ISBN : 978
Éditeur : Galimatias (2011)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Polar gastrologique.
Peut-on échapper aux directions dissonantes imprimées dans son ciel de naissance, quand le Calendrier Thébaïque de Ptolémée avertit que certaines conjonctions planétaires de mauvais augure déterminent des passages mortifères ? Un aspect hosti... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Stouph, le 25 septembre 2011

    Stouph
    Carmen Duca signe ici son premier roman publié aux éditions Galimatias. Nine Farinas, traductrice de profession est retrouvée assassinée à son domicile dans la banlieue de Grenoble (enfin je suppose car je ne connais pas la région ^^). Après une enquête de police plutôt infructueuse, la sœur de la victime, Marine Farinas, s'adresse au cabinet de détectives TLLT, où travaille Amalia Bostan en tant que secrétaire et Théodore Lucas (TL) l'un des associés. La sœur souhaite que Théo retrouve l'assassin et Ami rêve de participer à l'enquête... Comme à mon habitude, je n'irai pas plus loin car je déteste qu'on me raconte la moitié de l'intrigue dans une présentation de livre :)
    Ma première impression sur les deux ou trois premières pages sont que l'auteur cherche à glisser un peu trop de mots savants (syndrome à la Muriel Barbery, oui, il y a "superfétatoire" ;)). Mais qu'à cela ne tienne, je ne sors pas mon dictionnaire pour autant et m'engouffre dans la suite qui me titille déjà. Et pour rassurer les moins lecteurs, cette tendance d'Ami (car c'est bien elle la cultivée de l'affaire) sera tournée en dérision à plusieurs reprises par la suite.
    Il faut savoir que j'ai lu le livre en à peine 4 jours (reçu mercredi soir, commencé jeudi et terminé samedi soir dans la nuit)... C'est très bon signe chez moi quand je commence un livre et que j'ai du mal à le lâcher. Il est bien réussi tant d'un point de vue de l'intrigue que du style d'écriture. Fluide et agréable, le livre se lit tout seul. Tout ça bien sur avec des pointes d'humour et de calembours, certains passages m'ont franchement fait éclater de rire ! Je serai bien tentée de vous mettre une citation mais j'ai peur que cela perde de sa saveur... A ceux qui l'auront lu, je dirai simplement pauvre chaton ^^.
    Pour le scénario, j'ai trouvé ça rafraichissant d'avoir une sorte de première fin vers les deux tiers du livre pour ensuite rebondir de plus belle sur une fin éclatante. J'avoue sur cette dernière que j'aurai préféré quelque chose d'un petit moins soudain ou d'un peu plus long ? Mais je suis très exigeante sur les fins! D'un point de vue global, l'histoire est rondement menée. Il n'y a pas de temps de mort et suffisamment de rebondissements pour que le lecteur ne se dise pas "trop facile, je sais qui c'est".
    Pour finir cette critique déjà bien longue, il y a une seule chose dans le style de l'auteur qui m'a gêné dans les dialogues notamment, c'est la structure "verbe sujet complément" après une phrase parlée. Exemple "C'est un premier entretien ?" évita Ami le mot contact qui sonnait trop intime dans ses oreilles balkaniques. Personnellement, ça m'a perturbée d'un bout à l'autre du livre. Je ne suis pas sûre que la langue française s'autorise ce type de structure surtout à cause du complément. "dit-il" ou "évita Ami" ne me choque pas, mais avec un complément et une relative, je n'ai pas le souvenir de l'avoir lu. Pour avoir un sens équivalent, il faudrait rajouter des mots ou faire une inversion en mettant la phrase parlée après ... Mais vu que c'est dans tout le livre, je pense bien qu'il s'agit d'un parti pris par l'auteur. Une sorte de signature de style.
    A ce microscopique bémol près, j'ai vraiment beaucoup aimé et je vous le recommande chaudement. D'ailleurs j'espère que l'auteur nous livrera de nouvelles enquêtes d'Ami, le personnage est touchant et comme le disait justement d'un des libraires Fnac : Un bon petit policier rafraîchissant pour les amateurs de «detective stories»

    Lien : http://nekobus.wasabout.net/dotclear/index.php?post/386/Carmen-Duca-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par encoredunoir, le 18 janvier 2012

    encoredunoir
    Drôle d'expérience que celle des éditions Galimatias. Fondées il y a peu par Carmen Duca et Radu Bata, elles entendent faire connaître en France la littérature roumaine moderne et ont pour l'instant édité deux romans… de Carmen Duca et Radu Batan. Si cela ressemble donc à de l'autoédition, il n'en demeure pas moins que la petite maison a voulu faire les choses au mieux. Pour preuve ce volume édité en « Galimatias noir » – collection dont on peut espérer qu'elle accueillera vite de nouveaux auteurs pour s'étoffer – que Carmen Duca m'a gracieusement envoyé, d'une fort belle composition en ce qui concerne la maquette et la couverture (parce que oui, ça compte aussi).
    Mais parlons du livre lui-même. Sur une intrigue très classique, ce polar nous entraîne à la suite d'Amalia Bostan, dite Ami, secrétaire pour une agence de détectives. Une agence tout ce qu'il y a de commun qui fait autant dans la recherche de fugueurs que dans le constat d'adultère, jusqu'au jour où une cliente plutôt vindicative demande à ce que Théo, patron de l'agence, enquête sur la mort mystérieuse de sa sœur, que la police n'a jamais pu élucider. Désireuse de goûter un peu à l'action, Ami profite du fait que l'un des deux patrons associés soit absent pour s'imposer comme assistante dans cette enquête qui ne semble pas préoccuper plus que ça Théo. Elle va finalement réussir à débloquer quelques rouages qui vont les entraîner dans une affaire où se mêlent crimes et forces du hasard ou de la destinée.
    On l'a dit, voilà un roman qui, de prime abord, ne va pas entraîner le lecteur de polar bien loin des sentiers battus et, d'ailleurs, l'enquête elle-même, qui semble avancer plus par la grâce d'un rythme qui lui est propre, poussée par les forces du destin, n'est sans doute pas ce qui compte le plus. Certes, elle réserve quelques rebondissements essentiels au maintien d'une certaine forme de tension jusqu'au dernier d'entre eux, particulièrement inattendu. Mais, ce qui semble plus intéresser Carmen Duca, c'est bien le portrait d'Amalia dans laquelle elle se projette vraisemblablement et qui, avec un fatalisme certain qui ne cesse de grandir, se veut autant actrice que spectatrice du déroulement de cette affaire.
    L'originalité du roman tient essentiellement, en fin de compte au style d'écriture de Carmen Duca. Chiadé, recherché et doté d'une bonne dose d'autodérision plutôt rafraîchissante, il souffre toutefois de quelques scories qui peuvent s'avérer irritantes pour le lecteur, comme ces incises de dialogues formées selon une structure que l'on qualifiera ici d'ésotérique : « Vous avez rendez-vous ? inaugura Ami le questionnaire d'usage ». Sans doute faut-il y voir une carence au niveau de la relecture.
    À ces réserves près (auxquelles le chroniqueur ajoutera – mais ni lui ni l'auteur n'en sont responsables – un côté « girlie » qui le laisse parfois insensible), on dira que La fièvre des corps célestes, sans bouleverser le paysage bien encombré du polar est un roman qui, fondé sur une structure et un rythme classiques, a pour lui une certaine originalité dans le fond et une écriture atypique et plus légère qu'elle ne le paraît à la lecture, un peu déstabilisante, des premières pages. On est curieux en tout cas de voir ce que pourra donner un deuxième roman de cet auteur.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-la-fievre-des-corps-celest..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par gwenlaot, le 26 septembre 2011

    gwenlaot
    Masse critique, 2ème. Voilà, Galimatias noir vient de m'envoyer « La fièvre des corps célestes », en échange d'une critique.
    Premier abord ? Plaisant. Ce livre a une petite odeur de paille, un format agréable pour la lecture (pages assez larges), et une couverture originale.
    L'histoire ? Un policier. Amalia Bostan, secrétaire d'un cabinet de détectives passe dans la cour des grands en menant elle-même sa première enquête : une jeune femme est retrouvée morte, visiblement assassinée. Accompagnée de son détective en chef et d'un policier, elle part à la recherche d'indices… Cette enquête l'emmène entre autres en Italie et aux Etats-Unis. Les rebondissements s'enchaînent assez facilement.
    A mon avis quelques maladresses de style (exactement la même remarque que "Stouph" sur les dialogues, dont je viens de lire la critique), pardonnées par la bonne humeur qui se dégage du roman. Style enlevé, contexte moderne (astrologie, PNL,…), des personnages très bien « croqués »… Malgré les affaires traditionnellement sordides, la fantaisie de la détective rend l'ensemble léger (une agression entre deux recettes de cuisine par exemple !). Bref, un livre distrayant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Livreur, le 05 août 2011

    Livreur
    C'est un polar à l'ancienne avec des clins d'œil à Agatha Christie et Didier van Cauwelaert. On entre sur le bout des pieds dans cette aventure criminelle qui démarre à Grenoble mais on sort avec des artifices. Personnages sympathiques, joliment crayonnés, lecture plaisante, sans prise de tête, idoine pour les vacances.
    Vivement la deuxième enquête d'Amalia Bostan !
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Didynimes, le 23 novembre 2011

    Didynimes
    Tout d'abord je remercie Babélio et les éditions Galimatias, pour m'avoir permis de découvrir ce roman.
    En ce qui concerne l'aspect visuel du livre, il est fort plaisant, il attire l'oeil... Pour preuve, certaines personnes l'ayant vu dans mon sac, ont voulu savoir de quoi parlait le livre.
    En ce qui concerne le fond, c'est un roman original, j'ai bien aimé le coté "cosmique" des choses, malheureusement, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le vif du sujet. Je pense que c'est principalement du à l'écriture de l'auteure. Je n'ai pas accroché au style. Même si on s'y habitue, ce qui rend la fin du livre beaucoup plus passionnante que le début.
    Les personnages sont assez sympathique, et on a envie d'en savoir plus sur eux. Notamment Amy et Théo.
    J'ai aimé voyager avec les personnages, d'ailleurs le moment où ils se trouvent à Miami est une des parties les plus agréables.
    Le livre est assez court. Mais les questions qu'on se pose lors de la lecture sont toutes élucidées.
    Je le conseille à ceux qui aime les polars.

    Lien : http://didyk.canalblog.com/archives/2011/11/23/22782563.html#comments
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Livreur, le 03 août 2011

    C’était ainsi. Les passages mortifères étaient inscrits dans leurs cieux de naissance. Tout est marqué dans la matrice infinie du cosmos, comme dans une recette de cuisine : les ingrédients, les fluides, les liquides, les particules et le temps de cuisson. Dans la mécanique universelle, les corps du ciel sont d’abord incandescents. Après la coction, ils deviennent des planètes, de gros cookies sidéraux. Au milieu, l’homme, cet infime grain de poussière, programmé à vivre sa petite flamme de vie entre les coups de chaleur des corps célestes et les humeurs de son propre corps.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par gwenlaot, le 26 septembre 2011

    Elle sortit du bureau et arpenta le couloir sans but, comme une souris à la mécanique défaillante. Le fluide prémonitoire la mettait en vrac. Elle enclencha le programme inspire-expire en huit temps. Elle but d’un trait le thé tiède et ferma la porte à clé avant de retourner au lecteur. La cassette poussiéreuse prenait une valeur primordiale.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Stouph, le 25 septembre 2011

    Comme tous les vendredis, les artères de la ville étaient obturées. L'air était saturé par les exhalaisons des voitures prises dans la course hystérique du week-end, ignorant les messages utopiques des panneaux routiers "Au volant, restez courtois".
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Livreur, le 21 mai 2011

    C'est un polar à l'ancienne avec des clins d'œil à Agatha Christie et Didier van Cauwelaert. On entre sur le bout des pieds dans cette aventure criminelle qui démarre à Grenoble mais on sort avec des artifices. Personnages sympathiques, joliment crayonnés, lecture plaisante, sans prise de tête, idoine pour les vacances.
    Vivement la deuxième enquête d'Amalia Bostan !
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Stouph, le 25 septembre 2011

    - Comment ça va ?
    (...)
    Ami se concentra sur les sensations de son corps : un chaton aplati par un char Leclerc éprouverait les mêmes.
    - Couci-couci.
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La fièvre des corps célestes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz