ISBN : 2070787826
Éditeur : Joëlle Losfeld (2010)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
«¿Quién es?», «Qui est-ce?» sont les dernières paroles, aujourd'hui célèbres, de Billy the Kid, alias William Antrim, alias William Bonney, ou quelques autres noms encore. Hors-la-loi à seize ans, tué par Pat Garrett dans des conditions obscures à vingt ans, Billy the K... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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  • Par InColdBlog, le 07 mars 2011

    InColdBlog
    Ce 18 août 1877, Windy Cahill, « tellement bête qu'il n'a peur de rien – n'ayant jamais rien donné, il n'a rien à perdre, sauf sa vie », Cahill qui « n'a aucune conscience de sa propre vie – comme un animal il l'accepte comme un fait, sans chercher plus loin que l'instant de satisfaction » a lancé l'insulte de trop.
    William Antrim n'en peut plus de subir ses injures et ses brutalités gratuites. Sous le coup de la fureur, il rétorque. Pour la première fois.
    Les conséquences ne se font pas attendre : le colosse se jette sur l'avorton boutonneux et le roue de coups sous le regard mi-amusé mi-embarrassé des clients de la cantina. Pourtant, à l'issue de ce combat inéquitable, c'est Cahill qui gît au sol, abattu par le jeune William.
    « J'étais tombé William Antrim et je me relevais Billy the Kid. »
    Ce 18 août 1877, à tout juste dix-sept ans, William Antrim rejoint les rangs des hors-la-loi. Pour celui qui passera à la postérité sous le nom de Billy the Kid commence une vie de cavale. le 14 juillet 1881, des deux balles tirées par son ex-ami, le shérif Pat Garrett, celle qui l'atteint en plein cœur arrête net sa course. Il a vingt-et-un ans.

    « ¿ Quién es ? » sont censément les dernières paroles prononcées par le Kid avant de tomber sous les balles de Garrett. « Qui est-ce ? » Qui est Billy le Kid, alias William Antrim, qui s'est également fait connaître sous les noms d'Henry McCarty, William Harrison Bonney ou Henry Antrim pour ne citer que les plus connues de ses identités ? C'est ce que s'attache à retracer le roman de Sébastien Doubinsky.
    Alors qu'il pressent l'imminence de sa mort, le Kid confie son histoire à un mystérieux interlocuteur. Dans ce qui tient plus d'un long monologue introspectif que d'une confession, il tient à rétablir la vérité sur son parcours, justifier ses choix et, par-là même, sa vie. Pour cela il va s'employer à retrouver le commencement, le moment où tout a débuté.
    « OK, puisqu'il faut commencer, commençons comme ça, on va dire que c'est le début, même si ce n'est pas le vrai début, mais le vrai début, on ne le connaît jamais vraiment, je veux dire qu'on ne réalise pas que c'est le début, on naît, on existe, mais c'est tout, il n'y a pas grand-chose à faire à part exister et accepter ça comme une évidence, non, le début, c'est autre chose, c'est quand on décide que c'est le début – c'est comme le matin, quand on se lève et qu'on décide de boire un café infect, qu'on décide de mettre ses bottes pour aller du lit au poêle qui chauffe de l'autre côté de la pièce et qu'on va prendre le gobelet de fer blanc tout cabossé et qu'on va remplir ce satané gobelet de ce jus dégueulasse, ou qu'on décide de le faire pieds nus parce qu'on n'est pas sûr de ne pas se recoucher après, ou qu'on décide de rester au lit et de laisser le café bouillir encore un peu – ça par exemple c'est le vrai début d'une journée – (…). »
    Orphelin de père, ayant perdu très jeune sa mère, le jeune William/Henry aura très tôt des démêlés avec les autorités. Son premier larcin à peine perpétré qu'il se fait prendre et vertement tancer par le shérif.
    « (…) une motte de beurre m'avait valu une sacrée remontée de bretelles de la part du shérif Whitehill – il avait les joues violacées de colère et ses dents jaunes claquaient près de mon nez mais je n'étais pas terrifié – honteux, oui, de m'être fait prendre, c'était la première fois que je volais quelque chose – mais je le regardais s'énerver sur moi, sa main tordant mon oreille comme dans les dessins comiques des gazettes, je le regardais comme si j'étais en dehors de moi-même, mes yeux flottant loin de mon visage pour mieux s'imprégner de cette scène – Whitehill au visage violacé par la colère sous son grand chapeau blanc et son étoile cuivrée qui vibrait sur sa poitrine, accrochée au gilet de cuir en veau mexicain – c'était un homme d'une grande bonté et je ne laisserais jamais dire à quiconque que tous les shérifs sont des ordures – ce sont des hommes comme les autres qui ont juste accepté de se laisser transpercer par leur devoir et il y en a parmi eux qui le vivent comme une blessure permanente et ceux-là doivent être respectés et honorés comme des pères – bien entendu, les autres peuvent crever. »
    Car bien que le nom de Billy the Kid soit généralement associé dans l'imaginaire collectif à ceux de Butch Cassidy ou Jesse Woodson James, célèbres pour leurs braquages de banques et attaque de trains, lui n'est à la base qu'un délinquant dont le plus grand crime - avant le meurtre de Frank Windy Cahill - était le vol de bétail.
    « (…) les mots ne sont pas les mêmes selon la fenêtre par laquelle on les regarde – « hors-la-loi » et « justicier », par exemple, « citoyen honnête » et «outlaw » – tout dépend de la lumière qui les frappe mais celle de la société est toujours la plus forte et écrase toutes les autres. »

