y a parfois un métro que l'on emprunte sans vraiment y penser parce que c'est bien pratique, relativement rapide et puis parfois, on n'a pas d'autres choix !
    Dans ce texte, on va avoir une nouvelle vision de ce mode de transport, de ceux qui font ce qu'il est et de ceux qui l'empruntent avec nous. C'est doux-amer avec un trait à peine forcé vers l'absurde. Voilà une vie sous la terre qui pourrait aussi vous faire frémir, sourire, en bref réagir.
    "Verte ville" est le troisième texte et forcément, on va aborder un autre élément qui compose nos citées urbaines : les espaces verts.
    En ces temps où l'écologie est partout, Amandine Dhée aborde le sujet, mais encore une fois au détour de propos décalés qui nous conduiront ensuite vers le Bulgom (cette matière souple se trouve souvent sur les aires de jeux pour les enfants car c'est elle qui est censée amoindrir le choc de leurs chutes). Bulgom que l'on retrouve cité dans le titre et qui comme moi a dû vous interpeller ou vous faire poser la question suivante : Mais c'est quoi du Bulgom ? (Si avouez que vous ne saviez pas à quoi cela correspondait… Que je me sente moins seule).
    La ville, symbole du paradis ou de l'enfer pour certain car soit on est un citadin, soit on ne l'est pas. Dans tous les cas, cela n'empêche nullement de souffrir entre ses murs car on peut s'y sentir bien seul.
    "Vieille ville "est la suite logique de "Verte ville". Les textes se suivent et s'enchainent sans peine. On prend un certain rythme dans notre lecture et on se sent de plus en plus à l'aise avec cette écriture peu banale.
    Là, on commence comme dans un reportage dignes 'Histoire naturelle" que seuls les insomniaques peuvent véritablement regarder sans craquer (hélas pour eux). Ah si les vieux également !!! (Sûre qu'Amandine Dhée aurait pu l'écrire cette vacherie là !).
    Bref, tout ceci n'est guère politiquement correct, mais on s'en fiche complètement car l'important, c'est de communiquer, de tisser des liens sociaux avec les autres, même si c'est au prix fort, c'est-à-dire en choquant les gens. C'est moins terrible que les dernières pubs Benetton quand même, mais c'est moins mercantiles également.
    Tout cela, nous conduit au texte suivant donc : La ville c'est les autres. (sans la virgule, je sais bien, mais c'est pas moi, c'est elle !!!!!!!)
    Là, en lisant les première lignes, je me revois parfaitement passer mon attestation de secouriste en milieu de travail (nous étions 2 pour 20 agents). Et j'ai aussi cette angoisse (comme la narratrice) quand survient un accident ou un incident en ma présence. Je ne sais plus rien des belles théories à mettre en pratique pour venir en aide à la victime. Ouf, je ne suis donc pas différente de l'auteur qui elle aussi panique à l'idée d'aller intervenir. Bon pour le moral pour moi, mais mauvais pour la victime… Oh et puis tant pis pour elle, elle n'avait qu'à faire attention aussi ! (Oups I did it again !!!!). Voilà encore une autre vacherie inspirée par le style d'Amandine Dhée. Elle me met donc en forme la petite dame, mais attention à ne pas me "claquer" en route car oui à l'endurance plutôt qu'à la performance… Et vlan, nous voilà au texte suivant qui aurait pu s'intituler aussi : Hommes et Femmes, mode d'emploi ?
    Enfin fournir tous ces efforts, ça creuse l'estomac et tout naturellement, on arrive à la "Ville mange".
    Nourriture à base de bons mots qui me rassasient pleinement sans jamais que cela ne soit indigeste. D'ailleurs, c'est tout bonnement impossible car les portraits des commerçants du quartier sont garantis sans OGM (Original Gag Miteux), mais plutôt tous label rouge. Même remarque pour les portraits des habitants dudit quartier. Tous plus véridiques que des caricatures car on le sait bien, plus c'est gros et plus ça passe ! (peut-être aussi parce que c'est vrai, la fiction se faisant lamentablement doublée par cette bonne vieille réalité).
    Un livre court à lire avec l'esprit ouvert, un peu de bonne humeur et un brin de nostalgie aussi.
    Un ouvrage avec un humour souvent un peu sombre, limite désabusé, mais il vaut mieux en rire que d'en pleurer, pas vrai ?????

