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ISBN : 2742772251
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Illustre et décrié, vieillissant et proscrit, Gustave Courbet croise un soir à Genève une prostituée, Mona, en qui il croit reconnaître une amante de jadis, la belle Jo - celle qui donna naissance à L'Origine du monde, l'oeuvre maîtresse de sa peinture... Mona n'est pas... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 06 décembre 2013

    missmolko1
    Je suis bien embêtée pour rédiger cette critique car mon avis est vraiment mitigé. Je ne dis pas qu'il s'agit la d'un mauvais livre bien au contraire mais je suis passée totalement a coté.
    L'écriture de l'auteur est complexe : tantôt des phrases longues avec beaucoup de ponctuation tantôt des phrases très courtes. Un vocabulaire très familier ou argotique qui colle parfaitement avec le personnage mais qui ont vraiment compliqué ma lecture.
    Et puis des souvenirs du peintre qui se mélangent et que j'avais beaucoup de mal a resituer dans le temps. Encore une fois je précise que ce n'est que mon avis et que j'ai sans doute appréhendé ce livre dans une mauvaise période : début d'un nouveau travail avec horaire décalé, grosse fatigue....
    Je vous le recommande quand même rien que pour découvrir un peu plus ce fabuleux peintre.

    Lien : http://missmolko1.blogspot.ie/2013/12/le-grand-soir.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 07 juin 2011

    Malaura
    Parce qu'il a cru reconnaître en elle l'inspiratrice de ses oeuvres les plus célèbres, et parce qu'elle a fait remonter à la surface tout son passé d'illustre peintre, Gustave Courbet s'attache à Mona, une prostituée d'un bordel miteux de Genève.
    Pendant toute une nuit, il se confesse à elle, laissant jaillir ses souvenirs.
    Lui, le peintre célèbre et décrié, l'artiste vieillissant et malade, le naturaliste aux idéaux brisés, le communard exilé, le jouissif excessif, livre tout de ses utopies et de ses désillusions.
    Le style particulier de François Dupeyron colle parfaitement à l'évocation du personnage Gustave Courbet, homme massif, haut en couleur, qui cache sous ses fanfaronnades une profonde sensibilité et une grande implication politique et humaine.
    Les lignes de ce texte, singulier et beau, révèlent une urgence de la confession, un besoin de dire, une oralité très évocatrice de l'homme excessif, imbibé, populaire et populiste, tel qu'a pu l'être cet artiste profondément attaché aux hommes et à la terre et à qui l'on doit la magnifique toile "l'Origine du monde".
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    • Livres 3.00/5
    Par paulotlet, le 02 mars 2014

    paulotlet
    Parce qu'il a rencontré une fille de joie qui lui rappelle un amour ancien, Courbet, malade et exilé, entreprend de lui raconter sa vie. Les amis, les maîtresses, les joies les enthousiasmes et les déception et surtout cette incroyable pulsion qui le poussait à peindre, à créer, à témoigner sur son temps. Il évoque les épisodes les plus douloureux de son existence mais aussi les moments d'euphorie; la Commune de Paris et ses espoirs, rapidement submergés par le doute et les angoisses. Et puis il y a cette rage, cette voix intérieure qui le pousse à fanfaronner, à provoquer, à se saouler tant et plus, à embrasser la vie à pleine bouche jusqu'à s'en rendre malade.
    Dupeyron choisit de raconter la vie de Courbet par petites touches. Il raconte des sentiments, des peurs et des colères plus que des événements. Nous accompagnons un homme qui regrette sans cesse ses choix, qui mène sa vie comme une partie de dés. Un homme meurtri aussi, tant on a abusé de lui. Sa seule certitude; son art dont il a conscience du génie. Dupeyron rend Courbet très humain, même si la plupart des états d'âmes qu'il lui prête sont issus de sa propre imagination. Il utilise le peintre pour s'interroger sur le sens de la création et sur le besoin de transformer le monde.
    L'écriture de Dupeyron manque de fluidité, on sent l'homme habitué aux scénarios. Il n'hésite pas a construire des phrases trop longues, trop rugueuses qui se lisent comme des procès-verbaux. le recours à des formules populaires et de terroir tombe, dans ce contexte, un peu à plat. Il ne fait que rendre la lecture encore plus inconfortable. Malgré cette réserve, j'ai passé un bon moment avec ce Grand Soir. L'évocation de la Commune est très expressive et très humaines, les tourments du peintre assez universels.
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    • Livres 3.00/5
    Par ChezLo, le 26 août 2012

    ChezLo
    Au soir de sa vie, le peintre Gustave Courbet ne va pas fort. Quasiment réfugié en Suisse, il rencontre dans un bordel une prostituée qui lui rappelle son grand amour passé, la belle Jo, sa muse pour l'Origine du Monde. Il se met à lui parler sans détour, lui racontant ses misères, ses déceptions, ses luttes.
    D'abord, c'est le langage qui surprend. Un texte brut, une ponctuation chaotique, un style très familier, voire argotique. Ce serait donc ça le personnage de Courbet. Un homme bon vivant, grossier, entier, passionné. le narrateur use de ces expressions populaire pour décrire son héros torturé. On apprend, via ses confessions intimes à la fille de joie, sur le passé de Courbet, son travail, ses commandes, celle inespérée de Khalil Bey pour qui il va peindre l'Origine du Monde, cette Jo qui le quitte, ses problèmes d'argent, l'alcool, les évènements chauds de la Commune de Paris, ses déceptions politiques qui s'ensuivirent.
    Si on s'intéresse aux tableaux de Courbet, on est forcément ravi d'apprendre ainsi un peu du quotidien - certes romancé - qui fût celui de ce peintre qui a su réaliser des tableaux classiques et audacieux. le style est indéniablement vivant, François Dupeyron donne chair à l'homme célèbre. Par contre, les épisodes sur la Commune de Paris m'ont profondément ennuyée, c'était impossible pour moi de suivre Courbet dans ces évènements tragiques. Alors j'ai sauté quelques pages...

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.fr/2012/08/le-grand-soir.html
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  • Par migo, le 12 janvier 2008

    migo
    L'auteur François Dupeyron est aussi connu commme cinéaste? c'est peut être ce qui donne de la vie à son 3ème roman. Roman historique, puisqu'il décrit la période de la "Commune", Biographie (peut être un peu romancée) de Gustave Courbet, célèbre par les critiques qui saluèrent son oeuvre longtemps méconnue du grand publice : l'Origine du Monde. Roman d'amour également.
    J'ai aimé ce mélange et je suis prète à lire ses autre romans : Jean qui dort et Inguélézi
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 23 août 2012

    Elles vont viennent au milieu des hommes, chienne, chatte, tigre, cheval, tout le bestiaire, tous les goûts... tout ce qui est bon pour les exciter, les monter, leur tirer un billet avant de les moucher.
    Jamais elles ne s'arrêtent c'est la règle, la patronne y veille, jamais répondre à quelque saloperie, parce qu'ils en bavent, en écument, ils s'échauffent là, si près du but, les morts de faim... ils les boivent, se rincent, les yeux écarquillés, ils essayent aussi de tâter, pincer, ils se penchent pour frôler, humer et on dirait qu'ils ne se décident qu'à la toute dernière extrémité, presque à regret, comme s'ils allaient se jeter dans une eau trop froide.
    Alors, ils prennent le bras d'une fille et se laissent conduire au pied de la chair... là, ils règlent leur dû contre un jeton que la patronne remet à la fille, et puis c'est l'escalier, tout de suite à droite, derrière la chair... pas qu'un escalier ! Il fascine, les hommes gardent toujours un oeil dessus pour savoir qui monte qui descend... et c'est pas triste ! il y a à voir là aussi, ceux qui descendent se croient obligés de commenter et ceux qui montent goguenardent, se gonflent... Il faut bien dès lors qu'ils sont en vue, mais à vouloir se cacher, ils se trahissent, y a plus de gueule que d'estomac, ici comme ailleurs.
    Courbet s'est allumé, on dirait... une étincelle, une idée, il s'avance, se fraye, pour croiser le chemin d'une formidable crinière rousse. On ne voit que ça, rousse ! la masse mousseuse, orageuse presque, plus affolante que la chair pour celui qui s'y laisse prendre... et il est pris Courbet.
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  • Par mandarine43, le 27 août 2011

    La fille se retourne, jauge, un regard suffit... jamais vu cette gueule épaisse, tout en barbe qui lui arrondit le visage, elle pense à une coquille Saint-Jacques, le plat du front plus étroit que la base... et tout de suite elle l'oublie, et il n'a plus que son dos, il en reste en l'air tout gros qu'il est, arrêté dans son élan, il va devoir attendre qu'elle repasse, la pister, viser juste pour gagner une seconde ou deux... Qu'elle le regarde nom de Dieu ! Qu'elle le regarde vraiment et elle le reconnaîtra... Il a blanchi c'est vrai, grossi, les yeux... il sait ! il sait !... C'est le regard qui a changé, mais rien, du détail, c'est dedans la catastrophe, dehors c'est toujours lui... Si elle ne pense pas à lui, c'est normal qu'elle ne l'imagine pas là, mais qu'elle le regarde et ça remontera !... Parce que chez lui, ça n'en finit pas, il en sue, il en est tout mouillé tellement ça remonte le passé, pas mort... Oh que non ! c'est fou ce qu'il est là, à toucher... Il passe sa main sur son front, tout en eau lui aussi.
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  • Par stoufnie, le 20 mai 2013

    Un homme s'avance, il est lourd, large comme une armoire, il marche en s'appuyant sur une canne, il est saoul, cuit, coton... mais ça ne parait pas au premier coup d'oeil, la lenteur va bien avec sa corpulence et on pourrait même penser qu'elle lui est naturelle. Le grand Courbet, le peintre, c'est lui... mieux que ça ! le naturalisme, c'est lui ! l'inventeur le plus grand, l'unique... il le sait qu'il restera dans l'histoire et c'est un poids un de plus, il en porte, il a sa charge.
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  • Par migo, le 12 janvier 2008

    Il n'a rien tué du tout, il a vieilli, il a vécu... C'est peut-être ça vivre, la nature de vivre, rien qui dure! Il n'a rien tué du tout...Il a seulement épuisé le vivre, ce n'est que sa soif qui se lamente, qui veut encore et encore....

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  • Par paulotlet, le 18 février 2014

    Le premier regard contient tous les autres, les premiers mots... Elle n'aurait pas su qu'il était en train de peindre son sexe, elle n'aurait pas été plus surprise. Elle n'avait jamais vu ça! On n'avait jamais... vu!
    -Je trouve ça très beau, moi! elle avait fini par dire.
    - Oui, je crois que c'est beau...

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Vidéo de François Dupeyron

Entretien avec François Dupeyron .
Entretien avec François Dupeyron à propos de la parution du livre "Chacun pour soi, Dieu s?en fout", Éditions Léo ScheerPlus d'information : http://www.leoscheer.com/spip.php?article2008








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