Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Lucien Legras (Illustrateur)

ISBN : 2020147467
Éditeur : Editions du Seuil (1992)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 264 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
J'avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents - de mon père, surtout, l'auteur de la plupart des photos, qui sont la base et la raison d'être de ce livre. Curieusement, je n'en ai pas envie. Leur dédier ce livre me semble une coquetterie inuti... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (21)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 04 mars 2013

    manU17
    Il est des livres qui s'imposent à vous sans que vous l'ayez vraiment voulu. Je suis chez Emmaüs, à la recherche de livres de poches, comme souvent. Quand soudain, je vois ce livre. Je prends, le regarde. Je ne peux plus le lâcher ou il ne veut plus que je le lâche, il m'appelle, je dois le prendre, il le faut.
    Je connais son auteur, je connais son histoire. A sa sortie, en 1992, il y a 21 ans donc, ça ne me rajeunit pas, ma grande sœur l'a lu et nous en avions parlé. le drame vécu par cette petite fille de huit ans ne peut pas laisser indifférent. Ce voile noir, ce voile protecteur, ce voile anesthésiant, ce voile pudique, Anny Duperey va s'employer à le soulever et se replonger dans tout ce douloureux passé pour mieux l'accepter enfin, peut-être… Peut-on vraiment finir par accepter l'inacceptable ? Surtout, quand le temps, les années et surtout la douleur, se sont employés à noyer, à étouffer, à enterrer, tous ces souvenirs, toute cette douleur dans les brumes de l'oubli…
    Les souvenirs vont être notamment ravivés grâce aux photos de son père, le photographe Lucien Legras. Photos conservées pendant des années dans le fameux « tiroir sarcophage » sans jamais être regardées. Trop de chagrins, trop de colères, la peur de la douleur qu'on ravive, l'envie qui ne vient pas, l'envie qu'on ne laisse pas venir à soi. Plus tard, il sera encore temps, puis un jour, il est temps.
    Je n'ai pas du tout ouvert le livre avant de le lire, je n'ai pas regardé les photos avant. Je voulais les découvrir au fur et à mesure de ma lecture, chapitre après chapitre, selon la chronologie voulue par l'auteur. Je ne pouvais pas faire autrement, il le fallait.
    Le photographe a un réel talent. Les angles, les prises de vue, les jeux d'ombres et de lumière, les reflets dans l'eau, la brume, la neige, nous donnent des photos marquantes, touchantes, parfois troublantes. C'est à partir de ces images d'un passé ressurgi que l'écriture va prendre forme, va être le moteur, l'élément déclencheur nécessaire à la démarche. Démarche qui ne peut pas être simple, quand certaines émotions, certaines douleurs ressurgissent, jaillissent et vous éclaboussent, au détour d'une image, d'un maillot de bain en tricot, d'une manche retroussée, d'un regard tellement vague, tellement déjà ailleurs, au détour d'un mot aussi…
    N'allez pas croire que tout n'est que tristesse et noirceur, ses souvenirs riment aussi avec plaisir et avec rires, c'est un livre sur la vie. Que j'ai ris en découvrant la recette du « gâteau de mémé », un défi aux lois de la diététique, une alternative à la faim dans le monde peut-être…
    Les chapitres défilent, les pages se tournent, la fin approche, le récit de leur fin aussi, les mots nous portent, l'émotion nous transporte. Les mots d'une femme, les maux d'une petite fille, son regard. Comment tout s'est passé, une enfant assoupie, l'asphyxie, des parents « endormis » pour toujours, ce sifflement, le réveil, l'inquiétude, la découverte, le brouillard, le vide, le voile…
    Je finirai sur le laconique chapitre intitulé « Les enfants sont charmants » où quand l'antiphrase prend tout son sens. Comment culpabiliser davantage encore une enfant qui n'avait déjà besoin de personne pour ça, « Dis, c'est vrai que tu as laissé mourir tes parents ? » Oui, « Les enfants sont charmants » parfois…
    Alors que je n'avais jamais envisagé lire ce livre que j'imaginais lourd et mélodramatique, sa lecture m'a emporté, m'a transporté et parfois ému. Une écrite forte, d'une grande puissance d'évocation, au service de l'histoire d'une vie. Anny Duperey, une comédienne, un écrivain.


