Sur un sujet qui peut rappeler
La route de
Cormac McCarthy, versant sombre, ou En un monde parfait de Laura Kaschichke, versant un peu plus léger, Christel Diehl nous fait surtout apprécier la magie de son écriture. Une femme et sa fille restent confinées dans leur maison depuis un événement, qu'elle a nommé
Enola game, en référence à la bombe lâchée sur Hiroshima. Nous n'en saurons guère davantage sur ce drame extérieur, si ce n'est que l'électricité et les communications sont coupées. le mari et la fille aînée sont au loin, les services publics recommandent de rester enfermés et distribuent de l'eau potable. Pour ne pas perturber sa fille de quatre ans, et ne pas sombrer, la mère institue des rituels, et dans les moments où la petite dort, trouve refuge dans ses souvenirs et dans l'écriture.
Le roman raconte son quotidien, ses peurs, son organisation, ses occupations. Elle constate très vite le dérisoire de tout ce qui pouvait paraître indispensable ne serait-ce que quelques jours auparavant. Une vie réduite au minimum vital, voilà ce qu'elle doit affronter maintenant, et sans savoir jusqu'à quand…
Je n'ai noté aucune phrase, fait aucun repère dans le livre, tant j'aurais eu du mal à choisir, tant tout sonnait juste à mon oreille, tant l'émotion jaillissait de chaque ligne, de chaque paragraphe. Un texte court, mais fort, à découvrir, assurément !
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