> Jean-Yves Tadié (Préfacier, etc.)
> Gilbert Sigaux (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070405370
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 4.4/5 (sur 208 notes) Ajouter à mes livres
Quatrième de couverture : « Attendre et espérer », voilà toute la sagesse d'Edmond Dantès. Fier marin sur le point d'être nommé capitaine et d'épouser sa bien-aimée, Mercédès, il est arrêté. Dénoncé comme bonapartiste il est enfermé au château d'i et attendra quatorze a... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par iarsenea, le 01 juillet 2011

    iarsenea
    Mon résumé :

    Deux jeunes hommes jaloux du bonheur d'Edmond Dantès, un jeune homme de dix-huit ans tout juste nommé capitaine d'un important vaisseau et allant se marier avec la belle Mercédès, conspirent contre lui et l'accusent de bonapartisme. Malgré le peu de crédibilité qui peut être accordé à cette dénonciation, le substitut du procureur du roi chargé de juger l'affaire, fait emprisonner le jeune homme au château d'If pour avoir bonne réputation auprès du roi et ainsi avoir un poste à la hauteur de son ambition.
    Dantès passera de nombreuses années enfermé dans le cachot de cette affreuse prison, mais le hasard lui fait rencontrer l'abbé Faria, vieil homme d'église aussi accusé de bonapartisme et traité en fou malgré son intelligence hors du commun. Ensemble, ils concoctent un plan d'évasion. L'abbé ne vit malheureusement pas assez longtemps pour voir ses plans réalisés, mais Dantès trouve un moyen original de s'enfuir suite à la mort de ce dernier.
    Sur son lit de mort, Faria dévoile à Dantès le secret d'un trésor bien gardé sur l'île de monte cristo. Bien que ne sachant pas s'il doit accorder foi à une histoire qui paraît aussi saugrenue, Dantès se rend sur l'île quelques mois après sa spectaculaire évasion, pour découvrir le trésor à l'endroit exact où Faria lui a dit qu'il se trouverait.
    Ainsi commence la mission que s'est donné Dantès. Se venger des personnes qui, pour des raisons différentes, l'ont fait emprisonner et vivre un calvaire pendant de nombreuses années. Prenant tour à tour différentes identités, dont celle du Comte de monte cristo, et utilisant intelligemment la fortune dont il est maintenant le possesseur, il réalisera un plan diabolique de longue haleine dans le but unique de faire souffrir ses bourreaux.
    Le premier tome prend fin alors que cette quête est depuis assez longtemps débutée. On voit très bien où Le Comte de Monte Cristo veut en venir, mais on ne sait pas encore vraiment comment il compte s'y prendre. J'ai bien hâte de découvrir la suite !

    Mon commentaire :

    On m'avait bien dit que Le Comte de Monte Cristo était une très bonne histoire, mais jamais, ô grand jamais je n'aurais crû si bien me prendre au jeu. Malgré les quelques longueurs de ce roman, je prends un énorme plaisir à lire cette histoire, et je dois dire que je déguste les dialogues qui s'y trouvent. Il ne fait aucun doute pour moi que Dumas était un homme très cultivé, et qu'il avait une très grande expérience du monde, car cela transparaît dans son écriture. La navigation, l'Orient, la chimie, la médecine, la littérature, le théâtre, la musique... rien ne semble manquer à son éducation. Aussi est-ce un véritable délice pour moi de le lire.
    Quant à l'histoire elle-même, elle est prenante, il faut le dire. On perçoit l'intelligence du plan du Comte de monte cristo, mais l'ardeur et la patience qu'il met à exécuter son plan rend son ambition un peu pathétique, je dois dire. Sa vantardise me rebute aussi, mais elle fait partie intégrante du personnage. Le Comte de Monte Cristo ne serait pas lui-même s'il ne se vantait pas de sa fortune et de son intelligence, n'est-ce pas ?
    En fait, la plupart des personnages ne m'ont inspiré aucune compassion. Je n'ai réussi qu'à véritablement aimer que quelques uns des personnages qui, le plus souvent, étaient très secondaires : le vieux père de Dantès, Mercédès et l'abbé Faria. Voyons maintenant si cela changera avec la deuxième partie de cette longue mais passionnante histoire !

