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ISBN : 2879298644
Éditeur : Editions de l'Olivier (2011)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 286 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Victime d’un terrible, et rarissime, accident d’ascenseur dans une tour de Montréal, Paul Sneijder découvre, en sortant du coma, qu’il en est aussi l’unique survivant : sa fille bien-aimée, Marie, est morte sur le coup avec les autres passagers. Commence alo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lolokili, le 21 septembre 2013

    Lolokili
    Oui, Paul Sneijder est un cas. Un cas auquel tu t'attaches, lentement mais sûrement.
    Un peu comme un confident, te voilà témoin de son existence et de ses ''accommodements raisonnables'' si chers à JP. Dubois. Mais depuis qu'un ''accident d'ascenseur'' a bouleversé nombre de ses repères, Paul Sneijder n'en finit pas de se remettre en question et aborde sa toute nouvelle perception de la vie avec l'élégance fragile et désenchantée d'un poète incompris. Tout y passe : femme, enfants, amis, boulot... le présent mais aussi l'inventaire du passé et les perspectives d'avenir sont parfois cruels, souvent cocasses, toujours désespérément lucides. Entre dérision et mélancolie, voilà en substance le tendre et délicat portrait d'une âme solitaire victime du conformisme social.
    Moi, Dubois, j'aime bien, mais Le cas Sneijder est vraiment son roman le plus juste et le plus touchant que j'aie pu lire de lui à ce jour. Après, c'est toi qui vois.*

    * Autrement dit : Ce n'est que mon avis c'est-à-dire pas grand-chose, mais il semble que la formule fasse déjà l'objet d'un brevet nastasiesque exclusif...
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    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 20 novembre 2012

    latina
    J'ai la phobie des ascenseurs…. !
    Mais ce livre époustouflant m'a littéralement emmenée dans leurs engrenages, dans leur mode de fonctionnement spécifique…, ainsi que dans celui du narrateur.
    Celui-ci, Paul Sneijder, est un homme de 60 ans à qui il est arrivé 2 évènements horribles : le premier, il y a une vingtaine d'années, lorsque sa seconde femme lui interdit de voir sa fille (qu'il a eue lors d'un premier mariage) dans ses murs ; le deuxième, tout récent, lorsqu'il perd cette fille dans un terrible accident d'ascenseur, dont il est le seul survivant.
    Il enclenche alors un système de survie, d'essai de compréhension de cet accident imprévisible : il consulte des tas de revues spécialisées, des articles de journaux, des livres relatant des accidents…
    Il change de métier car il a des crises d'angoisse lorsqu'il se trouve dans un espace clos en compagnie de plusieurs personnes, il est enrôlé en tant que « promeneur de chiens ».
    J'ai opiné à chacune de ses pensées, à chaque moment de sa réflexion sur les ascenseurs, comme ici :
    « Nous sommes tous, à des degrés divers, les obligés des ascenseurs. Nous dépendons d'eux chaque jour et pour chaque chose. Nous croyons les commander, alors qu'ils nous ont depuis longtemps asservis (…) L'ascenseur est bien plus qu'un objet de confort, il est le miracle mécanique qui a un jour permis aux villes de se redresser sur leurs pattes arrière et de se tenir debout. Il a inventé la verticalité, les grandes orgues architecturales mais aussi toutes les maladies dégénératives qu'elles ont engendrées ».
    J'ai été horrifiée de voir la réaction de sa femme carriériste, totalement égocentrique, ainsi que celle de ses jumeaux, jeunes adultes criants d'égoïsme, le reflet de leur mère.
    J'ai été attendrie lorsqu'il promène les chiens car il se crée une espèce de symbiose, de compréhension sans paroles entre eux et lui.
    J'ai été totalement subjuguée par cette façon de raconter, ou plutôt de décortiquer ses réactions de survie : il mêle à la fois la légèreté (que de passages où j'ai souri !) et la grande souffrance, et ce à l'aide d'un style recherché, un vocabulaire assez soutenu et des images débordantes de réalisme.
    Bref, j'ai accompagné cet homme en deuil, en deuil de sa fille, de sa vie, de ses repères.
    Oui, je continuerai à prendre les ascenseurs la peur au ventre, comme d'habitude. Mais j'aurai dorénavant une petite pensée émue pour Paul Sneijder, le personnage sorti tout droit du cerveau tortueux et… clairvoyant de Jean-Paul Dubois.
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    • Livres 3.00/5
    Par mariech, le 29 février 2012

