ISBN : 2290314943
Éditeur : European Schoolbooks (2001)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 184 notes) Ajouter à mes livres
Le Nexus 6 n'est pas un simple robot. Son intelligence est bien dépasse de beaucoup celle l'humain moyen. Et parce qu'ils ne supportaient plus l'âpreté de la vie sur Mars, huit d'entre eux ont assassiné leurs gardiens avant et se sont enfuis sur Terre. La brigade spécia... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 22 mars 2012

    Missbouquin
    Peu après avoir vu le film Blade Runner, j'ai eu la curiosité de chercher la nouvelle originelle de P. K. Dick. J'avais d'abord commencé à la lire en anglais, mais la science-fiction est toujours un genre délicat dans une langue étrangère … (en bref je ne comprenais rien à ce monde bizarre ..) Par exemple, impossible de comprendre ce qu'était un orgue à empathie : “Devant sa console à elle, il composa un 594 : soumission reconnaissante à la sagesse supérieure de l'époux dans tous les domaines.” ..
    J'ai donc dû renoncer et me le suis procuré en français (et j'ai bien ri quand j'ai enfin compris les implications de l'orgue à empathie, et les exemples qu'il donne !) Et je me suis rapidement rendue compte qu'encore une fois, le film était très éloigné de l'œuvre originale.
    Certes le personnage est le même et il chasse des robots. Mais le réalisateur a élagué toute la partie réflexive sur l'empathie et sur le rapport aux animaux des derniers humains sur Terre : se procurer un animal vivant coûte une fortune (et c'est une preuve de réussite sociale), la plupart du temps, ils ne peuvent donc se payer que des imitations électriques, ce qu'il s'agit de cacher à son voisin. C'est la raison d'être du titre de la nouvelle, qui a été totalement modifiée pour le film, et raccourcie en “Blade Runner“.
    C'est un roman assez complexe, comme tous ceux de P. K. Dick, et qui aborde des thèmes variés mais qui interrogent tous la notion de nature humaine, et de ce qui nous différencie d'un robot ou d'un animal. A mon avis, il appelle à une deuxième lecture pour appréhender les différentes subtilités qui le traversent.
    Ce qui m'a frappé, c'est que c'est un monde extrêmement différent de celui qu'on connaît, doté de mécanismes radicalement modifiés. Et pourtant j'ai réussi à m'identifier au personnage, par ma capacité à comprendre cette question d'empathie et de relation aux animaux (qui symbolisent une quête de la vie, alors que tout le reste est mort sur Terre). Dans cette humanité égarée qui cherche un sens, dans la télévision, la boîte à empathie ou le mercerisme (une expérience collective où tous ceux qui sont accrochés à leur boîte à empathie vont vivre avec un personnage, Mercer, qui fait une sorte de chemin de croix.) A côté de ces humains, les androïdes, qui n'ont pas cette capacité ni ce besoin empathique, et son corollaire : la volonté de survivre. En effet, quand un robot est pris, il cesse de lutter. Alors que l'homme est incapable d'accepter son destin, refuse la mort, a peur. Ce dont un androïde n'est pas capable, par un pragmatisme à l'épreuve de toute faiblesse.
    “Pour Rick Deckard, un robot humanoïde en fuite, un robot qui avait tué son maître, qui possédait une intelligence plus vaste que celle de bien des êtres humains, mais qui ne respectait pas les animaux et se trouvait dénué de la faculté empathique qui lui eût permis de se réjouir des succès et de pleurer les défaites d'une autre forme de vie que la sienne, pour Rick Deckard, un tel être était le parangon du tueur.”
    Car “La faculté empathique ne pouvait appartenir qu'à un animal social. [..] de toute évidence, le robot humanoïde était un prédateur solitaire.”
    Cependant, P.K. Dick refuse la facilité de laisser croire que les androïdes et les hommes sont si radicalement opposés, et il laisse planer le doute : à certains moments, les androïdes Nexus 6, les plus développés, montrent qu'ils ont peur de se faire capturer et mis hors service. La perfection de la création technologique tendrait-elle finalement vers de “l'imperfection” ?
    Comme vous le voyez, il est difficile de rendre compte d'un tel roman. Mais contrairement à d'autres œuvres, j'ai réussi à réfléchir sur ses thèmes sans dévoiler l'histoire … Vous pouvez donc réfléchir aussi sur tout ça, et vous précipiter sur le livre ! (évitez de voir le film avant, ça ne vous donnera pas envie …)

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/02/25/les-androides-revent-..
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 01 mai 2011

