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ISBN : 2842612175
Éditeur : Le Serpent à plumes (2005)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Matapari le dit, il n'aurait même pas dû naître. C'est que, dernier né de triplés, il ne quitta le ventre de sa mère que deux jours après ses frères, peut-être par discrétion, ou par prudence. De cette naissance, il conçut un don de curiosité insatiable pour le monde. E... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par aranzueque-arrieta, le 01 mai 2012

    aranzueque-arrieta

    Les petits garçons naissent aussi des étoiles
    Emmanuel B. Dongala
    Motifs

    Matapari nait deux jours après ses frères, le jour du vingtième anniversaire de l'indépendance du Congo. Il est le dernier des triplés. Cette singularité le poursuit tout au long de sa vie, à travers une curiosité toujours renouvelée pour le monde qui l'entoure.
    Dans son petit village congolais, gravite autour de lui toute une galerie de personnages attachants: son père, professeur de sciences et humaniste assoiffé de savoir; sa mère, fervente chrétienne qui s'ouvre à la pensée universelle; ses frères Banzouzi et Batsimba, fans de films d'action; son oncle opportuniste Boula Boula qui envisage ses opinions politiques en fonction de ses intérêts personnels; son grand-père, instituteur à la retraite, fervent défenseur de la laïcité, qui incite Matapari à lire aussi bien le livre des hommes que celui de l'univers.
    La vie du garçon est rythmée par les événements politiques qui sclérosent ou agitent son pays d'Afrique équatoriale: le quatorzième anniversaire de la Révolution menée par le «Guide suprême», mis en scène par l'oncle Boula Boula qui prend en route le train du Parti Unique s'improvisant docteur en Agitation et Propagande; l'arrestation de son père emprisonné pour avoir distribué des tracts en faveur de la démocratie et de la liberté d'expression; l'insurrection populaire menée par sa mère; les élections démocratiques où pullulent les candidats escrocs qui se font passer pour des hommes providentiels...

    Les Petits Garçons naissent aussi dans les étoiles est une chronique de la vie africaine.
    Avec une joyeuse lucidité, Emmanuel Dongala, à travers le regard de Matapari, relate les maux de son continent rongé par la corruption et l'ignorance crasse de ses responsables politiques.
    Le roman n'est cependant pas misérabiliste, certains personnages, comme le grand-père, le père ou Matapari, représentent une vraie lueur d'espoir dans cet Afrique enlisée dans sa propre malédiction.
    La narration de l'adolescent donne au roman une tonalité faussement naïve aux accents picaresques qui rend la lecture agréable et émouvante par moments, notamment la très belle scène de la mort du grand-père.
    Les personnages sont attachants, mais d'un point de vue strictement littéraire le travail d'Emmanuel Dongala manque souvent de consistance.
    On a vraiment l'impression depuis une vingtaine d'années que la littérature africaine n'arrive pas à se sortir de ce genre de chronique quelque peu infantile qui la décrédibilise, comme si beaucoup d'auteurs du continent se sentaient obligés de proposer leur adaptation africaine de La vie devant soi.

    http://faranzuequearrieta.free.fr

    Lien : http://faranzuequearrieta.skyrock.com/2974343019-Les-petits-garcons-..
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  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    InColdBlog
    D'instinct, je me place toujours du côté de la veuve et de l'opprimé. C'est mon côté mère Teresa… ou Loana, comme vous préférez.
    Alors, quand un écrivain dénonce intelligemment les dérives du régime politique en place dans son pays, j'adhère d'emblée. Quand cela est fait tout en subtilité, j'applaudis très fort.
    Et dans le cas présent les mains me brûlent. Les petits garçons naissent aussi des étoiles, d'Emmanuel B. Dongala, roman aux couleurs et aux senteurs de l'Afrique, est un pur bonheur.

    Candide au Congo. Dans une ambiance digne des légendes et contes africains, l'auteur brocarde le régime communiste post-colonialiste qui régissait son pays dans les années 1980, et avec lui, la corruption chronique et l'affairisme des responsables en place.
    Et puisque la vérité sort toujours de la bouche des enfants, il délivre sa démonstration, faussement ingénue mais réellement acerbe, à travers le regard que Matapari, jeune congolais dégourdi, pose sur le monde qui l'entoure.
    Matapari observe les adultes et les évolutions de son pays, coincé entre modernité et tradition. Sa vision du monde donne lieu à une série d'anecdotes, drôles et rythmées, toutes plus savoureuses les unes que les autres.
    Michel doit son surnom de Matapari (qui signifie problèmes, soucis, tracasseries) aux conséquences exceptionnelles de sa naissance. Troisième garçon d'une fratrie de triplés, il ne sortira du ventre de sa mère que deux jours après ses frères aînés, le jour même où le Congo célèbre le vingtième anniversaire de son indépendance qui plus est !
    Il vit entouré de sa mère, fervente chrétienne qui n'hésite pas à faire appel aux croyances locales quand la situation (désespérée) l'exige, de son père, humaniste intellectuel athée, fervent défenseur de la laïcité chère à son cœur de professeur du village, et de son grand-père, détenteur de la sagesse ancestrale.
    Et puis, il y a surtout son oncle, Boula Boula, petit escroc que son opportunisme va porter jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir, pour finir déchu, sur le banc des accusés lors d'un procès à l'absurdité toute kafkaïenne.
    C'est tendre, ironique, jamais manichéen… mais surtout, c'est extrêmement instructif.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2006/10/26/Les-tribulations-d%E2%80%9..
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    • Livres 4.00/5
    Par Malice, le 20 mars 2010

    Malice
    Voici un roman africain magnifique portant un regard cocasse acerbe sur la décolonisation et les régimes politiques africains post-coloniaux, tout cela vu à travers le regard malicieux d'un jeune garçon.
    Les thèmes développés dans ce livres sont la réalité africaine, le merveilleux... Beaucoup de poésie, de référence aux étoiles à la science ( surement autobiographique) étant donné que Dongala est prof de Chimie.
    Personnage haut et en couleur , la famille participe à l'évolution du régime: d'un côté, son tonton Boula-Boula est un arriviste qui monte peu à peu à la tête du gouvernement pour devenir le numéro 2 de la dictature; de l'autre côté, son père, instituteur humaniste, luttant pour l'instauration d'un régime démocratique. La mère de Matabari pieuse catholique et plein de courage.
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    • Livres 5.00/5
    Par Shan_Ze, le 07 juin 2013

    Shan_Ze
    L'histoire est peu commune : Matapari est un enfant oublié. En effet, sans qu'on s'y attende, il naît un jour après ses frères jumeaux. Sa naissance fait parler! le cadet de triplés grandit aux côtés de ses frères, même s'il reste un peu en retrait et il raconte. Il raconte tout ce qu'il voit et pose un regard naïf puis lucide sur les personnes marquantes de son existence ; son père, son grand-père, son oncle... ainsi sur l'histoire de son pays, qui pourrait être le Congo. Sous couvert d'un humour féroce, Dongala dévoile un pays où les traditions et la modernité se côtoient ainsi qu'une politique très dure… A lire absolument !
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    • Livres 3.00/5
    Par clarinette, le 02 juillet 2008

    clarinette
    C'est l'histoire de Matapari, le dernier-né de triplés. A travers son regard faussement naïf, nous voyons l'évolution politique de son pays.
    Emmanuel B. Dongala est congolais et enseigne la littérature francophone et la chimie aux Etats-Unis. Loin des clichés et des images pittoresques de l'Afrique traditionnelle, il nous dresse ici sans misérabilisme et avec beaucoup d'humour, le portrait d'un pays, comme on en voit beaucoup, laminé par les luttes de pouvoir et la corruption...
    la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-663844.html
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    Le monde est plein d’énigmes car tout ce qui est profond ne se révèle pas au premier coup d’œil ; l’univers s’avance masqué et les hommes après avoir mangé, dansé et fait l’amour, passent le reste de leur temps à essayer de déchiffrer ce qui se cache derrière l’apparence des choses. C’est pourquoi ils écrivent des livres et ceux qui ne savent pas écrire interrogent les forêts, écoutent les animaux, creusent la terre ou regardent les étoiles. Sache lire mon enfant, sache lire et les livres des hommes et le livre de l’univers.
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  • Par clarinette, le 02 juillet 2008

    « J’ai failli ne pas être né.

    J’ai failli ne jamais galoper derrière un rayon de lumière pour essayer de le rattraper, j’ai failli ne pas découvrir les contrées où les rêves s’amusent à s’inventer avant de filer vers le sommeil de leur destinataires, j’ai failli ne jamais connaître le bonheur de tâter les seins d’Alédia derrière les buissons de lantanaqui nous griffaient au passage. Je vous assure vraiment que je ne mens pas, j’ai failli ne pas être né. Maman avait quitté l’hôpital en m’oubliant dans son ventre. »
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  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    Alors, la colère monta en moi et je devins furax. Pourquoi des hommes faisaient-ils souffrir d’autres hommes ? Pourquoi tapaient-ils sur ces femmes qu’ils ne connaissaient pas et qui ne leur avaient rien fait ? (…) Mais au fait, n’était-ce pas la démocratie que réclamaient ces gens ? Si je n’étais pas venu réclamer la liberté pour papa, aurais-je reçu ce coup de pied qui aurait pu réduire en compote mes bijoux de famille ? Et soudain, ce fut la révélation, l’illumination : nous combattions pour la liberté, nous combattions pour la démocratie. En vérité, ce coup de godasse au popotin m’avait fait comprendre le sens de la démocratie.
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  • Par Malice, le 20 mars 2010

    La vie c’est des petits nuages gris dans un ciel bleu

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Vidéo de Emmanuel Dongala

Le jury du Prix Virilo, réuni en assemblée plénière, s’est prononcé pour son édition 2010. Le prix Virilo 2010, qui récompense le meilleur roman francophone de l’année, est attribué à Emmanuel Dongala pour « Photo de groupe au bord du fleuve » (Actes Sud). Le jury a apprécié la description féministe d’une Afrique contemporaine démunie et violentée mais pleine d’espoir et d’humanité.
Le prix Trop Virilo 2010, qui récompense la poussée de testostérone littéraire la plus vivace de l’année, a été quant à lui attribué à Virginie Despentes pour « Apocalypse Bébé » (Grasset). Jusqu’à sa fin explosive, le roman tend à prouver que le seul moyen pour devenir pleinement femme, c’est d’emprunter les codes virils du mâle.








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