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ISBN : 2253006734
Éditeur : Le Livre de Poche (1971)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 887 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sur Manderley, superbe demeure de l'ouest de l'Angleterre, aux atours victoriens, planent l'angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l'ancienne madame de Winter, morte noyée quelqu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 14 mai 2013

    isajulia
    Je viens de terminer la lecture de Rebecca, j'ai donc enfin découvert la plume de Daphné du Maurier.
    Quel couple improbable que Maxim de Winter et cette jeune fille qui fait office de narratrice et dont on ne connaît pas le prénom. Lui est riche et veuf après avoir perdu Rebecca, sa femme, morte par noyade un an plus tôt. Elle est demoiselle de compagnie pour Mrs van Hopper, une excentrique commère. Issue d'un milieu modeste, la jeune fille est plutôt gauche et insignifiante à cause de sa timidité excessive.
    Nos deux protagonistes se rencontrent à Monte-Carlo, Maxim éprouve un vif intérêt envers cette jeune fille solitaire et effacée. Elle, tombe amoureuse de cet homme différent des autres qui porte sa tristesse sur le visage.
    D'une manière improbable, alors qu'elle doit partir à New-York avec sa patronne, Maxim la demande en mariage et la prie de vivre avec lui à Manderley, le manoir qu'il possède en Angleterre.
    Après un voyage de noces idyllique, notre narratrice va enfin découvrir la demeure de ses rêves en pensant y trouver le bonheur auprès de son mari. Rejetée d'emblée par Mrs Danvers, la gouvernante de Rebecca, qui lui témoigne hostilité et cruauté, la jeune fille va vite découvrir à ses dépends que malgré la mort, l'ex-femme de Maxim est toujours omniprésente, adulée, regrettée... Dans cette grande demeure ou elle se sent inutile, de plus en plus renfermée sur elle-même, elle la vivante, est réellement considérée comme le fantôme. Au milieu des non-dits et des secrets que cache donc la mort de Rebecca?
    Je me suis vite laissée entraîner par ce roman très sombre. L'ambiance est oppressante et les émotions sont palpables dans chaque mot, chaque phrase. Je n'ai pu m'empêcher de souffrir pour cette jeune fille qui se retrouve au milieu d'un véritable sac de noeuds. Condamnée à ne pas poser de questions à ce mari qu'elle aime plus que tout, tyrannisée par cette affreuse gouvernante qui va faire monter la cruauté à un degré inimaginable, je ne me suis pas sentie à ma place non plus dans cette maison ou la vie semble s'être arrêtée. Malgré un début long à démarrer, une fois le couple arrivé à Manderley on découvre vite l'envers du décor et la lecture s'avère très agréable. La plume est fluide et l'auteure déploie des trésors d'ingéniosité pour maintenir l'attention du lecteur.
    J'ai adoré ce roman qui était le préféré de ma mère et de ma grand-mère et je ne regrette pas de l'avoir lu pour sa finesse psychologique et la perfection de son intrigue. Si un jour le coeur vous en dit, pourquoi ne pas aller faire un tour à Manderley, ce lieu ou même la mort est vivante. A lire et à découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par Jooh, le 24 août 2013