    Doubinsky délaisse la légende et donne à découvrir l'envers du mythe Billy the Kid : celle d'un gamin en quête perpétuelle du père. N'aspirant qu'à une vie normale, il montre un vif intérêt pour les filles plus ou moins faciles, la musique et – chose plutôt rare à cette époque pour un homme de sa condition – la lecture des gazettes où il puisera l'amour de la langue et des mots.
    « Quand je vois Teresa, par exemple, et la pointe de ses hanches brunes décrochée sur le drap bleui par l'aube, j'ai envie de parler une autre langue, qui n'existerait que pour moi seul et qui pourtant serait universelle – comme un aboiement de chien ou un grondement de panthère – une langue qui exprimerait la beauté de cette hanche en même temps que la lumière de l'aube qui se lève, la fatigue de mon corps et la joie de mon esprit – qui engloberait toutes les autres et qui ne serait que pour moi, une langue où je pourrais me comprendre et avec laquelle il me serait enfin possible de parler, de dire les choses comme elles sont et non pas recouvertes de vieilles bâches comme les mots de tous les jours, des bâches tellement vieilles qu'on ne peut pas les ôter et ce qu'il nous reste est la forme des mots mais pas leur réalité – je suis sûr que si on parvenait à ôter ces bâches nous serions éblouis, émerveillés, terrifiés peut-être par ce que nous découvririons (…). »
    Un temps, le Kid trouvera en John Tunsdall, éleveur de bétail, un père de substitution. L'assassinat de Tunsdall, victime de la Guerre du Comté de Lincoln (conflit entre bandes rivales pour le contrôle du bétail), forgera la conception que le Kid va se faire de la justice des hommes. Pour lui qui pourtant manifeste une réelle répugnance à faire usage de la violence pour la violence, la rixe fatale avec Cahill va devenir la clé de voûte de son existence et de ses choix de vie futurs, l'élément fondateur de cette destinée, qu'il narre à son mystérieux interlocuteur.
    « J'ai plus tard rencontré d'autres Cahill et ils ont tous été pour moi la même énigme – celle de la vie – car est-ce vivre que se contenter de se lever, boire du whiskey et se battre dans un saloon, jour après jour ? – pour moi, c'est une répétition absurde, comme le soleil qui se lève et qui se couche – c'est appeler vie ce qui n'est que le contraire de la mort – et je pense que de là naît la violence des Windy Cahill et des autres Cahill du monde – une violence mauvaise qui leur sert de preuve de leur existence par la destruction de celle des autres – (…) »
    « (…) je pensais qu'il n'était pas nécessaire d'être mauvais pour être libre – (…) quelle ironie que je sois devenu un outlaw, un « hors-la-loi » alors que personne n'aime plus la justice que moi (…). »

