> Odile Pidoux (Traducteur)

ISBN : 2207502066
Éditeur : Denoël (1992)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
C'est sur l'ordre du roi son père que le prince Alvéric entreprend de traverser la forêt enchantée pour y découvrir et enlever la fille du roi des Elfes.
Il la trouve en effet, après avoir combattu les chevaliers qui défendent sa demeure, mais le rapt n'aura pas ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Rosarius, le 22 mai 2012

    Rosarius
    Parmi les premières œuvres de fantasy, tel qu'on conçoit le genre aujourd'hui, La fille du roi des elfes est une romance somptueuse, luxuriante, d'une scintillante beauté. le rythme lent favorise la contemplation — et c'est bien de cela qu'il est question dans cette épopée du rêve.
    Lord Dunsany allégorise les différents domaines de la pensée,fantaisie et rationalité, et les réconcilie avec une poésie et une tendresse dans lesquelles il fait bon se prélasser. Qu'importe, alors, que ce récit avance aussi doucement : il n'y a pas de quête urgente, pas d'enjeu d'humanité comme souvent dans la fantasy depuis Tolkien.
    J'ai beaucoup apprécié le travail fait par l'auteur sur les animaux, terrestres ou surnaturels, importants ou moins importants : sous la plume de Lord Dunsany, même un rat qui ne fait son apparition que pendant quelques secondes devient terriblement attachant. Les Trolls sont drôles et attendrissants, les Licornes sublimes, et les descriptions de la nature (terrestre comme fabuleuse) d'une richesse et d'une préciosité dignes des plus belles ballades nordiques.
    Bel et bien un chef-d'œuvre, donc.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Delaetitia, le 16 février 2008

    Delaetitia
    Il était une fois… Là où finissent de coutume les contes de fées – ils se marièrent et caetera - l'histoire de « La fille du roi des elfes » débute à ce moment là. A la demande du roi de la vallée des Aulnes, son fils, le prince Alvéric séduit La fille du roi des elfes, la princesse Lirazel puis l'épouse. En effet, les membres du parlement du pays des Aulnes veulent être gouvernés par un prince enchanté. Un mariage heureux, un enfant enchanté au doux nom d'Orion, on pourrait croire leur bonheur total mais Lirazel soupire après son royaume enchanté car, ici, sur la terre des hommes, tout est bien étrange. Malgré l'amour qu'ils se portent, leurs différences les sépareront. Lirazel retourne en son royaume poussée par la magie de son père. Commence alors pour Alvéric, désespéré mais plein d'espoir, un quête qui va le mener toujours plus loin à la recherche de cette frontière crépusculaire devenue insaisissable. Tandis que dans la vallée des Aulnes, le jeune Orion grandit loin de ses parents.

    Lord Dunsany, aristocrate irlandais, de son vrai nom Edward John Moreton Drax Plunkett est l'un des précurseurs de la fantasy. Parmi une soixantaine d'ouvrages, « La fille du roi des elfes », datant de 1924, est de loin considéré comme son chef d'œuvre. On ne peut être qu'ébloui par sa plume poétique, voir même lyrique. Un peu déroutante quelquefois et quelque peu excessive. le style est très contemplatif, folklorique, imagé à l'extrême. C'est bien de la féerie la plus pure qui se dégage de cette œuvre. Elfes, licornes, gobelins, trolls, sorcière peuplent ces terres fabuleuses que décrit si somptueusement Lord Dunsany. Toute cette magie nous envoûte, nous charme et nous laisse un brin mélancolique. Un seul regret toutefois : un peu plus de dialogue entre les personnages aurait été un plus.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Folfaerie, le 11 décembre 2011

