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ISBN : 2757859684
Éditeur : Points (2016)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 371 notes)
Résumé :

Victime d’un terrible, et rarissime, accident d’ascenseur dans une tour de Montréal, Paul Sneijder découvre, en sortant du coma, qu’il en est aussi l’unique survivant : sa fille bien-aimée, Marie, est morte sur le coup avec les autres passagers. Commence alors pour Paul Sneijder une étrange retraite spirituelle qui le conduit à remettre toute son existence en question. Sa femme (qui le trompe), ses deux fils (qui le méprisent), son travail (qu’il déteste... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
Lolokili21 septembre 2013
  • Livres 4.00/5
Oui, Paul Sneijder est un cas. Un cas auquel tu t'attaches, lentement mais sûrement.
Un peu comme un confident, te voilà témoin de son existence et de ses ''accommodements raisonnables'' si chers à JP. Dubois. Mais depuis qu'un ''accident d'ascenseur'' a bouleversé nombre de ses repères, Paul Sneijder n'en finit pas de se remettre en question et aborde sa toute nouvelle perception de la vie avec l'élégance fragile et désenchantée d'un poète incompris. Tout y passe : femme, enfants, amis, boulot... le présent mais aussi l'inventaire du passé et les perspectives d'avenir sont parfois cruels, souvent cocasses, toujours désespérément lucides. Entre dérision et mélancolie, voilà en substance le tendre et délicat portrait d'une âme solitaire victime du conformisme social.
Moi, Dubois, j'aime bien, mais le cas Sneijder est vraiment son roman le plus juste et le plus touchant que j'aie pu lire de lui à ce jour. Après, c'est toi qui vois.*

* Autrement dit : Ce n'est que mon avis c'est-à-dire pas grand-chose, mais il semble que la formule fasse déjà l'objet d'un brevet nastasiesque exclusif...
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latina
latina20 novembre 2012
  • Livres 5.00/5
J'ai la phobie des ascenseurs…. !
Mais ce livre époustouflant m'a littéralement emmenée dans leurs engrenages, dans leur mode de fonctionnement spécifique…, ainsi que dans celui du narrateur.
Celui-ci, Paul Sneijder, est un homme de 60 ans à qui il est arrivé 2 évènements horribles : le premier, il y a une vingtaine d'années, lorsque sa seconde femme lui interdit de voir sa fille (qu'il a eue lors d'un premier mariage) dans ses murs ; le deuxième, tout récent, lorsqu'il perd cette fille dans un terrible accident d'ascenseur, dont il est le seul survivant.
Il enclenche alors un système de survie, d'essai de compréhension de cet accident imprévisible : il consulte des tas de revues spécialisées, des articles de journaux, des livres relatant des accidents…
Il change de métier car il a des crises d'angoisse lorsqu'il se trouve dans un espace clos en compagnie de plusieurs personnes, il est enrôlé en tant que « promeneur de chiens ».
J'ai opiné à chacune de ses pensées, à chaque moment de sa réflexion sur les ascenseurs, comme ici :
« Nous sommes tous, à des degrés divers, les obligés des ascenseurs. Nous dépendons d'eux chaque jour et pour chaque chose. Nous croyons les commander, alors qu'ils nous ont depuis longtemps asservis (…) L'ascenseur est bien plus qu'un objet de confort, il est le miracle mécanique qui a un jour permis aux villes de se redresser sur leurs pattes arrière et de se tenir debout. Il a inventé la verticalité, les grandes orgues architecturales mais aussi toutes les maladies dégénératives qu'elles ont engendrées ».
J'ai été horrifiée de voir la réaction de sa femme carriériste, totalement égocentrique, ainsi que celle de ses jumeaux, jeunes adultes criants d'égoïsme, le reflet de leur mère.
J'ai été attendrie lorsqu'il promène les chiens car il se crée une espèce de symbiose, de compréhension sans paroles entre eux et lui.
