Note moyenne : 3.27/5 (sur 11 notes)
La Fille aux cheveux noirs1Ajouter à mes livres
Elle est Emily Hnatt dans Le Dieu venu du Centaure, Donna Hawthorne dans Substance Mort, Sherri Solvig dans Siva, Rybys Romney dans L'Invasion divine...
Multiple, fantasmée, elle traverse une existence marquée par des expériences mystiques, le doute et l... > voir plus
Autant prévenir tout de suite: La Fille aux cheveux noirs n'est pas une nouvelle ou un roman. Folio publie un livre exceptionnel pour sa collection SF: une compilation de lettres de Philip K. Dick à ses ex-épouses, ses maîtresses, ses amies.
Pour mieux comprendre le rôle centrale de cette "fille aux cheveux noirs" de nombreux romans et nouvelles de P.K. Dick, pour aller au delà du simple récit, la lecture de ce livre est tout simplement incontournable. Philip K. Dick n'était pas un auteur de SF comme les autres: il vivait ce qu'il écrivait, il vivait ce dédoublement du réel et de l'irréel. Les nombreux ouvrages sur sa vie qui sont disponibles en français le démontrent bien, mais La Fille aux cheveux noirs apporte un élément qui n'avait jamais été vraiment exploré jusque là: sa relation avec les femmes et ses héroïnes. Un livre, donc, incontournable pour les fans, mais largement dispensable pour ceux qui apprécient simplement ses histoires.
Petite conférence de Jérémy Zucchi (www.jeremy-zucchi.com), futur auteur d'un essai sur l'esthétique des œuvres de l'écrivain de science-fiction Philip K. Dick. Avec Joris Mathieu, metteur en scène de la compagnie Haut et Court qui travaille sur une pièce qui évoque son œuvre.
Les personnages, tels ceux du Maître du Haut-château, savent que leur monde doit s'écrouler, doit disparaître. Il sont dans l'attente d'une Apocalypse qui mènera à une Révélation divine qui ne vient pas, qui doit les mener vers l'authentique monde réel. J'évoque le délire mystique de Philip K. Dick dans les huit dernières années de sa vie. Je parle les trois types d'humains, tous malades psychologiquement, qui composent les univers de l'écrivain : schizoïdes, autistes et schizophrènes capables de percevoir la réalité et l'autre monde, ignorant celui qui est réel. Je conclue en parlant de la vision divine, l'épiphanie, et de l'espoir en une révélation du réel par la caméra.
Filmé au théâtre de Vénissieux, le 15 avril 2011
4e partie