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ISBN : 2070132358
Éditeur : Gallimard (13/04/2012)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 742 notes)
Résumé :
Al Kenner serait un adolescent ordinaire s'il ne mesurait pas près de 2,20 mètres et si son QI n'était pas supérieur à celui d'Einstein. Sa vie bascule par hasard le jour de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Plus jamais il ne sera le même. Désormais, il entre en lutte contre ses mauvaises pensées. Observateur intransigeant d'une époque qui lui échappe, il mène seul un combat désespéré contre le mal qui l'habite.

Inspiré d'un personna... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (173) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
25 septembre 2012
  • 3/ 5
Audiard disait : «  Quand les types de 130 kilos disent certaines choses , les types de 60 kilos les écoutent « .
Al Kenner a tout du colosse ! Véritable tour de contrôle de 2,20 m dépassant allègrement le quintal , il est de ces personnages qui attirent immédiatement une certaine camaraderie de complaisance à défaut d'une camaraderie certaine ! Ajouter à cela un QI supérieur à celui d'Einstein et vous aurez une idée assez précise de ce que fut l'un des sérial killer Américain les plus redoutables qui défraya la chronique dans les années 60 ! Alors , n'y voyez aucune poltronnerie de ma part à hésiter vouloir émettre un avis négatif à son encontre mais juste un instinct de survie bien légitime suscité par un éclair de lucidité aussi rare que salvateur ! Car en effet , en plus de ses caractéristiques hors norme , le p'tit Kenner possède un hobby des plus atypiques . Là où la majorité d'entre nous - alors jeunes fous-fous en mal de sensations fortes - se bornaient à pratiquer assidument le colin-maillard sur champ de mines voire la marelle pieds joints en diagonale , le gars al , lui , à ses nombreuses heures perdues , dessoudait , disséminait , flinguait , éparpillait façon puzzle ! Beaucoup . Trop .
Dugain - aucun lien de parenté avec notre Michel national et son big bazar , encore qu'avec Al...- , se fend d'un exercice littéraire peu commun . En effet , se basant sur la véracité historique du tristement célèbre Edmund Kemper – rebaptisé al Kenner pour l'occasion - , l'auteur prend le pari de nous immerger corps et âme dans ce qui aurait pu être la substantifique moelle de cet être aussi monstrueux que fascinant !
Il eut tout aussi bien pu l'intituler : moi , al Kenner , tueur en série , ma vie , mon oeuvre .
Majoritairement avéré , ce récit pourtant fictionnel est une réussite totale ! Sans véritablement faire dans le sensationnel et le gore , Dugain se focalise sur le pourquoi du comment du Pont de Ligonnès ! Une enfance pervertie aux cotés d'une mère castratrice , le passage incontournable par la case "  viens ici petit animal que je te décapite gentiment "  , les premiers émois sanguinaires...Dugain fait dans l'authentique , s'assurant , du coup , de la crédibilité de son oeuvre en devenir . Portrait magistral d'une Amérique en guerre ou tuer au vietnam devient un devoir national alors que , parallelement , le mouvement hippie contestataire essaime à tout vent , il fascine de par son approche intellectuelle et délivre un bouquin inclassable à fort relent d'improbable possibilité .
Belle écriture , beau bouquin , bon moment !
Avenue des Géants , véritable boulevard littéraire !
3.5 / 5
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LydiaB
17 janvier 2014
  • 5/ 5
Connaissez-vous Edmund Kemper ? de mon côté, j'ignorais son existence jusqu'à la lecture de ce livre. Cet homme est un tueur en série américain, ayant commencé ses crimes à l'âge de 15 ans. Ses grands-parents furent ses premières victimes. Surnommé "l'Ogre de Santa Cruz", il est toujours emprisonné à l'heure actuelle. Marc Dugain, dans ce roman, va largement s'inspirer de la vie de Kemper afin de créer son personnage, al Kenner. Création ? Peut-être pas finalement car le destin de son personnage est semblable en tous points, ou presque, à celui du tueur. Ce serait presque une biographie romancée si ce n'était un ou deux événements qui changent. Mais alors, me demanderez-vous, qu'a-t-il d'original, ce roman ?