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2011/07/le-comte-de-monte-cris..
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  • Par Skarn-sha, le 27 février 2011

    Skarn-sha
    L'histoire est relativement basique mais les intrigues sont captivantes.
    Dumas nous peint des personnages profonds, nuancés et fortement humains, surtout dans leurs faiblesses.
    Les premiers chapitres sont très simples. le lecteur suit la chute de Dantès, suivi de son évasion. Il est très facile dans cette première partie de s'identifier au héros.
    Suite à sa transformation en Comte de Monte-Cristo (dont le nom signifie le mont du Christ), Dantès est décrit comme une sorte de Christ vengeur.
    En effet, sa déchéance pourrait être comparé à la crucifixion du Christ et son évasion du château d'Ifs à sa résurrection.
    Finalement, il devient Le comte de Monte-Cristo et devient symboliquement une sorte de dieu, et donc ne relève plus de la justice des hommes et est dès lors apte à récompenser les justes et punir les vils.
    Dantès recherche la vengeance, mais préfère la provoquer plutôt que de l'accomplir.
    En effet, à l'opposé des héros modernes qui iraient directement massacrer les coupables, il procède comme un joueur de billard en déclenchant un événement dont il à prévu l'issue et qui en provoquera un autre, puis un autre, pour arriver finalement à l'objet de sa vengeance.
    Une vengeance qui, calculée au moindre événement et magistralement exécutée, nous fait réfléchir sur les notions mêmes de justice et d'humanité.
    La vengeance est-elle ou non une solution appropriée ? Apportera-t-elle quelque chose à l'exécuteur ou le rapprochera-t-elle de ses bourreaux ?
    La loi de Talion est-elle justifiable dans certaines circonstances ?
    Dumas ne juge, ni de défend cette loi, mais nous dépeint juste la scène, nous laissant le loisir de décider par nous même.
    Alexandre Dumas, grâce à son sens des détails et de l'intrigue, réussi à nous captiver pendant près de 1700 pages à partir d'une trame très simple et un peu soumise au hasard.
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    Lien : http://lombredeskarnsha.blogspot.com/2011/02/le-comte-de-monte-crist..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par coquelicot5602, le 25 novembre 2011

    coquelicot5602
    Le comte de Monte-Cristo est un grand classique de la littérature! Ecrit par Alexandre Dumas, il raconte l'histoire d'un jeune homme ajustement accusé de bonapartisme et emprisonné pendant 14ans avant de réussir à s'évader.
    Il prend ensuite une nouvelle identité, "Le comte de Monte-Cristo" et, devenu riche, il entreprend de se venger de ses accusateurs un à un.
    Dumas nous laisse pantois face à cette oeuvre majeure. La narration est simple, ponctuée de touches d'humour "à la Dumas". Il est difficile de lâcher le livre tant l'histoire est passionnante!
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 21 avril 2011

    cicou45
    Magnifique roman d'Alexandre Dumas contre lequel on ne peut que s'offusquer. En effet, celui-ci parle d'une énorme injustice faite sur le personnage d'Edmond Dantès. L'histoire se déroule au début du règne de Louis XVIII et notre héros est accusé à tord de bonapartisme avant d'être emprisonné dans la célèbre prison du château d'If, située sur l'île du même nom. de par sa position géographique, personne n'aurait peu imaginer que quelqu'un puisse s'enfuir de cette prison . Pourtant, c'est ce que réussira à faire Edmond Dantès au bout de quatorze années d'emprisonnement, grâce à l'aide précieuse d'un autre détenu, l'abbé Faria. Ayant également découvert un trésor d'une valeur inestimable, Edmond décide alors de regagner la terre ferme et de se mêler à la population, tout en dissimulant son identité.
    Roman écrit de la plume d'un auteur qui est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands auteurs du XIX ème siècle. À lire !
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    • Livres 4.00/5
    Par jwpack, le 29 mars 2012

    jwpack
    J'ai honte, mes amis. Quel opprobre! Je ne connaissais Alexandre Dumas que de nom. Vous avez bien compris, je n'avais jamais lu ses oeuvres, ni même Les trois mousquetaires. Quel piètre chroniqueur littéraire je fais! Par contre, je vous affirme que je me reprends aujourd'hui.

    Je vous présente donc « Le comte de Monte Cristo, tome 1 ». Il fut achevé en 1844 et écrit en collaboration avec Auguste Maquet. Il est intéressant de savoir que le roman a été inspiré de faits réels de la vie de Pierre Picaud.

    Alors, nous sommes devant une histoire de trahison et de vengeance. Imaginez un instant d'être incarcéré pendant quatorze ans sans savoir pourquoi. Un cachot froid et noir avec comme seul compagnon un vieux fou dans la cellule voisine. Il a fallu que vous creusiez un passage entre les deux cages, sinon il vous était impossible d'avoir de relation sociale et humaine. C'est la principale trame de ce premier tome.

    Nous suivons notre héros à travers ces sentiments comme des montagnes russes. La naïveté qui habite Dantès, tout au début, se transforme en soif de vengeance. Je ne me doutais pas que ces feuilles contenaient un tel récit. J'avais préjugé l'oeuvre comme étant bourgeois à n'en plus finir, mais ce n'est pas le cas. Nous sommes ici devant l'émotivité, la fragilité de l'humain et la trahison à son plus fort.