    A l'image du destin passionnant de son protagoniste, « ¿ Quién es ? » est un bref roman (moins de quatre-vingt-dix pages) fulgurant et intense.
    Si la construction du récit est brillante, le style aux accents poétiques est tout aussi maîtrisé. Sébastien Doubinsky déroule le roman au fil des pensées du Kid, passant sans réelle transition de l'une à l'autre. Digressions, associations d'idées s'enchaînent, scandées par une ponctuation singulière (tirets marquant la succession des séquences narratives, passages à la ligne indiquant les pauses) qui invite le lecteur à pénétrer dans l'esprit du narrateur et suivre au plus près ses interrogations sur le hasard et le destin, la liberté et la justice…
    Un narrateur profondément humain et émouvant, qui finit par se révéler étonnamment si proche de nous.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2011/02/12/%C2%AB-J%E2%80%99%C3%A9tai..
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    • Livres 3.00/5
    Par encoredunoir, le 19 décembre 2011

    encoredunoir
    Quatre-vingts pages de monologue dans la peau du héros pour expliquer comment Henry McCarty, alias Henry Antrim, alias William Antrim, alias Kid Antrim, alias William Boney, est devenu Billy The Kid. Voilà une expérience littéraire originale et peut-être aussi rebutante. Pour ma part, j'avais acheté le livre sur la foi de sa quatrième de couverture et n'ai découvert sa forme singulière qu'à la lecture.
    Lecture-surprise donc. Mais lecture séduisante dans l'ensemble. de fait en se glissant dans la tête de Billy The Kid peu avant sa mort (le moment où, abattu par Pat Garrett, il aurait prononcé la phrase-titre, Quién es ?, Qui est-ce ?) et en suivant tous les méandres de sa pensée, Sébastien Doubinsky double ce qui apparaît comme une expérience littéraire et stylistique d'un moment d'introspection hors du commun.
    Sur la forme, cela prend l'apparence de longues phrases (jusqu'à deux pages) entrecoupées par des tirets lorsqu'apparaissent des digressions. Une manière de rendre une certaine urgence, de donner une véritable chair au personnage et d'impliquer réellement le lecteur.
    Sur le fond, on entre de plain-pied dans cette fin de 19ème siècle et l'on voit naître sous nos yeux ce Billy The Kid que l'on ne connait souvent au mieux que par le biais de quelques western ou, au pire, par celui d'un album de Lucky Luke. Sébastien Doubinsky casse ici le mythe et fait de Billy The Kid ce qu'il est : un adolescent orphelin de père irrésistiblement attiré par les ennuis, pour qui sa vie et sa mort semblent déjà écrites et qui attend l'avenir avec fatalisme.
    Le pari de Doubinsky est audacieux et, dans l'ensemble, réussi si l'on excepte le fait que régulièrement on sent sans doute un peu trop Sébastien Doubinsky émerger dans les pensées de Billy The Kid. Un écueil difficile à éviter et que l'on pouvait assez vite pressentir dès lors que l'on entrait dans les pensées les plus intimes du héros. Il n'en demeure pas moins que l'ensemble se tient et que cette expérience singulière valait bien que l'on s'y intéresse.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-the-kid-avant-billy-ou-l-i..
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    • Livres 1.00/5
    Par alaiseblaise, le 11 avril 2011

    alaiseblaise
    Difficile de rentrer dans ce "roman-western" par ses longues phrases interminables comme des scènes de "western spaghetti" !
    PS : j'aime uniquement les westerns américains !
    L'auteur essaie de nous substituer à Billy the Kid mais le tour de passe-passe ne fonctionne pas du premier coup et après les premières pages on a déjà du mal à s'en remettre. Des efforts de lecture ne feront pas de miracles !
    Un livre que je n'ai pas fini de lire...un de plus !
    Alors peut-être pour une autre fois...
    On découvre parfois un livre délaissé...
    que l'on se met à aimer...
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 07 mars 2011