    mariech
    Jean - Paul Dubois est un auteur avec lequel ça passe ou ça casse , ici à mon grand regret , je n'ai pas tellement apprécié , je me sens un peu seule car presque toutes les critiques sur Babélio sont très positives .
    Je vais donc essayer d'expliquer un peu mon point de vue .
    Je dois d'abord dire que certains passages m'ont sourire , qu' à certains moments , je me disais c'est vrai que ce n'est pas mal mais alors pourquoi en retirer une impression plus que mitigée ?
    Sans doute parce que je n'apprécie pas plus que ça l'humour noir , que ce personnage de Paul Scheijder , j'avais déjà prévu qu'il n'arriverait pas à surmonter le drame vécu .
    Mais il y aussi que pour apprécier une lecture , j'ai besoin de vibrer , de rencontrer des personnages auxquels je peux m'identifier et que je préférerai toujours un écrivain qui a un talent de conteur .
    Encore une fois et tant pis si je me répète , le ressenti d'un livre est quelque chose de personnel et il y a un certain mystère dans le fait d'aimer ou pas un livre .
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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 14 juillet 2013

    canel
    Après avoir survécu à un accident dans lequel il a perdu un proche, Sneijder prend conscience de la vacuité de son existence, et surtout de sa propre lâcheté. Impossible pour lui de reprendre cette vie "d'avant" qu'il subissait passivement, soumis à une femme tyrannique qui l'a entraîné à vivre au Canada, lui a choisi sa profession et l'a coupé d'une partie de sa famille.
    Un roman surprenant pour qui ne connaît pas JP Dubois, ou n'a lu de cet auteur que Une vie française. Cet ouvrage s'inscrit cependant dans la lignée de quelques autres de ses courts récits (Une année sous silence, notamment) : le propos est tour à tour drôle et déprimant, centré sur un homme qui dresse un bilan sombre de sa vie, bien décidé à changer de cap. Les états d'âme du narrateur peuvent sembler longuets ici, et les considérations sur les ascenseurs redondantes, bien qu'intéressantes. J'ai beaucoup apprécié en revanche les réflexions sur l'espace : la façon dont une société l'occupe, l'horizontalité et la verticalité.
    Mes préférés de cet auteur : 'Une vie française' et 'Vous plaisantez, monsieur Tanner'.
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    • Livres 5.00/5
    Par valdemosa38, le 01 août 2012

    valdemosa38
    Comme souvent dans les romans de Jean Paul Dubois, tout commence par un drame...
    Tout commence ou tout fini ? Car ce drame vient mettre un point d'orgue à une situation qui depuis longtemps n'était pas acceptable.
    Paul ( Jean Paul ?) a eu d'un premier mariage Marie. Puis il se remarie avec Anna avec qui il a cette fois, des jumeaux. Anna exige de Paul qu'il n'amène jamais sa fille Marie chez eux. Elle a alors 7 ans et Paul cède. On ne saura jamais vraiment pourquoi Anna demande à Paul un tel sacrifice. Car Paul aime cette enfant et Anna ce jour là plantera en lui la plus terrible des graines, celle de la culpabilité et du dégout.
    Ils vivent désormais à Toronto. Marie est une adulte, elle est de passage à Toronto pour un congrés dans le domaine dentaire. Ils se retrouvent autour d'un bon repas au restaurant. Ce sera le dernier.
    Que devrait on dire ou ne pas dire qd on se voit pour la dernière fois ? le repas se passe très bien, Paul est toujours sous le charme de sa fille. Ils prennent l'ascenseur ensemble et l'ascenseur s'écrase. Il sera le seul survivant.
    Le seul survivant de leur amour.
    De cet amour qui n'a pas été suffisamment dit et vécu, de cet amour sans spectateur.
    Et à partir de là, c'est la dégringolade vers le folie, la haine, le rejet de lui même et de sa famille.
    Il cherche à comprendre comment un ascenceur comme celui là peut s'écraser ainsi et foutre toute sa vie en l'air alors que la véritable chose à comprendre n'est pas là, bien sur. Il devient un specialiste des ascenseurs , de l'histoire des ascenseurs, de la psychologie des ascenseurs, il maitrise le sujet de A à Z à défaut d'avoir maitrisé sa vie. Cette mort le renvoie à l'insoutenable lacheté de l'être humain et à sa propre insuffisance. Il ne lui reste de sa fille que ses cendres qu'il cajole comme un enfant.
    Bien avant cet ascenseur, il a tué quelque chose en lui, quelque chose qui le rendait intègre, aimant, debout. Maintenant, il est couché avec les autres, en bas, ds la cabine d'ascenseur, avec sa fille et des inconnus. Ce n'est plus que l'ombre de lui même qui vit en haut, avec les autres.
    Alors, comment ne pas voir un lien avec un autre roman de Jean Paul Dubois: Une année sous silence. Même construction, même problématique, même puissance d'écriture.
    Jean Paul Dubois arrive, comme toujours, à nous faire sourire, dans ce déchirement qui n'en finit pas. Avec un tel style, je crois qu'il pourrait même me raconter l'élevage des kangourous, ça m'intéresserait tout autant. Je reste fascinée par la justesse des mots, l'articulation des phrases, le ryhtme. Je pars en exploration dans l'âme humaine et j'en ressors complètement secouée, j'ai fait un pas de plus dans le mystêre, j'attends le suivant.
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Critiques presse (10)


