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> Agnès Botz (Traducteur)
> Jean-Luc Fidel (Traducteur)

ISBN : 2070776727
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 4.16/5 (sur 87 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est un signe des temps. Il n'y a guère, dans l'euphorie du développement, Fernand Braudel proposait une Grammaire des civilisations, étude des évolutions lentes mais imperceptibles exercées sans fin "par les contraintes des espaces, des hiérarchies sociales, des psych... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 24 août 2012

    finitysend
    Effondrement , est une monographie passionnante , variée et assez exhaustive dans ses développements thématiques ...
    Cet ouvrage présente cependant quelques-uns des défauts caractéristiques de ces œuvres que signe un seul auteur , alors qu'elles sont le résultat d'une entreprise collective ..
    Trouver un angle d'approche qui justifie un commentaire de plus , alors que bien d'autres et d' excellents , existent déjà est difficile ..
    Je souhaite donc SIMPLEMENT attirer l'attention sur deux chapitres de ce livre , qui sont très soignés et passionnants , alors que les références bibliographiques en français sur les deux aires culturelles concernées , frise l'indigence ..
    Les développements consacrés à l'ile de Pâques d'une part , et un autre chapitre, qui est lui , consacré à l'entreprise de colonisation nordique du Groenland par les scandinaves au moyen-âge , sont de véritables bijoux indispensables aux francophones amateurs d'histoire . Ces deux chapitres sont en effet , aussi solides et méticuleux , et d'un nombre de caractères assez important , d'autant plus précieux que la bibliographie est pauvre en français et que les ouvrages sont désespérément rares ...
    La problématique de l'écosystème de ces deux territoires en rapport avec les schémas d'occupation des sols , leurs impacts culturels et politiques sur des durées historiques significatives sont magistralement mis en lumière . C'est fait en mobilisant des sources multiples , et cela constitue une lecture plaisante et passionnante , qui est marquée par la précision et le sérieux des arguments comme des références bibliographiques et documentaires .
    Sur l'implantation viking au Groenland , vous ne trouverez RIEN d'aussi solide , d'aussi bien documenté et d'aussi pointu , avec autant de dimension et d'envergure en langue française ( totalement impossible , encore que : il y aurait , un Boyer sortit très récemment sur le sujet , parait-il !? ) , à part les trois sagas ( Vinland .... ) qui sont en elles-mêmes la presque ( mais pas tout à fait les seules ) totalité des sources historiques sur ce précoce épisode colonial de peuplement européen .
    Pour l'ile de Pâques , il y a le Alfred Metraux et bien évidement les relations de voyages de Cook ...
    Si ces deux sujets historiques vous interpellent , c'est ici que cela se passe ...
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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 29 juin 2012

    Nastasia-B
    Ce livre est l'autre versant du livre précédent intitulé (en français) "De l'inégalité parmi les sociétés". le premier offrait un très instructif panorama des hasards et des nécessités qui ont conduit à creuser les différences entre les diverses sociétés humaines, mettant l'accent sur le "pourquoi?" certaines d'entre elles ont "réussi" mieux que d'autres.
    Ici, c'est résolument l'inverse, à savoir que Jared Diamond dresse un bilan des causes et des effets qui font que dans l'histoire, certaines sociétés vouées, a priori, au succès, se sont effondrées.
    Le constat de l'auteur est assez univoque et tend à démontrer que les sociétés qui ont négligé l'exploitation durable de leur environnement ont périclité. À mon avis, ce livre est un ton en-dessous du précédent et se veut plus engagé, ce qui est louable de la part de l'auteur qui au lieu de rester les deux pieds dans le même sabot essaie de remuer, à son échelle, les consciences. Ceci étant, j'aime autant les bilans plus contrastés et moins unilatéraux. le point d'orgue de l'ouvrage est à mon goût, l'extraordinaire partie sur les Vikings du Groenland.
    Le cas des habitants de l'île de Pâques est également bien détaillé, d'autres sociétés comme les Mayas, Japonais, Rwandais, Australiens sont également abordées mais moins dans le détail et plus pour étayer le propos général de l'auteur, qui en profite pour donner des coups de coude à l'administration américaine qui ne fait pas tout ce qu'elle devrait. En conclusion, encore un très bon ouvrage, mais un peu moins "al dente" que "De l'inégalité parmi les sociétés" qui, lui, est exceptionnel.
    Vous remarquerez que ceci les termes que j'emploie sont extraordinairement subjectifs, et n'expriment que mon misérable avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par Hugo, le 14 juin 2013

