> Richard Millet (Éditeur scientifique)
> Sylvie Luneau (Traducteur)

ISBN : 2070428818
Éditeur : Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Les Pauvres Gens est le premier roman publié par
Dostoïevski, celui qui le rendit d'emblée célèbre. Il a
raconté comment l'idée lui en était venue : en se promenant un soir d'hiver dans Pétersbourg. Toute la ville lui apparut comme une rêverie fantastique.... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 22 mars 2012

    Titine75
    « Les pauvres gens » est le premier roman de Fédor Dostoïevski et date de 1846. Les deux protagonistes, Makar Dévouchkine et Varenka Dobrossiolova, sont des parents éloignés vivant l'un en face de l'autre. Ils s'écrivent fréquemment et le livre est constitué presque uniquement de leurs lettres. Makar est un petit fonctionnaire pauvre comme on en trouve en nombre dans la littérature russe du XIXème (Makar lit d'ailleurs « le manteau » de Gogol dont le héros est lui-même un fonctionnaire miséreux). Il tombe amoureux petit à petit de sa parente et il la couvre de cadeaux malgré son manque d'argent. Varenka est une jeune orpheline, déshonnorée par un propriétaire terrien M Bykov. Elle vient vivre à Saint-Pétersbourg pour s'éloigner de sa honte. le bon Makar la prend sous son aile allant jusqu'à mettre en péril sa situation.
    A travers la correspondance sentimentale de Makar et Varenka se dessinent déjà les thèmes classiques de l'œuvre de Dostoïevski. l'auteur se livre à une étude de l'âme humaine. Makar est un homme sensible, prêt à tout pour le bonheur de Varenka. Il se met à lire, à fréquenter des cercles intellectuels pour séduire la jeune femme. Mais cette dernière ne semble jamais satisfaite. Makar en fait toujours plus jusqu'à sombrer. Il est difficile de savoir à quel jeu joue Varenka : est-elle une jeune femme naïve ayant souffert ou utilise-t-elle Makar ?
    L'histoire de Makar et Varenka est l'occasion pour Dostoïevski de parler des quartiers les plus pauvres de Saint-Pétersbourg. Tout au long de sa vie d'écrivain, Dostoïevski s'intéresse à la misère humaine, au plus grand dénuement. Ses personnages habitent toujours des quartiers, des appartements sordides : « Oh le taudis dans lequel je me retrouve, Varvara Alexéïevna ! Oh quel appartement ! Avant, n'est-ce pas, je vivais comme une marmotte, vous savez bien ; tranquille, sans bruit ; une mouche volait, chez moi, avant, eh bien, je l'entendais, la mouche. Et là, le bruit, les cris, le tintamarre ! (…) Imaginez, plus ou moins, un long couloir, complètement sombre, et pas propre. (…) Ne demandez pas de calme, c'est une arche de Noé ! » C'est dans ce terreau de misère que germe la complexité de l'âme humaine chère au grand écrivain russe.
    « Les pauvres gens » n'a pas encore la puissance des grands romans de Dostoïevski mais c'est une entrée en littérature qui contient déjà une étude intéressante de la nature humaine.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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Citations et extraits

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  • Par Tomsoluble, le 13 mars 2012

    La misère est toujours importune : on dirait que les gémissements des malheureux empêchent les riches de dormir !
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