J'ai lu, il y a plusieurs années maintenant, plusieurs romans de Djian. Certains m'avaient bien distrait. J'avais particulièrement aimé l'un d'entre eux,
Sotos, que j'avais trouvé fort et profond. Récemment, dans une librairie, j'ai repéré la série des Doggy bag. J'ai été intrigué et me suis fait offrir le premier. Je peux dire que je suis déçu. Par le style d'abord. Certes, j'ai bien reconnu l'écriture caractéristique de Djian, son langage cru, ses ellipses, mais, cette fois-ci, je n'ai pas accroché. J'ai trouvé que c'était haché, difficile à suivre, pas fluide. J'ai aussi été déçu par le fond. L'éditeur dit que Djian a emprunté les codes, la vitesse et la structure des séries télé. C'est probablement vrai, mais on arrive à un résultat aussi creux qu'une mauvaise série télé. Est-ce avoir une longueur d'avance comme l'affirme le magazine Elle ? Je ne le pense pas. Je pense, au contraire, que Djian s'abaisse à faire de la littérature de consommation courante, sans profondeur. Je suis de mauvaise foi, vu que je n'ai lu qu'un des tomes de cette série. Cependant, cette expérience de lecture ne me donne pas envie d'aller plus loin.
Lu en mars 2010