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ISBN : 2264043547
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il est la terreur de l'école municipale de Barrytown, un quartier sordide à la périphérie de Dublin dans les années 1960. Son nom Paddy Clarke. Fan de Geronimo, ce gamin occupe son temps à imaginer les pires tours. Mais le garnement a un secret. Chez les Clarke, l'heure... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 30 juin 2011

    canel
    - - - Attention : la quatrième de couverture annonce un événement qui surviendra tout à la fin du livre. A éviter, donc.
    Irlande, 1966 : catholicisme, familles nombreuses, parents aimants mais débordés, les enfants sont donc souvent dans la rue, livrés à eux-mêmes. Paddy est de ceux-là. Grand frère un brin sadique et tortionnaire (comme tous ?), c'est un jeune garçon de dix ans, imaginatif, vif, et entouré de copains avec lesquels il fait pas mal de bêtises plus ou moins anodines : larcins, bagarres, cruautés... Mais le quotidien n'est pas rose en famille, les parents se disputent de plus en plus...
    Comme l'ont souligné certains lecteurs, on retrouve dans cet ouvrage une ambiance de "Petit Nicolas". Certains passages sont vraiment réjouissants, comme la visite médicale avec la crainte du "bâton d'Esquimau", ou lorsque Paddy joue à Saint Damien (les camarades devant incarner des lépreux)... Les échanges tendres avec le papa qui a de temps en temps la main leste sont mignons, et les bonnes trouvailles de la bande de copains parfois amusantes. Les sentiments de Paddy envers son jeune frère me semblent bien vus : "Mais c'était plus fort que moi : quand il ne faisait pas ce que je voulais, je me remettais à l'embêter, à lui faire peur, à le frapper. A le détester. Parce que c'était le plus facile. Jamais il ne m'écouterait, jamais il ne me laisserait commander." (p. 343). La douleur, le désespoir, le sentiment de culpabilité de l'enfant dont les parents se déchirent sont évoqués de façon poignante : "Ils avaient tort tous les deux. Ce jeu-là se jouait à deux. Pas à trois. Il n'y avait pas de place pour moi. Je ne pouvais rien faire. Parce que je ne savais pas comment les empêcher de recommencer. Je pouvais prier et pleurer et rester éveillé toute la nuit, et de cette façon m'arranger pour que ça cesse, mais je ne pouvais pas les empêcher de recommencer. Je ne comprenais pas, et je ne comprendrais jamais. Même en passant une éternité à écouter, à veiller. Rien à faire, je ne pouvais rien, idiot que j'étais." (p. 362-363).
    Je regrette cependant beaucoup de longueurs sur des jeux de garçons qui m'ont ennuyée (foot, western...), et quelques passages elliptiques que je n'ai pas su décrypter. le style n'est pas des plus abordables non plus, assez chargé, le narrateur Paddy change parfois de sujet sans qu'on parvienne à le suivre. Il y a de courts paragraphes sans lien avec ce qui précède et ce qui suit (les petits pois p. 207).
    Cette immersion dans l'Irlande des années 1960 restera un souvenir de lecture plaisante, sans plus, entre humour, longueurs, émotion. Je ne pense pas lire d'autres ouvrages de cet auteur.
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    • Livres 5.00/5
    Par EmmanuelleT, le 23 janvier 2012

    EmmanuelleT
    C'est lui l'aîné de la famille qui s'agrandit, celui qui part jouer avec sa bande des journées entières dans les terrains interdits, y faire les quatre-cents coups, les bagarres, le football à vingt dont vingt équipes qui jouent les unes contre les autres; ce sont eux qui font des concours de sonnettes – record: 17 fois toute la rue sans se faire attraper par personne, organisés en relais– et pour celui qui perd, il y a forcément des défis à relever: manger un bout de rat, oser demander son prénom à sa mère… C'est lui Patrick, Paddy, comme son père puisqu'il est l'aîné, qui fait trembler son petit-frère sans se rendre compte que celui-ci acquiert des forces insoupçonnées… Ah la découverte crue du monde, quel goût ça a la boue, qu'est-ce que ça fait si je lui met de l'huile de briquet dans la bouche et que je le fais flamber, comment aller voler de manière très organisée les petits commerçants de cette banlieue lointaine qui se développe encore, d'abord par de formidables terrains de jeux sous forme de tuyaux énormes et de plus en plus long jusqu'au bout desquels il s'agit de courir, sans frémir du noir le plus total. Et puis le père adulé, soupe-au-lait, qui lui apprend parfois, quand il est de bonne humeur, une chanson nouvelle, à faire du vélo, qui lui apprend des rudiments de politique. Et sa mère, qui ne crie jamais et qu'il adore faire rire. Et l'école, où le maître respecté et craint vous fait mettre au garde-à-vous et où il est quand même si amusant de défier un copain de faire un truc risqué. Au sein de la maison même, Patrick a ses lieux favoris, protecteurs, ses découvertes réjouissantes, la curiosité le pousse toujours, parfois à la cruauté. Son monde, c'est alors la maison, les parents, son petit-frère, les copains, les terrains d'aventures.
    La faille de son existence heureuse d'enfant de dix ans s'ouvre lentement avec les premières disputes de ses parents dont il prend soudain conscience, et examine, voulant les maîtriser de toutes ses forces, leur croissance.
    Paddy entre lentement dans une conscience amère du monde qui l'entoure et qui est en train de se fissurer. L'écriture frappante de vérité pour déployer la joie sauvage de cette enfance libre et heureuse s'affine sensiblement pour dépeindre l'âme d'un garçon en train de changer, en train de grandir avec l'amertume et la perte. C'est un livre magnifique, à ne pas rater, Roddy Doyle obtint d'ailleurs le Man Booker Prize. (1993)
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 27 février 2012