    Jooh
    Aujourd'hui, j'ai fait une découverte incroyable : j'ai terminé Rebecca de Daphné du Maurier, et c'est incontestable, j'aime ce livre passionnément.
    Déjà, j'ai toujours adoré les histoires dans lesquelles les démons du passé ne peuvent disparaître et hantent les personnages, j'aime quand ces derniers sont tourmentés, et quand les silences et autres secrets indicibles deviennent insoutenables, et là, je dois dire que j'ai été comblée ! L'atmosphère pesante, que tous les lecteurs ressentent et soulignent lors de cette lecture, est brillamment dépeinte, l'intrigue très bien menée. L'écriture de Daphné du Maurier sert admirablement le récit, j'aime l'angoisse dans laquelle s'englue le lecteur, en même temps que les personnages, et elle m'a rappelé la plume d'une autre auteure que j'admire beaucoup, à savoir Emily Brontë.
    Maxim de Winter est un personnage qui m'a immédiatement intriguée, et tout son être si secret et énigmatique m'a absolument séduite.
    Et puis il y a la narratrice... Elle aurait dû m'énerver car ce n'est pas du tout mon genre d'héroïne : une fille assez quelconque, sans talent, sans esprit, trop timide, trop passive. D'ailleurs, pour montrer son insignifiance par rapport à Rebecca, qui en plus de donner son prénom à l'histoire et d'être citée à longueur de pages, l'auteur ne nous livre même pas son prénom, c'est dire son degré d'importance... Et bien malgré tout cela, et outre le fait qu'on ne peut que compatir et souffrir avec elle – elle semble aimer un homme qui en aime une autre, elle n'a que des désillusions, elle vit dans une maison dont tout lui rappelle qu'elle n'a pas sa place ici (aussi bien les objets qui tous portent la marque de l'importance de la défunte, que les humains, avec Mrs Danvers, une domestique), elle va se révéler toute autre, nous surprendre, être forte et revêtir un rôle capital dans l'histoire, bref s'imposer et enfin devenir quelqu'un.
    Mais même si elle est morte, Rebecca est partout, comme en témoigne notamment la fameuse - et cruellement douloureuse - scène du bal. Tout le monde ne parle que d'elle, tout le monde la regrette, tout le monde l'aime. Enfin c'est ce qu'on croit. Mais il serait dommage d'en dire plus…
    Je veux juste ajouter qu'il y a véritablement UN évènement dans le livre, et qu'à partir de là, il va vous être très très difficile de lâcher le roman...
    Voilà, une histoire originale et prenante, une plume empreinte de passion et d'angoisse, ce qui donne une rencontre littéraire magnifique. A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 18 août 2013

    juliette2a
    Un nouveau de coup de coeur !
    J'ai été totalement conquise par ma lecture de REBECCA ! Quelle grande oeuvre, véritable merveille de la littérature...
    Que dire de ce chef-d'oeuvre ? Mystère est le mot qui, selon moi, caractérise le mieux ce magnifique roman de Daphné du Maurier...Mystère par rapport à l'identité de la narratrice de cette histoire, jeune fille en vacances à Monte-Carlo avec Mrs van Hopper qui doit s'occuper de son éducation, et, qui, finalement, va se retrouver la maîtresse de maison de Manderley ; mystère quant au comportement bizarre de Maxim de Winter, le nouveau mari de la jeune femme, veuf depuis peu ; le mystère est prédominant dans cette histoire alléchante où REBECCA, la défunte épouse, hante tous les habitants de Manderley...
    Quelle magie ! J'ai été emportée par ce brillant récit, me retrouvant à la place de la jeune épouse intimidée, confrontée aux domestiques pas toujours sympathiques de la vaste demeure, à l'image de Mrs. Danvers, la gouvernante restée profondément attachée à REBECCA ; également confrontée à des doutes, des craintes, des humiliations ; et j'ai partagé avec elle tous les moments de son existence à Manderley, en tant que nouvelle Mme de Winter, jusqu'à la dernière page, où la paix est enfin trouvée...
    Je n'ai rien d'autre à ajouter, à part que ce livre me marquera à jamais, majestueux roman qui nous permet, en même temps que l'héroïne, de nous remettre en question ; et qui devient désormais, bien évidemment, l'un de mes romans préférés...
    A lire absolument !!
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    • Livres 3.00/5
    Par Gwen21, le 17 janvier 2014

    Gwen21
    Étrange que ce roman ait dû attendre aussi longtemps avant d'émerger des profondeurs de ma PAL* mais voilà une erreur réparée, je viens de l'achever.
    Ce n'est pas le premier roman de Daphné du Maurier que je lis, loin s'en faut, donc ce ne fut pas une découverte à proprement parler côté style. Maintenant, côté récit, comme je me targue d'être toujours honnête vis-à-vis de moi-même, je dois avouer que les deux premiers tiers du roman m'ont paru tout simplement soporifiques à tel point qu'après m'être étonnée que ce roman ne me soit pas encore passé entre les mains, j'ai bien cru qu'il m'en tomberait !
    Mais, sans doute le spectre maléfique de Rebecca, l'ex-Mme de Winter, sentit-il mes velléités d'abandon car quelques pages plus loin, entamant la dernière partie de l'oeuvre, je me suis décidée à aller jusqu'au bout. Hélas, ce fut pour constater qu'il devient urgent que je me préoccupe d'éradiquer une fois pour toute la tare qui me condamne à toujours découvrir trop tôt ce qui va arriver.
    ***ALERT SPOILER***
    Deux fois hélas, encore une fois, je découvris prématurément que Rebecca n'était pas la gentille femme parfaite que la nouvelle Mme de Winter, la narratrice, se plaisait à se représenter mais bien une "connasse" comme disent les soeurs Girard, que Favell était évidemment le cousin-amant de ladite Rebecca, que Max de Winter, son veuf, ne l'avait jamais aimée et qu'elle était condamnée à mourir brusquement d'une maladie fulgurante. Enfin, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre qu'il va arriver des bricoles à Manderley, la demeure chouchoutée des de Winter.
    Mais suis-je vraiment la seule à avoir deviné tout cela à l'avance ? Quel lecteur n'a pas trouvé suspect, entre autres points, qu'une honorable maîtresse de manoir anglais possède une maisonnette sur la plage pour recevoir ses invités au clair de lune ? Quel lecteur n'a pas compris que Mme Danvers était la méchante et qu'elle allait tout faire pour pourrir l'existence de la nouvelle Mme de Winter ?
    Manderley, tout manoir qu'il est, est sans conteste le personnage qui m'a le plus séduite... lui et son propriétaire, Max de Winter, qui incarne le type même du gentleman (à ce détail près qu'il a zigouillé son épouse). Vraiment très séduisant. Je ne vois d'ailleurs pas très bien pourquoi il a épousé une femme si insignifiante qu'elle n'a pas de nom (oui, là j'avoue férocement que je n'ai pas apprécié de ne pouvoir donner un prénom à la narratrice à qui j'ai quand même tenu compagnie pendant 378 pages, c'est le monde à l'envers !). Mais bref, ok, gageons que cet homme fragilisé par sa situation se soit amouraché d'une femme de compagnie en tout point semblable à une souris ? J'en appelle, chers amis lecteurs, à votre honnêteté : lequel d'entre vous ne l'a pas trouvée horripilante dans ses maladresses, ses hésitations et ses introspections pendant les premières semaines passées à Manderley ? En ce qui me concerne, elle a failli avoir raison de ma patience et l'envie de la secouer comme un prunier m'a démangé les bras plus d'une fois.
    Du point de vue psychologique, on reconnaît parfaitement la touche particulière de Daphné du Maurier, toujours très attentive à fouiller ses personnages (d'où les longueurs) et à ménager le suspens chez son lecteur, dans l'hypothèse où il ne devine pas à l'avance le dénouement. Si cela avait été mon cas, je ne doute pas que j'aurais vraiment beaucoup apprécié ma lecture. Dans les circonstances présentes, je l'ai juste appréciée, d'où ma note que d'aucuns jugeront peut-être un peu sévère.
    Enfin, une chose est sûre, je relirai du Du Maurier, aucun suspense sur ce point. J'en attends davantage du film d'Hitchcock sur lequel je vais à présent me jeter !
    *Pile à lire (oui, aussi étrange que cela puisse me paraître, j'ai découvert que tous les lecteurs ne comprenaient pas cet acronyme).
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 11 octobre 2012