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2011/11/du-bulgom-et-des-homm..
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    • Livres 1.00/5
    Par MarionF, le 15 novembre 2011

    MarionF
    Troisième livre de l'opération Un éditeur se livre de Libfly et des éditions La Contre allée.
    Premier chapitre. Aucune ponctuation, des ersatz de phrases qui se suivent, à toi de comprendre ce qui va avec quoi, où la phrase débute et où elle se termine. Pas vraiment d'histoire. Sur le coup j'ai voulu arrêter la lecture, dire à Libfly et aux éditions La Contre allée que ce livre là je ne pouvais pas, que je le passais à quelqu'un d'autre pour remplir la mission. Et puis je suis arrivée au chapitre deux.
    Et en fait non, le chapitre deux ne m'inspire pas plus que le premier.
    Je feuillette et me rend compte que tout le livre semble être du même genre. Des petites phrases de constatations, de contestations, dont l'auteur a du être très fière au moment de les écrire, je repense au chapitre deux sur le métropolitain notamment et les consignes qui y sont données, c'était trop pour moi, trop trop. Ça ne faisait pas une jolie redondance, ça ne m'a pas amusée.
    Je suis dans la salle d'attente de mon pneumologue (j'écris tout sur papier avant de le taper à l'ordinateur), j'ai pris le métro d'De Monplaisir à Gare de Vaise puis ce fichu 5 qui ne passe jamais et je n'ai quasiment rien lu. J'ai failli abandonné.
    Comme j'étais très en avance chez le médecin (la faute au bus 5, soit j'étais très en avance soit très en retard) et que toutes les brochures sur l'asthme, les allergies, les pneumopathies, etc. je ne suis pas loin de les connaitre par cœur j'ai lu d'autres chapitres. J'ai lu un peu chaque chapitre et ceux qui étaient susceptibles de m'intéresser je les ai lus. Au final j'ai lu le livre en entier même si cela a été laborieux.
    Ce livre on dirait un blog. Il y a un thème par chapitre, un chapitre dans le monde bloguesque ce serai un post. Même si certains points sont communs pour tous les citadins je ne me suis pas retrouvée dans ce livre, il aurait peut être fallu qu'Amandine Dhée vive à Lyon pour me captiver. Je ne sais pas, parce qu'au final les villes se ressemblent. Ce n'est pas du tout le genre de livre que je lis d'habitude, l'exercice n'a pas été concluant.
    Dans le cadre de l'opération Un éditeur se livre j'ai reçu un deuxième ouvrage d'Amandine Dhée, Ça nous apprendra à naître dans le Nord, écrit avec Carole Fives. On va bientôt voir si ça passe mieux.

    Lien : http://lespetiteschroniquesheteroclites.blogspot.com/2011/11/livre-d..
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  • Par gromit33, le 11 décembre 2011

    gromit33
    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce livre. Envie de le lire à haute voix pour pouvoir m'imprégner du texte et des idées, qui arrivent comme on parle ou comme on peut penser à haute voix… du langage parlé-écrit, peu de ponctuation. Puis des parties plus plaisantes où on découvre la narratrice et ses questionnements : de belles pages sur les commerçants, à la fin du volume. Ce qui m'a capté ensuite, c'est l'humour, l'ironie décalée, les références à l'air du temps et au discours ambiant. Discours que l'on entend souvent lors de réunions de quartier, dans les discours de nos élus locaux : convivialité, lien social, développement durable, agenda 21, proximité….
    Ce livre se passe dans le nord de la France mais on reconnaît nos quotidiens. Un livre qui serait plaisant en feuilleton radiophonique ou en lecture théâtralisée.
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  • Par gromit33, le 18 décembre 2011

    gromit33
    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce livre. Envie de le lire à haute voix pour pouvoir m'imprégner du texte et des idées, qui arrivent comme on parle ou comme on peut penser à haute voix… du langage parlé-écrit, peu de ponctuation. Puis des parties plus plaisantes où on découvre la narratrice et ses questionnements : de belles pages sur les commerçants, à la fin du volume. Ce qui m'a capté ensuite, c'est l'humour, l'ironie décalée, les références à l'air du temps et au discours ambiant. Discours que l'on entend souvent lors de réunions de quartier, dans les discours de nos élus locaux : convivialité, lien social, développement durable, agenda 21, proximité….
    Ce livre se passe dans le nord de la France mais on reconnaît nos quotidiens. Un livre qui serait plaisant en feuilleton radiophonique ou en lecture théâtralisée.
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    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 22 avril 2012

    ATOS
    Quel plaisir de lire Amandine Dhée ! J'ai ri de nous voir ainsi dire tel que nous sommes. Drôle, acide, tendre, poétique, cruelle parfois jamais méchante. Amadine Dhée nous conte. L'écriture est neuve.Le rythme bondissant. Les images espiègles. On entend la ville, on entend les hommes dans la ville. Une très belle découverte ! Une auteure à suivre !!!! Merci à Libfly et au Editions LA CONTRE ALLEE de m'avoir permis d"entendre les mots d'Amandine Dhée à l'occasion de l'aventure d'un Editeur se livre !! A conseiller, à offrir !!!!
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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Citations et extraits

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  • Par AliceW, le 03 novembre 2011

    Le mot escalator est terrible on dirait un nom de super héros méchant. Venez suivre les aventures d'Escalator, Escalator saura-t-il créer des liens tout en restant vigilant ? Escalator is so brave, he's never afraid ! Dans le prochain épisode : Escalator et le pass'journée damné, Escalator fera régner la bonne conduite dans l'univers souterrain pour le confort et la sécurité de tous avec ses vieux amis les grands invalides de guerre.
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  • Par MarionF, le 16 novembre 2011

    Ça s'appelle le métro, qui s'appelle en réalité le métropolitain c'est plus joli mais plus long alors on dit métro.
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