    Folfaerie
    Il était une fois un conte merveilleux écrit par un aristocrate irlandais. Un conte qui parle de fées ou d'elfes - la distinction est imprécise - de trolls et de licornes, d'une sorcière qui forge une épée magique et de l'insatisfaction des hommes.
    Au pays des Aulnes, le Parlement se désole car le peuple ne rêve que d'être gouverné par un prince enchanté. Qu'à cela ne tienne. le roi envoie son fils, le prince Alvéric, au pays Enchanté pour y accomplir des prouesses. Au terme d'un long périple, le prince ramène une belle fiancée, la princesse Lirazel, et un peu de la magie de ce royaume fantastique. le peuple est content; c'est là l'essentiel. Mais la belle histoire d'amour ne dure guère. Après la naissance de leur fils Orion, la princesse se languit de plus en plus de son royaume enchanté. le jour où elle se décide enfin à retourner chez elle, Alvéric décide de la retrouver, longue et vaine quête qui prendra des années, tandis qu'Orion grandit plus ou moins seul.
    C'est un récit, disais-je, où le Merveilleux domine. La plume de l'écrivain est poétique, le style parfois ampoulé, mais le tout se prête admirablement à cette histoire qui repose en grande partie sur le regret et la nostalgie.
    J'ai aimé les descriptions de la nature, de la vie paisible de cette vallée et les beautés enchanteresses de la forêt magique (une excellente trouvaille) et des terres du Roi des Elfes. Les paysages qui nous sont si familiers, un bois, la campagne, peuvent être entrevus sous un angle si poétique, si merveilleux que cela console de bien des choses...
    Le prince Alvéric est un homme fort contradictoire : attiré par le royaume enchanté, aimant La fille du roi des elfes, il ne peut pourtant s'empêcher de demander à son épouse un comportement "normal". Mais la pauvre princesse est si loin de toutes ces futilités qu'elle oublie les prières au fur et à mesure qu'elle les apprend. Son père, que le chagrin accable, finit par jeter un sort si puissant que la princesse décide un beau jour de retourner en sa demeure. Et voilà notre Alvéric décidé à partir en quête de son épouse. A lui les années d'errance en compagnie de quelques compères farfelus car peu de personnes ont envie de l'aider. C'est bien la magie, mais de loin... le peuple non plus ne sait pas ce qu'il veut...
    Pendant ce temps, le prince Orion grandit dans au pays des Aulnes, loin des soucis et des tracas. En voilà un drôle d'héritier, qui ne s'intéresse absolument aux affaires de son petit royaume, mais ne songe qu'à la chasse. S'ensuivent des pages et des pages de descriptions de chasses aux cerfs et, ô sacrilège, de chasses aux licornes. Orion et sa meute de chiens étant obsédés par ces créatures si pures... Lord Dunsany était un chasseur enragé lui aussi, traquant son gibier sur presque tous les continents. Il a cru que d'autres que lui seraient intéressés... hélas, ce sont les passages qui m'ont rebutée ! D'autant plus que ces scènes ont un caractère répétitif qui nuit au rythme du roman, déjà un peu lent.
    Alors que dire en résumé ? Que c'est un récit de fantasy où il ne se passe pas grand-chose, peu d'aventures ou d'épreuves, mais qui abonde en délicieuses descriptions de la nature qui nous entoure, et qui parle du regret de ne pouvoir accomplir ses rêves, de choses qui seront toujours inaccessibles, de la perte de la beauté et de la magie. Un peu de mélancolie flotte au-dessus de ces pages. La fille du roi des elfes est bien certainement un de ces classiques de la fantasy qu'il faut découvrir. Passés certains écueils, la lenteur du récit, on ne peut que se laisser toucher par la grâce de ce conte.

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-la-fille-du-roi..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Hildebald, le 29 janvier 2012

    Hildebald
    Je sais que j'aurais du aimer ce livre.
    Il est très bien écrit, très riche, dans un univers féérique intéressant...
    Mais qu'il est long!!
    Très peu de dialogues, des descriptions à rallonge, de la magie en petite quantité...
    On se noie, on se perd, on s'emmerde, disons le carrément!
    Cela faisait longtemps que je n'avais pas passé plusieurs mois sur un roman et ça a le don de m'énerver...Quelle perte de temps au final.
    Bref, méfiance.
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    • Livres 5.00/5
    Par Bookworm84, le 20 novembre 2010

    Bookworm84
    Lord Dunsany nous offre ici un court roman devenu un classique de la fantasy. Classique, parce qu'écrit au début du XXe siècle, mais surtout par son écriture. le style de Lord Dunsany pourrait en rebuter certains, mais il en séduira de nombreux autres ! L'usage fréquent de métaphores impliquant des émotions comme l'imagination du lecteur construit un récit enchanteur, troublant, dans un écrin classieux et parfois un peu ampoulé, flirtant avec un style dix-neuvième siècle agréable. Par ailleurs, l'auteur déroule son histoire en apostrophant de temps à autre le lecteur. Outre que ce procédé permet au lecteur de se sentir actif, il évoque aussi surtout le conteur qui, à la veillée, s'adresse à son auditoire attentif, autour d'un feu de cheminée.
    L'histoire en elle-même est des plus simples, tout étant des plus merveilleuses [Lire la suite de la critique sur le site de Fées Divers]

    Lien : http://feesdivers.fr/chroniques/romans/la-fille-du-roi-des-elfes-lor..
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Citations et extraits

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  • Par Folfaerie, le 10 décembre 2011

    Orion se tenait de ce coté de la Terre, du coté des repères des hommes et du temps que nous déclinons en minutes, en heures et en jours. De l'autre, s’étendait le pays des Elfes, avec sa façon si particulière de ne pas le compter. Il appela sa mère à deux reprises et tendit l'oreille, puis recommença... mais pas un cri ni un murmure ne s'échappa du pays enchanté. Mesurant alors l'ampleur de ce gouffre qui la séparait de lui, il se rendit compte qu'il était bien trop vaste, bien trop sombre, infranchissable, à l'image de ces fossés incommensurables qui semblent nous séparer d'un jour passé, ou qui se dressent entre la vie diurne et les rêves, entre les gens qui labourent la terre et les héros des chansons, entre les vivants et ceux qu'ils pleurent. Et la barrière aérienne scintillait, comme si un élément aussi fragile était capable de séparer les années perdues de cette heure fugitive que nous appelons Instant...
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