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ISBN : 2253162493
Éditeur : Le Livre de Poche (2012)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 153 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, après une succession de petits boulots, de drames personnels, de défaites diverses et de blessures secrètes, c’est sans trop d’illusions qu’ils abordent la trentaine. Tout va néanmoins chan... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par tousleslivres, le 03 mai 2014

    tousleslivres
    Un très gros coup de cœur !!!!
    Nous sommes en Allemagne, le mondial de foot est terminé depuis 9 mois. Kris Marrer, 19 ans, habite Berlin, il vient se faire licencier après 12 mois.
    L'annonce :
    Sorry
    NOUS VEILLONS
    A VOUS ÉVITER TOUT EMBARRAS,
    FAUX PAS, MALENTENDU,
    ERREUR ET LICENCIEMENT.
    NOUS SAVONS CE QUE VOUS DEVEZ DIRE.
    NOUS DISONS CE QUE VOUS VOULEZ ENTENDRE.
    PROFESSIONNALISME & DISCRÉTION
    C'est le soir de leurs retrouvailles, que naît l'idée de cette annonce. Elle n'est qu'une blague qui va s'avérer être une activité à temps plein... Les 5 amis d'enfances, Tamara, Frauke, Hris et Wolf viennent d'ouvrir une agence : Sorry. Chargée de s'excuser à la place des autres !!!
    Les affaires sont florissantes, jusqu'au jour où, ils tombent sur le cadavre d'une femme cloué au mur les bras en croix, comme Jésus-Christ. Un énorme clou en travers de la tête. Leur mission : s'excuser pour cette chose. Ils doivent faire disparaître le cadavre. Ce n'est une mince affaire et va créer des tentions dans le groupe.
    Ils sont complices, ils sont coupables, ils l'ont fait, ils vont en assumer les conséquences...
    Maintenant, ils doivent découvrir qui est le tueur et le commendataire de tout cela. Il faut qu'ils soulagent leur conscience...
    Ma première réflexion a été de me demander pourquoi l'auteur Zoran Druenkar, s'adresse au lecteur et dans quel but. En effet dans les tous premiers chapitres, le fait que l'auteur tutoie le lecture et cela m'a interpellé... je me suis demandé si c'était pour l'interpeller ou l'impliquer dans l'histoire...
    Nous avons ici un très très bon thriller psychologique, une de ces perles que j'aime temps. Une bouffée d'oxygène entre deux lectures qui peuvent être très bonnes, mais qui laissent une place de choix à cet opus.
    J'ai adoré, j'ai eu un coup de cœur pour ce premier thriller de cet auteur : Zoran Druenkar. Encore un qui arrive dans mon escarcelle d'auteurs à suivre...

    Lien : http://tousleslivres.canalblog.com/archives/2014/04/30/29742530.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Nyxlapolicecomicsansms, le 17 mars 2013

    Nyxlapolicecomicsansms
    Sorry est un oxymore qui mêle l'excellent – voire le génie – et le médiocre.
    Par conséquent, si j'étais mauvaise langue (ce que je ne suis que les jours impairs des années bissextiles), j'interpréterais volontiers le titre de ce thriller – Sorry – comme une excuse inconsciente de l'auteur à son lectorat. Comme un clairvoyant "désolé".
    Ce serait toutefois être médisante car le roman de Zoran Drvenkar est loin d'être abominable – il est simplement décevant – et que le titre est en réalité un clin d'œil à l'agence créée par les quatre amis d'une part et au thème qui prédomine dans ce thriller d'autre part, j'ai nommé, le pardon.
    Sans doute en attendais-je trop, sans doute n'aurais-je pas dû démarrer simultanément l'haletant Battle Royale – qui est for-mi-dable mais j'aurai l'occasion de vous en reparler –, il n'empêche qu'indépendamment de tous ces éléments, Sorry a également ses torts.
    À commencer par l'idée originelle – et originale ! – du thriller, à savoir une agence chargée de s'excuser pour les autres, qui m'avait profondément intriguée à la lecture de la quatrième de couverture et qui, pour tout vous dire, avait même motivé mon achat mais qui est malheureusement survolée. La société Sorry est en effet présentée dans la première partie du récit, de sa création jusqu'à sa mise en application en passant par la répartition des tâches entre les quatre amis, mais disparaît peu à peu au profit de la traque de l'assassin.
    Traque légitime, certes, au vu du genre, mais qui aurait pu – et dû – selon moi coexister avec une réflexion sur l'agence dont le succès phénoménal est, somme toute, le reflet d'une nécessité universelle : "Les gens ont la culpabilité qui leur suinte par tous les pores. Wolf, nous représentons le nouveau pardon. Oublie la religion. Nous sommes les intermédiaires entre la faute et le remords". le hic, c'est que l'auteur se concentre uniquement sur les conséquences d'une telle entreprise et élude complètement les causes, qui me semblent pourtant tout aussi, sinon plus, passionnantes.
    Il aurait ainsi été intéressant d'autopsier la notion d'excuse et ce qu'elle recouvre : pourquoi aujourd'hui plus que jamais les Hommes sont pétris de remords et rongés par la culpabilité ? Y-a t-il un lien avec le déclin de la religion ? Si oui, lequel ? Par ailleurs, l'excuse est-elle recevable si elle est faite par un tiers, comme c'est le cas ici, et non par la personne qui a fauté ? le pardon n'est-il pas alors plus "social", "marketing" que moral et humain ? Et enfin pourquoi avoir recours à un intermédiaire ?
    Autre élément effleuré – et encore, c'est beaucoup dire ! – par Zoran Drvenkar, et pas des moindres, le lieu. L'intrigue se situe en effet en Allemagne et plus précisément à Berlin dont on n'apprend, à mon grand dam, presque rien. Seuls deux endroits se distinguent : l'un urbain, composé des appartements que "visitent" les quatre amis, l'autre plus verdoyant car au bord du lac Wannsee où ils ont élu résidence. Or que Berlin ne soit jamais vraiment décrit et ne fasse office, finalement, que de vague décor a considérablement entaché la vraisemblance du récit.
    Par ailleurs, la quatrième de couverture est doublement trompeuse ce qui agace profondément la lectrice que je suis. En premier lieu, Sonatine nous parle d'un roman "à la construction exceptionnelle – ce que j'approuve totalement mais j'y reviendrai – et au style remarquable". C'est là que le bât blesse. le style de Zoran Drvenkar est, comme nombre d'auteurs de thrillers et de polars, assez simple, plutôt laconique afin, je suppose, d'exacerber le suspense et de stimuler le rythme du récit. Il est donc d'une sobriété efficace mais en rien remarquable à mes yeux.
    En second lieu – et là ce sera un mini coup de gueule – la quatrième de couverture ne spécifie à aucun moment que l'intrigue repose sur une sombre hisToire de pédophilie (!) et donc, indirectement, que Sorry contient des descriptions d'une cruauté effroyable et assez insoutenable. Outre le fait que j'estime qu'il n'est pas indispensable, pour "déranger" son lecteur, de brosser les viols d'enfants dans leurs plus minutieux détails, je n'ai pas non plus apprécié d'être "trompée" de la sorte car je ne me serais jamais aventurée dans ce thriller si auparavant j'avais su qu'il traitait, en filigrane, de pédophilie.
    Ceci étant dit, Sorry se démarque positivement par sa construction narrative et sa tonalité – qui constitue d'ailleurs selon moi sa plus grande qualité – pour le moins surprenantes. Chaque chapitre porte en effet sur un personnage parfois clairement désigné (Kris, Tarama, Wolf, Frauke) parfois simplement signalé par un mystérieux "Toi" ou "l'homme qui ne devait pas être là" ce qui attise fortement la curiosité. En outre, la chronologie des chapitres est bousculée par des en-têtes temporelles ("entre-temps", "avant", "après").
    Sorry s'avère donc être un aussi brillant que suffocant puzzle chronologique et identitaire qu'il vous faudra patiemment recomposer. Peut-être est-ce d'ailleurs cet effort constant placé dans l'enchevêtrement astucieux des chapitres et dans l'entretien méticuleux du suspense qui fait que Zoran Drvenkar a malencontreusement négligé le cadre (Berlin) ou encore les personnages, eux aussi peu développés, encore moins attachants – personnellement je n'ai pas besoin de m'attacher ou de m'identifier pour apprécier un roman mais je le signale quand même pour ceux pour qui c'est indispensable.
    Enfin, à défaut de sonder la notion d'excuse comme je l'explique ci-dessus, ce thriller interroge le pardon, la culpabilité ou encore la rédemption. Sorry pose entre autres la question suivante – et fort judicieuse selon moi : faut-il pardonner ? Il m'est malheureusement impossible de développer mon argumentation ici, sous peine de vous spoiler mais disons simplement que Zoran Drvenkar pulvérise toute trace de manichéisme en nous avec brio et parvient à nous faire aimer – ou du moins à ne pas nous faire détester –, comprendre (?) des personnages aux actes pourtant immondes.
    En résumé, de regrettables lacunes, une quatrième de couverture trompeuse mais une construction narrative singulière, haletante et une réflexion très intéressante sur le pardon. Un thriller antinomique donc et dont il est impossible, quoi qu'on en pense, de sortir indemne.
    Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.

