ISBN : 2226180567
Éditeur : Albin Michel (2007)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Depuis sa création en 1928, l'Opus Dei suscite la polémique, même au sein des milieux catholiques dont il est issu. Fondée par Mgr Escrivà de Balaguer, cette institution puissante fascine autant qu'elle inquiète. Tant par la mult... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par fee-tish, le 27 septembre 2011

    fee-tish
    Quoi de plus fascinant qu'une secte vu de l'intérieure par une personne qui y a vécu et qui en est sortie ? Parce que l'Opus Dei, bien que dépendant de l'église catholique (ne devant des comptes qu'au pape lui-même), à toutes les caractéristiques d'une secte d'après la description qu'en donne Véronique Duborgel.
    Le récit n'est pas linéaire. L'auteure a choisit de nous donner des "morceaux de vie" comme elle le qualifie elle-même. J'ai été vraiment fascinée par le fait que dès le début elle n'a pas aimé faire partie de cette institution. Au moment même où elle "siffle", c'est-à-dire où elle devient "opusienne", elle se demande déjà pourquoi elle fait cela. Et c'est tout l'ambiguité du récit. Une vraie schizophrénie va se développer chez la jeune femme. Elle se doit de montrer une image parfait à l'extérieur alors qu'à l'intérieur elle ne supporte pas les dictats qui lui sont imposés.
    En fait, c'est toute sa vie qui est régulée par sa directrice spirituelle et par les prêtres. En tant que surnuméraire (membre marié, opposé au numéraire qui fait voeu de chasteté notamment), elle doit avoir beaucoup d'enfants, son intérieur doit être bien tenu, elle doit s'habiller en jupe ou robe sans pantalon, sans décolleté, sans sous-vêtement affriolant. Elle doit être bien coiffée, ne doit pas parler ni penser si son mari est là, doit accorder un temps important à tout ce qui concerne la prière dans la journée. Elle subit, et doit faire subir, des corrections fraternelles par et pour ses soeurs qui ne respecterait pas un dictat : trop d'émotion, pas assez d'enfants, un intérieur mal entretenu, tout cela et tant d'autres entre en compte pour ses fameuses corrections, humiliations même.
    Finalement, Véronique Duborgel nous décrit une vie d'apparence : son mari la bat ? Tant pis, il faut montrer un couple "lumineux et joyeux" lui répondent les membres et prêtres ! Ce qui va la perturber également, c'est que Dieu là-dedans n'est presque pas présent : c'est le fondateur, le "Père" que l'on idolâtre ; Mgr Escrivà.
    Et puis, il y a évidemment l'isolement complet des membres. Les conjoints ne peuvent pas parler de ce qu'ils vivent dans leur "cercle" (évidemment aucun des rassemblements n'étant mixte hormis à Nöel) ce qui créé un mur dans le couple. Mais surtout, les amitiés intimes sont interdites ! Il ne faut parler que de religion, s'il on parle avec une personne qui ne fait pas partie de l'Opus Dei, c'est pour la recruter. Sinon, ce n'est pas la peine.
    Bref, un récit vraiment stupéfiant, qui montre une institution toute puissante qui dépersonnifie ses membres, qui cherchent à les isoler, à les faire mentir, à leur soutirer de l'argent... Enfin, comment, après ce livre, ne pas penser qu'il s'agit d'une secte ?
    L'étonnant c'est la culpabilité de Véronique Duborgel : pendant treize ans, elle n'a pas pu quitter l'Opus Dei. C'est dire l'influence sur sa conscience, sur son libre-arbitre.
    C'est un témoignage passionnant, court mais qui révèle bien des choses.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par famillepiao, le 22 décembre 2010

    famillepiao
    Véronique Duborgel dépeint ses treize années passées au sein de l'Opus Dei. Ne connaissant cette association que de nom, il m'est difficile de contester son ressenti. Ceci-dit, à la lecture du livre, je regrette le titre racoleur car il n'est pas vraiment question d'enfer ici. L'association a des règles et ces règles ne sont pas faites pour l'auteur qui d'ailleurs déclare elle-même ne pas avoir la vocation. Comment et pourquoi s'engager en religion sans vocation ? Comment adhérer à des règles que l'on rejette d'entrée ? le fil rouge du livre, c'est l'histoire de son couple qui va mal depuis presque le début...et je pense que le livre aurait pu aussi bien s'intituler "L'enfer du couple". Les reproches faits à l'Opus Dei sont des reproches relativement banaux et qui relèvent plus d'une incompatibilité entre les préceptes de l'association et la personnalité de l'auteur. Ceci-dit, la lecture reste agréable...même si jamais je n'ai perçu l'enfer dans ce récit. Par ailleurs, à la fin du récit, on apprend que le mari de l'auteur, qui détient des responsabilités au sein de l'Opus Dei est tout simplement viré de l'association. J'aurais aimé en connaître les raisons, mais à ce sujet l'auteur ne dit rien arguant qu'il n'y avait aucune communication à ce sujet dans le couple. Parler des raisons de l'éviction de son mari aurait pourtant relancer l'intérêt pour le récit...hélas, l'auteur se cantonne à certaines banalités. Dommage, mais ce n'est qu'un témoignage...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)









Acheter sur Amazon

Faire découvrir Dans l'enfer de l'Opus Dei par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz