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ISBN : 2070314405
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Décrété mort par son père, la veille de ses vingt ans. Mort pour la cause, la bonne, mort pour la France. Voilà un drôle d'anniversaire, en cette année 1940. Elevé dans une modeste famille de la banlieue parisienne, au bord de l'hippodrome de Champigny et dans les murs ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par antibouille, le 04 décembre 2012

    antibouille
    Encore un très bon livre de cet auteur que j'apprécie vraiment.On partage très vite les sentiments éprouvés par son héros qui se trouve un peu malgré lui enrolé dans la Résistance et devient peu à peu un élément important du dispositif.
    Pour ceux qui n'ont pas vécu cette époque ce livre est très révélateur de l'état d'esprit des français; ainsi résumé..."1% de résistants, 1% de collaborateurs zélés et 98% de pauvres gens ballotés entre la faim, le désespoir et l'irrépressible nécéssité de trouver des responsables à leur malheur"
    La difficulté de réinsertion après la fin de la guerre est particulièrement bien traitée .."La France des collaborateurs qui avaient cru bien faire laissait place à celle des récupérateurs." Marc Dugain aborde avec le recul nécessaire cette période peu glorieuse et son écriture très fluide et sans prétention nous fait apprécier pleinement l'humanité de ses personnages et même le côté romanesque de son récit.Du bel ouvrage.
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    • Livres 5.00/5
    Par bacoltrane, le 05 juin 2009

    bacoltrane
    Pierre Joubert est un garçon de vingt ans en 1941. Avec la complicité d'un médecin, son père organise sa fuite pour rejoindre la Résistance. (le médecin délivre un certificat de décès. Pierre Joubert prend une autre identité).
    Il conduit des missions périlleuses où il croisera l'amour de Mila, chef de son réseau. (il arrive à infiltrer des Officiers sous-mariniers qui dans l'amitié lui confient leur jour de mission et donc de sortir de la Rade en sous-marin. Il en informe ainsi l'aviation anglaise fait mouche). le souvenir de Mila persistera au-delà de la guerre.
    Après la Libération, il cherchera à retrouver Mila, chef de son réseau, arrêtée peu de temps avant lui ; est-elle toujours en vie ?
    La retrouvaille, en Israël est très belle plus marquée sous le signe de la complicité et de l'amitié que de l'amour.
    Marc Dugain a un magnifique sens de la narration, ainsi que celui de la formulation de ses perceptions toujours bien à propos, très imagée et originale. Des points de vue toujours aussi pertinents et sarcastiques ! Un livre très dense et émouvante ! La quête d'un amour qui se transforme en amitié.
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    • Livres 3.00/5
    Par Ancolie, le 18 juillet 2012

    Ancolie
    Pierre a la vingtaine en 1940. Il ne choisi pas vraiment son destin. Sous la pression de son père qui préfère voir son fils dans la clandestinité plutôt qu'enrôlé dans le travail obligatoire, il s'engage dans la résistance.
    On ne traîne pas, on est tout de suite emporté dans l'histoire et ce mouvement est soutenu par une écriture forte, implacable et sans complaisance.
    La manière de regarder le monde et de traverser les événements du personnage principal, souvent détaché à ce qu'il lui arrive, ne m'a pas emballée. Cela manque de vivacité à mon goût. Mais de façon un peu contradictoire, c'est cela aussi que j'ai aimé dans ce roman, une cohérence et une continuité dans la façon dont le héros agit. C'est froid, sobre mais pertinent aussi. Bref, je suis mitigée entre des émotions que je n'aime pas ressentir en lisant et par l'auteur qui réussit finalement à me les faire accepter. Un écrivain de talent ce Marc Dugain
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    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 09 avril 2012

    MarieC
    Un peu comme l'Etranger de Camus, le narrateur a fait la Résistance sans vraiment s'y sentir impliqué. Son père, militant communiste, lui annonce qu'il doit passer pour mort afin de pouvoir rejoindre la Résistance. le jeune homme s'exécute (au sens propre ?) et va sur ordre, passer 3 ans dans la clandestinité, le plus souvent sans réellement comprendre les raisons de ses actes, puisque les organisations sont cloisonnées par sécurité. Son parcours est cependant exemplaire, à la fin de la guerre, les nazis le considèrent comme particulièrement dangereux... Jamais pourtant il n'agit par idéal, politique ou patriotique, ni n'affirme aucun principe. Sa sympathie pour un équipage de sous-mariniers allemands ne l'empêche pas de transmettre les informations qui vont les faire tuer, malgré des difficultés qui auraient pu l'en en dédouaner. Toutes ses pensées vont à quelques personnages qu'il rencontre, Mila, sa chef de réseau à laquelle il voue un amour aussi absolu que silencieux, un sous-marinier allemand, dont il finit par élever le fils, un résistant rencontré en prison. Au retour de la paix, il poursuit cette vie sans convictions, en épousant une femme qu'il n'aime pas, mais que ses parents apprécient, en adoptant une profession qui ne le passionne pas. Servi par une écriture simple et fluide, ce récit assez court touche au cœur, par sa simplicité et ses étranges ambiguïtés.
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    • Livres 5.00/5
    Par Giwago, le 28 avril 2008

    Giwago
    Encore un très bon livre de Marc Dugain, qui fait toujours preuve d'originalité dans la manière dont il traite les sujets qu'il a choisis pour objet de ses romans, même si, de prime abord, lesdits sujets peuvent paraître classiques. le style est magnifique, donnant, à chaque fois, un texte ciselé comme la plus fine pièce de joaillerie… Quand j'ai refermé ce livre, une très grande émotion m'a envahi en repensant à l'histoire de cet « homme normal » entraîné presque malgré lui dans ce tourbillon de violences que fut la Seconde Guerre mondiale ; émotion que je ressens de plus en plus rarement avec un livre.
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Citations et extraits

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  • Par bacoltrane, le 05 juin 2009

    C'était une intellectuelle, son corps semblait n'être que l'accessoire de son esprit et la platitude de ses formes l'affichait. (p 43)
    Si seulement encore les Allemands avaient été seuls. Mais ça fleurait tellement la guerre civile. La France se divisait en trois tas inégaux. Le plus gros, celui qui pensaient qu'il était urgent de ne pas se faire remarquer et qui s'affairaient comme des petits mammifères à l'approche des grands froids. Un tas moins gros de gens polis, qui savaient recevoir et qui trouvaient seyante la mode des invités. Qui prenaient un certains plaisir à nous passer à la question et nous finir au grand ball-trap organisé en l'honneur des Allemands. Le plus petit tas, c'était nous.
    p 70
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  • Par Ancolie, le 18 juillet 2012

    Ils te fusillent dans la cour de la prison. Ou ils t’envoient en déportation. Et là, tu finis découpé en petits morceaux, prêt à l’emploi pour l’industrie allemande. Ils font du savon avec ta graisse, des oreillers avec tes cheveux, ils recyclent tes plombages et te volent tes dents en or si tu en as. C’est encore pire. Crois-moi, il veut mieux être fusillé. J’ai l’impression qu’ils réservent la déportation à ceux qui dans leur esprit méritent plus que la mort : l’humiliation et la négation de leur existence. Les nazis auront montré à l’humanité qu’ils pouvaient faire plus que de faire mourir les gens. C’est tout ce qui restera d’eux.
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  • Par Lysiane7, le 13 octobre 2012

    Mentir demande plus d'intelligence que de dire la vérité. Tous ceux qui s'installent dans la duplicité le savent. En dévalant la dernière dune qui menait à mon affectation j'avais le coeur serré. La peur sans doute de ne pas être à la hauteur du personnage.......

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