> Claude Schopp (Éditeur scientifique)

ISBN : 2221064577
Éditeur : Robert Laffont (1993)


Note moyenne : 4.36/5 (sur 115 notes) Ajouter à mes livres
La vengeance est un plat qui se mange froid, mais certains l'assaisonnent avec un raffinement tel qu'ils l'élèvent au rang d'une gastronomie. Edmond Dantès, le héros du Comte de Monte-Cristo, est de ceux-là. Jeune marin, âme candide et fils modèle, il semble promis au b... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sgmaster, le 19 juillet 2010

    sgmaster
    Le Comte de Monte Cristo est, avec Les trois mousquetaires, l'une des oeuvres les plus connues de Dumas. Paru en 1844 sous forme de feuilleton, le génie de l'auteur prend toute sa forme dans cette histoire de vengeance:
    Edmond Dantès est une jeune marin de Marseille. Tout lui sourit! Son armateur va le nommer capitaine, il va se marier avec une très jolie femme nommée Mercedes, qui l'aime en retour. Mais le comptable du bateau visait sa place d'officier, et un soupirant de Mercedes refuse d'admettre que la belle a jeté son dévolu sur le jeune marin. Aidés d'un complice, les deux intrigants vont l'accuser faussement de bonapartisme. Il est emprisonné le jour de ses fiançailles. le procureur du roi, bien que persuadé de son innocence, le transfère au Château d'If pour protéger des intérêts personnels.
    Dantès passera 14 ans derrière les barreaux. Il y rencontrera l'abbé Faria, homme savant qui fera l'éducation du marin malchanceux. Il lui apprendra surtout l'emplacement d'un fabuleux trésor. A la mort de l'abbé, Dantès s'évade et parvient à mettre la main sur ce trésor. Il passe les années suivantes à parcourir le monde, aidé par cette fortune cachée, devient l'ami de contrebandiers corses, de bandits romains, et des grands de ce monde. Puis il va à Paris pour retrouver ceux qui l'ont fait accuser. Ces derniers ont aussi fait fortune. Pire, Mercedes s'est mariée à l'un d'eux. Dantès, devenu Le Comte de Monte Cristo ne souhaite qu'une chose: se venger...
    C'est là que réside la force de ce roman: L'imagination dont fait preuve le comte pour ourdir toutes sortes de machinations diaboliques. Mais ce qui frappe le plus, c'est l'évolution du personnage. On a du mal à croire que monte cristo était autrefois Edmond Dantès, jeune marin qui, très humble (à la limite un peu benêt), ne comprend pas qu'on l'emprisonne. Des années après, il devient un homme manipulateur, peu respectueux de la vie humaine (la façon dont il parle d'Ali son serviteur en est une preuve), vaniteux mais délicieusement arrogant. On arrive presque à le détester, mais il faut l'avouer, on souhaite qu'il parvienne à ses fins, et là, parfois la cruauté et la manipulation psychologique sont à leur paroxysme. Car monte cristo, homme raffiné, ne se contente pas de vouloir les accuser ou les tuer. Il n'est pas un meurtrier, c'est beaucoup plus subtil. Il les manipule avec habilité, les pousse à la disgrâce, ou au suicide. Il dévoile (ou plutôt fait deviner)sa véritable identité au dernier moment. Il veut surtout leur faire perdre leurs places dans le rang social, acquises de manière malhonnête.
    Si Dumas parlait d'amitié, d'honneur, de courage dans ses mousquetaires, c'est l'inverse pour monte cristo. Ici tout n'est que perfidie, orgueil, avarice, vengeance... mais j'ai eu beaucoup de mal à lâcher ce livre. Un avantage des romans qui paraissaient en feuilleton au XIXe siècle: le suspense à chaque fin de chapitre qui obligeait le lecteur à acheter le journal suivant pour connaître la suite. Ca marche aussi en volume. J'ai avalé les 1400 pages en 2 semaines (un record pour moi). En somme, un livre excellent!
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    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 14 mars 2012

    aaahhh
    Contrairement à tout ce que j'avais entendu dire avant de lire le livre, pour moi, "Le comte" n'est pas qu'une histoire de vengeance, loin de là. C'est une histoire d'amour et de haine, une histoire d'intelligence, une histoire de respect, d'amitié, d'humour, de plaisir...
    Quelle délectation cela dit, de suivre au fil des pages avec quelle ruse et quelle finesse, la justice est rétablie!
    Un style très agréable à lire, un scenario époustouflant, une grande dose d'humanité... ce fut sans aucun doute une de mes lectures préférées!
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    • Livres 5.00/5
    Par sorcillia, le 21 mai 2012

