> Corinna Gepner (Traducteur)

ISBN : 2355840806
Éditeur : Sonatine Editions (2011)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, après une succession de petits boulots, de drames personnels, de défaites diverses et de blessures secrètes, c’est sans trop d’illusions qu’ils abordent la trentaine. Tout va néanmoins chan... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 23 août 2011

    caro64
    A Berlin, quatre amis d'adolescence qui voient l'approche de la trentaine d'un oeil désenchanté, décident de créer une agence du nom de Sorry qui se charge de s'excuser à la place des autres. le concept inédit va se révéler fructueux et l'entreprise rencontrer un franc succès. Mais leur enthousiasme s'effondre lorsqu'un tueur à la conscience trop lourde prend contact avec eux. Les quatre amis vont alors se retrouver plongés en plein cauchemar, sans autre possibilité que de découvrir par eux-mêmes l'identité de l'assassin. 

    Elu meilleur thriller de l'année 2010 en Allemagne, ce nouveau polar de l'excellente maison d'édition Sonatine est une très belle réussite. Ecrit dans un style sensible, alliant différents types de narration qui passent du "je" au "tu" et au "il" dans un subtil brouillage des pistes, Sorry offre avant tout une trame inédite aux abords farfelus - cette histoire d'agence qui s'excuse aurait pu tomber dans le grotesque, ce n'est jamais le cas - mais courageusement assumée et surtout parfaitement traitée. L'histoire est donc passionnante de bout en bout et si les codes du suspense sont totalement maîtrisés (frissons garantis, comme le veut la formule), Zoran Drvenkar fait surtout la différence en abordant des thématiques difficiles ou dérangeantes (la pédophilie, le pardon, la culpabilité, le châtiment...) à travers des personnages très attachants à la psychologie fouillée. Un roman tourmenté, intelligent et d'une grande originalité. 

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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par syannelle, le 01 mai 2012

    syannelle
    Je dois dire que je suis plus que déçue par ce livre. J'avais lu, en effet, dans de nombreux articles, que c'était vraiment le thriller à ne pas rater, qui plus est publié chez Sonatine (qui, il est vrai, publie de très bons livres, d'après ce que j'ai pu découvrir jusqu'à maintenant), mais là, D-E-C-E-P-T-I-O-N!!!!
    Je voudrais revenir sur les propos dithyrambiques de cette quatrième de couverture. Tout d'abord, je n'ai pas trouvé le style si remarquable. C'est écrit correctement, principalement au présent, ce qui donne beaucoup de rythme et de frénésie à l'intrigue. Mais le style en lui-même ne m'a pas semblé exceptionnel!
    L'originalité est réelle par contre, et c'est vrai que l'auteur construit son histoire en utilisant la technique des points de vue multiples, le lecteur en sait beaucoup moins que les personnages. On ignore jusqu'à la fin l'identité de certains narrateurs, nommés vaguement "toi", ou "l'homme qui ne devait pas être là" (si mes souvenirs sont bons) par exemple. Dvrenkar s'amuse à nous révéler des miettes de l'intrigue, et à nous faire sentir que ce qui est dit n'est pas forcément à prendre au pied de la lettre, ce qui pourrait - et je dit bien pourrait- donner à l'ensemble une délicieuse odeur de mystère, mais non, hélas, avec moi,ça ne l'a pas fait!!
    Il y a des rebondissements, ah ça oui!! Pour en avoir, il y en a, mais trop à mon goùt! Comme je l'ai lu dans un autre blog, je pense que l'originalité tue l'originalité, et qu'à vouloir nous surprendre sans cesse, l'auteur lasse et fatigue le lecteur.
    L'idée de départ d'une agence qui offre ses services pour permettre aux autres de se faire pardonner est en soi une très bonne idée de départ, et je me suis dit, ouais, il fallait y penser. Cela permet de développer le thème de la culpabilité, de créer des effets de miroirs, les personnages de l'intrigue se retrouvant prisonniers de leurs propres mensonges et de leurs propres culpabilités, MAIS le traitement de l'intrigue rend l'histoire impossible voire improbable à mes yeux et la structure, l'ossature du roman est juste trop instable. J'aime me dire, en lisant un roman (encore plus pour un thriller) que ce qui est écrit pourrait arriver, que c'est vraisemblable. C'est cela qui me touche en général. Ou bien sinon, je lis carrément de la SF pour découvrir un univers régi par d'autres lois. Mais là, il y a des éléments de la vraie vie, traités avec des éléments impossibles à voir se réaliser, car l'auteur tord trop l'histoire pour qu'elle aille dans le sens qui lui va.
    Bref, pour résumer, je n'ai pas du tout aimé car:
    - il y a vraiment trop de rebondissement. C'est vraiment trop rapide et speed,
    - l'auteur privilégie la structure (trop) complexe, au détriment des personnages, qui sont creux et sans âmes pour moi. On a l'impression que ce qui compte c'est l'effet de surprise à répétition, comme dans ces blockbuster hollywoodiens sans intérêt, ce qui enlève profondeur et crédibilité au roman,
    - le lieu (Berlin) est à peine décrit, et cela manque je trouve. Cela enlève aussi de la profondeur et de la vraisemblance,
    - on ne sait plus qui dit quoi, à qui, ni qui est qui, bref, c'est le bordel (à relier aux rebondissements multiples)
    En revanche, j'ai aimé le thème de base de la culpabilité et la quatrième de couverture qui laissait présager d'agréables heures de lectures.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BarbaraLux, le 25 août 2011

    BarbaraLux
    Génial : adjectif - Qui dénote du génie.
    Les vies de Tamara, Frauke, Kris et Wolf, Berlinois et trentenaires ne sont faites que de désillusion amoureuse, d'échec professionnel, de parentalité non assumée, de perte douloureuse.
    Ils ont pris l'eau, petit à petit, sans vraiment s'en rendre compte.
    Tamara, Frauke, Kris et Wolf sont au bord du précipice mais grâce au génie de Zoran Drvenkar et de son troublant Sorry, ils vont probablement s'en sortir, parce qu'un soir de beuverie berlinoise, ils ont l'idée du siècle : s'excuser à la place des autres !
    On a parfois du mal à dire "je t'aime", on a parfois du mal à dire "je ne t'aime plus", on a parfois du mal à dire "non" mais on a surtout du mal à dire "pardon" ... ou "Sorry" pour la version originale.
    En temps de crise, quand les entreprises délocalisent, quand elles font du profit en sacrifiant les salariés, quand les employeurs préfèrent la lettre de licenciement à l'entretien individuel, quand les gens sont trop pressés, coincés entre un déjeuner d'affaire et deux réunions ... comment trouver le temps, l'envie, et surtout le courage de s'excuser ? Alors voilà, l'Agence Sorry est née !
    Tout se déroule parfaitement jusqu'au jour où celui qui souhaite soulager sa conscience pour les horribles souffrances qu'il inflige n'est autre que "TOI" ... je n'en dirai pas plus, ce serait démoniaque !
    Je n'ai jamais rien lu de tel, l'intrigue de Sorry est stupéfiante et souvent dérangeante c'est vrai, mais surtout et avant tout, le style de Zoran Drvenkar est remarquable, la construction narrative est à couper le souffle, exceptionnelle, déroutante.
    On est paumé, et puis on comprend, et puis on est de nouveau paumé et on cherche à comprendre, toujours, inlassablement, jusqu'au dénouement, tellement fort, tellement habile, tellement génial (qui vient du génie, pas de la simple onomatopée qu'on utilise quand on a 7 ans) ce dénouement que l'on a pas vu venir mais que l'on a inconsciemment soupçonné.
    A trop jouer avec le feu on risque de se brûler les doigts. Et à trop jouer à Dieu on risque de sauter à pieds joints dans le tourbillon de l'enfer.
    Voilà ce que nous enseigne Zoran Drvenkar dans son magnifique Sorry, après nous avoir donné une sensationnelle et époustouflante leçon de littérature.
    A lire d'urgence, parce que la surprise est à la fois sublime et intense !

    Lien : http://postface.fr/post/2011/06/27/Sorry-Zoran-Drvenkar
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Vepug, le 15 février 2012

    Vepug
    Alors voici mon super ultra gros coup de cœur du mois de janvier.
    Ce thriller est détonnant.
    Ecrit avec fougue et vivacité, le roman met en scène des personnages à fort caractères qui sont complètement dépassés par des évènements, certes assez particuliers, et qui essaient de surnager comme ils peuvent. Chose extrêmement compliquée à faire d'autant plus que les évènements imaginés par l'auteur sont aberrants et inimaginables, mais tout se tient tellement logiquement…
    L'idée de départ est, on ne peut plus originale : quatre chômeurs montent une agence qui s'excuse à la place d'entreprises qui ont un petit quelque chose à se reprocher. Quelle idée ? Et il faut qu'ils tombent sur un homme à l'esprit tordu et meurtrier de surcroît… le cauchemar commence pour les quatre jeunes. Les hasards et les coïncidences sont de mises tout au long de l'histoire. Les quiproquos également. On ne sait pas réellement si l'un des personnages tire les ficelles ou si chacun est dupé par quelqu'un d'autre.
    Le récit est tortueux : les chapitres s'entremêlent, les personnages se croisent… Tout va vite.
    J'ai apprécié la façon d'écrire de l'auteur. La plupart du temps les scènes sont décrites de loin, comme dans tout roman. Puis, d'un coup, les relations se rapprochent et nous, lecteurs, sommes pris à partir. Et c'est un sentiment étrange d'être à l'intérieur de l'histoire, de voir notre regard se rapprocher des protagonistes…
    J'ai également bien apprécié la construction. L'auteur alterne de façon irrégulière les points de vue des différents acteurs. : Kris, Tamara, Frauke, Wolf. Et les plus mystérieux : l'homme qui n'était pas là, Moi et Toi. On ne saura que vers la fin qui sont réellement ces trois personnages même si l'auteur distille quelques bribes de pistes de temps à autres.

    En conclusion : thriller déroutant qui nous emporte de la première à le dernière page.


    Lien : http://coffresalivres.canalblog.com/archives/2012/01/22/23303584.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par lapetitesteph, le 21 avril 2012

    lapetitesteph
    Berlin, de nos jours. Ils sont 4, Frauke, Tamara, Kris et Wolf. Ils ont la trentaine, se connaissent depuis le lycée et se cherchent encore. Arrive l'idée lumineuse, créer une agence, sans prétention au début mais au concept inédit : s'excuser à la place de ceux qui sont trop fiers ou honteux pour le faire. Ainsi naît Sorry, vous la contactez, lui exposez votre problème, envers qui, et repartez la conscience tranquille, vos affaires peuvent reprendre, ah oui, les particuliers sont refusés. Confidentielle au début, Sorry connaît rapidement un joli succès grâce au bouche à oreille. La bande de copains loue une belle maison dans la banlieue et aménage ensemble, les années de galère semblent loin.
    Un jour un nouveau client va tout bouleverser. Tout paraît normal jusqu'au moment des excuses : la fameuse personne ne semble pas en mesure de les recevoir, elle est crucifiée au mur. Panique générale d'autant que le commanditaire exige que son contrat soit respecté (sinon la famille de chacun recevra sa visite que l'on devine tout sauf courtoise) et qu'en prime il leur laisse le soin de s'occuper du cadavre. Ainsi débute un cauchemar sans fin, un contrat en appelant un autre... Seul moyen de s'en sortir? Mener l'enquête pour débusquer cet assassin.
    Z. Drvenkar, allemand d'origine croate offre un thriller saisissant autant par l'action que par la narration.
    De l'assassin ou des victimes, quel est le plus ignoble? "Sorry" pourrait être un mélange de "Petits meurtres entre amis" (l'humour noir) et "Mystic river" (l'enfance déchue). L'intrique est livrée par petits bouts, pas forcément dans l'ordre, avec des incursions dans le passé, sous des points de vue différents, le narrateur est lui-même observé, tout semble se mettre en place, mais voilà qu'intervient un nouvel évènement et tout est à reconsidérer. A quand un deuxième roman traduit de ce talentueux monsieur?

    Lien : http://lapetitesteph.blogspot.fr/search/label/Lectures
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Citations et extraits

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  • Par sunnynouna, le 03 décembre 2011

    C'est la famille, (...) c'est comme ça, on la boude et on espère que ça ira mieux.
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  • Par sunnynouna, le 03 décembre 2011

    Il se demande comment redresser un monde où chacun a pris l'habitude de se tenir de travers.
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Sorry Marque-page 05-09-2011








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