Ce qui m'a le plus étonnée, c'est que bien que sachant ce qu'il s'est passé, après recherches, je me suis mise, au fur et à mesure, à douter, à me demander si al était vraiment le meurtrier. le roman est conçu de telle sorte que le lecteur entre dans la psychologie (romancée, cette fois, je vous l'accorde) du jeune homme. Et c'est justement ce qui fait froid dans le dos. al est d'un calme olympien, relatant les choses sans une once de pitié, sans aucun scrupule ni esquisse de regret.

Je n'ai toujours pas lu La Chambre des officiers, qui prend la poussière depuis quelques années sur mes étagères mais je vais aller le ressortir car le style de cet auteur m'a bien plu.
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canel
09 décembre 2012
  • 5/ 5
Né aux Etats-Unis en 1948, Al Kenner est le fils non désiré d'un couple mal assorti. Après le divorce parental, il se voit confier à ses grands-parents à l'adolescence. La grand-mère est castratrice, exigeante, et le grand-père ferme les yeux pour ne pas avoir d'ennuis avec sa redoutable épouse. Ces environnements destructeurs conduisent Al à l'irréparable à quinze ans. Il échoue alors à l'hôpital psychiatrique, où il est suivi par un médecin d'une grande sensibilité, aux paroles sages, apaisantes, déculpabilisatrices... On comprend vite que ce séjour sera suivi d'une longue incarcération, puisque le récit de la jeunesse d'Al alterne avec des visites d'une femme au parloir, alors qu'il a plus de soixante ans.
Brillant roman ! Parfaitement construit, riche en réflexions et dialogues pertinents, au contexte socio-politique passionnant. Un personnage hors du commun, de par sa stature, son intelligence extraordinaire et son prétendu 'manque d'empathie'. Il apparaît tout aussi fascinant et émouvant que dérangeant et répugnant. On découvre peu à peu toute l'horreur de son enfance, qui explique ses comportements surprenants et excessifs - envers les femmes en général et sa mère en particulier, mais aussi son dégoût du mouvement hippie, son attirance pour la guerre du Vietnam... Le malaise croît au cours du récit : comment Al en est-il arrivé là ? L'auteur nous y amène subtilement, après avoir fait germer quelques doutes. Et le final est époustouflant, bouleversant, terrifiant.
Cette lecture choc (un de mes coups de coeur 2012) m'a rendue impatiente de découvrir les autres ouvrages de Marc Dugain.
[l'idéal est de ne rien savoir de la trame et du personnage avant de découvrir cet ouvrage, pour qu'il revête toute la puissance qu'il mérite]
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mariech
18 mai 2012
  • 4/ 5
Al Keener a défié la chronique dans les années 60 , il est un des plus célèbres tueurs des Etats - Unis .
A 15 ans , il mesure 2 m20 et pèse plus de 100 kg , il est l'aîné d'une fratrie de trois , il a deux soeurs plus jeune , son père mesure 2m10 et sa mère 1m90.
Le jour de l'assassinat du président Kennedy , il tue ses grands -parents paternels chez qui il avait été envoyé parce que ses parents n'en pouvaient plus . Il vit avec sa mère jusqu'au jour , où elle retrouve dans ses affaires , un chaton décapité , acte qu'il fait , suite à une dispute avec sa mère ' pour la punir ' . Sa mère l'envoie chez son père mais peu de temps après , son père lui demande de partir car il fait peur à sa nouvelle femme .C'est comme ça qu'il se retrouve chez ses grands -parents qu'il connaît à peine , un jour il a ' envie ' de voir comment se serait de tuer quelqu'un , et il tue sa grand -mère avec une arme reçue pour son quinzième anniversaire pour tuer les lapins , quand son grand-père revient des courses , il le tue car al se dit que son grand-père ne se remettrait jamais de la mort se sa femme , il dira plus tard aux enquêteurs qu'il regrette car s'il ne supportait pas sa grand-mère , il aimait bien son grand-père .