    Quand je vois Teresa, par exemple, et la pointe de ses hanches brunes décrochée sur le drap bleui par l’aube, j’ai envie de parler une autre langue, qui n’existerait que pour moi seul et qui pourtant serait universelle – comme un aboiement de chien ou un grondement de panthère – une langue qui exprimerait la beauté de cette hanche en même temps que la lumière de l’aube qui se lève, la fatigue de mon corps et la joie de mon esprit – qui engloberait toutes les autres et qui ne serait que pour moi, une langue où je pourrais me comprendre et avec laquelle il me serait enfin possible de parler, de dire les choses comme elles sont et non pas recouvertes de vieilles bâches comme les mots de tous les jours, des bâches tellement vieilles qu’on ne peut pas les ôter et ce qu’il nous reste est la forme des mots mais pas leur réalité – je suis sûr que si on parvenait à ôter ces bâches nous serions éblouis, émerveillés, terrifiés peut-être par ce que nous découvririons (…).
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  • Par InColdBlog, le 13 février 2011

    Oui, peut-être avais-je peur finalement – Windy Cahill était un géant et lorsqu’il me claquait la nuque « pour rire » j’avais l’impression que tous mes os allaient être réduits en poussière et lorsqu’il me pinçait, mon bras gardait la marque bleue de ses doigts vicieux pendant plusieurs semaines – mais cette violence ne me faisait pas peur, j’y étais habitué pour ainsi dire, il suffit de regarder autour de soi pour réaliser que l’homme n’est pas un animal pacifique – non, ce qui devait me terrifier c’était ses mots – ses mots vides qui pourtant remplissaient l’espace de leur sens vide – ses mots creux comme des balles qui dévastaient tout sur leur passage – je tremblais sous leur choc, comme si ces paroles m’arrachaient mes vêtements et montraient à tous mes bras maigres, mes côtes saillantes, mes courtes jambes – me montraient à tous comme une petit corps ridicule où « Kid » devenait péjoratif, un petit corps destiné par sa fragilité même à être bousculé, pincé, maltraité.

    Windy Cahill riait toujours quand il m’insultait et son rire était contagieux comme une peste invisible – tous étaient malades sauf moi, mais c’était de moi qu’ils riaient – les mâchoires grandes ouvertes, même si beaucoup d’entre eux avaient de la tristesse ou de la honte dans le regard – Windy avait déjà tué plus d’un homme et quand il était soûl il aurait fait peur au Diable lui-même – oui, ils riaient et les mots filaient vers moi comme des flèches pour s’enfoncer profond, profond entre ma peau et mes côtes, fouillant le cœur, l’estomac et les tripes, comme de l’acide.

    « Bâtard » était son insulte préférée car il savait qu’elle me fauchait les jambes – quand on n’a pas de père les larmes vous viennent plus facilement aux yeux – « Bâtard ! » - c’était plus qu’une insulte, c’était la vérité.
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  • Par InColdBlog, le 07 mars 2011

    (…) une motte de beurre m’avait valu une sacrée remontée de bretelles de la part du shérif Whitehill – il avait les joues violacées de colère et ses dents jaunes claquaient près de mon nez mais je n’étais pas terrifié – honteux, oui, de m’être fait prendre, c’était la première fois que je volais quelque chose – mais je le regardais s’énerver sur moi, sa main tordant mon oreille comme dans les dessins comiques des gazettes, je le regardais comme si j’étais en dehors de moi-même, mes yeux flottant loin de mon visage pour mieux s’imprégner de cette scène – Whitehill au visage violacé par la colère sous son grand chapeau blanc et son étoile cuivrée qui vibrait sur sa poitrine, accrochée au gilet de cuir en veau mexicain – c’était un homme d’une grande bonté et je ne laisserais jamais dire à quiconque que tous les shérifs sont des ordures – ce sont des hommes comme les autres qui ont juste accepté de se laisser transpercer par leur devoir et il y en a parmi eux qui le vivent comme une blessure permanente et ceux-là doivent être respectés et honorés comme des pères – bien entendu, les autres peuvent crever.
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  • Par CogitoRebello, le 07 septembre 2011