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2013/03/le-voile-noi..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          7 42         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par madameduberry, le 24 octobre 2013

    madameduberry
    Un traumatisme de l'enfance, une perte irréparable, l'effacement des souvenirs pour ne pas mourir à son tour de chagrin… Le voile noir est l'histoire d'une vie coupée en deux par la mort accidentelle et simultanée de M. et Mme Legras, les jeunes parents d'une fillette de huit ans et de son bébé soeur, toutes deux survivantes de cette catastrophe familiale, mais qui seront du coup séparées et coupées de leurs racines communes. On ne savait pas, en ce temps là, qu'il fallait beaucoup parler aux enfants de leur malheur, et surtout laisser couler leurs larmes.Le droit à la souffrance, le droit aux larmes, ce n'est pas une barbarie, mais le comble de l'humanité.
    La fillette, Anny Duperey, ne pourra revenir sur ce terrible événement que des décennies plus tard, à la suite de plusieurs autres événements déclencheurs. Le travail du deuil, impossible jusqu'alors, va se mettre en route à travers le travail d'écriture. Cependant le voile noir reste en place, et Anny Duperey ne pourra pas plus se souvenir de sa vie avant…
    Dans le second volume de ce travail de douleur, elle répond aux lecteurs du Voile Noir, et "Je vous écris" devient notamment un travail de reconstruction des circonstances de la tragédie. A travers les commentaires de plusieurs lecteurs,Anny Duperey saisit qu'elle a été elle-même empoisonnée au gaz carbonique, ainsi que le bébé, et qu'une circonstance peut-être fortuite, peut -être instinctivement déclenchée par leur mère, leur aura sauvé la vie à toutes deux.
    Ce drame absurde peut alors prendre un autre sens, moins insupportable, car il contient la dimension de l'amour maternel, voire du sacrifice, qui allège la culpabilité de l'enfant .
    C'est alors qu'a lieu le sommet du livre: la rencontre, la vision parfaite, en rêve, du visage adoré de la mère, la rencontre de son regard, et l'expression d'un amour si immense que la lectrice en larmes que je fus plusieurs fois a été en totale communion avec cette rencontre onirique.
    Je ne sais que dire de plus de cette rencontre littéraire et humaine ce serait soulever mon propre voile et je ne suis qu'une parmi tant d'autres à avoir trouvé sous la plume d'Anny Duperey des mots qui m'ont fait souffrir puis finalement soulagée..
    Deux livres exceptionnels, qui sont devenus des compagnons de vie.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 9         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par malimor1, le 20 mai 2012

    malimor1
    Un livre très intimiste, écrit avec beaucoup de pudeur et qui ne vire pas au mélodrame.
    Anny dupeyrey a fait une auto-psychanalyse extraordinaire de ce drame qu'elle a occulté pendant 35 ans.
    Bouleversant, poignant.
    Les photos si personnelles donnent au récit un éclairage particulier, noir et blanc, la couleur des souvenirs d'enfance des plus de 40 ans comme elle le dit si bien.
    Sa vision de la femme qui tricote dans le chapitre "attends, je finis mon rang" est d'une lucidité tout aussi dérangeante que salutaire. (Je ne tricote pas mais ce qu'elle décrit dans ce chapitre sur le tricot m'a touché parce que moi je ressens ça avec la lecture, donc ce chapitre m'a beaucoup parlé ;) )
    Elle est allée bien loin dans l'introspection pour nous livrer de telles déductions, et avec quelle pudeur !!!!

    Anny Duperey m'a dédicacé son roman à la fête du livre de Saint-Etienne en 2008.
    J'aime beaucoup cette grande Dame et tout ce qu'elle dégage, j'ai été impressionné de la voir, là, assise derrière son stand de livre, tout simplement.
    Je lui ai simplement dit que j'avais grandi avec une famille formidable. :)

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Didili, le 17 février 2013

    Didili
    Un livre très introspectif, un livre où l'auteur essaye de repartir à la recherche du souvenir de ses parents.
    Ce livre est très intime, très noir aussi... Le voile noir s'étend sur les souvenirs d'Anny Duperey qui tente de le souvenir de ses parents.
    Une cassure, une perte de racine, un lourd poids insupportable.
    Et surtout ce voile noir qui a enlevé tous ses souvenirs comme pour se préserver de tant de douleurs.
    J'ai déjà lu Anny Duperey avec des romans comme : "Une soirée " et " Allons voir plus loin veux-tu ". Bien avant mon blog donc difficile d'en parler même si j'en garde un bon souvenir.
    J'aurais pu la rencontrer lors d'une fête du livre à Saint-Etienne mais je n'ai pu le faire elle en était la marraine et souvent invitée aux différentes conférences.
    A l'époque je ne savais pas que cette femme avait vécu ce drame, maintenant que je le sais et bien mon regard est un peu différent.
    C'est une femme si solaire et si gaie.
    Du moins dans ce qu'elle donne en tant qu'actrice et l'image dans la série "Une famille formidable" est bien loin de cette terrible blessure qu'elle porte en elle.
    Les photos de son père sont très belles, empruntent d'une tristesse nostalgique. Elles semblent comme présager ce grand malheur, c'est étonnant...Mais, elles sont aussi d'une si belles luminosité et de joie de vivre, dans l'avant ...
    Bonne lecture à vous accompagnés de belles photos noir et blanc !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Alyenor, le 31 octobre 2014

