Le préfet Anderton, responsable d'un système de prévention et de contrôle des crimes, qu'il a lui-même mis au point, est un jour sérieusement perturbé par un grain de sable qui vient enrayer sa machine. Ce fameux jour où il est désigné comme futur criminel…
Ce système, Précrime, est basé sur l'arrestation en amont des futurs et probables criminels. Il s'appuie sur les visions prémonitoires de trois mutants, les précogs, capables d'annoncer les meurtres quinze jours à l'avance.
On est en pleine science-fiction, mais aussi dans un passionnant récit policier. C'est ma première rencontre avec Philip K. Dick et ce fut un vrai moment de plaisir. On n'y cherche pas la qualité du style (on est loin de
Flaubert ou
Faulkner), mais plutôt la savante construction des intrigues et la confrontation à des situations inattendues et problématiques liées à l'apparition de nouvelles technologies, de nouvelles machines. Chez Dick, la science-fiction est un moyen de mettre en question le monde dans lequel il vivait (celui des années 1950 et 1960 pour ce recueil de nouvelles), jusqu'à interroger nos perceptions du réel et le réel lui-même.