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ISBN : 2253006734
Éditeur : Le Livre de Poche (1971)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 1262 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sur Manderley, superbe demeure de l'ouest de l'Angleterre, aux atours victoriens, planent l'angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l'ancienne madame de Winter, morte noyée quelqu... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Jooh, le 24 août 2013

    Jooh
    Aujourd’hui, j’ai fait une découverte incroyable : j'ai terminé Rebecca de Daphné Du Maurier, et c’est incontestable, j’aime ce livre passionnément. Quelle intensité ! Quelle puissance des mots !
    Déjà, j’ai toujours adoré les histoires dans lesquelles les démons du passé ne peuvent disparaître et hantent les personnages, j'aime quand ces derniers sont tourmentés, et quand les silences et autres secrets indicibles deviennent insoutenables, et là, je dois dire que j'ai été comblée ! L’atmosphère pesante, que tous les lecteurs ressentent et soulignent lors de cette lecture, est brillamment dépeinte, l’intrigue extrêmement bien menée. L’écriture de Daphné du Maurier sert admirablement le récit, j’aime l’angoisse dans laquelle s’englue le lecteur, en même temps que les personnages, et elle m’a rappelé la plume d’une autre auteure que j’admire beaucoup, à savoir Emily Brontë (avec ce côté noir, presque cynique et où les passions sont destructrices et les destins fatalement tragiques.)
    Maxim de Winter est un personnage qui m’a immédiatement intrigué, et tout son être si secret et énigmatique m’a absolument séduit. J'ai aimé le fait qu'il soit extrême dans ses émotions, aussi tendre que froid et distant, aussi calme qu'autoritaire et colérique... Pourquoi semble-t-il souffrir autant et que cache-t-il ? Attendez-vous à des révélations vertigineuses. Il est, en tout cas à mes yeux, un personnage grandiose qui me hantera longtemps encore.
    Et puis il y a la narratrice... Elle aurait dû m’énerver car ce n’est pas du tout le genre d’héroïne à laquelle on rêve de s'identifier : une fille assez quelconque, sans talent, sans esprit, trop timide, trop passive. Et c'est cette petite créature sans importance qui a l'audace de vouloir remplacer, effacer le souvenir de la grande Rebecca ? D'ailleurs, pour montrer son insignifiance par rapport à Rebecca, qui en plus de donner son prénom à l'histoire et d'être citée à longueur de pages, l'auteure ne nous livre même pas son prénom, c'est dire son degré d'importance... Et bien malgré tout cela, et outre le fait qu'on ne peut que compatir et souffrir avec elle – elle semble aimer un homme qui en aime une autre, elle n'a que des désillusions, elle vit dans une maison dont tout lui rappelle qu’elle n’a pas sa place ici (aussi bien les objets qui tous portent la marque de l’importance de la défunte, que les humains, avec Mrs Danvers, une domestique fidèle à Rebecca au-delà de la mort), elle va se révéler toute autre, nous surprendre, être forte et revêtir un rôle capital dans l’histoire, bref s'imposer et enfin devenir quelqu'un.
    Vous l'aurez compris, même si elle est morte, Rebecca est toujours la vedette, elle est partout, comme en témoigne notamment la fameuse - et cruellement douloureuse - scène du bal. Tout le monde ne parle que d'elle, tout le monde la regrette, tout le monde l'aime. Enfin c'est ce qu'on croit. Mais il serait dommage d'en dire plus…
    Je veux juste ajouter qu'il y a véritablement UN évènement dans le livre, et qu'à partir de là, il va vous être très très difficile de lâcher le roman...
    Voilà, une histoire originale et prenante, une plume empreinte de passion et d'angoisse, des personnages attachants et intriguants, ce qui ne peut donner qu'une rencontre littéraire magnifique. A découvrir absolument !
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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 14 mai 2013