    Alyenor
    Anny Legras a 8 ans lorsque ses parents meurent dans leur maison, asphyxiés au monoxyde de carbone. La petite fille qu'elle est alors met un voile sur cette disparition et vit avec, sans vraiment y penser. Autour d'elle, personne ne lui parle vraiment de ses parents. Elle est séparée de sa petite sœur qui n'est encore qu'un bébé. L'une part vivre dans sa famille maternelle, l'autre dans la famille paternelle.
    Le temps passe, Anny Legras devient Anny Duperey, une actrice de talent. Par hasard, elle retrouve les photos de son père, photographe. Elle les range dans un placard et les oublie. Jusqu'au jour où elle décide de s'y plonger et de regarder ces images si pleines d'émotions. Et l'envie d'écrire s'installe...
    Anny Duperey est une actrice que j'aime beaucoup de par son énergie communicative. J'avais envie de connaître sa vie, et quoi de mieux qu'une autobiographie ?
    Je n'ai pas du tout été déçue. Elle écrit comme elle joue, avec des moments de pures émotions et des moments plus légers. Elle raconte sa vie en nous livrant sans détour ses émotions, ses sentiments. Elle ne cache rien de ses faiblesses, de ses défauts. Elle se livre complètement. J'ai presque eu l'impression de la connaître personnellement en refermant le livre.
    J'ai beaucoup aimé son récit basé sur des photos. Elle ne nous raconte pas sa vie de manière chronologique mais plutôt comme une conversation, avec des souvenirs qui lui reviennent au fur et à mesure sans ordre apparent.
    Une très jolie autobiographie !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

> voir toutes (11)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par manU17, le 06 mars 2013

    De cette époque, je garde une recette que je n'ai jamais oubliée. Pour ma sœur et moi, il reste LE gâteau, la gâteau de mémé, le gâteau de notre enfance. [...] Je continue de le fabriquer pour les Noëls et anniversaires, une manière de célébrer un vestige, de perpétuer l'unique tradition familiale.
    Une fois la fête passée, nous avons tout le loisir, ma sœur et moi, de déguster ce gâteau fabuleux au petit déjeuner, puis à tous les repas, puis au goûter, et ceci pendant plusieurs jours en mémoire de notre grand-mère, car sa teneur en calories défiant tous les records le rend indigeste pour d'autres estomacs que les nôtres... Voici de quoi se compose la chose:
    Une purée de châtaignes mélangée de chocolat noir fondu, liés par une crème au beurre et de sucre à poids égal, puis de la poudre d'amande parfumée au kirsch. Le tout, décoré de cerneaux de noix, est mis au réfrigérateur une nuit (c'est le beurre qui fait prendre corps au bloc) et finalement nappé d'une crème anglaise (douze jaunes d’œufs pour un litre de lait environ). Tout y est. C'est magnifique. Aucun être humain normal ne peut en ingurgiter plus de trois cuillères, nous, on vide un compotier sans problème. La nostalgie de l'enfance aurait-elle une influence sur les sucs gastriques ?
    Ce gâteau, c'est tout le portrait de ma grand-mère, délicieux et lourd, rassurant à souhait et relativement dangereux pour les constitutions fragiles - gare au KO hépatique.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          6 27         Page de la citation

