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> Cécile Dutheil de La Rochère (Traducteur)

ISBN : 2070620964
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2009)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Fergus a dix-huit ans lorsqu'il fait une découverte extraordinaires : le corps d'une enfant à demi enterré dans la tourbe. Presque intact. Pourtant, il a deux mille ans... Une archéologue vient sur les lieux avec sa fille, Cora. S'il n'y avait que le charme et la sensua... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LadyDoubleH, le 21 février 2015

    LadyDoubleH
    Nous sommes en 1981. Fergus à 18 ans. Il court beaucoup, révise pour son examen d’entrée à l’université – trois B et il sera pris en Médecine, c’est le métier qu’il veut exercer depuis toujours – , il prend des leçons de conduite accompagnée avec son oncle Tally. Fergus a deux petites sœurs qu’il emmène parfois à la piscine, il aide sa mère quand elle en a besoin. Par hasard, il vient de découvrir un corps inhumé dans la tourbière, plus haut dans la montagne, parfaitement conservé, certainement une fillette ayant vécu à l’âge du fer... et la fille de l’archéologue chargée du dossier est séduisante en diable.
    Fergus est un jeune homme bien, comme les autres, peut-être juste plus chouette que beaucoup. Il pourrait avoir une vie des plus classiques… Sauf qu’il vit en Irlande du Nord, non loin de la frontière de la République d’Irlande ; pendant les Troubles.
    Son frère aîné Joe est emprisonné à Long Kesh, et entame une grève de la faim. Bobby Sands vient d’en mourir, après 66 jours sans se nourrir. Le gouvernement Britannique leur refuse le statut de prisonniers politiques (ils sont traités comme des prisonniers de droit commun), Margaret Thatcher, la Dame de Fer, ne cède jamais. Le circuit de jogging de Fergus, tôt le matin, l’amène à passer le poste frontière et il sympathise (en cachette, car cela pourrait lui coûter cher) avec le jeune gallois Owain, soldat de l’armée Britannique en faction. L’IRA provisoire l’approche habilement et sollicite son aide comme « passeur »… la retransmission télévisuelle du match de foot du vendredi soir est coupée par un flash annonçant un nouvel attentat à la bombe.
    L’amour, la fraternité, trouver sa place, se réaliser… Comment vivre une vie normale quand le destin d’une nation brûle autour de soi ?
    Tout au long du récit, par petites touches délicates et sensibles, les rêves de Fergus portent jusqu'à nous la voix de Mel, l’enfant de la tourbe. Sa vie, sa famille, ses affections, ses tourments, l’approche de sa mort (Assassinat ? Sacrifice ? ). Ces passages forment un contrepoint mélodieux au présent de Fergus, et en sont souvent étrangement proches.

    Siobhan Dowd réussit dans « La Parole de Fergus » à aborder des sujets douloureux sans jamais tomber dans un pathos réducteur, et à alterner gravité et légèreté sans aucune frivolité. Certains retournements de situation sont délicieux ; d’autres hélas, terribles. Ce roman est un plaisir rare de bout en bout, un vrai coup de cœur.
    L’auteure est décédée subitement en 2007 d’un cancer du sein. Elle avait 47 ans et nous laisse quatre romans jeunesse, « une œuvre littéraire magistrale d’autant plus précieuse qu’elle fut interrompue au summum de son accomplissement », comme le dit très justement son éditeur français Gallimard.
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    • Livres 4.00/5
    Par mollymoon, le 11 janvier 2015

    mollymoon
    Irlande du nord 1981: Fergus Mc Cann est un jeune homme de 18 ans confronté à la violence des "troubles" qui secouent son pays. Plutôt pacifiste, il aimerait s'éloigner de toute cette violence mais elle s'impose à lui de façon très directe et l'oblige à faire des choix qui vont le faire passer de l'adolescence à l'âge adulte. Son frère purge une peine de prison car c'est un activiste de l'IRA provisoire. Il a entamé une grève de la faim apportant l'angoisse dans sa famille qui a peur de le voir mourir. Quand on demande Fergus à transporter des paquets à travers la frontière , le jeune homme n'ose pas refuser. Cette mission va l'amener à se lier d'amitié avec un jeune soldat anglais.
    Un jour il découvre dans la tourbe un corps parfaitement conservé qui porte un bracelet celtique autour du bras, un noeud coulant enserre son cou. Ce corps baptisé Mel est daté de l'âge de fer par une archéologue.
    La nuit Mel visite les rêves de Fergus pour lui raconter son histoire...
    Si le roman de Sioban Dowd contient tous les ingrédients d'un roman jeunesse: l'amour, l'amitié et la difficulté de devenir adulte, son écriture suffisamment complexe peut satisfaire n'importe quel lecteur, quel que soit son âge. Les questions soulevées par l'histoire de Fergus mise en parallèle avec celle de Mel, restent plus que jamais d'actualité. Si certains, pour défendre leurs idéaux, sont prêts à donner leur vie d'autres préfèrent sacrifier celle d'inconnus à coup d'attentats terroristes. Les plus radicaux optent pour les deux solutions afin de mieux semer la terreur. Alors dans ces conditions, comment trouver la paix ? Quels sacrifices sont justifiés ? Saurons-nous jamais apprendre les leçons du passé ? Et surtout, la barbarie cessera-t-elle un jour ?
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    • Livres 4.00/5
    Par Lowra, le 29 mai 2013