  • LaPresse , le 28 novembre 2011
    Entre le Jardin botanique et L'Île-des-Soeurs, la ville sert de toile de fond et Jean-Paul Dubois évite le cliché du Français qui observe de l'extérieur sa société d'adoption. Son héros y vit, y travaille et utilise son réseau d'autobus, et cela va simplement de soi.
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  • LePoint , le 22 novembre 2011
    Dubois instille le mystère, l'angoisse, évoque l'absence à la façon d'un poison délicieux. Il écrit à l'économie. Ne s'embarrasse pas de fioritures. Il transperce, bouleverse. Le cas Paul, sa confession, celle d'un homme aux prises avec ses troubles, sa vie, son avenir brouillé, voilà le sujet de ce livre fort, déroutant, obsédant.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LeSoir , le 14 novembre 2011
    Virtuose de l’humour noir et de l’usage de la langue française, Jean-Paul Dubois nous entraîne dans une comédie en dix chapitres aussi brillante que mélancolique.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Lexpress , le 18 octobre 2011
    L'auteur d'Une vie française, prix Femina 2004, excelle plus que jamais à passer du grave au léger, du triste au drôle, de l'anecdotique au philosophique. Qui plus est d'une écriture très fluide, très affûtée - s'autorisant les rares "ductile", "sycophante", "univitellins", etc.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 18 octobre 2011
    Malgré des digressions en tous sens et des considérations sur les vitesses d’ascenseurs ou les humeurs de chiens qui s’avèrent à la longue lassantes, on aime ce livre pour son acuité. Pour les questions qu’il pose. Pour les coups de boutoir portés aux systèmes dans lesquels nous nous enfermons sans réagir.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LeMonde , le 14 octobre 2011
    La forme romanesque qui s'autorise bien des arborescences ignore pourtant la beauté des lézardes, le genre se veut solide, rassurant, familial, et installe volontiers le lecteur dans un récit qui le transporte justement comme une cabine d'ascenseur glissant en douceur sur ses rails, tant et si bien que celui-ci se surprend parfois, pour varier son quotidien, à espérer l'accident.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 12 octobre 2011
    Comment surmonter le désastre d'une existence ? Dans Le Cas Sneijder de Jean-Paul Dubois, le héros vient de perdre sa fille. Entre désenchantement et fantaisie, une très belle leçon de vie.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 11 octobre 2011
    Très sombre, mais aussi très drôle, cette fable philosophique est un brûlot contre la société libérale et ses idéaux de réussite sociale. Anna et ses deux fils avocats sont une caricature de « l'horreur économique » mondialisée […] Jean-Paul Dubois dénonce l'absurdité d'un monde qui a pris le mauvais « ascenseur » - trop rapide et sans arrêt. Junior ou senior, une retraite s'impose. Sinon, plus dure sera la chute...
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Culturebox , le 10 octobre 2011
    "Le cas Sneijder" illustre le combat perdu contre toutes les modernités qui broient l'homme contemporain. Mais il rappelle aussi que si "les marges de nos vies sont trop étroites pour contenir la somme de nos rêves et le miroir de nos intuitions», seules ces marges comptent. Noir et moqueur, ce livre qui a le sens de l'image et de l'absurde, se sauve et nous sauve par une immense poésie.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Telerama , le 05 octobre 2011
    Observateur aigu de nos vies étriquées et de nos accommodements ­misérables, Jean-Paul Dubois réussit un de ses meilleurs livres, aussi désespéré que drôle. Une oeuvre de moraliste un peu désabusé, poète discret de l'intranquillité. Et de la solitude foncière de l'homme.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par latina, le 18 novembre 2012