    Lien : http://blopblopblopblopblopblop.blogspot.fr/2013/03/sorry-zoran-drve..
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 26 janvier 2014

    LiliGalipette
    Frauke, Kris, Tamara et Wolf ont créé une agence qui s'excuse à la place des autres. « Nous représentons le nouveau pardon. Oublie la religion. Nous sommes les intermédiaires entre la faute et le remords. » (p. 200) Leur entreprise rencontre un succès inattendu et les quatre amis pensent en avoir fini avec les années de galère. Jusqu'au jour où un tueur qui semble très bien les connaître leur demande de s'excuser auprès de ses victimes qu'il a massacrées dans une mise en scène étrange. « Les détails te tiennent à cœur. Tu connais la valeur du souvenir. » (p. 17) le terrible engrenage de la peur et de la violence est en marche et rien ne l'arrêtera jusqu'à l'issue finale. « Vous dirigez une agence qui présente des excuses alors qu'il y a tant de choses que vous n'arrivez à vous pardonner. » (p. 259) Pour comprendre comment tout a commencé, il faut remonter des décennies plus tôt, quand un garçon a été forcé d'apprendre la docilité et d'endurer la douleur.
    Je n'aime pas les thrillers, c'est avéré, mais ceux de Zoran Drvenkar ont un petit quelque chose qui me fascine. J'ai lu sans m'arrêter Toi et le schéma s'est répété avec Sorry. Avec un délicieux frisson, j'ai évolué en aveugle parmi des personnages qui ne se dévoilent que lentement, qui restent dans l'ombre et chuchotent des horreurs. L'auteur s'y entend pour décrire des scènes d'insoutenable violence, à tel point que l'on ne sait pas s'il s'agit de perversité ou de folie. Sorry s'interroge sur la vengeance et la culpabilité qu'elle peut engendrer. Attention, n'essayez pas de reproduire les actes du tueur, même sous la surveillance d'un adulte (surtout sous la surveillance d'un adulte…) Vous trouvez vos nuits trop calmes ? Lisez Sorry. Et vous ne regarderez plus jamais les lys blancs du même œil.
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    • Livres 5.00/5
    Par gruz, le 26 décembre 2012

    gruz
    Un superbe livre sur les thèmes de la culpabilité et du châtiment.
    Un sujet dur, que certains pourront trouver choquant, mais traité avec suffisamment de subtilité et de profondeur pour rendre cette lecture mémorable.
    Un livre d'une grande originalité dans l'écriture et la construction, tortueux, à la fois très noir et profondément humain.
    Une construction narrative exceptionnelle, alternant le « je », le « tu », le « il », déstabilisant le lecteur, sans pour autant lui faire perdre totalement le fil. Une prouesse que l'auteur mène à bien avec brio.
    Très loin des stéréotypes du thriller, sur une idée de base excellente, la découverte d'une vraie plume.

    Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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    • Livres 3.00/5
    Par viou1108, le 02 novembre 2012

    viou1108
    Sorry, c'est le nom de l'agence que 4 amis de jeunesse viennent de mettre sur pied à Berlin. La fonction de l'agence est de s'excuser à la place des autres, en se limitant toutefois à la sphère professionnelle. L'affaire démarre sur les chapeaux de roue.
    Mais à prétendre soulager les consciences et accorder l'absolution à peu de frais, à jouer à Dieu en quelque sorte, on risque de s'attirer les foudres de l'enfer. Celui-ci ne tarde d'ailleurs pas à se matérialiser, sous la forme d'un mystérieux client qui souhaite s'excuser des meurtres qu'il a commis. Et voilà nos 4 amis entraînés dans un jeu de massacre impitoyable…

    Je ne suis pas spécialiste du thriller, mais je pense pouvoir affirmer que celui-ci se démarque par son originalité dans la construction du récit, parfaitement maîtrisée par l'auteur.
    Les courts chapitres se succèdent en alternant différents points de vue (narration en « je », « tu », « il/elle ») et différentes époques (passé lointain, passé récent, présent), décrivant tantôt des personnages dont l'identité est connue, tantôt des anonymes. Il faut un temps d'adaptation pour comprendre où on va, mais on s'aperçoit vite que les pièces du puzzle finiront par s'assembler. C'est assez efficace à condition d'admettre comme vraisemblables le concept de l'agence d'excuses et les crimes pédophiles qui fondent toute l'histoire (pas très réalistes à mes yeux, mais bon…).
    Après une mise en place un peu lente, le rythme des événements augmente et la tension monte au même tempo, l'auteur n'étant pas avare en rebondissements. le récit est écrit au présent, ce qui accentue encore l'impression d'urgence, et la froideur et la précision dans la description de scènes violentes et/ou sordides contribuent au malaise.
    Le style et le vocabulaire sont simples, pas la peine de rajouter la complexité de la forme à celle du fond.
    Sur fond de pédophilie, Sorry brasse les thèmes du pardon, de la culpabilité, du châtiment et de la vengeance, malheureusement sans les approfondir. Mis à part le coupable « originel », aucun des acteurs du récit n'est simplement bon ou méchant, l'analyse psychologique est d'ailleurs assez fine. Comme dirait l'autre, il y a « fifty shades of grey ». Sorry…pour l'utilisation détournée de ce dernier titre…
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Citations et extraits

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  • Par viou1108, le 22 octobre 2012

    Etre amoureux, ce n'est pas comme aimer quelqu'un. Tamara est capable de tomber amoureuse chaque semaine, mais elle ne veut aimer qu'une seule fois. Or David n'était pas l'homme qui pouvait enflammer son coeur. Il se montrait bon avec elle, mettait le monde à ses pieds, cependant cela ne suffisait pas à créer de l'amour.

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  • Par strummer, le 05 février 2013

    La culpabilité, c'est personnel. Privé. Et on ne peut pas s'excuser auprès d'un mort, hein ? Personne...personne ne peut satisfaire un mort...Personne.

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  • Par NathalieAtom, le 10 mars 2013

    Il y’a un truc qui manque aux chefs et aux décideurs, un truc dont ils ne peuvent pas se dépêtrer, qui plane comme une ombre menaçante sur leur vie…Ce truc là leur pourrit tellement la vie que ça se voit sur leurs figures…Ils ne savent pas s’excuser. Alors c’est pour ça qu’on va leur offrir. Des excuses à la pelle, à un prix sacrément juteux

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  • Par strummer, le 28 janvier 2013

    Dans l'obscurité de tes pensées, j'aimerais être une lumière.

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  • Par nastie92, le 02 avril 2013

    Les enfants sont si faciles à manipuler, ils ne connaissent que les règles les plus simples. Quand on leur lance un ballon, ils l'attrapent. Tout change quand la lumière se détourne d'eux et que l'obscurité les touche.

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Toi de Zoran Drvenkar .
Imagine une tempête de neige sur l?autoroute. Un bouchon qui s?étire sur plusieurs kilomètres. Un homme sort de sa voiture et, en silence, assassine à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentours.Imagine maintenant cinq adolescentes, cinq jeunes filles que rien ne peut séparer. Prises en chasse, elles vont se jeter dans une fuite en avant sauvage et désespérée.Imagine enfin un voyage jusqu?à un hôtel isolé où tous vont se retrouver pour une confrontation finale à la tension extrême.Un tueur en série.Cinq adolescentes.Un thriller magistral.http://www.sonatine-editions.fr/Toi








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