    Hugo
    L'auteur parle des sociétés passé qui se sont effondrées, pourquoi et comment. Il parle aussi des sociétés qui ont su anticiper, changer et continuer.
    Alors notre société est-elle condamnée à s'effondrer ?
    Ce bouquin te résume en 800 pages comment c'est sacrément la merde sur terre. Que finalement ça l'a toujours été, les humains sont complexes, les sociétés sont complexes, mais pas que.
    Alors des fois on fait des trucs bien pour nettoyer, préserver, mais le plus souvent on oublie, on profite à court terme et on condamne à long terme.
    Des sociétés s'effondrent depuis toujours : 12 facteurs expliquent ces effondrements, tous différents, vous pouvez toujours en éliminer 11, un seul suffit.
    Moi quand j'étais petit, je voulais des « Nikes air PUMP », je voulais être un Ninja, me battre comme « Bruce Lee », danser comme « Michael », chanter comme « Mariah », je voulais une télé, une console, un scoot, une meuf, une meuf nue, finalement je voulais un tas de trucs comme les copains…
    Personne ne m'avait expliqué à quel point j'étais un privilégié, à part le soir petit quand ta mère t'invite gentiment en hurlant de finir ta putain d'assiette d'endives dégueulasses parce que les petits Somaliens n'ont pas cette chance. Ouais bah si les Somaliens savaient comment c'est dégueulasse les endives, bah ils préféreraient certainement crever de faim, enfin c'était ce que j'imaginais à huit ans.
    Ma mère était championne de la culpabilisation catholique, et j'étais très réceptif, n'empêche que je les bouffais pas ses endives quitte bien sur à finir en enfer.
    Quand tu deviens adulte, il est déjà trop tard, tu as été formaté à vivre comme un homme du nouveau monde, un consommateur de viande avide de fric, tu veux te pavaner dans ta belle voiture, bosser 35 heures pendant 42 ans en suçant le système jusqu'à la moelle pour profiter de ton confort sereinement sur la bases de tes acquis du passé dépassés par l'avidité des anciens.
    Les pauvres tu les connais pas pourtant sans eux : pas de voiture, pas de téléphone, pas de télé, pas grand-chose finalement, le déni est universelle et le système corrompue par toutes ces inégalités.
    Aujourd'hui l'ancien c'est toi, c'est nous, finalement on recommence, certain tire la sonnette d'alarme : attention danger si vous continuez à tout détruire, à tout modifier, à nier l'inévitable, les futurs anciens vont morfler encore plus, ça va pas être beau mais finalement :
    Moi je m'en « branle » je serais plus là pour voir ça… Mais qu'est ce que j'en ai bien profité au final.
    Il faut lire ce bouquin dès l'adolescence, il faut éduquer nos gosses, leur expliquer pourquoi et comment nous préserver.
    Oui cette lecture m'a bouleversé : regarder « Nicolas Hulot » vous expliquer du haut de son ULM écolo que c'est beau la terre et qu'il faut changer, est une chose.
    Lire un bouquin qui vous explique en détails pourquoi on en est là aujourd'hui et comment faire pour remédier aux problèmes en est une autre.
    Franchement c'est assez flippant de penser que pour des hommes intelligents : on est quand même des sacrés cons.
    A plus les copains
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 26 mars 2013