    isajulia
    Je viens de terminer la lecture de Rebecca, j'ai donc enfin découvert la plume de Daphné du Maurier.
    Quel couple improbable que Maxim de Winter et cette jeune fille qui fait office de narratrice et dont on ne connaît pas le prénom. Lui est riche et veuf après avoir perdu Rebecca, sa femme, morte par noyade un an plus tôt. Elle est demoiselle de compagnie pour Mrs van Hopper, une excentrique commère. Issue d'un milieu modeste, la jeune fille est plutôt gauche et insignifiante à cause de sa timidité excessive.
    Nos deux protagonistes se rencontrent à Monte-Carlo, Maxim éprouve un vif intérêt envers cette jeune fille solitaire et effacée. Elle, tombe amoureuse de cet homme différent des autres qui porte sa tristesse sur le visage.
    D'une manière improbable, alors qu'elle doit partir à New-York avec sa patronne, Maxim la demande en mariage et la prie de vivre avec lui à Manderley, le manoir qu'il possède en Angleterre.
    Après un voyage de noces idyllique, notre narratrice va enfin découvrir la demeure de ses rêves en pensant y trouver le bonheur auprès de son mari. Rejetée d'emblée par Mrs Danvers, la gouvernante de Rebecca, qui lui témoigne hostilité et cruauté, la jeune fille va vite découvrir à ses dépends que malgré la mort, l'ex-femme de Maxim est toujours omniprésente, adulée, regrettée... Dans cette grande demeure ou elle se sent inutile, de plus en plus renfermée sur elle-même, elle la vivante, est réellement considérée comme le fantôme. Au milieu des non-dits et des secrets que cache donc la mort de Rebecca?
    Je me suis vite laissée entraîner par ce roman très sombre. L'ambiance est oppressante et les émotions sont palpables dans chaque mot, chaque phrase. Je n'ai pu m'empêcher de souffrir pour cette jeune fille qui se retrouve au milieu d'un véritable sac de noeuds. Condamnée à ne pas poser de questions à ce mari qu'elle aime plus que tout, tyrannisée par cette affreuse gouvernante qui va faire monter la cruauté à un degré inimaginable, je ne me suis pas sentie à ma place non plus dans cette maison ou la vie semble s'être arrêtée. Malgré un début long à démarrer, une fois le couple arrivé à Manderley on découvre vite l'envers du décor et la lecture s'avère très agréable. La plume est fluide et l'auteure déploie des trésors d'ingéniosité pour maintenir l'attention du lecteur.
    J'ai adoré ce roman qui était le préféré de ma mère et de ma grand-mère et je ne regrette pas de l'avoir lu pour sa finesse psychologique et la perfection de son intrigue. Si un jour le coeur vous en dit, pourquoi ne pas aller faire un tour à Manderley, ce lieu ou même la mort est vivante. A lire et à découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 18 août 2013

    juliette2a
    Un nouveau de coup de coeur !
    J'ai été totalement conquise par ma lecture de Rebecca ! Quelle grande oeuvre, véritable merveille de la littérature...
    Que dire de ce chef-d'oeuvre ? Mystère est le mot qui, selon moi, caractérise le mieux ce magnifique roman de Daphné du Maurier...Mystère par rapport à l'identité de la narratrice de cette histoire, jeune fille en vacances à Monte-Carlo avec Mrs van Hopper qui doit s'occuper de son éducation, et, qui, finalement, va se retrouver la maîtresse de maison de Manderley ; mystère quant au comportement bizarre de Maxim de Winter, le nouveau mari de la jeune femme, veuf depuis peu ; le mystère est prédominant dans cette histoire alléchante où Rebecca, la défunte épouse, hante tous les habitants de Manderley...
    Quelle magie ! J'ai été emportée par ce brillant récit, me retrouvant à la place de la jeune épouse intimidée, confrontée aux domestiques pas toujours sympathiques de la vaste demeure, à l'image de Mrs. Danvers, la gouvernante restée profondément attachée à Rebecca ; également confrontée à des doutes, des craintes, des humiliations ; et j'ai partagé avec elle tous les moments de son existence à Manderley, en tant que nouvelle Mme de Winter, jusqu'à la dernière page, où la paix est enfin trouvée...
    Je n'ai rien d'autre à ajouter, à part que ce livre me marquera à jamais, majestueux roman qui nous permet, en même temps que l'héroïne, de nous remettre en question ; et qui devient désormais, bien évidemment, l'un de mes romans préférés...
    A lire absolument !!
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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 03 août 2014