Il leur vole de l'argent et d'achète une moto , après quelques jours , il en a marre et se dénonce en appelant son père . Il fera cinq années d'hôpital psychiatrique , avant d'être déclaré guéri , son casier judiciaire sera totalement blanchi . Malheureusement , sa carrière de meurtrier est loin d'être terminée ....
Marc Dugain se met à la place du tueur qui a un QI exceptionnel supérieur à celui d' Einstein , qui tue sans états d'âme , qui réussira à tromper tous les experts .
Les plus belles pages du livre sont celles qui dépeignent la société américaine , celle des années 60 avec ses paradoxes qui font cohabiter les jeunes qui vont se battre au Vietnam et tous les hippies qui ont voulu changer le monde , deux visions incompatibles , notre société de consommation actuelle est également égratignée .
Difficile de lire certaines pages qui donnent froid dans le dos mais il faut reconnaître que l'auteur s'en sort magistralement , jamais de détails sordides , c'est l'imagination qui est mise à rude épreuve , l'auteur évoque les faits de façon clinique , comme si on était dans la tête du meurtrier , la chronologie avec ses retours en arrière est fabuleuse .
Ce qui m'a interpellé aussi , c'est la disparition totale de la famille , le père n'a jamais plus donné de nouvelles , les deux soeurs sont mortes et la mère , on le découvre dans la lecture ....
C'est un livre très bien écrit , mais ce n'est pas ' un beau livre ' , c'est une plongée dans ce qu'il y a de pire dans l'humanité . Glaçant .
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palamede
10 janvier 2017
  • 3/ 5
Encore une histoire de serial Killer. Celle-la a été inspirée à Marc Dugain par la vie et l'oeuvre d'Edmund Kemper, un assassin américain hors normes.
Grand, très grand, intelligent, très intelligent, dérangé, en fait un vrai malade (diagnostiqué schizophrène paranoïde) qui, comme presque tous ces semblables, a eu une enfance traumatisante. Mais une mère qui vous déteste n'est pas une excuse pour zigouiller à 15 ans ses grands-parents, puis assassiner d'innocentes jeunes filles pour finir par éliminer sa marâtre.
Tout le problème est là, si al Kenner (alias Edmund Kemper) avait eu une enfance normale, sa maladie mentale, faisant naître ce monstre froid, se serait-elle exprimée ? Personne semble-t-il n'a de réponse, mais la question, bien posée dans ce roman, génère une réflexion intéressante sur un sujet qui, il faut bien le dire, fascine un peu malsainement les foules.
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Les critiques presse (9)
LaPresse30 juillet 2012
On décèle bien sûr dans Avenue des Géants la fascination toute française pour l'Amérique mythique, mais le récit est exempt de clichés, très précis, d'une écriture limpide et sans détour. Marc Dugain tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page et nous mène ainsi en bateau, comme Kenner a toujours su tromper les gens sur sa vraie nature, tout en restant dangereusement inquiétant
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama09 mai 2012
Ce qui frappe, dans ce roman, c'est la cohérence et la complexité infinie du personnage, dont les pensées conduisent la narration implacable.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs02 mai 2012
Précis, documenté, Dugain manifeste une fois de plus cette faculté d'illusionner le lecteur, où Balzac, qui en connaissait un rayon, voyait la qualité première du romancier.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress26 avril 2012
Avec ce livre qui remue tous les mythes américains et leurs rêves avortés, Marc Dugain secoue sa langue maternelle, imagine des tournures, des néologismes, des coups d'accélérateur, des bouffées d'humour.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir23 avril 2012
En se mettant dans la peau d'un géant très intelligent […], [Marc Dugain] explore une personnalité complexe. […] Avenue des Géants est, pour cela, un livre inquiétant et bourré de questions sans réponses.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro20 avril 2012
Un roman percutant et perturbant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint17 avril 2012
Jamais Dugain ne s'est approché aussi près de la folie des hommes. Avec ce nouveau roman époustouflant, il arpente désormais l'avenue des géants.