    Après un tour sur le blog de Bartleby, (qui ferme donc dépêchez-vous de lire son article) je me suis laissée conquérir par son excellente interview de Sébastien Doubinsky concernant le livre de celui-ci "Quién es ?" titre reprenant les deux derniers mots prononcé par Billy The Kid avant de recevoir une balle en plein cœur.
    Tout comme Bartleby, je trouve que "Quién es ? est un livre remarquablement construit, écrit et pensé".
    Ça c'est un fait, ce petit roman est formidablement bien écrit utilisant au mieux la richesse et la beauté de la langue française.
    Cependant, je ne peux comme Bartleby affirmer que "Quién es ?" est "une pépite que tous les chercheurs d’or plongés dans les torrents boueux de la littérature française contemporaine doivent extraire et placer en bonne place dans leur bibliothèque." Et ce, pour deux principales raisons :


    - La lecture avait pourtant bien commencée. Entraînée par l'impeccable écriture et la richesse des idées soulevées, je n'étais pas insensible à la grande liberté que Sébastien Doubinsky s'est offerte avec la ponctuation et la forme stylistique (utilisant les tirets à profusion pour suivre le cours des pensées de Billy). Néanmoins le choix de l'auteur, à savoir de très nombreuses digressions pour exposer les faits, a freiné très nettement mon enthousiasme (arrivée au 2/3 du livre).Bizarrement ce qui allégeait la lecture et en accélérait le rythme au commencement est devenu pesant. Et j'en reviens à une idée que j'ai souvent eu en littérature : le mieux est l'ennemi du bien.
    Si ce livre avait été plus long, pas sûr que je l'aurais terminé (pas sur non plus que l'auteur aurait fait un tel choix de construction s'il avait décidé d'y mettre plus de pages, enfin je l'espère).

    - Tout au long de la lecture j'ai senti, non pas le poids des pensée de Billy The Kid mais bien celles de Sébastien Doubinsky. Terrible sensation de dichotomie, qui m'a fait regarder Billy comme un simple faire-valoir, un réceptacle pour diffuser les réflexions de Sébastien. Réflexions extrêmement judicieuses et très intéressantes mais que j'ai eu beaucoup de mal à placer dans la tête de Billy The Kid car le Billy de Sébastien Doubinsly semble être le fils naturel de Sénèque et d'Emile Cioran !

    Nous savons tous que Sénèque et Cioran n'auraient pu avoir un fils puisque 1915 ans les séparent (entre autres inconvénients...d'être nés - oui je sais, elle est bien lourde celle-là ) mais s'ils avaient pu se retrouver, s'aimer etc... ils auraient eu un gamin comme ce Billy The Kid, un gosse d'une vingtaine d'année, s'interrogeant sur le temps et son utilisation, le concept de liberté, celui du choix, celui du hasard ou de la destinée, celui de l'Autre dans toute sa complexité, sur la force des mots, leur pouvoir.
    Bref, autant de réflexions très captivantes que j'ai eu beaucoup mal à placer dans le cerveau d'un voleur de chevaux ayant à peine dépassé la puberté.

    C'est l'écueil que je redoutais après avoir lu le billet de Bartleby, écueil que Sébastien Doubinsky avait réussi à m'éviter durant les 70 premières pages, dû à sa parfaite maîtrise de la langue et une construction narrative ménageant plutôt bien le suspense.
    Dommage...
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  • Par InColdBlog, le 07 mars 2011

    J’ai plus tard rencontré d’autres Cahill et ils ont tous été pour moi la même énigme – celle de la vie – car est-ce vivre que se contenter de se lever, boire du whiskey et se battre dans un saloon, jour après jour ? – pour moi, c’est une répétition absurde, comme le soleil qui se lève et qui se couche – c’est appeler vie ce qui n’est que le contraire de la mort – et je pense que de là naît la violence des Windy Cahill et des autres Cahill du monde – une violence mauvaise qui leur sert de preuve de leur existence par la destruction de celle des autres – (…)
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Sébastien Doubinsky : Les vies parallèles de Nicolaï Bakhmaltov
Olivier BARROT présente le livre de Sébastien DOUBINSKY "Les Vies parallèles de Nicola. BAKHMALTOV", biographie publiée aux éditions Actes Sud qui relate l'itinéraire de ce Colonel de Cavalerie de l'armée ukrainienne, puis de L'Armée Rouge dont la carrière s'orienta ensuite vers les décors de cinéma, métier qu'il exerça à Paris.








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