    carre
    Paddy Clarke agé de 10 ans fait les quatre cents coups avec une bande de copains, il entraine son jeune frère Sindbad dans ces bétises.
    Livrés à eux même le plus souvent Paddy va devenir la risée de l'école lorsque son père après une nouvelle dispute claque la porte du foyer familial (d'ou le titre du roman). Située en Irlande dans les années soixante, le roman de Paddy Clarke suit jour après jour la vie de ce môme qui accumule bétises, et cruautés mais qui peut-être aussi brillant, tendre et attachant. Et c'est toute cette complexité que Doyle rend si bien, ce gosse perçoit le malaise familial et tente de le désamorcer mais les adultes sont plus compliqués qu'il ne le pense. Un très bon roman sur l'insouciance et la méchanceté de l'enfance. Touchant et drôle à la fois.
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    • Livres 2.00/5
    Par Himbereis, le 21 novembre 2014

    Himbereis
    Roman sur la vie d'un enfant irlandais dans les années 50.

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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Il est la terreur de l'école municipale de Barrytown, un quartier sordide à la périphérie de Dublin dans les années 1960.
    Son nom Paddy Clarke. Fan de Geronimo, ce gamin occupe son temps à imaginer les pires tours. Mais le garnement a un secret. Chez les Clarke, l'heure n'est pas à la concorde. Entre Sindbad, son cadet au mutisme inquiétant, et les disputes incessantes de ses parents, Paddy craque. Jusqu'à cette nuit où, à l'issue d'une ultime scène de ménage, des coups pleuvent et la porte claque. Son père vient de les abandonner.
    A l'école, les rumeurs ne tardent pas à courir. Et l'enfant abandonné devient vite le souffre-douleur de toute la cour : " Paddy Clarke n'a plus de papa Ha Ha Ha ".
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 03 avril 2010

    Aux allumettes, je préférais la loupe. On passait des après-midi entiers à brûler des petits tas d'herbe sèche. J'aimais voir l'herbe changer de couleur. J'aimais quand la flamme se faufilait dans les herbes. C'était plus facile avec une loupe. Plus facile, mais il fallait être doué. Si le soleil sortait assez longtemps, on pouvait découper une feuille de papier sans la toucher, il suffisait de poser une pierre à chaque coin pour l'empêcher de s'envoler. On faisait la course : allumer, souffler, éteindre, allumer, souffler. Celui qui finissait de couper sa feuille le premier avait le droit de brûler la main de l'autre. On dessinait un bonhomme sur la feuille et le feu perçait des trous dedans ; dans ses mains et ses pieds, comme Jésus. On lui dessinait des cheveux longs. On gardait le zizi pour la fin.

    On a taillé des routes dans les orties. Maman m'a demandé ce que j'allais faire dehors avec mon duffle-coat et mes gants par ce beau temps.

    - On va couper les orties.

    C'étaient des grandes orties ; des orties géantes. Les boutons des brûlures étaient colossaux, ça grattait sans fin même quand ça ne brûlait plus. Les orties occupaient tout un coin du champ derrière les boutiques. Rien d'autre ne poussait là, rien que les orties. On a fauché à grands revers de bâton et il a encore fallu les piétiner. Le jus des orties giclait. On ouvrait des routes droit à travers, chacun la nôtre à cause des bâtons qui moulinaient. Quand on est rentré à la maison, les routes s'étaient rejointes et il ne restait plus une ortie debout. Les bâtons étaient tout verts et j'avais deux brûlures sur la figure : j'avais enlevé mon passe-montagne parce qu'il me grattait la tête.

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  • Par EffeLou, le 29 octobre 2014

    “Fuck was the best word. The most dangerous word. You couldn't whisper it. Fuck was always too loud, too late to stop it, it burst in the air above you and fell slowly right over your head. There was total silence, nothing but Fuck floating down. For a few seconds you were dead, waiting for Henno to look up and see Fuck landing on top of you. They were thrilling seconds-when he didn't look up. It was a word you couldn't say anywhere. It wouldn't come out unless you pushed it. It made you feel caught and grabbed you the minute you said it. When it escaped it was like an electric laugh, a soundless gasp followed by the kind of laughing only forbidden things could make, an inside tickle that became a brilliant pain, bashing at your mouth to be let out. It was agony. We didn't waste it.”
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  • Par canel, le 30 juin 2011

    Disputes parentales :
    Ils avaient tort tous les deux. Ce jeu-là se jouait à deux. Pas à trois. Il n'y avait pas de place pour moi. Je ne pouvais rien faire. Parce que je ne savais pas comment les empêcher de recommencer. Je pouvais prier et pleurer et rester éveillé toute la nuit, et de cette façon m'arranger pour que ça cesse, mais je ne pouvais pas les empêcher de recommencer. Je ne comprenais pas, et je ne comprendrais jamais. Même en passant une éternité à écouter, à veiller. Rien à faire, je ne pouvais rien, idiot que j'étais. (p. 362-363)
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  • Par EffeLou, le 29 octobre 2014

    “If you were going to be best friends with anyone - Kevin - you had to hate a lot of other people, the two of you, together. It made you better friends.”

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  • Par EffeLou, le 29 octobre 2014

    “It was a sign of growing up, when the dark made no more difference to you than the day.”

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