    LiliGalipette
    Lecture du mois de mai sur Babelio ! Venez en parlez sur le forum !
    Après la Guerre mondiale Terminus, la Terre est devenue une planète hostile couverte d'une poussière radioactive qui a provoqué la disparition de la végétation et des animaux et qui entraîne la pourriture de toute chose, animé et inanimé. Les humains ont émigré en masse vers les colonies spatiales, attirés par la promesse de recevoir un androïde. "Ainsi s'était effectuée l'émigration, l'androïde servait de carotte, les retombées radioactives de bâton." (p. 21) Mais tous les humains n'ont pas quitté la Terre : les "spéciaux", qu'ils soient débiles ou contaminés par la poussière, n'ont pas le droit au rêve extraterrestre. Restent également les Blade Runners, comme Rick Deckard : il traque les androïdes échappés des colonies et les "réforme". Quand six Nexus-6, des androïdes dernière génération, débarquent illégalement sur Terre et que sa route croise celle de la belle et énigmatique Rachel Rosen, Rick Deckard est confronté à d'étranges problèmes de conscience.
    Sur la planète dévastée par les retombées radioactives, il est impossible ou rarissime de trouver des organismes vivants en liberté. Mais une preuve de moralité et d'humanité est de posséder et de prendre soin d'un animal. Un marché considérable et formidablement organisé s'est développé dans ce sens. L'Argus édicte le prix des animaux. Rick Deckard possède un mouton électrique et ne rêve que d'"acheter un vrai mouton pour remplacer l'imitation électrique." (p. 8) C'est une obsession qui ne le lâche pas. Envieux de la jument de son voisin, il est comme tous les humains restés sur Terre. Il exprime une passion folle pour le vivant, pour l'animé. Les animaux électriques ne sont qu'un pis-aller vaguement honteux, mais que l'on entoure de soins onéreux. L'apparence du vivant finit par ne plus suffire. À mesure qu'il développe de l'aversion pour son métier, il se considère comme "un élément du processus entropique de destruction de la forme" (p. 105), reconnaissant ainsi que les androïdes ne sont pas que des objets animés.
    Une religion nouvelle s'est développée sur Terre. le mercerisme, via les boîtes à empathie, permet la fusion avec Wilbur Mercer, un homme qui était capable d'inverser le sens du temps. En se connectant à l'appareil, les humains entrent en communion avec le vieux père et avec tous les êtres connectés. La boîte à empathie, "c'est comme le prolongement de votre propre corps ! C'est la seule façon d'entrer en contact avec les autres hommes, quoi, de cesser d'être seul !" (p. 74) Mais au plus fort de leur solitude, les êtres humains ne tolèrent pas de côtoyer des androïdes, aussi aboutis soient-ils. L'humanité est devenue un sésame indispensable. le test Voigt-Kampff permet de savoir qui est humain et qui ne l'est pas en déterminant les capacités d'empathie que seules possèdent les hommes. Mais au fil des prouesses technologiques, "les androïdes [forment] désormais une section - inférieure, certes - de l'humanité." (p. 36) Certains androïdes, auxquels ont été implantés de faux Souvenirs, se prennent même pour des humains. Dès lors se pose les questions de l'identité, de l'humanité et du rapport à l'autre. Éprouver de l'empathie pour les androïdes, comme le fait le "spécial" John Isidore ou tardivement Rick Deckard, est-ce anormal ? Est-ce une forme supérieure d'humanité ?
    Les journées sont rythmées par l'usage de l'orgue d'humeur et l'écoute de l'émission de l'Ami Buster. Sans cesse, il s'agit de faire cohésion, de se sentir appartenir à un tout et en éprouver de la satisfaction. Iran, l'épouse de Rick, exprime une vague rébellion à l'égard de cette démarche. Elle nourrit sans honte une dépression et refuse de se satisfaire de l'existence qu'elle mène. Elle est la première à émettre un sentiment de compassion pour les androïdes. Pour les humains, il est évident que "la faculté empathique ne peut appartenir qu'à un animal social. [...] de toute évidence, le robot humain était un prédateur solitaire." (p. 37) Or, les Nexus-6 ne sont pas agressifs. Priss Stratton, Irmgard et Roy Baty veulent surtout échapper au contrôle des hommes et mener une vie humaine normale. Mais dans ce monde en déréliction et en décomposition, il semble ne pas y avoir de place pour des formes de vie trop évoluées.
    Moi qui lis peu de science-fiction, je ne peux pas comparer ce livre au reste du genre. Mais cette lecture m'a emballée et mon coeur a suivi. Il règne une tension constante dans le texte, que ce soit pendant la traque des Nexus-6, pendant les tests du Voigt-Kampff ou quand les personnages prennent conscience de certaines réalités. le décor post-apocalyptique forme un arrière-plan discret, mais pesant. Les descriptions de la ville qui part "en bistouille" ou l'émerveillement devant la découverte d'une araignée contribuent à célébrer la vie et le mouvement. Ce roman, d'un genre réputé parfois obscur, est tout à fait accessible. Il développe avec brio des réflexions sociales et philosophiques.
    Le film de Ridley Scott, qui a donné son titre aux rééditions du roman, s'est largement inspiré du texte original, mais a également fait preuve de beaucoup d'audace. L'action se passe à Los Angeles en 2019. Rick Deckard est célibataire (youpi !), il n'a pas de mouton électrique et il est bien plus désabusé que dans le livre. La ville est inexplicablement (ah les adaptations...) envahie d'une population asiatique. Rachel Rosen n'est pas une garce manipulatrice. John Isidore est remplacé par J.-F. Sébastien, un généticien au grand coeur qui se fait piéger par les androïdes. Enfin, le film fait fi du mercerisme et de l'obsession pour les animaux.
    Les Nexus-6 sont sans conteste bien plus violents, surtout Roy Baty. Sa compagne est Priss, et non Irmgard, et elle est tout aussi dingue que son homme. Dans le film, les androïdes ne veulent pas vraiment vivre comme des humains, ils veulent surtout vivre plus longtemps. Ils se savent programmés pour une durée déterminée et veulent lutter contre la dégénérescence biomécanique qui les guettent.
    La ville sombre, grise et pluvieuse traduit bien l'atmosphère du livre. La lumière est rare et éclaire souvent la crasse et la laideur, à tel point qu'on préfère l'obscurité. L'affrontement final entre Rick (Harrisooooon) et Roy déploie une tension haletante. Les dernières images, avec la colombe, sont d'une rare beauté, comme chaque fois que le sublime se dégage du grotesque.
    J'ai vu ce film il y a quelques années et je me rappelle m'être (ennuyée) endormie. J'avais le Souvenir d'un film lent et poussif. Je l'ai davantage apprécié hier, même si je n'ai pas pu m'empêcher de comparer le film au livre. Mais il me semble finalement que l'oeuvre de Ridley Scott doit être considérée indépendamment de celle de Philip Kindred Dick. le réalisateur, sans le dévaluer, a magnifié le livre et lui a offert une visibilité durable. Voici deux oeuvres à ne pas manquer (dit-elle avec 20 ans de retard...)


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2011/05/01/20992964.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Dempiller, le 19 octobre 2010

    Dempiller
    Mon premier roman de K. Dick (j'avais lu un recueil de nouvelles mais pas un roman) et j'ai vraiment accroché, plus encore : j'ai adoré !
    Dans ce futur, les animaux sont devenus très chers, précieux, voire même rares et cela nous communique une certaine nostalgie. Les vrais étant hors de prix, des répliques androïdes (réplicants) son disponibles. Ils sont déroutants et ne sont pas à la hauteur des vrais mais ils sont également essentiels dans cette société ravagée par la dernière guerre. En effet, ne pas avoir un animal voudrait dire ne pas avoir d'empathie et c'est exactement ce qui différencie les vrais humains des réplicants. Parlons-en des réplicants : les androïdes nexus 6, qu'on ne peut différencier de l'homme si ce n'est par leur manque cruel d'empathie ! Sinon, impossible de les remarquer, leurs habitudes même sont calquées sur les nôtres.
    Rick, notre BladeRunner (personne ayant la lourde de tâche de réformer les réplicants illégaux), aura bien des difficultés à arrêter les nexus 6 qui ont fraudé et qui sont près à beaucoup pour garder leur liberté. Ce sera donc une mission des plus délicate et pratiquement une mission suicide.
    Au fait, quelle serait la vie d'un homme qui épouserait un android ? Cette question , Rick se la pose par moment... Surtout lorsque son chemin va croiser celui de Rachel, réplicante aux airs innocents et au charme insolent.
    Dans Blade Runner, on est transporté par ci, par là d'une émotion à une autre et d'un point de vue à un autre. Tout semble si cohérents et pourtant si différent, on se sent bousculé par les personnalités différentes que l'on croise tant on les comprend chacune et que l'on partage un minimum de points de vues et de sympathie à l'égard de toutes...
    La trame, qui semble assez classique, se révèle remplie de subtilités et de changements de situations avec son lot de petits moments stressants. Rick est à lui seul rempli d'un caractère propre mais aussi légèrement mystérieux. Ses réactions pourront être perçues de différentes façons en fonction des lecteurs et de leur à priori. On est surpris plus d'une fois par les éléments perturbateurs nombreux et le style est très facile à lire, même si l'entrée en matière peut dérouter dans les 20 premières pages.
    Je termine là, car il y aurait tellement à dire et à la fois tellement à taire pour ne pas gâcher les belles surprises de ce romans.
    Un livre à ne pas laisser passer pour peu qu'on apprécie ou s'intéresse simplement à la SF, quoi qu'il est même bon a mettre entre toute les mains !
    Vous pouvez retrouver cette critique sur mon blog :