Lire la critique sur le site : LePoint
LesEchos17 avril 2012
La force du sujet, l'intelligence du propos, la qualité de l'écriture, l'usage maîtrisé d'un humour de second degré et la construction sophistiquée du roman font qu'on ne le lâche que dans l'urgence de le reprendre en main. On est aspirés par la spirale de cette tragédie qui n'est pas seulement celle d'un homme (...), mais aussi d'un pays, l'Amérique des années 1960, celles de l'assassinat des Kennedy et du Festival de Woodstock.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress12 avril 2012
Avec Avenue des Géants, l'auteur de La Chambre des officiers se glisse subtilement dans le personnage d'un serial killer californien.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (140) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko04 janvier 2017
Le seul tort d'Orwell c'était de croire que le totalitarisme prendrait un visage terrifiant. Oh non! Rien de tout cela, pour autant que vous acceptiez la petite musique mièvre des réseaux sociaux, que vous acceptiez l'obsolescence de tout ce que vous achetez au bout d'un an, que Sisyphe n'ait pour tout repos que la période des soldes, que Google sache tout de vous et puisse éventuellement le monnayer aux flics, qu'on puisse vous localiser à tout instant avec votre téléphone, vous ne risquez rien. L'humanité souffrira de moins en moins et ne manquera de rien, mais elle va sacrément s'emmerder à arpenter les parcs nationaux, en file indienne, pour regarder ce qu'il restera de la nature parce ce que des abrutis auront pensé que faire des enfants en nombre est une bonne chose pour l'espèce. La promiscuité que nous promet la démographie, je n'ai pas envie de la vivre.
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kuroinekokuroineko04 janvier 2017
Je suis resté ainsi une bonne heure à regarder les gens en me disant que toute cette histoire de vie n'avait aucun sens. Pas un de ces promeneurs n'avait la moindre chance de survivre aux cent ans à venir et l'histoire de notre espèce m'apparaissait comme celle d'un génocide par le temps. Chaque génération se débattait dans ses petites histoires avant de peupler en masse les cimetières. J'avais un sacré coups de blues, je ne le nie pas. J'aurais pu me mettre une balle dans la tête aussi bien que flinguer tous ces freaks ou ces vieux qui marchaient dans le parc, animés par des raisons obscures et connues d'eux seuls.
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kuroinekokuroineko04 janvier 2017
Il règne à Santa Cruz une fausse quiétude nonchalante de ville universitaire. Difficile d'imaginer ce coin en tas de cendres si la faille de San Andreas venait à bouger. Un massacre, voilà ce qu'il adviendrait, toute la côte californienne ne serait que drame et désolation. L'enfer n'est jamais loin du paradis, mais les gens ne veulent pas le savoir, ils dorment comme si une bonne étoile veillait sur eux. Ils passent leur temps à se construire des enclos pour les chèvres naines qu'ils sont. Ils amassent, collectionnent, le regard fixé sur la pointe de leurs chaussures. Ils ne leur vient jamais l'idée de se demander ce qu'ils fichent là. Dès que quelqu'un se fait trucider autour d'eux, leur propre vie prend une saveur insoupçonnée. Les meurtres ne les horrifient pas, ils donnent une valeur inespérée à leur cheminement mesquin.
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kuroinekokuroineko05 janvier 2017
Si on veut critiquer les mauvaises choses, il faut être capable de reconnaître les bonnes.
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kuroinekokuroineko04 janvier 2017
Je me suis senti souvent coupable, mais c'était quand je ne savais pas de quoi.
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