Les bombes étaient finalement tombées. Malgré l'équilibre de la terreur, un jour un homme avait été assez fou pour appuyer sur le bouton. Cependant, dans ce coin perdu de Californie, la vie continuait. Pour Bonny Keller, toujours perturbée malgré six ans d'analyse ; po... > voir plus
L'ouverture nous décrit des scènes de la vie courante... Et puis...
L'Apocalypse (c'est-à-dire la Bombe) est passée par là... mais cette même vie continue. Notamment dans cette partie de la Californie où les personnages vont se retrouver, Bonny Keller, Bruno Bluthgeld, l'un des responsables de la grande Catastrophe, et d'autres encore.
Et puis au dessus d'eux, en orbite dans l'espace, Walt Dangerfield, coincé là-haut et jouant les animateurs de radio pour les survivants.
Plusieurs destins se croisent donc dans ce roman qui adopte un point de vue particulier, Dick axant son histoire sur un microcosme plutôt que sur la description des effets de la bombe sur l'ensemble du monde. le lecteur apprendra à connaître chacun des personnages et à le voir réagir face à cette nouvelle vie.
Un roman que je trouve à part dans l'oeuvre de Dick, qui s'amuse à critiquer la nature humaine et l'hypocrisie mais souligne également la force qui pousse ces êtres quelque peu perdus à lutter.
Petite conférence de Jérémy Zucchi (www.jeremy-zucchi.com), futur auteur d'un essai sur l'esthétique des œuvres de l'écrivain de science-fiction Philip K. Dick. Avec Joris Mathieu, metteur en scène de la compagnie Haut et Court qui travaille sur une pièce qui évoque son œuvre.
Les personnages, tels ceux du Maître du Haut-château, savent que leur monde doit s'écrouler, doit disparaître. Il sont dans l'attente d'une Apocalypse qui mènera à une Révélation divine qui ne vient pas, qui doit les mener vers l'authentique monde réel. J'évoque le délire mystique de Philip K. Dick dans les huit dernières années de sa vie. Je parle les trois types d'humains, tous malades psychologiquement, qui composent les univers de l'écrivain : schizoïdes, autistes et schizophrènes capables de percevoir la réalité et l'autre monde, ignorant celui qui est réel. Je conclue en parlant de la vision divine, l'épiphanie, et de l'espoir en une révélation du réel par la caméra.
Filmé au théâtre de Vénissieux, le 15 avril 2011
4e partie