    sorcillia
    J'adore ce roman, encore un souvenir merveilleux de l'enfance
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    • Livres 5.00/5
    Par purplevelvet, le 28 juillet 2010

    purplevelvet
    L'épaisseur du pavé m'avait toujours retenue jusqu'à présent, et puis je me suis enfin lancée. Et je ne le regrette pas.
    En effet, j'ai retrouvé quelques-uns des points qui m'avaient beaucoup plu lors de la lecture des mousquetaires: L'humour ( quoique moins présent que dans l'oeuvre précitée, l'ambiance étant plus noire), l'action qui, malgré quelques longueurs inévitables sur plus d'un millier de pages, n'attend pas la moitié du livre pour démarrer. Et surtout, surtout le talent narratif de Dumas, qui permet de surmonter les fameuses longueurs. Lorsqu'on critique un livre, on fait souvent référence au sujet, ou au style de l'auteur avant tout, en laissant un peu de côté tout ce qui relève de la narration. Et qui a mon sens est le vrai point fort de Dumas ( et probablement la clef de son succès, point commun que je retrouve d'ailleurs chez Jules Verne). Arriver à maintenir un fil conducteur solide, tout en publiant chapitre par chapitre sur plusieurs mois,sans s'embrouiller, c'est fort, très fort.

    Lien : http://purplevelvet.canalblog.com/archives/2010/04/08/17516075.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par kembellec, le 17 mai 2012

    kembellec
    L'autre "référence" de Dumas, une savoureuse vengeance.
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Citations et extraits

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  • Par Dionysos89, le 07 mars 2012

    Sa figure ovale s'était allongée, sa bouche rieuse avait pris ces lignes fermes qui indiquent la résolution ; ses sourcils s'étaient arqués sous une ride unique, pensive ; ses yeux s'étaient empreints d'une profonde tristesse, du fond de laquelle jaillissaient de temps en temps les sombres éclairs, de la misanthropie et de la haine ; son teint, éloigné si longtemps de la lumière du jour et des rayons du soleil, avait pris cette couleur mate qui fait, quand leur visage est encadré dans des cheveux noirs, la beauté aristocratique des hommes du Nord ; cette science profonde qu'il avait acquise avait en outre reflété sur tout son visage une auréole d'intelligente sécurité ; en outre, il avait, quoique naturellement d'une taille assez haute, acquis cette vigueur trapue d'un corps toujours concentrant ses forces en lui.

    À l'élégance des formes nerveuses et grêles avait succédé la solidité des formes arrondies et musculeuses. Quant à sa voix, les prières, les sanglots et les imprécations l'avaient changée, tantôt en un timbre d'une douceur étrange, tantôt en une accentuation rude et presque rauque.

    En outre, sans cesse dans un demi-jour et dans l'obscurité, ses yeux avaient acquis cette singulière faculté de distinguer les objets pendant la nuit, comme font ceux de l'hyène et du loup.
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  • Par zorazur, le 03 novembre 2011

    Mon royaume, à moi, est grand comme le monde, car je ne suis ni Italien, ni Français, ni Hindou, ni Américain, ni Espagnol. Nul pays ne peut dire qu'il m'a vu naître. Dieu seul sait quelle contrée me verra mourir. J'adopte tous les usages, je parle toutes les langues. ... Donc, vous comprenez, n'étant d'aucun pays, ne demandant protection à aucun gouvernement, ne reconnaissant aucun homme pour monn frère, pas un seul des scrupules qui arrêtent les puissants ou des obstacles qui paralysent les faibles ne me paralyse ou ne m'arrête.
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  • Par zorazur, le 19 novembre 2011

    Maintenant il fallait retourner dans la vie, parmi les hommes, et prendre dans la société le rang, l'influence et le pouvoir que donne en ce monde la richesse, la première et la plus grande des forces sont peut disposer la créature humaine.
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  • Par zorazur, le 04 novembre 2011

    Je suis un de ces êtres exceptionnels, et je crois que jusqu'à ce jour aucun homme ne s'est trouvé dansune position semblable à la mienne.
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  • Par sgmaster, le 15 juillet 2010

    Il n'y a ni bonheur ni malheur en ce monde, il y a la comparaison d'un état à un autre, voilà tout .
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