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> André Markowicz (Traducteur)

ISBN : 274272768X
Éditeur : Actes Sud (2000)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le 23 avril 1849, Dostoïevski est arrêté pour complot politique. Dès qu'on lui permet d'avoir une bougie, du papier et de l'encre, il compose Le Petit Héros qui explore le thème, fondateur pour lui, de l'enfance "pensive". Son personnage, un jeune garçon de onze ans, y... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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  • Par PiertyM, le 18 octobre 2014

    PiertyM
    Une paisible histoire avec un style simple qu'on ne saurait reconnaître de l'auteur de Crime et Châtiment, l'auteur à la plume sombre. Dans le petit héros, il se plonge dans le regard d'un adolescent à la découvre des sentiments, des passions, de l'amour. En effet, notre petit héros subit une initiation non pas avec les jeunes de son âge mais avec des femmes mariées, ce qui fait de son initiation une étape assez particulière pour sa vie car il doit hausser sa vision et ses sentiments au même niveau que ces hommes mariés, à plus forte raison de pénétrer les secrets de la vie conjugale, l'illusion du mariage où l'apparence d'une joie est souvent trompeuse...
    Agréable à lire!
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    • Livres 4.00/5
    Par jwpack, le 18 août 2012

    jwpack
    Les premières amours sont souvent les plus passionnées. La plupart du temps, c'est au début de l'adolescence qu'elles se produisent et avec viennent la découverte. Dans la littérature, nombreuses sont les oeuvres relatant cette étape importante dans nos vies. Dostoyevsky ne fait pas exception.
    Il écrivit en 1857 dans « les Annales de La Patrie », sous le nom russe « Маленький герой », la nouvelle « Le Petit Héros ». Il semblerait que ce récit fut rédigé lors de son incarcération en prison. Il est disponible chez Gallimard (1969, 38 pages, traduction par Gustave Aucouturier) ou aux éditions Actes Sud (2000, 69 pages, traduction par André Markowicz).
    Dans ce récit, la plume de Dostoyevsky se veut très facile à lire. Peut-être son séjour en prison, pour complot politique, lui donne l'envie d'apaiser son écriture avec quelque chose d'un peu plus positif et de léger? C'est frappant, ce changement de ton, comme si nous surprenons l'auteur à rêver de jours heureux à la campagne. le thème de l'amour est sous l'oeil d'un adolescent, ce qui apporte une note un peu naïve à la trame.
    Les personnages sont forts et démontrent bien le vécu d'un jeune homme. Il y a cette impression d'être persécuté et de tenter de se démarquer. Les femmes jouent les rôles de bourreaux, mais aussi de tendresse et d'émotivité. Malgré que le narrateur soit de sexe masculin, ce sont les dames qui sont mises à l'honneur. Il décrit merveilleusement bien les sentiments nouveaux au balbutiement de la vie.
    Non seulement la plume se veut joyeuse, mais la campagne y est présentée de manière sublime. Les décors et l'ambiance sont assez atypiques chez lui. Contrairement à sa façon obscure et philosophe, il laisse place ici à l'émotion, tout simplement. La chute est, quant à elle, attendrissante.
    Décidément, une oeuvre complètement à part dans le registre de Dostoyevsky. Probablement trop, justement. Nous le sentons carrément à l'opposé de ce qu'il nous a habitués de lire. Évidemment, son emprisonnement y est pour quelque chose. Pour ceux qui apprécient sa plume sombre, cette nouvelle n'est peut-être pas pour vous. Si vous ne connaissez pas l'auteur, ne vous fiez pas à l'ambiance de celle-ci pour ses autres récits.
    Finalement,
    Une nouvelle complètement à part dans le registre de Dostoïeveskï. Un positivisme et une légèreté qui nous surprend venant de lui. 8 sur 10
    On aime : le thème de l'amour naissant, le récit, les personnages, la chute
    On n'aime pas : La plume atypique de l'auteur

    Lien : http://www.sergeleonard.net/2012/08/18/le-petit-heros-de-fyodor-dost..
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Citations et extraits

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  • Par PiertyM, le 15 octobre 2014

    Ils sont à peu près persuadés que le monde est fait pour eux ; que c’est une poire qu’ils gardent pour la soif ; qu’il n’y a qu’eux de spirituels, que tous les autres sont des sots, que le monde est comme une orange dont ils expriment le jus, quand ils en ont besoin ; qu’ils sont les maîtres de tout, et que si l’état actuel des affaires est digne d’éloges, ce n’est que grâce à eux, gens d’esprit et de caractère. Aveuglés par l’orgueil, ils ne se connaissent point de défauts. Semblables à ces fripons mondains, nés Tartufes et Falstaffs, si fourbes qu’à la fin ils arrivent à se persuader qu’il doit en être ainsi, ils vont répétant si souvent qu’ils sont honnêtes, qu’ils finissent par croire que leur friponnerie est de l’honnêteté. In-capables d’un jugement quelque peu consciencieux ou d’une appréciation noble, trop épais pour saisir certaines nuances, ils mettent toujours au premier plan et avant tout leur précieuse personne, leur Moloch et Baal, leur cher moi. La nature, l’univers n’est pour eux qu’un beau miroir qui leur permet d’admirer sans cesse leur propre idole et de n’y rien regarder d’autre ; ce pourquoi il n’y a lieu de s’étonner s’ils voient laid. Ils ont toujours une phrase toute prête, et, comble du savoir-faire, cette phrase est toujours à la mode. Leurs efforts tendent à ce seul but, et quand ils y ont réussi, ils la répètent partout. Pour découvrir de telles phrases, ils ont le flair qui convient et s’empressent de se les approprier, pour les présenter comme si elles étaient d’eux. La vérité étant souvent cachée, ils sont trop grossiers pour la discerner, et ils la rejettent comme un fruit qui n’est pas encore mûr. De tels personnages passent gaiement leur vie, ne se souciant de rien, ignorant combien le travail est difficile ; aussi gardez-vous de heurter maladroitement leurs épais sentiments : cela ne vous serait jamais pardonné ; ces gens-là se souviennent de la moindre attaque et s’en vengent avec délices. En résumé, je ne peux mieux comparer notre individu qu’à un énorme sac tout rempli, pour mieux dire bondé de sentences, de phrases à la mode et de toutes sortes de fadaises.
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  • Par PiertyM, le 14 octobre 2014

    On le disait un homme intelligent. C'est ainsi que, dans certains cercles, on appelle une race particulière de l'humanité, engraissée sur le compte d'autrui, qui ne fait absolument rien, qui ne veut absolument rien faire et qui, suite à sa paresse éternelle, à force de ne rien faire, a un morceau de gras à la place du coeur.

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  • Par PiertyM, le 14 octobre 2014

    il y avait aussi des beaux parleurs, des conteurs, des faiseurs de bons mots. Certes, tout cela ne se passait pas sans médisances et sans commérages, car autrement le monde ne saurait exister, et des millions de personnes mourraient d’ennui.

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  • Par TheBookFetish, le 13 septembre 2013

    Cette fois, il lui était arrivé un miracle, une chose impossible: elle était devenue deux fois plus belle. Je ne sais comment cela se fait, mais, les femmes, ce genre de miracles leur arrivent même assez souvent.

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  • Par PiertyM, le 15 octobre 2014

    En prêtant l’oreille, je parvins à comprendre que madame M*** n’était pas heureuse. On disait son mari jaloux comme un Arabe, non par amour, mais par vanité.

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