J'ai été totalement subjuguée par cette façon de raconter, ou plutôt de décortiquer ses réactions de survie : il mêle à la fois la légèreté (que de passages où j'ai souri !) et la grande souffrance, et ce à l'aide d'un style recherché, un vocabulaire assez soutenu et des images débordantes de réalisme.
Bref, j'ai accompagné cet homme en deuil, en deuil de sa fille, de sa vie, de ses repères.
Oui, je continuerai à prendre les ascenseurs la peur au ventre, comme d'habitude. Mais j'aurai dorénavant une petite pensée émue pour Paul Sneijder, le personnage sorti tout droit du cerveau tortueux et… clairvoyant de Jean-Paul Dubois.
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mariech
mariech29 février 2012
  • Livres 3.00/5
Jean - Paul Dubois est un auteur avec lequel ça passe ou ça casse , ici à mon grand regret , je n'ai pas tellement apprécié , je me sens un peu seule car presque toutes les critiques sur Babélio sont très positives .
Je vais donc essayer d'expliquer un peu mon point de vue .
Je dois d'abord dire que certains passages m'ont sourire , qu' à certains moments , je me disais c'est vrai que ce n'est pas mal mais alors pourquoi en retirer une impression plus que mitigée ?
Sans doute parce que je n'apprécie pas plus que ça l'humour noir , que ce personnage de Paul Scheijder , j'avais déjà prévu qu'il n'arriverait pas à surmonter le drame vécu .
Mais il y aussi que pour apprécier une lecture , j'ai besoin de vibrer , de rencontrer des personnages auxquels je peux m'identifier et que je préférerai toujours un écrivain qui a un talent de conteur .
Encore une fois et tant pis si je me répète , le ressenti d'un livre est quelque chose de personnel et il y a un certain mystère dans le fait d'aimer ou pas un livre .
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carre
carre02 janvier 2012
  • Livres 4.00/5
Paul Sneijder est un miraculé. Il sort du coma quelques semaines après un effroyable et rarissime accident d'ascenseur. Sa fille ainée Marie fait partie des quatre autres victimes. Paul va tenter de ce reconstruire mais l'affrontement avec son acariatre et impossible épouse et ces fils jumeaux va être un sacré obstacle. Qui aura le dessus ?
On retrouve tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Paul Dubois, avec des sujets récurrents : le deuil, la dépression, la mélancolie, les relations familiales etc. Avec un formidable sens de la dérision et un gout immodéré pour l'humour noir. Un univers unique. Grand plaisir de lecture.

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Bazart
Bazart01 juin 2016
  • Livres 4.00/5
Jean Paul Dubois est un de nos plus grands romanciers français, dont plusieurs romans ont été adaptés au cinéma ou à la télévision, notamment "Kennedy et moi " et son chef d'oeuvre absolu à mes yeux, le magnifique "Une Vie française".
C'est désormais au tour d'un de ses récents romans, le Cas Sneijder, publié en 2011, de se voir adapté sur grand écran par le cinéaste Thomas Vincent sous le titre LA NOUVELLE VIE DE PAUL SNEIJDER qui sort en salles le 8 juin prochain.
Le livre fait le portrait d'un homme qui, suite à un rarissime accident, dans lequel sa fille aînée a péri, se réveille du coma et d'une vie qu'il a laissé filer. Comment survivre après un traumatisme qui vous a privé de tout ce que vous aimiez et vous a désillé les yeux sur le simulacre de votre vie et la duplicité des personnes qui la partagent ? Par ce roman sombre et clinique, Dubois posait un regard à la fois lucide, et féroce sur le portrait d'une solitude sans fond., avec fable dépressive, mélancolique et drôle sur une prise de conscience..
Gageons que Thomas Vincent, le formidable cinéaste de Karnaval, saura retrouver le ton et la réussite du roman intial, en choississant comme interprété principal Thierry Lhermitte qui pourrait bien trouver un de ses beau rôle, en homme cassé, qui tente de retrouver un sens à sa vie dans un Québec enneigé .