    Lowra
    Fergus a 18 ans et prépare ses examens d'admission pour la faculté de médecine. L'ambiance à la maison n'est pas vraiment propice à l'étude, toute la famille est tracassée depuis l'arrestation de Joe, le grand frère de Fergus. Proche de l'IRA, il a démarré la grève de la faim qui a déjà couté la vie à plusieurs personnes.
    Un jour, alors que Fergus et son oncle ont passé la frontière pour aller remplir des sacs de tourbe, ils découvrent un corps, le corps d'une jeune fille qui aurait des dizaines voir des centaines d'années. Considéré comme à l'origine de cette découverte, Fergus est alors associé aux recherches de l'archéologue et de sa fille qui sont venues identifier le corps.
    Son côté innocent, sa gentillesse et son altruisme connu pourraient faire de lui un atout pour les révolutionnaires qui cherchent sans cesse de nouvelles recrues. Fergus devra faire attention à ne pas tomber dans un engrenage dont il n'est pas facile de sortir ...
    J'ai retrouvé dans La Parole de Fergus tout ce que j'aime dans un roman : la petite histoire se mêle à la grande, les époques se superposent, les personnages sont vrais, attachants. Sans avoir jamais mis les pieds en Irlande, j'ai très vite eu l'impression d'y être. La pluie, le vent, les couleurs qui ressortent plus belles qu'ailleurs, les soirées au pub,... Et puis, d'un autre côté, les tensions entre Irlande et Angleterre, l'ombre de Thatcher qui plane, les bombes, la peur, ...
    Je rejoins sans plus attendre le club des adorateurs de Siobhan Dowd, triste qu'elle soit partie trop tôt mais heureuse de savoir qu'il me reste tout de même deux autres romans à découvrir.

    Lien : http://ca-sera-comment-dis.blogspot.be/2013/05/la-parole-de-fergus-s..
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    • Livres 5.00/5
    Par Avalon, le 15 octobre 2009

    Avalon
    L'auteur, Siobhan Dowd, nous raconte deux histoire dans son roman. Il y a celle de Mel, l'enfant retrouvée morte dans la tourbe, et celle de l'Irlande dans les années 80. Cependant, un élément les réunit et il s'agit du personnage principal, Fergus McCann. C'est deux récits sont très intéressants et leur déroulement donne envie d'en savoir plus. Par conséquent, je n'ai pas pû le lacher avant de savoir la fin qui est surprenante mais une fois qu'on réfléchit un peu sur cette fin et sur le livre dans son ensemble, on se dit que cela ne pouvait être qu'ainsi. Néanmoins, il faut avoir quand même une certaine connaissance de l'Irlande et de son histoire.
    Le personnage principal est très attachant et on suit avec plaisir ses pensées mais aussi ses aventures.

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    • Livres 4.00/5
    Par chalouette, le 30 décembre 2012

    chalouette
    J'ai beaucoup aimé ce roman a deux voix, celle de Fergus, adolescent de notre époque, et celle de Mel, l'enfant dont le squelette a été trouvé dans la tourbe. le fait de donner la parole à un être humain qui a existé des milliers d'années avant nous lui donne une substance, une réalité. L'archéologie à ses limites et ne peut recréer la vie de quelque lorsque les traces matérielles n'existent pas. Ainsi même s'il est avéré que la blessure trouvée ait été la cause de la mort, la science ne peut pas répondre à l'envie de savoir pourquoi la jeune fille a été tué. D'où l'importance d'entendre Mel racontait son histoire. C'est ici un pur travail d'imagination que fait l'auteur afin d'essayer d'imaginer ce qu'a été sa vie. Ce n'est au final pas vraiment l'histoire de Fergus qui m'a intéressée, mais bien la façon dont est traité l'archéologie et l'histoire. le fait que Fergus s'intéresse à la vie passée d'un squelette le rend très sensible et humain. On retrouve au long du roman le fil narratif de l'Histoire d'un pays; l'Irlande, sans cesse en mouvement. L'archéologie ne peut donner qu'une réponse partielle et c'est notre savoir et imagination qui doit s'occuper du reste.
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Citations et extraits

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  • Par LadyDoubleH, le 14 février 2015

    Un épervier glissa dans son champ de vision en planant, porté par un courant d'air, frémissant à peine. Soudain, il piqua vers la terre et disparut de sa vue. Fergus s'allongea sur la terre humide et fraîche, à plat ventre, pour observer le monde. Derrière lui, l'herbe soupirait dans un bruit d'attente.

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  • Par LadyDoubleH, le 14 février 2015

    - Sale temps, grommela Oncle Tally. On dirait une fille qui fait la gueule parce que tu as oublié de lui téléphoner.

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  • Par cats26, le 14 février 2015

    La vie, c'était comme la course à pied, quatre-vingt-dix pour cent de sueur et de labeur, dix pour cent de joie.

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  • Par Tiana, le 07 août 2013

    Si seulement il pouvait retrouver cet âge, quand le temps passait si simplement et qu'il filait à la queu leu leu entre les petites salles de classe si rassurantes. (p. 152-153)

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  • Par Tiana, le 08 août 2013

    La vie, c'était comme la course à pied, quatre-vingt-dix pour cent de sueur et de labeur, dix pour cent de joie. (p. 338)

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