    Luniver
    Après avoir développé dans son livre « De l'inégalité des sociétés » les causes géographiques et environnementales qui ont permis à certains groupes de se développer plus rapidement que d'autres, Jared Diamond aborde dans « Effondrement » l'envers du décors : les sociétés humaines qui ont disparu à cause de leur incapacité à gérer leur environnement et à s'adapter aux changements.
    Les habitants de l'île de Pâques, les Vikings au Groenland, les Mayas, … tous ces peuples ont réussi à bâtir des civilisations solides avant de s'effondrer brusquement. La situation a de quoi surprendre : on peut penser à première vue à un « suicide collectif » incompréhensible. Les causes sont toutefois plus subtiles : les colons peuvent appliquer les méthodes de leur pays d'origine, sans se rendre compte (ou trop tard) qu'elles sont destructrices pour leur terre d'accueil ; la surexploitation des ressources ; les habitants peuvent s'habituer à un certain climat, et se retrouver pris de court s'il se refroidit ; voire même la disparition d'un partenaire commercial qui apportait une ressource indispensable à la vie quotidienne.
    À la fin de ce livre, on est tiraillé par deux sentiments contradictoires : un peu de crainte tout d'abord : il est possible que, mises au pied du mur, les sociétés se révèlent incapables de corriger le tir, par manque de solutions, ou en se rendant compte du problème trop tard.
    Le point positif, c'est que d'autres sociétés ont réussi à inverser la vapeur, et à gérer leurs ressources de manière durable. Que ce soit par le haut, avec des interventions vigoureuses (et pas toujours en accord avec un idéal démocratique) du gouvernement, ou par le bas, avec la mise en place de solutions par les habitants directement concernés par le problème.
    Diamond aborde aussi la place des grandes entreprises dans ces changements environnementaux. Là aussi, il y a du bon et du mauvais : accorder aux entreprises des permis d'exploiter de quelques mois en leur demandant de gérer les ressources de manière durable est illusoire. Par contre, quand elles leur sont attribuées sur une plus longue période, il est de leur intérêt de les faire durer.
    L'ouvrage est une réussite à tous les niveaux : explications en détails de situations passées, parallèles avec les situations d'aujourd'hui, et des pistes de solutions, que ce soit pour les gouvernements ou pour chaque consommateur, qui doit prendre conscience des enjeux et regarder d'un peu plus près ce qu'il achète.
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    • Livres 5.00/5
    Par clamy, le 24 mai 2012

    clamy
    Ce livre m'avait été conseillé au cours d'une conférence de géopolitique en juin 2011. J'ai longtemps hésité puis je me suis lancé dans ce pavé de presque 800 pages. Un vrai bonheur ! Enfin quand je dis un vrai bonheur, il faut relativiser... Un vrai bonheur quant à la forme, car il faut bien avouer que ce livre se dévore comme un roman d'aventures. Par contre en ce qui concerne le fond, grosse alerte.
    A partir de plusieurs analyses très documentées, cet auteur nous explique comment certaines sociétés ont purement et simplement disparu de la surface de la Terre. Désastres écologiques, surpopulation donc surconsommation, donc appauvrissement des ressources naturelles et disparition inévitable des populations responsables de tous ces désastres.
    A travers ces exemples, l'auteur ne veut-il pas nous montrer que notre entêtement forcené à vouloir en permanence faire la course à la croissance est en passe de nous mener au même but ? A penser cela, il n'y a qu'un pas que je me permets de franchir allègrement. Une conclusion qui fait froid dans le dos.
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Citations et extraits

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  • Par Hugo, le 13 juin 2013

