Au début du livre, quatre personnages meurent, chacun à leur manière (sordide) et... se retrouvent dans un étrange ferry qui les emmène en enfer. Chacun l'a mérité à sa manière. le premier est un tueur noir, la seconde une prostitué toxicomane, le troisième, un clochard, s'est suicidé et le quatrième... je vous laisse la surprise, sauf si vous lisez le quatrième de couverture. Enfin bref, c'est un péché.
L'enfer selon
Hal Duncan est un mélange de prison, d'hôpital psychiatrique et de grande ville déshumanisée. D'ailleurs, au-delà de la bonne grosse charge des familles contre la religion, il ressemble curieusement au nôtre. Une des punitions infligées au damnés est une exposition permanente à Vox News (sic), la chaîne d'information en direct de l'Enfer. Les démons, eux, sont juste des damnés qui deviennent tortionnaires, flics ou infirmiers.
Hal Duncan s'intéresse aux déshérités de la société, aux marginaux, comme dans les nouvelles qu'on peut télécharger sur son site.
Les quatre personnages s'arrachent à leurs tourments et vont tenter de s'évader de l'enfer. le roman, court, est l'histoire de cette tentative, construit comme une course poursuite. le style est simple et ne s'embarasse pas de chichis. le traitement est cinématographique. J'ai eu l'impression de regarder un bon vieux Carpenter, avec un rythme qui ne faiblit jamais, et des personnages schématiques progressant dans une surenchère de baston, d'ambiances glauques, de feux d'artifice, et d'effets spéciaux.
Une curiosité dont la seule nouveauté est le traitement, dans le fond.