    manU17
    "J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley. J'étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l'entrée m'était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J'appelai le concierge et personne ne répondit [...]."
    Quel plaisir d'avoir enfin découvert ce roman ! Et quel roman ! Rebecca de Daphné du Maurier. Bien sûr, je connaissais l'adaptation d'Hitchcock mais je l'avais vu il y a si longtemps que j'en avais oublié quelques moments clés. Ma lecture n'en a été que plus agréable et surprenante.
    La narratrice de l'histoire est dame de compagnie d'une vieille dame aisée. C'est dans le Sud de la France, où elles sont en villégiature, qu'elle va faire la connaissance de Maxim de Winter. L'homme, veuf depuis moins d'une année, va tomber sous le charme de cette jeune fille pourtant bien effacée. Tellement effacée, pour ne pas dire insignifiante, que Daphné du Maurier ne nous livre même pas son prénom. C'est de Rebecca qu'il s'agit et de personne d'autre.
    Après un mariage un peu précipité et une lune de miel en Europe, l'heure est venue pour le jeune couple de rentrer enfin à Manderley, la splendide demeure de la famille de Winter. Mais Manderley a longtemps été l'écrin dont Rebecca était le bijou. Et désormais, le manoir semble davantage un mausolée, un temple à la mémoire de la disparue. La nouvelle madame de Winter va avoir du mal à trouver ses marques tant l'ombre de Rebecca est omniprésente. Mrs Danvers, une femme glaciale, gouvernante de Manderley, et proche confidente de Rebecca y veille. Jalousement. Férocement. L'inquiétante Mrs Danvers. Mrs Danvers, fidèle par-delà la mort. A ses yeux, personne n'est digne de prendre la place de Rebecca.
    "J'aurais pu lutter contre une vivante, non contre une morte."
    La splendide Rebecca, la chatoyante Rebecca, l'irremplaçable Rebecca. Celle que tout le monde semblait apprécier. Celle à qui toutes les femmes voulaient ressembler. Celle que tous les hommes rêvaient de séduire. Rebecca, une femme magnétique, une femme unique. Rebecca encore. Rebecca toujours. Je serai d'ailleurs bien curieux de savoir combien de fois son nom est cité dans le roman. Si quelqu'un à la réponse !
    Du haut de son promontoire rocheux, sous ses allures de château de la Belle au bois dormant, Manderley a de bien sombres secrets à révéler derrière sa multitude de couloirs et de salles plus impressionnantes les unes que les autres. Ne vous laissez pas attendrir par la magie qui s'en dégage, par l'odeur enivrante des bouquets de fleurs qui embellissent ses pièces, ni par les massifs d'azalées rouge sang qui bordent les allées de ses jardins…
    Une lecture enthousiasmante portée par l'écriture totalement addictive de Daphné du Maurier. Impossible de lâcher cette histoire ! On a envie de découvrir tout ce que cachent les murs de Manderley. On a envie de tout savoir sur la défunte madame de Winter. On voudrait secouer la nouvelle madame de Winter et lui hurler « Mais tu vas réagir, bécasse !!! ». Quand à mi-parcours une révélation renforce encore notre intérêt et change la donne, le plaisir n'en est que bien meilleur…
    Empruntez le chemin sinueux qui descend jusqu'à la crique à l'abri des regards. Là-bas, une maisonnette, près du petit port, pourrait vous aider à découvrir quelques-uns des troublants secrets de Rebecca


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2014/08/rebecca-daph..
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    • Livres 3.00/5
    Par Gwen21, le 17 janvier 2014

