Note moyenne : 2.67/5 (sur 3 notes)
Le récit d'une terreur passagère2Ajouter à mes livres
(édition numérique)
«J’étais plongé dans un lourd sommeil qui m’entraînait peu à peu vers ses abysses lorsque, de l’obscurité, traversa un cri, appelant mon nom, qui grinça sur tous les murs et toutes les fenêtres. Ce cri traversa mon corps d’un long fris... > voir plus
Quelle est la plus grande peur que peut ressentir un auteur ? Perdre l'inspiration bien sûr ! Notre auteur a beau y mettre du sien, rester devant sa feuille blanche en espérant pouvoir la noircir, rien ne vient. Pas le plus petit début d'un premier mot. Alors il décide de partir pour quelques temps. Sans prévenir personne, il se rend dans une maison située en pleine forêt, loin de toutes distractions. Sur place, il prend le rythme, coupe le bois pour se chauffer, cultive son jardin et chasse pour se nourrir. L'inspiration n'est toujours pas là, mais au moins se reconnecte-t-il à ce qui est important. Et ça lui permet de réfléchir aussi à son passé. Mais, bien sûr, un événement va venir bouleverser son petit train-train. Un soir de tempête, un homme va venir frapper à sa porte. Après avoir dormi pendant plus de 48 heures d'affilés, les choses vont commencer à devenir étranges : notre auteur entends des cris, ses affaires changent de place, visiblement sans raison… Et que dire de cet homme étrange qui n'a aucun souvenir de ce qui l'a amené là…
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Tout lecteur lit, mais chacun le fait d’une manière qui lui est propre. Je vous accorderai pourtant qu’un bon roman n’attire pas autant de gens qu’une belle mélodie. Mais il en est toujours ainsi lorsque l’on compare une activité facile face à une autre qui elle ne s’atteint qu’avec le travail. La musique transmet plus facilement l’idée d’un sentiment, mais n’allez pas croire qu’on ira dresser le portrait d’une société en crise dans le répertoire musical d’une décennie troublée ! Ce n’est que dans la littérature que l’on retrouve les cicatrices des blessures du monde, qu’on y croise le passé plus honnêtement que dans les livres d’Histoire. Certes, la musique nous offre un sentiment facilement déchiffrable. Mais elle ne reste qu’en surface des émotions enfantines du bonheur et de la crainte, tandis que la littérature se lève et nous pointe du doigt avec précision l’image qui se dresse derrière ses mots.
En traversant la nuit, je rêvai ; tourmenté par mon sommeil. Me tenant au milieu d’une rue inconnue, dans une ville étrangère, j’étais lourdement épuisé. J'avais marché longtemps cette soirée-là, et je ne voulais pas m'asseoir par terre pour me reposer. Je cherchai donc un endroit encore ouvert dans cette ville qui semblait vide sans ses voitures et sans ses bruits, sinon celui du vent