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Les critiques presse (10)
LaPresse28 novembre 2011
Entre le Jardin botanique et L'Île-des-Soeurs, la ville sert de toile de fond et Jean-Paul Dubois évite le cliché du Français qui observe de l'extérieur sa société d'adoption. Son héros y vit, y travaille et utilise son réseau d'autobus, et cela va simplement de soi.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LePoint22 novembre 2011
Dubois instille le mystère, l'angoisse, évoque l'absence à la façon d'un poison délicieux. Il écrit à l'économie. Ne s'embarrasse pas de fioritures. Il transperce, bouleverse. Le cas Paul, sa confession, celle d'un homme aux prises avec ses troubles, sa vie, son avenir brouillé, voilà le sujet de ce livre fort, déroutant, obsédant.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeSoir14 novembre 2011
Virtuose de l’humour noir et de l’usage de la langue française, Jean-Paul Dubois nous entraîne dans une comédie en dix chapitres aussi brillante que mélancolique.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Lexpress18 octobre 2011
L'auteur d'Une vie française, prix Femina 2004, excelle plus que jamais à passer du grave au léger, du triste au drôle, de l'anecdotique au philosophique. Qui plus est d'une écriture très fluide, très affûtée - s'autorisant les rares "ductile", "sycophante", "univitellins", etc.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique18 octobre 2011
Malgré des digressions en tous sens et des considérations sur les vitesses d’ascenseurs ou les humeurs de chiens qui s’avèrent à la longue lassantes, on aime ce livre pour son acuité. Pour les questions qu’il pose. Pour les coups de boutoir portés aux systèmes dans lesquels nous nous enfermons sans réagir.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde14 octobre 2011
La forme romanesque qui s'autorise bien des arborescences ignore pourtant la beauté des lézardes, le genre se veut solide, rassurant, familial, et installe volontiers le lecteur dans un récit qui le transporte justement comme une cabine d'ascenseur glissant en douceur sur ses rails, tant et si bien que celui-ci se surprend parfois, pour varier son quotidien, à espérer l'accident.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress12 octobre 2011
Comment surmonter le désastre d'une existence ? Dans Le Cas Sneijder de Jean-Paul Dubois, le héros vient de perdre sa fille. Entre désenchantement et fantaisie, une très belle leçon de vie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos11 octobre 2011
Très sombre, mais aussi très drôle, cette fable philosophique est un brûlot contre la société libérale et ses idéaux de réussite sociale. Anna et ses deux fils avocats sont une caricature de « l'horreur économique » mondialisée […] Jean-Paul Dubois dénonce l'absurdité d'un monde qui a pris le mauvais « ascenseur » - trop rapide et sans arrêt. Junior ou senior, une retraite s'impose. Sinon, plus dure sera la chute...
Lire la critique sur le site : LesEchos
Culturebox10 octobre 2011
"Le cas Sneijder" illustre le combat perdu contre toutes les modernités qui broient l'homme contemporain. Mais il rappelle aussi que si "les marges de nos vies sont trop étroites pour contenir la somme de nos rêves et le miroir de nos intuitions», seules ces marges comptent. Noir et moqueur, ce livre qui a le sens de l'image et de l'absurde, se sauve et nous sauve par une immense poésie.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Telerama05 octobre 2011
Observateur aigu de nos vies étriquées et de nos accommodements ­misérables, Jean-Paul Dubois réussit un de ses meilleurs livres, aussi désespéré que drôle. Une oeuvre de moraliste un peu désabusé, poète discret de l'intranquillité. Et de la solitude foncière de l'homme.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
latinalatina18 novembre 2012
Je pense à la mémoire, à son emprise accablante, à ces lests écrasants qu'elle dépose en nous avec une constance désarmante.