    La plume nous transporte littéralement et nous incite à tourner les pages de plus en plus. On y croise quelques longueurs en cours de route, mais il n'y a rien de vraiment désagréable. En fait, il est facile de se plonger dans cet univers, toujours en constatant la méchanceté de certaines personnes égoïstes. Ce premier volet démontre bien l'ampleur du drame qu'a subit ce malheureux et la lourdeur de ce passé.

    Séparé en deux tomes, donc, ce premier nous dévoile la situation initiale du héros, la destruction de son existence par d'ignobles antagonistes, sa longue incarcération et finalement son évasion. La découverte d'un trésor (lequel? Il faut le lire pour le savoir) est grisante et nous laisse rêver nous-mêmes aux terribles représailles qui attends ses ennemis. Par contre, lorsqu'on traite de vengeances, on doit aussi parler de récompenses. Dantès respecte ceux et celles qui l'ont vraiment aimé dans sa vie passée, bien qu'ils soient peu nombreux.

    Finalement,

    Voici une oeuvre que je vous conseille. Les quelques longueurs m'empêchent d'en faire un coup de coeur, mais un 9 sur 10 semble approprié. Je vais très bientôt lire le tome 2, pour connaître les terribles ripostes qui attendent ces traîtres maudits, et je m'en délecterai!

    On aime : les bases véridiques, la plume, le récit palpitant et emportant, les personnages attachants ou très détestables.

    On n'aime pas : la longueur de certains passages qui m'ont fait bailler à quelques reprises.

    Lien : http://www.sergeleonard.net/2012/03/14/le-comte-de-monte-cristo-tome..
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 21 juin 2011

    « Nous sommes au 30 juillet 1816; que dites-vous donc ? il n'y a que dix-sept mois que vous êtes prisonnier.
    -Que dix-sept mois ! reprit Dantès. Ah ! monsieur, vous ne savez pas ce que c'est que dix-sept mois de prison : dix-sept années, dix-sept siècles ; surtout pour un homme qui, comme moi, touchait au bonheur, pour un homme qui, comme moi, allait épouser une femme aimée, pour un homme qui voyait s'ouvrir devant lui une carrière honorable, et à qui tout manque à l'instant ; qui, du milieu du jour le plus beau, tombe dans la nuit la plus profonde, qui voit sa carrière détruite, qui ne sait si son vieux père est mort ou vivant. Dix-sept mois de prison, pour un homme habitué à l'air de la mer, à l'indépendance du marin, à l'espace, à l'immensité, à l'infini ! Monsieur, dix-sept mois de prison, c'est plus que ne le méritent tous les crimes que désigne par les noms les plus odieux la langue humaine. Ayez donc pitié de moi, monsieur, et demandez pour moi, non pas indulgence, mais la rigueur; non pas une grâce, mais un jugement; des juges, monsieur, je ne demande que des juges ; on ne peut pas refuser des juges à un accusé. »
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  • Par elbrado, le 19 avril 2012

    Pendant ce temps, le bourreau s’était placé de côté et la masse en arrêt ; alors, sur un signe, les deux aides s’écartèrent. Le condamné voulut se relever, mais avant qu’il en eût le temps, la masse s’abattit sur sa tempe gauche ; on entendit un bruit sourd et mat, le patient tomba comme un bœuf, la face contre terre, puis d’un contrecoup, se retourna sur le dos. Alors le bourreau laissa tomber sa masse, tira le couteau de sa ceinture d’un seul coup lui ouvrit la gorge et, montant aussitôt sur son ventre, se mit à le pétrir avec ses pieds.
    À chaque pression, un jet de sang s’élançait du cou du condamné.
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  • Par elbrado, le 16 avril 2012

    Trois compartiments scindaient le coffre.
    Dans le premier brillaient de rutilants écus d’or aux fauves reflets.
    Dans le second, des lingots mal polis et rangés en bon ordre, mais qui n’avaient de l’or que le poids et la valeur.
    Dans le troisième enfin, à demi plein, Edmond remua à poignée les diamants, les perles, les rubis, qui, cascade étincelante, faisaient, en retombant les uns sur les autres, le bruit de la grêle sur les vitres.
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  • Par zepherina, le 24 janvier 2011

    Danglars était un de ces hommes de calcul qui naissent avec une plume derrière l’oreille et un encrier à la place du cœur ; tout était pour lui dans ce monde soustraction ou multiplication, et un chiffre lui paraissait bien plus précieux qu’un homme, quand ce chiffre pouvait augmenter le total que cet homme pouvait diminuer. Danglars s’était donc couché à son heure ordinaire et dormait tranquillement.
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  • Par zepherina, le 24 janvier 2011

    -Le roi ! Je le croyais assez philosophe pour comprendre qu’il n’y a pas de meurtre en politique. En politique, mon cher, vous le savez comme moi, il n’y a pas d’hommes, mais des idées ; pas de sentiments, mais des intérêts ; en politique, on ne tue pas un homme : on supprime un obstacle, voilà tout…
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