    Lien : http://lazonelibre.eklablog.com/blade-runner-a27437000
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 17 octobre 2011

    Luniver
    À la suite d'une guerre mondiale, la vie sur Terre est devenue intenable : l'atmosphère est chargée de poussière radioactive. La plupart des êtres humains ont émigrés vers des colonies telles que Mars. Tous n'ont pas la possibilité de quitter la Terre : les "spéciaux", qui ont échoué au test de QI, doivent rester sur Terre. D'autres y restent par nostalgie. Pour ceux-là, le gouvernement promet des androïdes qui seront à leur service pour les inciter à partir. Au fil du temps, les androïdes deviennent de plus en plus perfectionnés, et deviennent capable d'imiter les émotions humaines. Certains d'entre eux tentent de fuir pour mener une vie libre.
    La vie sur terre s'est un peu transformée : les habitants ont désormais à leur disposition un orgue d'humeur, qui leur permet de choisir quelles émotions ils veulent ressentir. La vie est devenue tellement rare que les animaux sont idolâtrés, et que chacun rêve d'en avoir un, le plus gros et le plus rare possible. Ceux qui n'ont pas les moyens de payer un animal en obtiennent un électrique, pour sauver la face auprès des rares voisins. Une nouvelle religion a pris dessus : le mercerisme. Grâce à une boîte à empathie, tous les adeptes peuvent ressentir ensemble la souffrance de Mercer gravissant éternellement une colline sous les jets de pierre.
    Rick Dickard fait partie d'une équipe de Blade Runner, une unité chargée de détecter les androïdes en fuite et de les éliminer. Il utilise pour ça un test, le Voigt-Kampff qui mesure l'empathie de la personne. Seuls les humains seraient capables de le réussir, les androïdes tentant seulement d'imiter au mieux les sentiments humains, sans les comprendre. Rick doit faire face à la dernière génération d'androïdes, les Nexus-6. Sa tâche se complique lorsqu'il se surprend à éprouver de l'empathie pour les androïdes femmes.
    J'ai dévoré Blade Runner avec grand plaisir. Dick a le don de nous immerger en quelques pages seulement dans un monde totalement neuf et inconnu. On se pose sans cesse des questions sur l'intrigue : à un moment, je ne savais plus qui était androïde, qui ne l'était pas, si les androïdes existaient vraiment ou si au contraire les humains n'avaient pas totalement disparu.
    Un monde original, un rythme soutenu, beaucoup de questions soulevées, ... que demander de mieux ?
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    • Livres 4.00/5
    Par steppe, le 14 mai 2011

    steppe
    'étais un peu réticente pour lire le livre car le film fait partie de mon top 10!!!
    Et, effectivement, ça a un peu influencé ma lecture....
    Au final et pour ne livrer qu'une vue d'ensemble.... Lecture agréable mais pas exceptionnelle.
    Par contre, malgré la brièveté du bouquin, ai trouvé que Dick avait réussi à nous transporter dans un univers intrigant à souhait grâce à des descriptions précises d'un univers pas si éloigné du notre.
    Les personnages sont tous attachants.... Et il nous montre là qu'il n'est pas toujours besoin de longues descriptions psychologiques pour nous les rendre familiers...
    L'un des aspects le plus intéressant , pour moi en tous cas, est ce questionnement de notre héros quand à la légitimité de son job, ses errances et ses doutes générés par une empathie inattendue envers ses "proies"... Féminines en tous cas... Et le sentiment de culpabilité qui en découle....
    Quand à l'univers dépeint, le côté "post apocalypse" est resté pour moi très en dessous de ce que j'ai vu dans le film...
    Par contre, j'ai bcp aimé la notion de rareté et de préciosité de l'animal... Quel qu'il soit... Et l'intérêt passionné de notre héros pour les animaux me l'a rendu très attachant....
    Et je l'ai bien aimé ce pauvre Rick Deckard... Justement parce que l'auteur ne nous le présente jamais comme un héros infaillible ni parfait... Ses doutes deviennent les nôtres... Il est déchiré et laminé entre son devoir et son ressenti .... Et l'empathie devient son calvaire....
    Reste l'aspect "Mercer"....
    Le prétexte à un message simpliste (mais pourquoi pas ?) concernant la religion et l'aveuglement de certains adeptes...
    Un questionnement quand à l'effet "mouton de Panurge"....
    Ce que j'ai regretté : le manque d'empathie justement face aux Androïdes...
    Bref, en conclusion, un bon bouquin pour un bon divertissement.... Et, en même temps, une belle réflexion sur nos croyances et nos faiblesses...
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Citations et extraits

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  • Par raton-liseur, le 12 mars 2011

    Quel sale boulot je fais ! se dit [Rick]. Je suis un fléau, comme la peste ou les famines. Fléau de Dieu à la petite semaine. Comme l'a dit Mercer, il faut que je fasse le mal, j'y suis tenu. Depuis le début, je n'ai pas cessé de faire le mal. C'est pas tout ça, mais il est temps que je rentre chez moi. Peut-être qu’après avoir passé quelque temps chez moi, en compagnie de ma femme, j’oublierai tout ça… (Chapitre 20, p. 233).
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  • Par purplevelvet, le 24 mai 2011

    "Vous savez ce que je ressens pour cette Priss Sratton?
    - De l'empathie, dit Rick.
    -Quelque chose de ce genre... Je m'identifie à elle. C'est dingue! Je vais me voir mourir. D'ailleurs, c'est peut être ce qui se produira. Vous me prendrez pour elle et adieu Rachel! elle n'aura plus qu'à regagner Seattle pour vivre ma vie à ma place. C'est la première fois de ma vie que j'ai ce genre de sentiment. Nous sommes bel et bien des machines, on nous emboutit à la chaîne comme des capsules de bouteilles. Je -moi personnellement - je croyais exister en tant que telle, et ce n'est qu'une illusion. Je ne suis qu'un modèle de série parmi des milliers d'autres.
    Elle frissonna"
    p 194
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  • Par bibliame, le 24 avril 2011

    Debout devant son récepteur de télé inerte, il eut soudain le sentiment que le silence était visible et aussi, mais à sa manière, vivant. Vivant ! Ce n’était pas la première fois, loin de là, qu’il ressentait cette autre approche. Le silence entait alors avec effraction, avec violence, sans aucune subtilité, incapable, à l’évidence, de la moindre patience. Le silence du monde ne pouvait plus retenir sa soif de tout engloutir. Plus maintenant. Maintenant qu’il avait presque partie gagnée.
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  • Par Bartimeus, le 18 décembre 2010

    Silence. Les murs, le plancher, les boiseries suintaient de silence; de quoi le broyer comme une gigantesque meule. Le silence suintait du parquet à travers la vieille moquette grise en lambeaux. Il suintait des appareils cassés ou à demi cassés qui équipaient la cuisine, des appareils qui n'avaient jamais fonctionné depuis l'emménagement d'Isidore.
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  • Par bibliame, le 24 avril 2011

    Pour Rick Deckard, un robot humanoïde en fuite, un robot qui avait tué son maître, qui possédait une intelligence plus vaste que celle de bien des êtres humains, mais qui ne respectait pas les animaux et se trouvait dénué de la faculté empathique qui lui eût permis de se réjouir des succès et de pleurer les défaites d’une autre forme de vie que la sienne, pour Rick Deckard, un tel être était le parangon du tueur.
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Vidéo de Philip K. Dick

Petite conférence de Jérémy Zucchi (www.jeremy-zucchi.com), futur auteur d'un essai sur l'esthétique des œuvres de l'écrivain de science-fiction Philip K. Dick. Avec Joris Mathieu, metteur en scène de la compagnie Haut et Court qui travaille sur une pièce qui évoque son œuvre. Les personnages, tels ceux du Maître du Haut-château, savent que leur monde doit s'écrouler, doit disparaître. Il sont dans l'attente d'une Apocalypse qui mènera à une Révélation divine qui ne vient pas, qui doit les mener vers l'authentique monde réel. J'évoque le délire mystique de Philip K. Dick dans les huit dernières années de sa vie. Je parle les trois types d'humains, tous malades psychologiquement, qui composent les univers de l'écrivain : schizoïdes, autistes et schizophrènes capables de percevoir la réalité et l'autre monde, ignorant celui qui est réel. Je conclue en parlant de la vision divine, l'épiphanie, et de l'espoir en une révélation du réel par la caméra. Filmé au théâtre de Vénissieux, le 15 avril 2011 4e partie








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