Parfois lorsque je suis en haut, à ma table, ou dans mon lit, à attendre le sommeil, je la sens se glisser à mon côté, serpent à l'épiderme glacial, afin de m'infliger les films de ses archives, tout ce que je n'aurais pas dû voir, tout ce que je redoutais d'entendre, le sang de mon enfant, les lèvres mortes de ma mère qui pour la première fois ne me rendent pas mon baiser, mon père qui pleure dans sa voiture, Gladys qui part de la maison.
Et moi, greffier calamiteux, prenant note de tout cela, je mentionne les détails, répertorie les morts, et surtout, immobile et vivant, je continue de me souvenir encore et encore dès que tombe le soir et tarde le sommeil.
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MyrtleMyrtle30 décembre 2011
Vous voulez que je vous raconte une histoire? Depuis 1990, les boutons censés commander [les ascenseurs] n'ont plus aucun effet sur la fermeture et l'ouverture de leurs portes. Absolument plus aucun. Et pourtant toutes les cabines, même les plus modernes, continuent à être fabriquées avec cet accessoire. On a même conservé le petit éclairage à l'intérieur de ce bouton. Et vous savez pourquoi? Parce que les psychologues, justement, se sont aperçus que les ascenseurs ainsi automatisés accroissaient l'inquiétude à l'intérieur de leur cabine, close, étroite, et par essence anxiogène. Chacun, ont-ils noté, se sentait privé de décider de quelque chose par lui-même, et surtout de commander à la machine. Alors on a laissé le petit bouton. Mais il n'y a rien derrière. Les portes s'ouvrent et se ferment selon des programmes informatiques préétablis. Aveugles aux mouvements nerveux de nos index. Parfois il arrive que le hasard synchronise notre geste avec l'impulsion électronique. Alors se produit un petit miracle, les portes se ferment et nous sommes intimement convaincus d'avoir dirigé, dominé la machinerie. Et notre foi en notre liberté, en notre pouvoir, s'en trouve d'autant plus renforcée.
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latinalatina18 novembre 2012
Avant de s'endormir, Ana s'était mise à mastiquer du chewing-gum au lit. Et chaque soir, pendant une dizaine de minutes, j'entendais le bruit de ses maxillaires et de ses dents s'acharner sur la gomme, la broyer, j'imaginais sa langue tournant et retournant cette masse humide et malléable, cet agrégat d'aspartame. J'écoutais cela en silence et avec une attention soutenue pour ne rien perdre des subtilités d'un pareil concerto.
Et je pensai : " Pourquoi mâche-t-elle ainsi, qui veut-elle mordre à ce point?"
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aleatoirealeatoire14 octobre 2011
je n'aime pas la viande. Ni blanche, ni rouge. Il y a trop de souffrance à l'intérieur. A chaque bouchée, à chaque fois que je mastique, je la sens. Parfois c'est si écoeurant. Ca pèse sur ta langue comme un billot de bois. Et parfois tu ne peux même plus avaler.
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LolokiliLolokili21 septembre 2013
Je ne saurai probablement jamais à quoi peut bien ressembler un ‘univers à haut potentiel’, sinon qu’il est le plus souvent peuplé de ‘top managers’ et de ‘corporate leaders’ pratiquant, entre autres, la ‘game theory’ et le ‘joint product pricing’. Je pense qu’Anna éprouve un certain plaisir à me faire sentir que, sur un plan professionnel, nous ne vivons pas dans le même monde. Qu’elle appartient à ce qu’elle croit être une aristocratie postmoderne, alors que je végète dans les limbes de la roture sociale à médiocre capacité.
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Videos de Jean-Paul Dubois (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Paul Dubois
Le 16 octobre 2008, François Busnel reçoit :
John le Carré, Un homme très recherché Jean-Christophe Grangé, Miserere Jean-Paul Dubois, Les Accommodements raisonnables Alicia Drake (en), Beautiful People


France 5 #LGLf5
-- François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux pour suivre notre actualité : https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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