    Des économistes justifient rationnellement ce souci exclusif des profits à court terme en arguant qu’il peut-être de meilleur aloi de récolter une ressource aujourd’hui que demain, dès lors que les profits d’aujourd’hui peuvent être investis et que les intérêts de cet investissement entre aujourd’hui et demain tendent à rendre la récolte d’aujourd’hui plus valable que celle de demain. Quitte à ce que les conséquences néfastes soient supportées par la génération à venir, qui, par définition, n’est pas encore ici pour faire droit à une prospective à long terme. (page 672)
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  • Par pyexperience, le 17 juillet 2012

    Il y a plusieurs siècles, des immigrants arrivèrent sur une terre fertile qui jouissait en apparence de ressources naturelles inépuisables. Ce pays manquait de quelques matières premières utiles à l'industrie, mais elles furent rapidement obtenues par le commerce avec d’autres pays plus pauvres qui les possédaient. Pendant un temps, tous ces pays prospérèrent et leurs populations augmentèrent.
    Mais la population du pays riche finit par s'accroître au-delà de ce que même ses abondantes ressources naturelles pouvaient satisfaire. Comme ses forêts avaient été abattues et ses sols érodés, sa productivité agricole ne suffit plus à générer des excédents pouvant être exportés, à construire des bateaux ou même à nourrir sa propre population. Le commerce déclinant, on manqua bientôt des matières premières qui étaient importées. La guerre civile éclata et les institutions politiques établies furent renversées par une myriade de chefs militaires de tous bords. Le peuple affamé du pays riche survécut grâce au cannibalisme. Ses anciens partenaires commerciaux étrangers connurent un sort encore plus terrible : privés des importations dont ils avaient fini par dépendre, ils saccagèrent à leur tour leur environnement jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul survivant.

    Ce sombre scénario pourra-t-il s'appliquer un jour aux États-Unis et à leurs partenaires commerciaux? Notre seule certitude est qu'il décrit ce qui advint à trois îles tropicales du Pacifique.
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  • Par Luniver, le 06 mars 2013

    On se prend à imaginer ce que put être l'état d'esprit du Pascuan qui abattit le dernier palmier au moment précis où il l'abattait. Comme les forestiers modernes, s'est-il écrié : « Du travail, pas des arbres ! » ? Ou : « La technologie va résoudre nos problèmes, il n'y a rien à craindre, nous trouverons des substituts au bois » ? Voire : « Nous n'avons aucune preuve qu'il n'existe pas de palmier ailleurs sur l'île de Pâques, il faut chercher encore, votre proposition d'interdire la coupe des arbres est prématurée et n'est motivée que par la peur » ?
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  • Par Luniver, le 09 mars 2013

    Tous autant que nous sommes – propriétaires, investisseurs, politiques, administrateurs d'universités, etc. –, nous pouvons nous permettre de négliger un certain nombre de gaspillages lorsque la conjoncture économique est bonne. Nous oublions toutefois que les conditions fluctuent et qu'il est possible que nous ne soyons pas capables d'anticiper le moment où la conjoncture se retournera. À ce moment-là, nous nous serons peut-être déjà habitués à un mode de vie dispendieux, ce qui ne nous laisserait comme issue qu'une alternative : la réduction drastique de notre mode de vie ou l'effondrement.
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  • Par urbanbike, le 19 février 2008

    Par ailleurs, je ne connais aucun cas dans lequel l’effondrement d’une société ne serait attribuable qu’aux seuls dommages écologiques d’autres facteurs entrent toujours en jeu.Lorsque j’ai formé le projet de cette enquête, je n’avais pas mesuré l’ampleur de sa complexité, naïvement convaincu que je n’aurais à traiter que de dommages environnementaux. Je suis finalement parvenu à définir une grille d’analyse constituée de cinq facteurs potentiellement à l’œuvre que je prends désormais en compte quand j’entends comprendre tout effondrement environnemental éventuel.
    Quatre facteurs — dommages environnementaux, changement climatique, voisins hostiles et partenaires commerciaux — peuvent se révéler significatifs ou pas pour une société donnée. Le cinquième facteur — les réponses apportées par une société à ses problèmes environnementaux — est toujours significatif.
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