    Ode
    Il arrive que la mort confère à certaines personnalités une emprise encore plus forte que de leur vivant. Comme si leur spectre vous suivait partout et jugeait votre fidélité à leur souvenir. C'est le cas de Rebecca, l'épouse disparue de Maxim de Winter.
    Rebecca est déjà morte au début du roman, mais son souvenir imprègne tellement son mari et sa fidèle gouvernante, Mrs Danvers, qu'ils se comportent comme si elle vivait encore avec eux au manoir anglais de Manderley.
    Max part oublier son deuil sur la Côte d'Azur. Lors de ses promenades, il se lie avec une timide jeune fille aussi solitaire que lui et décide sur un coup de tête de l'épouser. Quel choc pour la nouvelle madame de Winter lorsqu'elle débarque à Manderley ! Tout, dans cette demeure, rappelle Rebecca et l'hostilité de Mrs Danvers la persuade jour après jour de son insignifiance par rapport à la disparue, si belle, si élégante, si sûre d'elle, en un mot : si parfaite. Même Max, aux prises avec ses démons intérieurs, semble lui échapper, jusqu'à ce qu'elle arrive – au prix de bien des tragédies – à dénouer les fils du passé…
    Ce roman écrit en 1938 n'a rien perdu de sa puissance, bien au contraire. J'ai été subjuguée par son atmosphère pesante et mystérieuse, comme par la justesse avec laquelle Daphné du Maurier exprime les sentiments de ses personnages. La dévotion maladive de Mrs Danvers à sa maîtresse disparue est une sorte de relation maître-esclave qui m'a fait penser à la servilité de l'âme damnée qui accompagne le comte Dracula. Quant au sentiment amoureux entre Max et la jeune fille (dont on ne connaît même pas le prénom… comme si personne ne pouvait rivaliser avec Rebecca), sa complexité est évoquée avec une rare délicatesse. de l'apparente naïveté du début, émerge peu à peu une femme beaucoup plus déterminée qu'on ne l'aurait cru.
    La lecture de « Rebecca » vous donnera sans doute envie de (re)voir l'excellent film éponyme réalisé par Alfred Hitchcock, avec Laurence Olivier dans le rôle de Max de Winter : Mrs Danvers y est des plus inquiétantes et l'ambiance glaçante est parfaitement rendue, soulignée par l'effet du noir et blanc.
    Magistral !
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Citations et extraits

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  • Par manU17, le 23 juillet 2014

    J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelai le concierge et personne ne répondit; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide.

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  • Par manU17, le 23 juillet 2014

    Le bonheur n’est pas un objet à posséder, c’est une qualité de pensée, un état d’âme.

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  • Par isajulia, le 13 mai 2013

    J'aurais voulu rester ainsi, sans parler, sans écouter les autres, retenant ce précieux moment pour toujours, parce que nous étions tous paisibles, satisfaits, et même un peu somnolents comme l'abeille qui bourdonnait autour de nous. Dans quelques instants, ce serait différent ; demain viendrait, puis après-demain, puis l'année prochaine. Et nous serions changés peut-être, nous ne nous retrouverions jamais plus assis exactement ainsi. Les uns s'en iraient, ou seraient malades, ou mourraient ; l'avenir s'étendait devant nous, inconnu, invisible, autre peut-être que ce que nous désirions, que ce que nous prévoyions. Mais cet instant était assuré, on ne pouvait pas y toucher. Nous étions assis ensemble, Maxim et moi, la main dans la main, et le passé et le futur n'avaient aucune importance.
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  • Par Owly, le 03 avril 2010

    Il ne m'appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca. Elle était toujours dans la maison, comme Mrs Danvers l'avait dit, elle était dans cette chambre de l'aile ouest, elle était dans la bibliothèque, dans le petit salon, dans la galerie au dessus du hall. Même dans le petit vestiaire où pendait son imperméable. Et dans le jardin, et dans les bois, et dans la maisonnette en pierre sur la plage. Ses pas résonnaient dans le corridor, son parfum traînait dans l'escalier. Les domestiques continuaient à suivre ses ordres, les plats que nous mangions étaient les plats qu'elle aimait. Ses fleurs préférées remplissaient les chambres. Rebecca était toujours Mme de Winter. Je n'avais rien à faire ici.
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  • Par juliette2a, le 18 août 2013

    J'étais libre maintenant d'être avec Maxim, de le toucher, de le tenir, de l'aimer. Je ne serais plus jamais une enfant. Cela ne serait plus je, je, je, ce serait nous. Nous serions ensemble. Nous affronterions ensemble l'adversité, lui et moi. Le capitaine Searle, le scaphandrier, Frank, Mrs. Danvers, Beatrice et tous les gens de Kerrith lisant leurs journaux, ne pourraient nous séparer désormais. Notre bonheur n'était pas venu trop tard. Je n'étais plus trop jeune. Je n'étais plus timide. Je n'avais plus peur.
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Vidéo de Daphné Du Maurier

Marie Darrieussecq - Rebecca & Daphné du Maurier - Rapport de Police : Où Marie Darrieussecq parle de Daphné du Maurier et de Rebecca, des accusations de plagiat et de la "plagiomnie", de jalousie et de calomnie, lors d'un séminaire : "De la plagiomnie", à l'Ecole Normale Supérieure, à l'occasion de la parution de "Rapport de police - Accusations de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction", aux éditions P.O.L, à Paris, rue d'Ulm, le 14 janvier 2010








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