    Je pense à la mémoire, à son emprise accablante, à ces lests écrasants qu'elle dépose en nous avec une constance désarmante.
    Parfois lorsque je suis en haut, à ma table, ou dans mon lit, à attendre le sommeil, je la sens se glisser à mon côté, serpent à l'épiderme glacial, afin de m'infliger les films de ses archives, tout ce que je n'aurais pas dû voir, tout ce que je redoutais d'entendre, le sang de mon enfant, les lèvres mortes de ma mère qui pour la première fois ne me rendent pas mon baiser, mon père qui pleure dans sa voiture, Gladys qui part de la maison.
    Et moi, greffier calamiteux, prenant note de tout cela, je mentionne les détails, répertorie les morts, et surtout, immobile et vivant, je continue de me souvenir encore et encore dès que tombe le soir et tarde le sommeil.
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  • Par Myrtle, le 30 décembre 2011

    Vous voulez que je vous raconte une histoire? Depuis 1990, les boutons censés commander [les ascenseurs] n'ont plus aucun effet sur la fermeture et l'ouverture de leurs portes. Absolument plus aucun. Et pourtant toutes les cabines, même les plus modernes, continuent à être fabriquées avec cet accessoire. On a même conservé le petit éclairage à l'intérieur de ce bouton. Et vous savez pourquoi? Parce que les psychologues, justement, se sont aperçus que les ascenseurs ainsi automatisés accroissaient l'inquiétude à l'intérieur de leur cabine, close, étroite, et par essence anxiogène. Chacun, ont-ils noté, se sentait privé de décider de quelque chose par lui-même, et surtout de commander à la machine. Alors on a laissé le petit bouton. Mais il n'y a rien derrière. Les portes s'ouvrent et se ferment selon des programmes informatiques préétablis. Aveugles aux mouvements nerveux de nos index. Parfois il arrive que le hasard synchronise notre geste avec l'impulsion électronique. Alors se produit un petit miracle, les portes se ferment et nous sommes intimement convaincus d'avoir dirigé, dominé la machinerie. Et notre foi en notre liberté, en notre pouvoir, s'en trouve d'autant plus renforcée.
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  • Par latina, le 18 novembre 2012

    Avant de s'endormir, Ana s'était mise à mastiquer du chewing-gum au lit. Et chaque soir, pendant une dizaine de minutes, j'entendais le bruit de ses maxillaires et de ses dents s'acharner sur la gomme, la broyer, j'imaginais sa langue tournant et retournant cette masse humide et malléable, cet agrégat d'aspartame. J'écoutais cela en silence et avec une attention soutenue pour ne rien perdre des subtilités d'un pareil concerto.
    Et je pensai : " Pourquoi mâche-t-elle ainsi, qui veut-elle mordre à ce point?"
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  • Par aleatoire, le 14 octobre 2011

    je n'aime pas la viande. Ni blanche, ni rouge. Il y a trop de souffrance à l'intérieur. A chaque bouchée, à chaque fois que je mastique, je la sens. Parfois c'est si écoeurant. Ca pèse sur ta langue comme un billot de bois. Et parfois tu ne peux même plus avaler.

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  • Par milado, le 03 mai 2013

    Je pensai à tous les chiens qui vivaient sur cette île. Que pouvait-il bien leur rester de leurs instincts originels ? Ils ne couraient jamais librement. Ils sautaient d'une Lexus à une Audi Quattro. A force d'être toilettés, ils n'avaient plus d'odeur. Ils étaient presque devenus des chats.

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