    Gwen21
    Étrange que ce roman ait dû attendre aussi longtemps avant d'émerger des profondeurs de ma PAL* mais voilà une erreur réparée, je viens de l'achever.
    Ce n'est pas le premier roman de Daphné du Maurier que je lis, loin s'en faut, donc ce ne fut pas une découverte à proprement parler côté style. Maintenant, côté récit, comme je me targue d'être toujours honnête vis-à-vis de moi-même, je dois avouer que les deux premiers tiers du roman m'ont paru tout simplement soporifiques à tel point qu'après m'être étonnée que ce roman ne me soit pas encore passé entre les mains, j'ai bien cru qu'il m'en tomberait !
    Mais, sans doute le spectre maléfique de Rebecca, l'ex-Mme de Winter, sentit-il mes velléités d'abandon car quelques pages plus loin, entamant la dernière partie de l'oeuvre, je me suis décidée à aller jusqu'au bout. Hélas, ce fut pour constater qu'il devient urgent que je me préoccupe d'éradiquer une fois pour toute la tare qui me condamne à toujours découvrir trop tôt ce qui va arriver.
    ***ALERT SPOILER***
    Deux fois hélas, encore une fois, je découvris prématurément que Rebecca n'était pas la gentille femme parfaite que la nouvelle Mme de Winter, la narratrice, se plaisait à se représenter mais bien une "connasse" comme disent les soeurs Girard, que Favell était évidemment le cousin-amant de ladite Rebecca, que Max de Winter, son veuf, ne l'avait jamais aimée et qu'elle était condamnée à mourir brusquement d'une maladie fulgurante. Enfin, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre qu'il va arriver des bricoles à Manderley, la demeure chouchoutée des de Winter.
    Mais suis-je vraiment la seule à avoir deviné tout cela à l'avance ? Quel lecteur n'a pas trouvé suspect, entre autres points, qu'une honorable maîtresse de manoir anglais possède une maisonnette sur la plage pour recevoir ses invités au clair de lune ? Quel lecteur n'a pas compris que Mme Danvers était la méchante et qu'elle allait tout faire pour pourrir l'existence de la nouvelle Mme de Winter ?
    Manderley, tout manoir qu'il est, est sans conteste le personnage qui m'a le plus séduite... lui et son propriétaire, Max de Winter, qui incarne le type même du gentleman (à ce détail près qu'il a zigouillé son épouse). Vraiment très séduisant. Je ne vois d'ailleurs pas très bien pourquoi il a épousé une femme si insignifiante qu'elle n'a pas de nom (oui, là j'avoue férocement que je n'ai pas apprécié de ne pouvoir donner un prénom à la narratrice à qui j'ai quand même tenu compagnie pendant 378 pages, c'est le monde à l'envers !). Mais bref, ok, gageons que cet homme fragilisé par sa situation se soit amouraché d'une femme de compagnie en tout point semblable à une souris ? J'en appelle, chers amis lecteurs, à votre honnêteté : lequel d'entre vous ne l'a pas trouvée horripilante dans ses maladresses, ses hésitations et ses introspections pendant les premières semaines passées à Manderley ? En ce qui me concerne, elle a failli avoir raison de ma patience et l'envie de la secouer comme un prunier m'a démangé les bras plus d'une fois.
    Du point de vue psychologique, on reconnaît parfaitement la touche particulière de Daphné du Maurier, toujours très attentive à fouiller ses personnages (d'où les longueurs) et à ménager le suspens chez son lecteur, dans l'hypothèse où il ne devine pas à l'avance le dénouement. Si cela avait été mon cas, je ne doute pas que j'aurais vraiment beaucoup apprécié ma lecture. Dans les circonstances présentes, je l'ai juste appréciée, d'où ma note que d'aucuns jugeront peut-être un peu sévère.
    Enfin, une chose est sûre, je relirai du Du Maurier, aucun suspense sur ce point. J'en attends davantage du film d'Hitchcock sur lequel je vais à présent me jeter !
    *Pile à lire (oui, aussi étrange que cela puisse me paraître, j'ai découvert que tous les lecteurs ne comprenaient pas cet acronyme).
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Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 11 mars 2015
    On se trompe si l'on pense que Daphné du Maurier est un écrivain pour jeunes filles. Le livre de Tatiana de Rosnay confirme que la romancière britannique ne trempait pas sa plume dans l'eau de rose…
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Telerama , le 25 février 2015
    Ecrit en 1938, rendu mondialement célèbre par Hitchcock, le roman gothique de Daphné du Maurier paraît dans une nouvelle traduction. Toujours autant nimbé de mystère.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Josepha_Anh, le 17 août 2015

    Les bagages. Le souci pressant du départ. Clefs égarées, étiquettes neuves, papier de soie épars sur le sol. Je déteste tout cela. Même maintenant où j'en ai tellement l'habitude, où je vis, comme on dit, sans défaire mes malles. Même maintenant où fermer les tiroirs et ouvrir une armoire d'hôtel ou le placard indifférent d'une villa meublée font partie de mes gestes familiers, j'éprouve une impression de tristesse, le sentiment d'une perte. Ici, dis-je, nous avons vécu, nous avons été heureux. Ceci était à nous , pour si peu de temps que ce fût. Nous avons beau ne passer que deux nuits seulement sous un toit , nous y laissons derrière nous quelque chose de nous-mêmes. Rien de matériel, pas une épingle à cheveux, sur une coiffeuse, pas un tube vide d'aspirine, pas un mouchoir derrière un oreiller, mais quelque chose d'indéfinissable, un moment de notre vie, une façon d'être...
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  • Par Josepha_Anh, le 17 août 2015

    Parce que je serais sur le point de partir, parce que tout était fini, il ne me resterait soudain plus rien à dire, nous serions des étrangers, tandis que mon âme douloureuse crierait : "Je vous aime tant ! Je suis horriblement malheureuse. Cela ne m'était pas encore arrivé, cela ne m'arrivera plus jamais."

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  • Par isajulia, le 13 mai 2013

    J'aurais voulu rester ainsi, sans parler, sans écouter les autres, retenant ce précieux moment pour toujours, parce que nous étions tous paisibles, satisfaits, et même un peu somnolents comme l'abeille qui bourdonnait autour de nous. Dans quelques instants, ce serait différent ; demain viendrait, puis après-demain, puis l'année prochaine. Et nous serions changés peut-être, nous ne nous retrouverions jamais plus assis exactement ainsi. Les uns s'en iraient, ou seraient malades, ou mourraient ; l'avenir s'étendait devant nous, inconnu, invisible, autre peut-être que ce que nous désirions, que ce que nous prévoyions. Mais cet instant était assuré, on ne pouvait pas y toucher. Nous étions assis ensemble, Maxim et moi, la main dans la main, et le passé et le futur n'avaient aucune importance.
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  • Par Owly, le 03 avril 2010

    Il ne m'appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca. Elle était toujours dans la maison, comme Mrs Danvers l'avait dit, elle était dans cette chambre de l'aile ouest, elle était dans la bibliothèque, dans le petit salon, dans la galerie au dessus du hall. Même dans le petit vestiaire où pendait son imperméable. Et dans le jardin, et dans les bois, et dans la maisonnette en pierre sur la plage. Ses pas résonnaient dans le corridor, son parfum traînait dans l'escalier. Les domestiques continuaient à suivre ses ordres, les plats que nous mangions étaient les plats qu'elle aimait. Ses fleurs préférées remplissaient les chambres. Rebecca était toujours Mme de Winter. Je n'avais rien à faire ici.
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  • Par manU17, le 25 juillet 2014

    [...] je songeais à une carte postale illustrée que j'avais achetée, petite fille, pendant les vacances, dans une boutique de village de l'ouest. L'image en teintes crues représentait une maison, mais la grossièreté même du coloriage ne parvenait pas à abîmer la symétrie de l'architecture, le large perron de la terrasse, les pelouses vertes qui s'étendaient jusqu'à la mer. J'avais payé cette carte postale cinq sous, la moitié de mon argent de poche de la semaine, puis j'avais demandé à la vieille marchande ce qu'elle représentait. Elle avait paru surprise de mon ignorance.
    "Mais c'est Manderley", m'avait-elle dit, et je me rappelais être sortie de la boutique un peu vexée, et guère moins ignorante.
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Livres mentionnés dans la vidéo :
- Son carnet rouge (Tatiana de Rosnay) - J'irai cracher sur vos tombes (Boris Vian) - Les Stagiaires (Samantha Bailly) - Rebecca (Daphné du Maurier) - Rage (Stephen King) - le Combat de l'Épouvanteur (Joseph Delaney) - Petit déjeuner chez Tiffany (Truman Capote) - Les Contes Macabres (Edgar Allan Poe) - Level 26, tome 1 (Anthony E. Zuiker) - L'Excessive (Alexandra Lapierre) - Oona & Salinger (Frédéric Beigbeder) - Franny and Zooey (J.D. Salinger) - Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie) - The Norse Myths (Kevin Crossley-Holland)
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