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> Cécile Dutheil de La Rochère (Traducteur)

ISBN : 2070620964
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2009)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Fergus a dix-huit ans lorsqu'il fait une découverte extraordinaires : le corps d'une enfant à demi enterré dans la tourbe. Presque intact. Pourtant, il a deux mille ans... Une archéologue vient sur les lieux avec sa fille, Cora. S'il n'y avait que le charme et la sensua... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Liceal, le 21 juin 2009

    Liceal
    Dès les premières pages, il y a l'Irlande, l'odeur de la tourbe. On fait un pas, puis un autre, et on vagabonde à travers les vallées verdoyantes, rencontrant un ou deux moutons. À la croisée d'un chemin, on tombe sur un corps ensevelit dans la tourbe, vestige d'un temps reculé, prêt à livrer ses secrets et ses tourments. À la croisée d'un chemin, toujours, il y a l'odeur de la poudre, le bruit des bombes, les corps inanimés, les pleurs, les cris, la haine. Arrivé au milieu du chemin, il y a un jeune homme, Fergus, les années 80, l'IRA, un frère, le terrorisme, une grève de la faim, la mort, mais aussi la famille, l'amour, le mystère, le passé, la liberté. Au bout du chemin, des fantômes et des vivants. Lesquels ?
    Deux époques se croisent, se superposent, se mêlent et finalement se ressemblent dans la haine. Deux époques, mais des chemins différents.

    Un peu de Siobhan Dowd...
    Il y a chez Siobhan Dowd une force littéraire poignante, une étincelle qui happe le lecteur et le consume délicatement. De mots en mots, elle nous fait voir l'Irlande, elle nous la fait ressentir aussi bien dans ses tourments que dans sa beauté. De mots en mots, elle dessine des personnages forts, attachants. De mots en mots, elle met la vie en scène, ses combats, sa beauté. De mots en mots, Siobhan Dowd nous fait vibrer, beau cadeau de la part de cette auteure magistrale dont l'amour pour la vie transparaît au détour de chaque mots.
    Née en 1960, d'origine irlandaise, elle rejoint en 1984 le PEN Club International (organisme qui « rassemble des écrivains de tous pays attachés aux valeurs de paix, de tolérance et de liberté sans lesquelles la création devient impossible »). Elle se bat pour les écrivains menacés de censure et brimés à travers le monde. Elle a aussi dirigé pendant sept ans le comité « Liberté d'écrire » du centre américain du PEN Club à New York. Elle poursuit son engagement en envoyant des écrivains dans des écoles défavorisés et des prisons.
    Juste avant sa mort d'un cancer du sein à quarante-sept ans, elle a fondé le Siobhan Dowd Trust, un fond caritatif qui a pour but d'améliorer l'accès des jeunes défavorisés au plaisir de la lecture.
    Tous ses droits d'auteurs y sont versés.
    www.siobhandowd.co.uk
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    • Livres 4.00/5
    Par Lowra, le 29 mai 2013

    Lowra
    Fergus a 18 ans et prépare ses examens d'admission pour la faculté de médecine. L'ambiance à la maison n'est pas vraiment propice à l'étude, toute la famille est tracassée depuis l'arrestation de Joe, le grand frère de Fergus. Proche de l'IRA, il a démarré la grève de la faim qui a déjà couté la vie à plusieurs personnes.
    Un jour, alors que Fergus et son oncle ont passé la frontière pour aller remplir des sacs de tourbe, ils découvrent un corps, le corps d'une jeune fille qui aurait des dizaines voir des centaines d'années. Considéré comme à l'origine de cette découverte, Fergus est alors associé aux recherches de l'archéologue et de sa fille qui sont venues identifier le corps.
    Son côté innocent, sa gentillesse et son altruisme connu pourraient faire de lui un atout pour les révolutionnaires qui cherchent sans cesse de nouvelles recrues. Fergus devra faire attention à ne pas tomber dans un engrenage dont il n'est pas facile de sortir ...
    J'ai retrouvé dans La Parole de Fergus tout ce que j'aime dans un roman : la petite histoire se mêle à la grande, les époques se superposent, les personnages sont vrais, attachants. Sans avoir jamais mis les pieds en Irlande, j'ai très vite eu l'impression d'y être. La pluie, le vent, les couleurs qui ressortent plus belles qu'ailleurs, les soirées au pub,... Et puis, d'un autre côté, les tensions entre Irlande et Angleterre, l'ombre de Thatcher qui plane, les bombes, la peur, ...
    Je rejoins sans plus attendre le club des adorateurs de Siobhan Dowd, triste qu'elle soit partie trop tôt mais heureuse de savoir qu'il me reste tout de même deux autres romans à découvrir.