  • Par Pauline, le 05 avril 2008

    Faites pleurer les enfants

    « On rêve toujours que ce que l’on écrit puisse être utile à quelqu’un , ne serait-ce qu’à une seule personne, que ce que l’on a sorti de soi avec peine ne reste pas un monologue stérile, sinon autant vaudrait prendre ces pages et les enfermer tout de suite dans un tiroir.
    Alors, à tout hasard…
    Si vous voyez devant vous un enfant frappé par un deuil se refermer violemment sur lui-même, refuser la mort, nier son chagrin, faites-le pleurer. En lui parlant, en lui montrant ce qu’il a perdu, même si cela paraît cruel, même s’il s’en défend aussi brutalement que je l’ai fait, même s’il doit vous détester pour cela mais ce que je dis là est impossible à faire…[…] Une personne aimante a envie d’épargner. Et pourtant…Pourtant, percez sa résistance, videz-le de son chagrin pour que ne se forme pas tout au fond de lui un abcès de douleur qui lui remontera à la gorge plus tard.
    Le chagrin cadenassé ne s’assèche pas de lui-même, il grandit, s’envenime, il se nourrit de silence, en silence il empoisonne sans qu’on le sache.
    Faites pleurer les enfants qui veulent ignorer qu’ils souffrent, c’est le plus charitable service à leur rendre. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la citation

  • Par mandarine43, le 17 juillet 2011

    Les maillots qui grattent

    Oh ! Une réminiscence ! Un vague, très vague souvenir d'une sensation d'enfance : les maillots tricotés main qui grattent partout lorsqu'ils sont mouillés... Ce n'est pas le plus agréable des souvenirs mais qu'importe, c'en est au moins un.
    Et je suis frappée de constater encore une fois, en regardant sur ces photos les vêtements que nous portons ma mère et moi, que tout, absolument tout, à part nos chaussures et les chapeaux de paille, était fait à la maison. Jusqu'aux maillots de bain.
    Que d'attention, que d'heures de travail pour me vêtir ainsi de la tête aux pieds. Que d'amour dans les mains qui prenaient mes mesures, tricotaient sans relâche. Est-ce pour me consoler d'avoir perdu tout cela, pour me rassurer que je passai des années à fabriquer mes propres vêtements, plus tard ?

    Et puis qu'importe ces histoires de vêtements, de maniaquerie couturière, et qu'importe cette si vague réminiscence des maillots qui grattent, si fugitive que déjà je doute de l'avoir retrouvée un instant... Ce qui me fascine sur cette photo, m'émeut aux larmes, c'est la main de mon père sur ma jambe. La manière si tendre dont elle entoure mon genou, légère mais prête à parer toute chute, et ma petite main à moi abandonnée sur son cou. Ces deux mains, l'une qui soutient et l'autre qui se repose sur lui.
    Après la photo il a dû resserrer son étreinte, m'amener à plier les genoux, j'ai dû me laisser aller contre lui, confiante, et il a dû me faire descendre du bateau en disant "hop là !", comme le font tous les pères en emportant leur enfant dans leurs bras pour sauter un obstacle.
    Nous avons dû gaiement rejoindre ma mère qui rangeait l'appareil photo et marcher tous les trois sur la plage. J'ai dû vivre cela, oui...
    La photo me dit qu'il faisait beau, qu'il y avait du vent dans mes cheveux, que la lumière de la côte normande devait être magnifique ce jour-là.
    Et entre mes deux parents à moi, si naturellement et si complètement à moi pour quelque temps encore, j'ai dû me plaindre des coquillages qui piquent les pieds, comme le font tous les enfants ignorants de leurs richesses.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation

  • Par mandarine43, le 29 avril 2011

    "Il n'est nulle douleur que le temps n'apaise."

    Auteur inconnu et
    très certainement mort.
    Dommage. J'aurais aimé
    lui demander :
    combien de temps ?

    Commenter     J’apprécie          0 18         Page de la citation

  • Par mandarine43, le 29 avril 2011

    J'avais découvert la merveilleuse - et très classique - défense de l'humour. L'humour noir. L'humour rageur et ravageur, l'humour qui piétine joyeusement la souffrance pour lui rabattre son caquet, pour la nier. Pour la tuer. L'humour de si mauvais goût, souvent, qu'il laisse les autres pétrifiés alors que l'on se tape sur les cuisses, pliés en deux à propos d'une épouvantable plaisanterie sur les chers disparus. Jouissif. Terrible.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

> voir toutes (12)

Videos de Anny Duperey

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Anny Duperey

Anny Duperey est comédienne mais aussi marraine de coeur de l'association SOS villages d'enfants. Cet engagement la touche personnellement. Elle se confie à Yamina Benguigui dans son émission " Femmes engagées ".








Sur Amazon
à partir de :
20,00 € (neuf)
0,83 € (occasion)

   

Faire découvrir Le voile noir par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (645)

> voir plus

Quiz