    Lien : http://ca-sera-comment-dis.blogspot.be/2013/05/la-parole-de-fergus-s..
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    • Livres 5.00/5
    Par Avalon, le 15 octobre 2009

    Avalon
    L'auteur, Siobhan Dowd, nous raconte deux histoire dans son roman. Il y a celle de Mel, l'enfant retrouvée morte dans la tourbe, et celle de l'Irlande dans les années 80. Cependant, un élément les réunit et il s'agit du personnage principal, Fergus McCann. C'est deux récits sont très intéressants et leur déroulement donne envie d'en savoir plus. Par conséquent, je n'ai pas pû le lacher avant de savoir la fin qui est surprenante mais une fois qu'on réfléchit un peu sur cette fin et sur le livre dans son ensemble, on se dit que cela ne pouvait être qu'ainsi. Néanmoins, il faut avoir quand même une certaine connaissance de l'Irlande et de son histoire.
    Le personnage principal est très attachant et on suit avec plaisir ses pensées mais aussi ses aventures.

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    • Livres 4.00/5
    Par chalouette, le 30 décembre 2012

    chalouette
    J'ai beaucoup aimé ce roman a deux voix, celle de Fergus, adolescent de notre époque, et celle de Mel, l'enfant dont le squelette a été trouvé dans la tourbe. le fait de donner la parole à un être humain qui a existé des milliers d'années avant nous lui donne une substance, une réalité. L'archéologie à ses limites et ne peut recréer la vie de quelque lorsque les traces matérielles n'existent pas. Ainsi même s'il est avéré que la blessure trouvée ait été la cause de la mort, la science ne peut pas répondre à l'envie de savoir pourquoi la jeune fille a été tué. D'où l'importance d'entendre Mel racontait son histoire. C'est ici un pur travail d'imagination que fait l'auteur afin d'essayer d'imaginer ce qu'a été sa vie. Ce n'est au final pas vraiment l'histoire de Fergus qui m'a intéressée, mais bien la façon dont est traité l'archéologie et l'histoire. le fait que Fergus s'intéresse à la vie passée d'un squelette le rend très sensible et humain. On retrouve au long du roman le fil narratif de l'Histoire d'un pays; l'Irlande, sans cesse en mouvement. L'archéologie ne peut donner qu'une réponse partielle et c'est notre savoir et imagination qui doit s'occuper du reste.
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    • Livres 4.00/5
    Par ChocolateBooks, le 25 avril 2012

    ChocolateBooks
    1981, l'Irlande du nord est en conflit avec le gouvernement britannique. le jeune Fergus rêve de partir et prépare ses examens d'entrée à la faculté de médecine de Londres ; son frère ainé, membre de l'IRA, est emprisonné et entame une grève de la faim. Un jour, Fergus découvre le corps d'une enfant parfaitement conservé dans la tourbe depuis 2000 ans. Une archéologue se rend sur les lieux avec sa fille Cora. Fergus va alors participer aux recherches autour de l'enfant de la tourbe, baptisée Mel.
    A travers les préoccupations du jeune homme, personnage très attachant, ce roman nous plonge au cœur d'une Irlande déchirée et combative. Siobhan Dowd nous livre dans cette œuvre posthume une histoire captivante sur les choix de la vie, l'amour et l'espoir.
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Citations et extraits

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  • Par Tiana, le 07 août 2013

    Si seulement il pouvait retrouver cet âge, quand le temps passait si simplement et qu'il filait à la queu leu leu entre les petites salles de classe si rassurantes. (p. 152-153)

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  • Par Tiana, le 08 août 2013

    La vie, c'était comme la course à pied, quatre-vingt-dix pour cent de sueur et de labeur, dix pour cent de joie. (p. 338)

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